PARACHUTE
Eau hygroscopiquo. ....... 3 pour 1 01).
Résine et traces de glycérine . . 4 Cendres (silicate d’uluraine, etc.). 29,50 Cellulose (filament* végétaux) . . 63 Perte 0,50
On voit dune que ce perfectionnement , s’il offre ton côté utile, est en même temps favorable à la fraude.
PARACHUTE. On donne aujourd’hui le nura de parachute à des appareils employés surtout dans les mines pour empêcher la chute d'une tonne, lors de la rupture d'un câble.
Ces appareils, comme les roues à déclic et à roebet, d'un usage »i ancien, les butoirs à ressort d'encliquetage, si ingénieusement disposés par M. Dobo, etc., constituent, comme le fait remarquer le «avant M. Poncelet, autant do moyens de s'opposer au mouvement du recul, par une action spontanée du mécanisme, résultant de l'arc-boutement énergique des tasseaux, lequel donne lieu, comme les montre la théorie du frottement, à une résistance bien autrement absolue lie n’en comportent des freins modérateurs, dont le h< positif, emprunté Aux anciens moulins à vent, présente aussi,. en Raison de l’étendue, de la continuité des surfaces d'appui, do la sûreté et de la facilité de la manœuvre on l'tln ou l'autre sens, de- bien grands avantages. D’autre part, ajoute M. Poncelet, je ne doit pas laisser échapper l'occasion «le faire remarquer que, déjà en 4 7 il, Claude Perrault proposait, en termes assez obscurs, il est vrai, sous le nom de main mécanique, d'anuiemmr, un système do tasseaux- butoirs qui, en « 'arc -l>ou tant do part et d'autre sur une corde verticale en charge, l\4hpêchent de rétrograder d'une manière absolue, tout en lui laissant la liberté de cheminer en «eus contraire : le seul cas où la corde devient complètement fibre correspondant à celui où l'homme de service, appliqué à une tiraudo verticale, oblige les tasseaux à s’ouvrir, contre faction de ressorts, d’un angle que limitent d'ailleurs des brides transversales unissant, avec jeu, lea tôles ou sommets butants de ce» tasseaux.
Revenons à l’objet spécial do cet article :
La descente et l’ascension journalières par des échelles dans les puits de mines profonds occasionnent aux ouvriers mineurs des fatigues qu’ils deviennent incapables de supporter à tin âge peu avanoé, et qui, dans la période active de leur vie, absorbent une partie du travail musculaire qu’ils sont susceptibles de fournir. Aussi préfèrent- ils descendre et remonter dans les tonnes mises en mouvement par les machines qui servont à l'extraction des minerais. Cette pratique donne lieu à des accidents nombreux causés par les rupture* de câbles, les chocs de tonnes l’une contre l’autre ou contrôles parois des puits. On en a éloigné le retour en s’assurant fréquemment du bon état des câbles, et snrtout an guidant les tonnes au moyen de longnennes en bois ou de tiges on fer établies dans tonte la hauteur des puits. On a aussi remplacé les tonnes dans plusieurs mines de premier or«lre par de grands appareils exclusivement destinés à l'ascension et à la descente des ouvriers. Ce mode d’introduction et de sortie des ouvriers n’est pourtant pas tout à fait exempt de dangers; d'ailleurs l'appareil occupe un puits tout entier ou au moins une grande partie d'un puits ; il exige une machine spéciale ; il coûte, en conséquence, assez cher et ne peut être appliqué qu’à des mines d'un* très-grande importance.
M. Machecourt a publié, en 4845, la description d'un parachute qu'il avait appliqué aux tonne* doua un puits de mine de houille de Decizo (Nièvre). Cet appareil, interposé entre la tonne et le cûblo auquel elle est s ns^on -lue, est formé de deux barre* do for
parachute*
qui M croisent et tournent, îi peu près comme les «leux branches «les ciseaux de tailleur, autour d'un même boulon horizontal. Lorsque le câble de saspenrion est leudu par le poids de la tonne, les deux barres se croisent kous un ongle peu ouvert, et les extrémités de leurs branches inférieures sont maintenues à une pe> tito distance des kmgucrines en bois qui guident la tonne. Dos ressorts tendent b augmenter l'ouverture de cet ongle ; mais cet effet est empêché par des chaînes qui rattachent les extrémités supérieures des barres h un point «lu câble de siu-ponsion situé plus liant. Le câble vient -il à sa rompre, sa tensiou cesse, les ressorts deviennent libres d'agir; les extrémités inférieures dos barres du parachute viennent s'appuyer contre les longtierines en bois dan.s lesquelles elles pénètrent par une arête tranchante, et la tonne reste suspendue eu parachute, qui c*t ainsi accroché aux longuorinesguide». L'usage do cet appareil no s’est pas répondu, malgré la publicité qui lui nvnit été donnée.
En 1849, M. Fontaine, chef d’atelier aux mines d’Auzin (Nord), a installé dans uu puits, dit Font Tin rAon, un narachuto fondé sur le mémo principe que celui de M. Marhecourt, mais dont ln construction est mieux entendue. Dans le parachute Fontaine (fig. 3662),
le* deux barre» do for terminées par de» griffos, qbi doivent, au besoin, pénétrer dans le bois dos longuerinosguides, tournent autour de deux boulons horizontaux parallèles, portés par une 6orte de chapu invariablement fixée sur une tige verticale en fer qui est accrochée uu câble de suspension. Lorsque la tonne est portéo par le ‘câble tondu, les bras du parachute forment entre eux un angle dont L'ouverture ost limitée, do manière que les griffes no touchent pas le* longncrincs. Le câble vient-il à se rompe, l’action du ressort à boudin tire vers le bu» In tigo ot tout l'appareil naracliute. 11 en résulte infailliblement un pluagrana écartement des hra» en fer, dont les griffes viennent s'enfoncer dans les longuerine». Un chapeau en tôle, heureusement ajouté par M. Fontaine à son appareil, recouvre la cago et reçoit la partie du câble inférieur ii lu section de rupture, qui, *un* cela, tomberait sur la tète des ouvrière et pourrait lea tuer ou les blesser grièvement. »
Le parachute Fontaine avait déjà, en 4854, sauvé la vie à seize ouvriers; l'appareil a toujours très-bien fonctionné dan» de* cas très-différents.
La cas de rupture du câble, l'arrêt e lieu apres des