‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 264 sur 394 · G al DK (luitoline · texte numérisé non relu

G al DK (luitoline

La garnie, qni se cultive toujours pour les besoins de la teinture, ett très-répanduo partout ; elle fournit une belle couleur jaune qui existe principalement sur les -ommHés des tiges fleurie» : elle »o trouve dans le commerce sou» la forme de bottes sèches. M. Chevreut a donné le nom de /uièotfne au principe colorant que la plante renferme.

Lulioline. — A l’état de pureté la lutéoline est uno matière peu soluble dans l’eau, soluble daus l'alcool et dans l’éther ; fusible, volatile, elle se sublime sou* forme do belles aiguille» transparentes, légèrement jaunâtres. Ces observations sont dues à M. Cliovreul.

Une dissolution aqueuse de potasse la coloro en jaune très-riche qui passe au roux par l’ahsorption de l’oxygène de l’air. Les eaux de baryte, de Btrontione, de cliaux ot d'ammoniaque se comportent de la même manière. L’acétate de plomb, l'acétate de fcuivre, l'alun précipitent sa dissolution en jaune foncé. Le» s«U de peroxyde de fer la précipitent en jaune olivâtre. L’acide sulfurique très-pur y développe une tnnguifique couleur jaune, tirant plutôt sur le rouge que sur le vert; il se forme aussi des flocon» roux. L’acido nitrique concentré la dissout;, la solution d’un jaune orangé verdâtre précipite par l'eau. D’après M. Pruisaer, ou obtient, au moyen de la -dissolution degaudo, une liqueur d'un jaune clair qui précipite par refroidissement une abondance de eristaux jaunes pâle*. Quand on fai» bouillir ce liquide avec de l'acide chromique sirupeux, il se forme des paillettes d’un jaune d'or qui rappellent celtes formée» pitr l'iodure de plomb Ces mêmes cristaux s’obtiennent encore par le contact prolonge de l’air. La matière jaune serait la luièoléine. D'après M. Froisser, la lutéolineest une substance blanche, incolore , qu'on peut sublimer. Elle se corn porto avec les acide» comme M. Chevron] l a décrit.

Une décoction de gaude contient une certaine quantité do tanin qui, s’altérant h l’air, masque le* véritables caractères chimiques de la matière colorante. Cette décoction filtrée après lo refroidissement présente l’aspect d’un liquide d’un jaune nn peu roux. La potasse fait passer la couleur au jaune d’or uu peu verdâtre. La baryte y fait naître un précipité floconneux d’un beau jaune. L’alun n’y fait qu'un léger précipité jaunâtre. Le protochlorurc d’étain et l'acétate de plomb donnent des précipités jaunes assez abondants. Le précipité produit par l’acétate de cuivre tire sur le vert. Ix> chlore fait pa»>er la nuance au roux, mais la couleur redevient jaune pur un excès du réactif.

Les caractères chimiques de cette matière colorante permettent de la classer parmi celles qui jouissent d’une grande solidité.

Page 1