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Veut dc chaudox (riwareme

M. Verdoil a fait connaître de la manière suivante une matière colorante nouvelle susceptible do fournir comme le lo-kao du vert sans mélange, Si l’on fait bouillir dans l'eau la partie charnue des capitule* de* fleura non encore développées du chardon ou de l'nrtîchaut (cffiara xcolymut), on obtient un liquide incolore qu'on sépare par expression ; l’addition du carbonate do sonde développe dans ce suc, sou* l’influence «le Fuir, uno couleur vert-jaune quo l’addition de l'acide acér tique fait virer au vert-bleu. L’acétate de plomb forme dan* cotte liqueur verte un précipité vert; ce précipité est décomposé par l’ncidc sulfurique étendn dan* beaucoup d’alcool à 40°. La dissolution alcoolique se coloro en jnune brun; le plomb so trouve éliminé à l’état du sulfate, et la matière colorée est alors précipitée par une addition d’éther qui retient les corps gra» et astringent*.

Le précipité recueilli sur un filtre et lavé encore à l’éther, puis à l’eau, constitue la matière colorante libre et à l’état de pureté. C’est un priucipo hydrogéné

TEINTURE

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crt azoté, insoluble flans l’eati ét les acides ; il *e tîie* sout flan* le» alcalis qu’il colore en vert: l’alan, et le perrhloruro d'étain le préeipjtcnt do cotte dissolution alcaline, en formant des laques un vert foncé qui, desséchées, conservent leur nuance ot résistent à l’ac tion de Jn lumière.

Culte matière verte, qu’on pourrait nommer om«* wm, est différente, ainsi que l’a fait observer M. l’er soz, de celle du nerprun ; néanmoins elle pourrait être utilisée si scs qualités à la lumière lui communiquent les avmitagrh qu’on recherche, surtout pour les verts applicables h In teinture des soies.

* * 29, Veut De Chine (reri de ucrjirim, lo-kao],

Nons avons étudié, jusqu’à présent, les substances 'rouges, violettes ot bleues. 11 eût été difficile, il y n •quelques années, de mentionner une seule couleur directement verte; toute* les nuances, quelque variées qu’elles fussent, étaient préparées dans l'industrie par des mélanges ou des superpositions de couleurs transparentes j aunes et bleues.

Des recherches récentes vont nous donner l’occasion ‘de faire connaître une singulière substance, dont la scieuce a constaté la nature et les propriétés, et que l’industrie peut reproduire avec des éléments indigènes. Cette'1 matière, découverte en Chino, a fixé l'attention sur une série de matières tinctoriales des plus convenables pour l’obtention des nuances vertes qui prennent un éclat trhs-vlf, même à la lumière artificielle. Le travail que nous allons analyser réunissant tontes les données scientifique* et tous les documents industriels peut servir de base aux recherches nouvelles qn*il serait convenable de tenter sur d’autre9 matières analogues, susceptibles de donner de* nuances plus ou moins vertes. Nous commencerons par présenter une courte notice historique sur le lo kao, on vert de Chine ; nous la ferons suivre do l'exposé des caractères chimiques de la matière telle qu'on 1a connaît.

Les renseignements qui suivent .-ont extraits de la notice remarquable publiée sur ce sujet par la chanibre de commerce de Lyon, et qui contient à la fois les observations dues à MM. N. Rondot, Pcrsoz et Michel.

Lors de la distribution aux div erses chambre» de commerce des produits apportés do Chine par les délégués français, la société do Mulhouse reçut, entre autres produits, divers tissus éçrus, blanchis et teints. Un de oes tissu», teint en vort, qui présentait cette particularité, qu’il avait un envers d’un vert jaunâtre et un endroit d’un vert bleuté plus foncé, appela l'attention de M. Daniel Koechlin-Schoue, qui le signala comme teint par un vert particulier jusqu’alors inconnu; il insista pour quo dus renseignements lussent recueillis sur cette fabrication chinoise.

Le document le plus complet fut fourni par un savant missionnaire, le R. P. llélot-, qui a étudié Sur placo la méthode employée pour obtenir cette teinture. Voici lo résumé de ce procédé, tel qu'il est présenté dans la notice sur le vert de Chine, et la teinture en vert chez les Chinois, par M. Natalis Kornlot, p, 70 ;

« L'écorce fraîche du houg-pi la-chou, d’abord bouillie, reste infusée pendant deux joufo; l'infusion de l’écorce sèche dure dix jours. • {D’après oe renseignement, la matière serait dans la plante à l'état soluble et non coloré). • On opère avec deux bains sépares, on ajoute de l'eau de chaux àl'tm et à l’autre. On plonge Tes toiles sept à dix fois dans le bain de Hong -pi, ensuite trois fois dune celui de pi-pi ; un tait sécher après chaque immersion. Ou étend les toiles à la tombée de la nuit; mais l'action .du soleil est indispensable, lu toilo n’est teinte que <lu côté qui a été exposé nu soleil. - Telle est la communication qui devint le point de départ de .M. •Michel, do I.yon, pour ses recherches sur les matières colorantes de-» nerpruns indigènes. Les

plantes employées par les Chinois, et que M. Dccoisno a reconnue*, comme appartenant à )n famille de* nerprun* (rjiiimivu u tili» et rtaltiflii* chloroforu») , n’existent pas et» France. M. Michel a dû faire ses premiers es-ais surdos nerpruns indigènes, se rapprochant, autant que possible, des indication» du R. P. llélot.

Les expériences ont été laites sur des toiles de coton de 50 cent, de long, sur 33 eent. de large, bien nettoyée* d« tout apprêt. Les bain» ont été préparés dans d«s casseroles de fer émaillé. Los toiles ont été plongée- dans le bain,' pendant un quart d’heure; elle.* ont ensuite ôté étendues sur le pré ; le lendemain, elle» ont été relevées, elles étaient sèches. Nous pouvons suivre lo détail et le progrès des opération» au point de vue de la teinture ; ccg étoffés, ou sortir du bain, étaient à peine colorées en jaune roux trèsfaible ; dè» la pointe du jour, elles acquirent une coloration très-apparente à la surface supérieure.

Plusieurs espèces de nerpruns ont été mises en essais.

L’alaternc a donné des nuances gris fauve d’autant plu* brunes que la densité du bain était plus grande et les opérations plus multipliées. La bourdaine a présenté les mêmes résultats, seulement le jaune dominait. Le nerprun purgatif a produit, le premier jour, une couleur claire d’un vert assez prononcé ; le deuxième jour, la nuance a tourné nu gris; le troisième, au gris-violet, qui, à mesure que les opérations se multipliaient, a pris de l’intensité. Cette nuance violacée a été ramenée subitement a u, vert par uuo dissolution faible et bouillunte d’alun'

Ces expériences ont prouvé qa’on peut obtenir des nerprun* un principe colon! qui y existe à l’état inco> lore, et si nous les rapprochons de ce que (tous savons dos missionnaire.*, elles semblent concluantes en raison de la déclaration formelle du R P. llélot, qui affirme que la lumière est indispensable à ht production de la couleur v. rte ; la synthèse est donc sous ce rapport venue confirmer ce que l’observation et les tnulirions avaient enseigné.

Kn ce qui concerne l’influence do la lumière sur U coloration verte extraite des nerpruns, M. Michel, dans le but de lever tous le* doutes, a fuit des expériences qui me paraissent irréfutable*.

Iu Eu immergeant dans un bain de nerprun deux coupons do la même étoffe, si l'un seulement est exposé sur le pré, comme on l’a dit, tandis que l’autre e-t soumis pendant le même temps à l’action de l'air «l'une cavo très-obscure, le coupon qui a reçu la lumière *e trouve coloré lorsque l’autie n'a pas éprouvé la moindre modification.

2® La même épreuve, répétée dans de» vases, l'un opaque, l’autre transparent, renfermant chacun un coupon trempé dans le bain do nerprun, a conduit au même résultat.

Kn Chine, il parait qu’on emploie simultanément le rlmtnnu* chloropliorus et le rhammis utilis, le premier pour donner à la couleur de l’éclat et du brillant, le second pour ajouter à la vigueur de la couleur. La pré paration do la matière colorante qu’on a voulu rap procher des procédés suivis pour la fabrication de l'indigo brut, s’exécute au moyen de toile grossière k surfaces rudes, sur lesquelles la couleur se dépose en quelque sorte mécaniquement, et qu’on en détache par des frictions répétées. Nous aurons occasion, plus tord, de revenir sur les procédés de teinturo proprement dite; nous ne nous occupons ici que de la préparation du lokao supposé pur; des teintâtes successives ont surchargé de ce principe les toiles dont nous avons parlé. On augmente la richæsode la décoction par des additions d’alun ou de carbonate de 6oudc, avant d'y plonger le» toiles do coton. Ce» dernières étant surchargées de couleur par 15 à 20. imm«r*Unis, suivies d’autant

TEINTURE

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d'expositiops à l'air et au soleil, sont plongée* dans de l'eau froide, puis agitées très-vigourouserneutj

L’excès de couleur so détache et nage dans les ©aux de lavage qu'on réunit dans une chaudière. On étend un lit de 61s de coton h la surface de l’eau, puis on chauffe. Durant l’ébullition, lu matière colorante, qui est on suspension, se dépose sur les 61s de coton. On continue en mettant dans la chaudière de nouvelles eaux do lavage, jusqu’à co que les fils soient suffisamment chargés de couleur.

Les fils sont alors lavés dans de l’eau claire et froide - en les frottant dans les mains; le lo-kao ?e détache et se précipite. Le précipita recueilli d’une manière quelconque, après avoir été bien lavé, se présente sous forme de pâte très-fine; on l’étend sur une feuille de papier fin, qui repose surdoTn cendre; on la fait sécher d ‘abord à l ombre, ensuite nu soleil.

La couche de lo-kao ou de vçrt de Chine proprement dit se détache du papier, se bossue en séchant, et se brise en petites lames irrégulières, mince*, légères, dures, d’une couleur bleue, avec reflets violacés et parfois verdâtres. Sa cassure récente est tantôt d’un vert sale, grisâtre, tantôt d’ure bleu foncé ou violacé. Ces divers tons ou reflets se manifestent parfois sur uno même lamé, qui, malgré cela, lorsqu’on la frotte sur du papier, se colore toujours en un beau vort d’eau, d’uuc nuance turquoise fort agréable ; il faut généralement un lit de fils de coton du poids de 3,620 grammes pour épuiser les eaux de lavage <lo 300 pièces do toile; ou en extrait, d’après le II. M. Edkins, 283 grammes de lo-kao, dans l'état que nous allons indiquer plus bas; chaque kilogramme de vert de Chfno représente donc 1,060 pièces «le toile teinte; chaque pièce est longue d’onviTon 6,3 mètres sur 36 centimètres de largeur.

il.. Guinon, de Lyon, parvint à s’eu procurer uno certaine quantité; c’est ainsi qu’il a pu teindre les beaux verts sur soie qui figurèrent pour la première fois à l'Exposition universelle de Paris.

La kao. — Le lo-kao du vert de Chine du commerce, dont le prix a varié, pour oc» dernières années, do 230 à 300 fr. le kilogramme, nest point uno matière homogène, car, on Vincinérnnt, on en retire des quantités do cendres variant de 21,3 à 33 pour 100.

L’analyse de cendres de lo-kao, reçues en Hollande, a donné à il. Bleekrodo jusqu à 52 pour 100 d’nrgile, 31 pour 100 de chaux, et 12,3 de phosphate de chaux, et 4 d’oxyde de fer.

Le lo-kao est insoluble dans les huiles essentielles, las alcools, les éthers, le sulfure do cnrhono. En contact avec l’eau pure, il s’y gonfle généralement, se délaye dans 25 à 30 fois son poids de co liquide, mais sans jamais s’y dissoudre complètement. Dans les cas les plus favorables, il reste toujours 30 pour 100 de la matière primitive sur le filtre.

Les recherches de M. Persoz ont démontré dans co vert la présence d’an principe bleu, la ryanine, et un. principe jaune que nous reconnaîtrons ailleurs. Le mélange de ces deux nuances constitue le lo-kao.

Les solutions aqueuses concentrées so conservent trèsbien ; mais, étendues d’eau , elles ne tardent pas à se troubler; per ce moyen, on les purifie d’une grande partie des substance* étrangères auxquelles est mélangée la matière colorante utile. Los carbonates, phosphates et borate» alcalins se comportent exactement comme l’eau pure. Une solution aqueuse de lo-kao peut subir quelquefois en vases clos une espèce de fermentation; elle se trouble et forme un dépôt d’abord violacé, puis rouge sanguin, très-solublo dans l’acétate do chaux. » .

Les acides faibles, non oxydants et non réducteurs, -et surtout l’acide acétique, facilitent la dissolution du lo-kao Mais s’ils *ont énergiques, si leur contact est

prolongé, et surtout si Pou porte la liqueur à l’ébiillition, ils peuvent altérer profondément la matière colorante.. Avec l’acide chlorhydrique, le lo-kao se coagule, et la partie caillée délayée dans l’eau forme un précipité gris de fer foncé.

Ce précipité, saturé par l'ammoniaque, ne régénéra plus du vert, mois du bleu.

Traité par le sul l'hydrate d'ammoniaque, if développe une belle couleur pourpre, et, par le protochlorure d’étain, un ronge saumon; il se di»$out complètement dans une eau de savon bouillante, en affectant une couleur verte, que le sulfhydratc «l'ammoniaque change en une belle teinte pourprée ; le chlorure d'étuin employé en proportion convenable précipite une laque d'uu rose intense.

Le» acides réducteurs, les nus à froid, les autres à chaud, réduisent la solution dn lo-kao ot y déterminent la formation d’uil précipité pourpre violacé.’

L’hydrogène sulfuré ne réduit le lo-kao que passagèrement, en donnant à sa solution uno couleur particulière et rouge do sang foncé facilement altérable. Uue étude particulière de cette combinaison aurait de Tintérét ; elle se décompose à l’air; l’hydrogène so brûle, lu soufre se dépose et la liqueur finit par reprendre sa couleur verte primitive.

Les acides oxydants comme l’acide nitrique, l’acide chloriquej l'acide ehromique, détruisent le lo-kao ; par une oxydation ménagée, on peut obtenir une couleur ro«p tendre.

Los alcalis caustiques favorisent au premier abord la dissolution du lo-kao; mais, par un contact prolongé ou par l'ébullition, ils détruisant la couleur, qui passe subitement un brun, en formant une nouvelle matière colorante qu’on ne peut plus ramener au vert, mais qui se fixe parfaitement sur calicot, surtout avec le concours do l'alumine et de l’oxyde d'étain.

Les sulfures alcalins fixes agissent d« la mémo manière; mais le sulfhydratc «l'ammoniaque réduit "et dissout le vert de Chine sans le détruire. En impré* gnnnt du coton de cette solution et l'exposant à l'air, le lo-kao se réoxyde et se fixe sar la toile. Le lo-kao gonflé par l’eau so dissout à chaud, en très-forte proportion, dans une solution de phosphate et de borate alcalins; les bains colorés, ainsi formés, teignent directement en vert les tissus de coton.

L’ammoniaque liquide, le carbonate d'ammoniaque, les acétates alcalins sont également d’excellents dissolvants, mais le meilleur est le savon.

Si Ton délave du lo-kao gonflé dans un bain chaud, tenant en solution 5 à ‘6 millièmes de savon blanc et qu'on y plonge du calicot blanc, on lo retire teint en un vert d'eau des plus purs. Ces caractères établissent do grandes -différences entre cotte matière et l’indigo, dont on était tenté «le le rapprocher à d'antres égards.

Les chlorures de zinc ot de magnésie font virer la teinte verdâtre du lo-kao au bleu pur. Le chlorure d'étain, tont en dissolvnnt lo vert de Chine, fuit passer la couleur au rouge sanguin. Cette dissolution, qu’on petit employer avec succès à la teinture de la soie, n’a besoin que d’Otre saturée par une hase puissante ou par un acétate alcalin, pour que, après une exposition à l'air, le vert se trouve régénéré.

Le perchlorure d’étain agit a la manière des acides. Le lo-kao forme des laques & base d’alumine, «Vé-tain et de chaux, dont on peut tirer parti ponr l'impression ■ des tissus.

La principale application du lo-kao est la teinture des soies pures. Elle est due à la beauté et à l'intensité extraordinaires que cette couleur acquiert à la lumière artificielle. Co magnifique éclat à la lumière , que Iob mis attribuent à l’homogénéité de la couleur, les autres à la pureté de nuance du bleu et du jaune qui forment ce vert , donne au lo-kao une incontestable supériorité

COi

TLlKTLTUC.

TEINTURE

sur toutes les autres teintures verte.; connues et lui a valu le nom de r erl de lumière.

Noua donnerons plu» loin la méthode qu'on suit pour opérer la teinture qu’il serait logique de rc garder comme une teinture mécanique.

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