H or lo jet électriques
L'électricité fournit, par la rapidité avec lAqnelle son action se transmet, un moteur doué de propriétés particulières qui parait à jttiori bien convenir à l’horlogerie pour laquelle il n'y a pas à redouter le défaut capital «le co moteur de se mal prêtor à la production de grandes quantités de travail.
Nous avons déjà parlé, à l’article télégraphie, do cette curieuse application de l’électricité, nous compléterons ici ce que nous avons dit à ce sujet en passant en revue les deux modes d'application de cet agent : 1“ Emploi de l’électricité comme moteur d'appareil d'horlogerie ; 2* Emploi de l'électricité pour transmettre à distance et multiplier à l’infini les indications d’un régulateur.
4° Emploi de l'éleclricité comme moteur. — Le moyen employé avec le plus de succès consiste à utiliser l’électricité à assurer l’isochronisme d’un pendule; ce qui est facile à combiner avec l’action d’an petit poids pour surmonter les résistances de l’air ou autres qui s’opposeraient à la continuation de son mouvement. Le pendule allant de gauche à droite rient établir la communication d’un courant qui, introduit dans un fil qùS se dirige sur une minuterie, fera avancer d’une dent uno première roue à l’aide d'un levier Lagarousse et d’un élcctr o- aimant. Ce même courant relève une boule placée à gauche par un petit électro-aimant, et cette boale, retombant aussitôt quo le coorant cesse, restituera au pendule, en s’appuyant sur loi lors de la seconde partie de son oscillation, la force vivo qu’il aura pu perdre dans la première partie.
Bien qu’assez parfait en apparence, ce système n'a pas la précision d’un bon régulateur.
Lo courant électrique est encore trop mal connu pour qu’ou puisse prévoir* toutes les causes d’erreur qui peuvent exister dans un semblable appareil.
2° Transmission ci distance de l'heure d'un régulaleur. — J’ai appliqué avec os-soz do succès à Lyon un système qui se rapproche beaucoup de la télégraphie, à uno vingtaine do lanternes à gaz, et à Paris sur lo PontrNeuf. 11 consiste à faire reporter sur lescndrannmia en communication avec un fil les mouvements d’un cadran régulateur; ce qui rend facile toute interruption et communication de mouvement déterminé par le pendule du régulateur, de transmettre ainsi par le seul fait de l’établissement du courant, au moyen de l’horloge-type, une rotation d’une seconde ou d une minute.
Mais ce système d’horloge dont lo principe est si séduisant no peut être employé à «le grandes distances, par la raison que les longs conducteurs, placés surtout le long dos maisons daus l'intérieur des ville», étant sujets à mille et une causes do perturbation, il y a des contacts en plus comme il y en aurait en rooius, et par suite erreur dans les. indications. *
Je me suis demandé si on ne pouvait atteindre le but proposé d’une manière pratique en employant l’électricité à remettre les horloges à l’heure seulement uno fois ou deux chaque jour, par exemple, et, par suite, assurer une concordance de mouvements très-satisfaisants, en employant les mouvements que le commerce fournit à bas prix.
Voici comment j’y suis parvenu.
J’ai au point do départ un régulateur qui n’établit lo courant électrique qu’une seule fois ou deux fois au plus en 24 heures pendant quelques secondes, 8 à 10, afin de bien donner le temps aux pièces mécaniques qu’il met en jeu de remplir leurs fonctions. Dans le circuit sont placés des pendules ou horloges ordinaires auxquels j’ajoute le mécanisme suivant :
lai grande aiguille des minutes A (fig. 3607) est montée sur la chaussée qui est ajustée sur l’axe a. Cette roue de chaussée, comme on sait, est ajustée de manière à ce qu’elle puisse tourner pour pouvoir remettre les aiguilles à l’hcuro.
Cette roue porte au-dessus un levier A’ qui tourno ainsi en même temps que l’aiguille; il cet placé de telle sorte qu’il est dirigé de haut en bas quand au contraire l’aiguille A est sur midi.
Deux roues, G et G’, de même diamètre et engrenant ensemble, sont placées au-dessus du centre a, de manière qu’ elles soient toutes deux tangentes à la perpendiculaire qui passe par le milieu de A’, au moment de 12 heures.
Ces deux roues portent chacune deux chevilles (j1, 3>) ( g *, 5/4).CeBchcv.llo» sont placées de manière qu’elles doivent en tournant toqiours rencontrer A’, s’il n’e>t fias dans la verticale; si Ar se trouve vers la gauche ou si U pendule est en avance, les deux roues en tournant, et au moyen de la goupille g', mettront l’aiguille sur 12 heures. Si au contraire A’ avait été vers la droite, ou la pendule en retard, la goupille g* aurait placé A’ dans la verticale, ou l’aiguille sur 12 heures.
Les roues G et G* font partie d’un rouage accessoire dont le moteur en G porte sur un axe un chaperon divisé en deux et quatre parties, suivant le nombre en rapport que l’on donne aux diverses rouos, un volant R dont le pignon engrène avec la rouo du moteur est arrêté par un levier L, dont le grand bras terminé en bec vient tomber dans une entaille du chaperon. Le petit bras C porte une plaque en fer doux au-dessus de piles d’un électro- aimant M.
Quand le courant passe, M attire la ploqhe de fer doux, le volant est dégagé et le rouage tourne jusqu’à ce que le bec /'«venant k tomber duns l'entaille suivante à celle où il était, vient arrêter de nouveau la force motrice.
La figure 3608 donne la vue de côté de la minuterie.
On conçoit donc que si ce déclanchement électrique
noni.LE.