‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 254 sur 394 · OflSEILLE DE* MURAILLES (orc/int · texte numérisé non relu

OflSEILLE DE* MURAILLES (orc/int

Le lichen larlaretu sert ordinairement A préparer la matière qu'«n noiumo pcrsio ou cvdlx.ir. Comme la

rm

transformation de ce* végétaux en oreille est la même, nous ne noua arrêterons pas plus longtemps sur ce sujet. Nous insisterons seulement sur la partie théorique <ie celte fabrication en ux|>osant le* caractères rpéciaux de la matièro colorable et ceiîx du principe coloré qui constitue la majeure partie de la Kub<tnnce tinctoriale i\ l'état d'orseille, de endbear ou de persio. Nous reprendrons la fabrication à l’année 4855 et nous mettrons en parallèle divers procédé* connus aujourd'hui pour communiquer à la coulent de l’orscille une certaine solidité.

La matière colorante u'exisio pas toute formée dans le lichen, mai* elle se produit par suite de la transformation très- remarquable que subit la Ucanoriuê, matfèrj tr^ s- intéressante contenue dans le lichen, susceptible de produira avec le concours de l’en« sons l'inffucncc de* alcalis et des base» alcalino-tcrreVise* do l’acide carbonique et une substance particulière, incolore, non azotée que Robiquct a su préparer à l’état do liberté ; c’est l’orcin* qu'il a fait connaître par ses propriété» et sa composition.

Il résulta de nombreuses expérience* que nous avons faire», MM. Fretny, Cahour» et moi, nommés experts dans le procès de contrefaçon Krezon contre Pommier, que le lichen peut être considéré comme formé par le mélange de trois parties distinctes, savoir :

4° Une partie insoluble, non susceptible dè so colorer. constituant la majeure partie do la plante et formée de matières herbacée», ligneuses ou terreuses, indécomposables par l’eau froide ou par l'ean chaude j

2" Une partie soluble fintiéc de substances salines ou gommeuses; cette seconde partie est comme la pre mière non colorable;

3*- Enfin uno partie blanche qui joue le plu* grand rfdo dans la fabrication de l'or-cillc, que uort» avons étudiée d’une manière attentive; cette substance n'est pas ►oinble dans l'eau froide ; elle se détache en grande partie quand on f.-otte le lichen nu sein de ce liqüido; la macération hntnide fa mot A l’état de liberté; elle reste en su*pen*ion dans l’ean. L’eau chaude la modifie d'une maniéré rapide en facilitant *a transformation* sou* l'influence simultanée de l’eau, de ritmmoni'.iqneet del'air. Mitetn su* peu «ion dans l'eau, elle ne se dpotsa qu'avec uno excessive lenteur, elle reste sur les filtre» de papier auxquels cle s’attache’ fortement, mais elle , traverse les filtres de laine peu feutrée. Elle e*t trèsfolnble dans l'ammoniaque. C'est la matièro utile des lichens dnn« la fabrication do l’orseille ; c’est elle qui, s’altérant sous l'influence simultanée de l’air humide rt de l'ammoniaque , donne naissance k l'urcino colorable, et conséquemment aux autre» c imposés colorés qui peuvent en dériver.

Orrine. — Pour préparer 1 orcino à l'état de pureté, on emploie, d'après Robiquct, le procédé suivant : on épuise le lichen par falcool bouillant, le liquide hisse déposer par refroidissement des flocon» blanc s cristallin», d'une matière résineuse, la dissolution est évaporée ju*qu> consistance d'extrait. On broie cet extrait arec de l'eipi froide qu’on renouvelle jusqu’ A ce qn'ello n’ait plus de saveur. Le» solutions aqueuses, ré initos par l’évaporation & consistance sirupeuse et abandonnée» à elles-mêmes dans un lieu frais, laissent déposer nu bout de quelque» jours de longues aiguille* d’orcinô ; on comprime ce» dernière» dan» du papier joseph pour les ressuyer; on les décolore par le noir animal , puis* on les fait cristalliser de nouveau. L’oreine forme alors de longs prismes opaques d un blanc jaunâtre. ils sont hydratés.

L'orçine c«t soluble dan» l’alcool et dan» l’eau ; sa dissolution possède uno snveur sucrée très -prononcée; elle est fusible; sous l’influence de la chaleur, elie perd d'abord de l’eau pour se transformer en orcinc anhydre.

TEINTURE

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Cotte dernière outre on ébullition h 290 degré « « puis elle distille sous f«»m© de sirop, .‘ans laisser «le résidu. Aucun sel métallique ne la précipite, à l'exception flu sou* acétate «le plomb; ce sel fournit un précipité lourd, caséeux. Au contact de l’air et des alcalis, In solution aqueuse d’orcine brunit fortement. Au contact de l'ammoniaque, elle forme un produit colore d'une nuance violette des plus riebcs; c’est l’orcéine, mat.cro Colorée des orseil.es.

Oreêint. — 11 faut, pour la formation de l'orcéine, le concours simultané do l'air Lumide et do l'aimjloniuque; fauunouiaque seule est absorbée par l'orciue, tau» modification, puisque, par simple évaporation de l'alcali volatil, foraine réparait arec ses propriétés primitives, l'eau sc borne a lu dissoudre. L oxygène •te est suns action sur clic. Il u'en o»t plus de meme sous l’influence simultanée de ces trois agents. 11 sc forma d'abord de l’orcéine, pub de Yôrcéinatê d'anuno-

niaqtxe.

Pour exécuter ccttc transformation, on met l’orciue en poudre dans uno soucoupe à fond plat, qu’on place sur un verre à pied contenant de l'ammoniaque liquide, .puis on recouvre le tout d'une cloche. Daue l’espace de 24 heures l'orci ne prend une couleur brun foncé, «H© finit par devenir violacée; elle se dissout alors dans l'eau, qu'elle colore eu un magnifique violet.

L’orcéine se dissout dans l'ammoniaque h laquelle elle communique une couleur pensée trè$- riche, et dans les alcalis fixes avec uno couleur rouge violacée. L'ad ditiou d'un acide sépare l'orcéine do cos dissolutions. Par distillation sèche, elle répand une odeur ammoniacale; ce qui prouve qu’elle est azotée. Les sels de plomb et d’urgent déterminent dans la dissolution d’orcêinate d'ammoniaque des précipités d'un rouge noirâtre foncé. Le sulfhydrale d’am mon nique fait disparaître In couleur rouge de la dissolution ammoniacale. L« couleur rouge reparaît au contact de l’air.

Les relations qui lient les compositions par lesquelles on représente la lécanorine, l'orcino et l’orcéine, sont des plus simples. Si l’on admet la formule c •• II* O •

pour repr«S*enter la composition de la lécanorino, l’équation

3 (HO;, +C» II* O1» Cf* H‘0',3 (HO) + 2 (CO’) rend parfaitement compte de sa transformation en orcinc, et l'équation

CêH*0\3(H0)4-0l5-f-Àz H’tvC'WAsOH’S (HO) explique la formation de l’orcéine dans laquelle les trois équivalents d'eau de f orcine sont entrés 4 titre nouveau par un nouvel arrangement moléculaire.

Mai*, si simples que soient ces calculs, il est vraisemblable que les orscilles du commerce doivent leur* propriétés à des principes plus variés qui jouissent n des degrés différents de la propriété de so décolorer à l’air; nous alloua le voir en cherchant à faire connaître les conditions dans lesquelles on a préparé lesorseillcs solides.

On a proposé, comme ou l’a vu dans le t.II de ce Dictionnaire à l'article ouskili.k, pour faire f orseille un moyen très-simple, f épuisement par l’eau cbaudo et le traitement des dissolutions par l’ammoniaque comme dans les anciennes méthodes. Co procédé, breveté le 31 octobre 1848 en faveur do M. Ch. Pommier, est décrit do la manière suivante dons la description du brevet et dans un certificat d’addition du 5 novembre

«i Ma méthode consiste h prendre à l'état brut un lichen tinctorial quelconque , même f orseille de terre de diverses provenances, l’épuiser au moyen de l'eau bouillnute par des lavages successifs, et traiter simplement ccs eaux de lavage par les moyens connus do la

fabrication d orseille, c'est-à-dire par les ulcalb, Purina, la choux, et, dans certains cas, par des additions d’acides^t de sels différents.

« Dans certain» cas, je ma réserve le droit d'épuiser, soit a chaud, soit à froid, les matières tinctoriales désignée» «fins mon brevet; soit avec de f urine, do l’eau alcaline ou saturée de chaux.

n Après fëpuiscmont des lichens ou des omilles do terre pur l’eau bouillante, l’urine ou l'eau alcaline sa* tarée de chaux, je me réserve aussi le droit de filtrer ces liquides ou de- les laisser déposer pour les décanter ensuite, afin de les débarrasser il’unc matière étrangère à celle colorante et les mettre après cette opération en fabrication, comme je fai décrit «Inns mon brevet.

«.Je me réserve aussi le droit d’extraire la matière colorante «les lichens ou des orseille* de terre désigné» clans mon brevet, pur la distillation, et U mettre ensuite en fabrication . apres l’avoir débarrassée des ma- ; tières étrangères principalement résineuses. »

Le tribunal do la Seine, ne voyant dans ce procédé qu’une séparation préalable*, a jugé que ce brevet de M. Ch. Pommier n’était qu'une contrefaçon de celui de Frezon dont nous croyons devoir exactement donner 1« description ; il est fâcheux qu’à cette ép«>que tes intéressants travaux de M. Stcnhouse n'aient pas été plus connus en Franco; le tribunal eût conclu tout autrement.

M. Frezon agit sur la matière blanche détachée de la fibre ligneuse par frottement et macération ; il la maintient en suspension dfina l'enu froide et se débarrasse du ligneux par uno filtration grossière qui joue le rôle d'un véritable tamisag.*. LYau qui retient en suspension la matière blanche, cVst-à^dirc la matière utile, est soumise n l’influence d'un sel d’étain qui produit une espèce d'encollage, et rassemble sou» forme il'un précipité cetto matière blanche qui, plus tard, sc change en matière Colombie par faction do l’eau, de l’air et de l’ammoniaque. Nous le laisserons parler.

Pour obtenir co qu’il nomme orseille pure et vtkeerselle, pure, parce qu'elle* ne contient aucun des corp* inutiles et nuisibles que renferment les orseille» du commerce , -universelle, parce qu'elle s’emploie telle qu’on la livre au consommateur, soit pour lu teinture, soit pour l’impression et dans tous lu» genres, il dit : «Pour fabriquer mon orseille pure, je rac sers indistinctement du toutes espèces de lichens etdevariolaires; le travail étant le même pour toutes ces plantes, je ne parlerai que des lichens.

.« Après avoir enlevé aux lichens les corps nuisibles à la fabrication, je les soumets à un lavage d’eau simple que j’exécute comme suit :

> Pour faire le lavage dos lichens je me sers de trois barques en bois, n°* 4, 2 et 3, je les remplis d’eau "ut-qu’à hauteur convenable pour pouvoir y mettre les ichens que je veux laver et {touvoir les brasser.

« En supposant que les barques dont je veux me servir soient a*sez grandes pour contenir chacune 33 kil. de lichens, je dispose d’une partie du lichens du poids de 400 kil. que je divise en trois parties égales. J'cn prends uno première portion que je mets dans la barque n" 4, et je la brasse à peu près pendant 20 minutes soit avec une fourche ou un bâton, puis je la retire dans un panier que je place sur l'un des bouts de la barque pour que l’esu qui s’en égoutte tombe dedans ; de là je la mets dans la barque ne 2, dans laquelle je la brasse aussi longtemps, et jo prends les mêmes précautions pour la retirer; ensuite je la transporte dans la barque n° 3, et après avoir été brassée comme dans les précédentes barques je la lève dans le panier, et quand elle est assez égouttée je la mets dans une grande cuve en bois blanc ; je fais suivre aux deux autres portions de la même partie la même marche que j'ai suivie pour la première, et j# réunis tous

TEINTURE

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les lichen* des trois portions dfltin la grande cave en

bois blanc.

» Avant de commencer le lavage d’uno autre partie d« lichen que je divise également en troie portion», je vide, par Je secours d'une pompe ordinaire, l'eau de la barque n° I dans une cuve-filtre placée anse* élevée pour pouvoir placer au-dessous une cuve do dimension plus grande que la cuvo-filtro; la cuve-filtre est tout simplement nn tonneau dans lequel je pose à iR centimètres du fond un cercle auquel est attaché un tissu de laine un peu feutré, et eu dehors, à la partie inférieure de In .cuve, se trouve un robinet qui doni.0 passage au liquide filtré et qui tombe dans la cuve qui est au-dessous. #

■ La barque n° 1 étant vide, je la remplis d’une nouvelle eau et je change les numéros des barques: je place le n° I sur le n° 2 ancien, le n" 2 sur le n° 3 ancien, ot le nu 3 sur la barque nu 4 qui est vide; après ce cluingunent fait, j’exécute lelavng? de cette seconde partie divisée en trois portions, comme j'ai fait pour la partie précédente, en commençant dans la barque n° I et finissant dans la barque n4 3,

« Les liobons, après être ainsi lavés, sont broyés par l'action d’un moulin garni de meules en pierre ; ce moulin ressemble à ceux qui sont emploi és pour moudre le blé, seulement la trémie, au lieu d'être carrée, se trouvé être ronde et conique, et, au centre, se trouve un arbre placé verticalement ; à la partie supérieur-', il y a un pignon d’angle ou uno poulie par laquelle il reçoit un mouvement. rotatif; cet arbre porte, sur toute la longueur intérieure de la tr* mie, dos brns dont les longueurs suivent la forme conique du la trémie ; audessus de cette trémie #o trouve un conduit en plomb, et ii son extrémité un robinet pour tég’.er la dépense oc au que m’amène ce conduit, afin de oonsener les lichens qui sont, dans la trémie, dans un état voisin do pûte liquide.

• En dehors du moulin, à la hnuteur de la partie supérieure de la meule du dessous {celle qui est immobile), so trouve un robinet par lequel s'écoulent les lichens broyés, qui tombent do là dans une cuve placée au-dessous.

• De ces lichens qui ont été broyés par ce moulin j'extrais la matière qui doit faire ln base démon orseille. Fout obtenir cet extrait, j'emploie les moyeu» connus pour extraire les corps soluble ; par de* lavages répétés h l'eau «impie età froid .-Je réunis ces eaux de lnvage en une seule liqueur que je filtre avec la cuve à filtrer, qui est faite comme celle qui m'a servi pour filtrer les eaux de lavage de- lichen* avant d'être broyés; eo filtrage n’a d'autres effet» ici que de débarrasser lu liqueur de quelques fragment* provenant du .tissu organique des lichens.

• Cette liqueur ainsi obtenue contient, en outre de la matière qui me aert h fabriquer l'orscille pure, plusieurs corps dont il faut la séparer.

•< Pour séparer la matière qui doit servir & la fabrication do l’orseille pire des autres corps étrangers et nuisibles contenu* dan» cette liqueur, j’y parviens en employant le* sels qui ont ln propriété de précipiter.

« Après avoir mis la liqueuf filtrée dan* une cuve à décanter, munie à son intérieur do plusieurs robinet» placés les uns an-do**us des nutrrs, de manière à pOUf voir laisser écouler les' eaux surnageantes nu -dessus du précipité, je verse un peu de deutochlorure d’étain liquide et j'ai soin de bien remuer le tout; après quelques heures de repos, il se forme un précipité; j ouvre le* robinets les uns après les autres, en c>mroençant par eului plicé le plus haut, et je fini* par celui le plus rapproché do la partie supérieure du précipité qui est d’une couleur blanche nn peu verdAtro; l'ean surnageante est d’un Blond foncé, tuai* bien vif; je

mppo e qhc cette eau contient tohs lea corps résineux , gras et gommeux ; le précipité est mis sur un filtre plat (semblable à ceux employés dtos la fttbrira- .tion de l'indigo) pour y être lavé avec de l'eau simple et froide; on répète co lavage jusqu'il ce que l'eau qui «'en écoule ne soit plus acidulée, et je laisse le précis pïtô sur le filtre pour laisser égoutter jusqu’à ec que la pâte se fendille.

« Celle pâte, arrivée à cet état, forme ln matière qui me sert à fabriquer mon orerillo pure, et à laquelle il ne manque plus qu’à faire développer cette belle couleur connue de l'orseille par l'action simultanée de l’air et de l'ammoniaque.

« J’observerai ici que je ne peux, dans cette description, indiquer ?a quantité qu’il faut do deutocblorure d'étain liquide pour précipiter la matière qui constitue mon orseille pure, cela dépendra de la force et de la quantité du liquide sur lequel on opère; également je n'ènten ls pas m'attacher à s'employer comme précipitant ouo le deutochlorure d'étain liquide; on peutso servir de tous les agent* qui ont la propriété de précipiter le* extrait* aqueux provenant de» lichens (nous nron.* observé que l'acide chlorhydrique possède cette propriété).

■ Four transformer cette pftto en la matière que j’appelle orseille pare, je la mets dans une barque en bois pareil lu à celle ernployéo dans la fabrication d’orselllo ordinaire; je l’arrose avec de l’alculi volatil ci je la brasse très- souvent dan* les premier* jours; après quinze jour* de travail, elle commence à paraître d’uno Imnne nuance, mais elle n’est vraiment bonne qu'nprès un moi* do fabrication dans la barque.

■ La nuance violetée ou rougeâtre peut se produire par l'action des mêmes sels employés dans la fabrication ordinaire.

- J’obtiens par ce* procédé* mon orseille pure et univerteUe; alors elle c*t en pftto un pen liquide. Il snfïït de la faire sécher dans une étnve et de la pulvériser pour ln mettre en pondre sèche (ou dans un état trèsvoisin).

« Les eaux provenant de* lavage* dos lichens avant d’ètrç broyés suivent les mêmes opération* que la liqueur obtenue des lichens qui ont été broyé*, mais il faut les fabriquer séparément et en faire une «ecomlu qualité. -

M . Dumas avait appelé l’attention des industriels sur différent* points de la fabrication de l’orseille. On lit, en effet? clans son Traité de chimie, t. vui ; • Les dé>tatlsde la fabrication de l’ orseille, ayant toujours été tenu* secrets, nn sont qu'imparfaitement connus. On doit le regretter, nujourd hui surtout que les différentes matière* tinctoriale* qui se forment dans cette opération ont été soumise» à ime étude attentive ; il est probable que les lumières de la science permettront de produire dans un temps plus ou moins long une matière plus abondante , plus puro et plus solide. »

11 y a dix ans à peine qtio ces lignes étaient écrite*, et toute* ces conditions ont été réalisées à la gloire de l'industrie; elles ont été pratiquées snns le concours de lu science, au moins de la science pure. Le* travaux de M. Stcnhonsc ont fait connaître la méthode rationncllo do la séparation préalable. 'Les procédés do M. Pommier donnent une liqueur abondante, très-riche. La méthode île M. F rezou conduit à de* produits pin* purs. Enfin personne ne peut dénier à la maison finition, Marna* et Bon net de Lyon, l'honneur d’avoir extrait, pour la première, fois, de t'orseille une conlcur d’une certaine solidité Le commerce fournit aujourd’hui diverses matières qui possèdent une résistance beaucoup plu* grande que celle que 1* orseille présente ordinairement. Nous pouvons citer, en les désignant sou» le» noms qu’ils ont dans l'industrie-, l’orcéin# violette de M. Meissonuier, l’orteilie solide de M Hé-

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laine, chimiste fl Lyon,' qui fournit a-» prix de 10 fr. le kilogramme trois couleur* e>jalement trustante* et qui ont déjà pris rang dans le* ateliers, et la pourpre irançai.-e découverte par MM. Guinun, Monta» st lion-, pet, teinturier» à Lyon. De graves questions «le priorité sont encore (y* mi un te», nous n'iix on» pas à le» ré* foudre ici. Mais nous croyons qu’au nom de l’équité, ■en laissant fi M. Stenhomo le mérite de la séparation préalable, l'idée d'avoir obtenu la matière solide en observant la température à laquelle elle ee forme appartient seule m MM. Guinon, Marnas et Jtounet. I-o* travail n de M. Stenhouse ont doté le domaine publie de la séparation préalable. -MM. Guinon, Marnas et Bonnet nous semblent valablement brevetés.

Nous allons décrire maintenant les méthodes an moyen desquelles on a transformé l’orseillc du comintrce en un produit plus stable.

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