‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 285 sur 394 · TB · texte numérisé non relu

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pc-îvcnt à égalité do hauteur différer par le timbre. Il des pies tant*, du nanard , do In doublent et do la tierce. arrive donc dans un orgue que le même jeu ou plutôt Quoique chaque note de ce jeu sa composo de cinq ln m<*me série do tuyaux peut se trouver répété» un tuyaux elle ne donne qu’un seul son, celui du tuyau le certain nombre de fors »ous des noms différent». En gé- plus grave; seulement le timbre a un caractère tout néral les jeux de n/enue taille sont doués d'une sono- nart iculier qui eeteelui des tuyaux à anches: de la le nom rité mordante qui rappelle les instruments à archet, de cornet donné h ce jeu. do là le nom de rioles que l'on donne à ces jeux; tels

*>nt la basse de note, la viola Ji gamba, dont on a fait Proportion des diverses parties des tuyaux à bouche. par abréviation la gambe. Dans les jeux de grosso I.a hauteur dn son rendu par un tuyau dépend do 'faille nu contraire le son est rond, moelleux, quelque- sesdiverso» dimensions. La longueur du corps est l'éléfojs même un peu sourd. 11 y a donc dans ce» timbres ment qui influe le plus sur le tou d’un tuyau ; en génédifférents deux points extrêmes entre lesquels on trouve ral le nombre do vibrations donne par un tuyau e»t à toute une série de nuances intermédiaires. pen près inversement proportionnel h la longueur du

L'orgue renferme également d'autres jeux que l'on corps, désigne sou* le nom de jeux de mutation. Ils sont Les autres dimensions du tuyau ont aussi leur iosimptes ou composés. Les jeux de mutation simples sont fluence; ainsi, h égalité de longueur, un tuyau est d’auh la quinte ou h la tierce de? jeux principaux dont tant plus grave que son diamètre est pins grand. Par non» venons do parler, tel est le gros misant dont tous «mite , le» tuyaux do même taille sont pour la mémo les tuyaux donnent la quinte dos tuyaux rorrespon- note toujours plus longs que cenx de grosse taille, dont s dts jeu de huit pieds. Le nasard dont tou» les Ij» hauteur de la bouche et sa largeur influent égatuyuux donnent lu quinto de ceux du jeu de quatre lement sur le son du tuyau. Le son baisse toutes les pieds. La grosse tierce qui donne la tierce du quatre fois qu’on diminue la largeur de la bouche ; quant ii la pied», et la tierce qui donne les tierces du jen do deux hauteur elle exerce deux influences contraires. En pieds. Les jeux composé* sont la fourniture, la cym- effet, quand on rend la bouche plu* haute, la lèvre baie, le cornet. supérieure s’éloigne do la lumière, et, par suite, la lou-

Lhaque note de la fourniture est formée de quatre ou gueur de la lame d’air vibrante comprise dan» la hanrinq et quelquefois *ept tuyaux qui parlent à la fois teur do la bouche augmente; ce qui tend h abaisser le et donnent, le premier un son ayant l'intonation de la «ou; mais, d’autre part, la partie inférieure du corps touche correspondante du clavier, c'est-à-dire un ut communiquant avec l’air par une plus large ouverture, si cette touche est un ut, puis la quinte de cette même le son tend h monter. L’expérience prouve, dn reste, note, puis l’octave, puis la quinte de cette octave, etc. qu’il y a pour chaque tuyau une hauteur de bouche qui Lu cymbale présente nue composition analogue; eom ient mieux que toute autre pour bien faire parler io le tableau suivant indique la composition de la pre* tuyau.

micro note de ces deux jeux. La pression do l'nir insufflé dans le tuynn en modi-

... fie également le son, qui est d’autant plus élevé que la

* pieds. pro-oion est plus forte. En général, la humour do

^cw* bouche sous laquelle un tuyau produit le meilleur effet

* Pie< est d'autant plu* grande qu’il est embouché sous une

10 ponces. p|m forte pression.

f pied. On voit donc qno le facteur dispose d'un ccrtnin

8 ponces. norn{,re d’éléments dont il peut user h sa guise pour 0 pouces. nm,.„or Je, tuyaux à l’intonation convenable. Mais ces 4 pouces, divers moyen* n’ont pas seulement pour effet de mo- J pouce*, difier le son dans sa hauteur, ils en changent égalo- Dan* ces jeux chaque rangée renferme la série ment le timbre et l’intensité, do «orte que, si les chromatique des note»; seulement do distance en dis- tuyaux n’ont pas été construits à l’avance dans des tance la série se continue h l’octave grave ; ainsi aux proportions convenables, leur accord ne peut se fairo tuyaux re'Ha mi, succèlent les tuyaux jdt, fait,, que par des modifications qui nuisent à l’égalité des sot, , etc.; ces changements constituent ce qu'on np- jeux. Co défaut d’homogénéité dan* le timbre des pelle tes reprises, elle» sont nécessitées par l'impotsi- jeux est un dos vices les plus fréquents dans les insbilité où l’on serait de prolonger jusqu’au bout chaque tramants qui sont l’œuvre de facteurs inhnbiles ou série sans atteindre la limite des son» aigus. En outre négligent*.

elles donnent un caractère différent nu jeu suivant la II est donc indispensable d’avoir des règles précises manière dont elles sont disposées, et c’est précisément qui permettent d’arriver du premier coup anx dimenla fréquence plue grande de cos reprises qui carncté- sions les plus convenables pour les divers tuyaux d’un fisc la cymbale et la distingue de la fourniture. même jeu ; ces diverses dimensions doivent varier sui-

Cos deux jeux ne *o jouent jamais seuls ; on y joint vant une loi régulière, quand on parcourt la série chrotoujours les 32 pieds, les 16 pieds, les 8 pieds, et cet matique de* sons; etc’est précisément la règle pratique ensemble forme co qu’on appelle le plein jeu. destinée h fournir ces diverse* dimensions qui constitue

La fourniture et la cymbale ont pour effet de don- co qu’on ap]*llc lo d in /xi son d'un jeu. ner au plein jeu un caractère et un mordant particu- Avant d’établir cotte règle il est néeessnire que nous liera qui convient spécialement an plain-chant. Seule- f issions nno courte digrossion sur quelques principe» ment ces jeux doivent avoir une importance subordon- fondamentaux d’acoustique.

née ii celle de l’orgue dont ils fout partie, et on les I^os sons, quelle que soit leur hauteur, so propagent réduit dans la même proportion ; ainsi dans beaucoup avec une vitesse constante d'environ 340” h la tem- «Torgnes la cymbale n'existe pas, et la fourniture est pérature do 16°; par conséquent, *i un son est produit réduite a o, 4 et quelquefois 3 rangées prises parmi par un corps exécutant, par exemple 1 00 vibrations par les pins aigues. seconde, la distance à laquelle le son se propage pen-

Lc cornet est nn jeu composé, comme les précédents, dont la durée d’une vibration est égale a la 4 U0f psrtio de phibieurs rangées de tuyaux dont le nombre pont do 340"», c’est-à-dire h 340°* divines par lo nombre do s’élever jusqu’à sept. Ce jeu ne s'étend ordinairement vibrations; oette distance est précisément co que les •jne dan* la moi'ié supérieure du davier, le* diverse» physiciens appellent la longueur d’onde, rangées qui le composent sont h l'unisson des huit pieds Le tableau suivant donne le nombre de vibration»

iuti ....

*olt ....

ntj ....

solj ....

ut« ....

*ol« ....

ut| , . . „ sol» ....

ut# ....

TUYAUX SONORES

TUYAUX SONOP*CS. *

des diverses notes do la gamme unnpérée qui commence par lo la du diapason normal, lequel exécute, comme on lo sait, 870 vibrations par seconde.

Tfombri-' <ir «ibratiuftJ Longueur*

KoLm.

««.-tonde.

«Tuttile.

La

La dièse ou Si bémol. . .

Si

U t dièse ou Ré bémol. .

Ré

Ré dièse ou Mi bémol . .

Mi

La •

2iC,4

Fa dièso ou Sol bémol. .

Sol

Sol dièse ou La bémol . .

La

Pour obtenir les vibrations qni correspondent aux mémos notes dan» le» octaves supérieures, il faudrait multiplier les nombres du tableau par 2, 4, 8, otcM et pour obtenir les nombres de vibrations correspondant aux octaves inférieures, il suffirait do diviser par 2, 4, 8, etc.

Le» longueurs d'onde s’obtiendraient, ati contraire, en divisant par 2, 4, 8, etc., pour les octaves supérieures, et en multipliaut par 2, 4, 8, pour les octaves inférieures.

Ce» considérations étaient nécessaires pour comprendre co qui va suivre. En effet, l’expérience et la théorie s'accordent à prouver qu’en souillant dans des tubes ouverts aux deux bouts ayant pour longueurs les longueurs d'onde, les sons qu'on obtient sont précisément ceux qui correspondent à ces mêmes longueurs d'onde. Il semble donc que pour obtenir dos tuyaux rendant le» divers sous do la gnmmo, il audit de donner aux corps de ces tuyaux de» longueurs précisément égale» aux longueurs d'onde, Si on opérait ainsi, on rurait de» tuyaux tous trop bas ; en effet, dans les tuyaux d’orgue Je bas du tuyau est partiellement fermé, ce qui nhaisse lo son; par suite, pour qu’un tuyau d’orgue donne le même son qu’un tuyau embouché à plein orifice, il faut le tenir un peu plus court et lui donner une longueur égule non pas à la longueur d’onde, mais à cette longueur diminuée d’une certaine quantité variable avec le tuyau. M. Cavaillé-Cull a donné à cet égard la règle suivante dont l’exactitude est constatée par une longue pratique.

4 u Dans les tuyaux à section rectangulaire, c’est- ùdiro le» tuyaux do bois, on prend pour longueur la longueur d'ondo diminuée de deux foi» la profondeur du tuyau.

2° Dans les tuyaux «section circulaire on prend pour longueur de» corps la longueur d'onde diminuée des cinq sixièmes du diamètre du tuyau.

Cetto règle permet de calculer n l’avance les longueurs de tous les tuyaux d’un même jeu dès qu’on est convenu de suivre une ccrtaino progression pour les diamètres.

I’cyaux octaviamts, tuyaux üakmomquks.

Lorsqu'un tuyau à bouche est mi» en vibration par un vent dc plu» en' plu» fort, il rend une série de sons que l’on désigne sou» le nom de sons harmoniques. Lo plus grave de cos sons étant pris pour son fondamental, lo suivant est à l’octave, celui qui vient ensuite à la quinte de l’octave, puis vient la double octave, la tierce majeure de la double octave, la quinte de cette doublo octave, etc. Ou facilite singulièrement rémission de ces sons harmoniques en diminuant la linotour de la bouche à mesure que l'harmonique est plus élevé. C’eut ainsi que des tuyaux convenablement em-

bouché», au lieu de donner le son fondamental, ronn«-n t inévitablement son octave et présentent par suite la même intonation que de» tuyaux moitié plus c jerta, mais avec un timbre tout à fait différent : on donna à ces tuyaux le nom de tuyaux oetnviants.

On peut aussi emboucher les tuyaux de manière à leur faire rendre le troisième, quatrième ou cinquième harmonique. Ils prennent alors le nom do tuyaux har moniques ; seulement, pour ussurer l’émisson du ton, il est utile de percer, comme l’a fait M. Cnvaillé, un trou en un point du tuyau où se trouve un ventru «le vibration. La pratique, d’accord sur ce point avec lu théorie, indique qu’il faut percer ce trou à une distanco de l’ouverture supérieure égale à la longueur d'onde de son que le tuyau doit rendre.

Pour avoir la longueur du corps d’un tuyau harmonique on calcule, d'abord d'après la règle de M. Cavaillé, U longueur du tuyau qui uurait pour son fondamental le ton que doit donner le tnyau qu’on construit, et on ajoute à cette longueur un certain nombre de fois la longueur d’onde correspondant à ce même son .

Tuyaux a Axons.

Le» tuyaux à anche sont des tuyaux dans lesquel» le son est produit par l’écoulement intermittent de l’air son» une lame vibrante (fig.3762). Ces tuyaux sont à anche battante ou à anche libre. Les tuyaux à anche battante se composent d’un pied qui amène lovent dans le tuyau.

Ce pied est cylindrique et a ordinairement de 45 à 30 cent, de hauteur. 11 est fermé à sa partie supérieure par un bouchon également cylindrique , appelé noyau ; le noyau e»t surmonté d'un tube conique que l'on appelle la boite. Le noyau est percé de part en part, et dans l’ouverture entre à force une gouttière semi-cylindrique. Snr cette gouttière est appliquée une languette en laiton écroui qui fermerait exacicment lu gouttière, si elle était rigoureusement planée. Mai» cette languette est légèrement courbée et laisse un petit intervalle entre sa surface et le bord do lu gouttière. L’ensemble de la gouttière «3t de In languette forme ce qu’on appelle l'anche. Cette anche ne ferme pas complètement le trou cylindrique pratiqué nu noyau ; l'espace restant est rempli par un coin «le bois qui sert on même temps h assujettir l'anche. Pan» ln boite est engagé le corps du tuyau qui est habituellement conique.

l.c vent arrive dans le tuyau par K- pied, passe entre la gouttière et la languette et met celle-ci en vibration. Pour régler lo ton do l'anche on se sert d’un fil de fer recourbé en crochet qui passe h travers lo noyau ; l'extrémité inférieure du fil presse la languette ot l'appuie snr la gouttière); ce fil prend le nom de rasette. Ou pent donc, en enfonçant plus ou moins la rasette, modifier la longueur de la partie libre delà languette de manière à obtenir un ton plu» ou moinsélcvé.

Dans les tuyaux à anche libre la disposition est analogue, tauf que la languette pénètre librement dans l'ouverture de la gouttière au lieu do venir s’appliquer contre les bords <fe cette ouverture.

Les jeux à audio libre se distinguent des jeux A

TUYAUX SONORES

TUYAUX SONORES

anche battante par le caractère de leur timbre qui n plus de douceur, main qui manque du mordant et d'éclat. On remarque que dans les jeux à anche battante le pied est sans influence sur le ton de l’nnclie, tandis que lu corps influence ce ton et peut même, s’il est mal proportionné , empêcher l'anche de parler. Dans les tuyaux n anche libre, au contraire, le corps tnodiflo seulement le timbre de l'anche, taudis que je pied doit présenter des dimension* en rapport avoc le ton do l'anche.

Il y a plusieurs sortes do jeux d'anches battantes ot libres.

Parmi les jeux d’ anches battantes nous avons :

La lombarde, jeu de 32 pieds et de 16 pieds;

La trompttle , jeu de 8 pieds ;

L* clai^n, jeu do seize pieds.

Dans ces tiois jeux los corps sont coniques.

Le cromorru est un jeu de 8 pieds dont les corps sont cylindriques ; il a an timbre plus doux quo celui do lu trompette et dans quelque» partie» do son étonduo rappelle la clarinette.

Le haulbaii est un jeu dont les corps ont lu forme d’un cône étroit, terminé par un pavillon évasé d'abord et qui so rétrécit ensuite; il imite plus ou moins parfaitement l'instrument dont il poito le nom.

Le basson est analogue par la forme de son corps k la tromp«tte, il en diffère pur l'anche qui bat ordinairement sur une gouttière garnie du peau ; quelquefois aussi cette gouttière est fermée par une paroi dun» luquelle est percée une ouverture arrondie par le bout inférieur et terminée eu pointe par le haut.

Jji roix humaine est un jeu à languettes minces et étroites dont tous les pied* ont même dimension et dont le corps est formé d’un cône d'environ 5 centimètres terminé par un bout de cylindro de même longueur. L'ouverture supérieure do ce cylindre est fermée par une lame circulaire de métal soudée sur une partie do son contour et relevée plus ou moins, do façon à laisser échapper le son en en modifiant le timbre.

Les jeux d’anches libre* sont peu nombreux. Le» plus employés sont le cor anglais et l’euplione. Le premier de ces jeux est construit à peu près dans la fortno du hautbois; il présenta des corps formés d'un cône étroit suivi d'un cône plus évasé, terminé par un tronc de cône qui va en se rétrécissant. Le deuxième jeu est monté dans des pieds dont la hauteur croit avec la gravité de son, et lo corps est formé d’un côno très-court coiffé d'une espèce de calotte sphérique ot percé d’une ouverture latérale pour laisser échapper le son.

g IL Sot'rrLKBiK.

La soufflerie est une des partie* les plus importantes do l’orgue, et elle doit être traitée avec un soin particulier ; eUe est pour l’orgue ce que sont les poumons pour le chanteur. Un orgue dont la soufflerie est insuffisante sons le rapport du volume et de la pressiou manque de force et d'haleine et paralyse l'inspiration do l'organiste; tandis quo lo même instrument, avec les mômes jeux, mais avec uno soufflerie vaste et puissante, peut produire les plus beaux effets de sonorité sans perdre de son charme dans les nuances délicates.

Dans les anciens instruments, lu soufflerie se composait d'une série d« soufflets semblables aux soufflets de forge, c’est-à-dire on forme do coin. Chacun do ces soufflets avait sa table inférieure Axée sur un châssis à pqu du distance sur le sol, et Ja table supérieure pouvait se relever au moyen d’une basculo sur laquelle le souffleur appuyait. Cette opération développait les plis du soufflet qui se remplissait en aspirant l'air par des trous pratiqués à la table inférieure. Ces trous étaient bouchés par des lames de peau collées seulement par un bord et qui jouaient le rôle de soupapes, s’ouvrant

de l'extérieur à l'intérieur. Lo table supérieure était ébargée de poids, ot la pression exercée par cette table et par les plis sur l'air du soufflet le chassait dons des conduits ou porteront destiné* à mener le vent jusqu'aux tuyaux. Pour empêcher qu'il ne se produisit daa» ce conduit un effet d'uspiration chuqno fois que l’on soulevait le soufflet, on avait soin de placer, au point do jonction du soufflet et du porte-vent, une soupape s'ouvrant de l’intérieur du soufflet vers l’extérieur. Cette soupape était di* posée à l’intérieur d’un conduit étroit, débouchant dans le soufflet et auquel on donnait lo uom du gosier.

Cette disposition de soufflerie avait do graves inconvénients. D’abord la soufflerie occupait une place considérable; secondement le système mécanique adopté pour relever les soufflet* constituait un trè*-niâuvois emploi du travail de l'homme, et le souffleur so fatiguait doublement, obligé qu’il était do se courber k chaque instant jusqu’à terre pour abaisser chaque basculo, et do courir de soufflet eu soufflet pour ne jamais laisser lorganisto manquer «Je veut.

Kufinil était presque impossible, avec ceisoulflcrics, d'obtenir une pression constantu. Nous n’insisterons donc pas davantage sur co système qui est complètement abandonné aujourd’hui.

Les souffleries moderne* sont ba*éc# sur un systèmo dont l’inventeur est un horlogor anglais nommé Cummins. Elles ont été importées en France par M. John Albey ; elles se composent d’un réservoir ou eoufllot quudrangulnirc eu forme de lanterne dans lequel le vent s’accumule, et d’un ou. deux soufflet* cunéiforme* placés en dessus et jouant le rôle des pompes. Ce* pompes aspirent l’air extérieur et le refoulent dans lo réservoir, d’nü il s’écoule dans les porte- vent. (Collo disposition est représentée dans la figure 3763.)

Si on se contentait de former le réservoir d’une table supportée par des plis, In pression ne pourrait, pas cire constante ; en eflet, lo poid* du pli s’ajouterait nu poids do la table au fur ot à mesure qu ils *e déploieraient, et la pression irait en croissant.

t*our éviter cet inconvénient, on dispose la soufflerie do la manière suivante : on la forme de doux tablo* et d’un cadre intermédiaire réunis par deux plis. La table inférieure est fixe. Le cadre et lu table supérieure sont mobiles. Le pli compris dans l’un des intervalles

TUYAUX SONORES

TUYAUX SONORES

ost saillant, l'autre est rontrant comme l'indique la figure 37Gi-

Du re*te, ces deux plia ont la mémo dimension. On réunit les deux tables par un système de parai Kilogramme* articulés qui ont pour effet de faire soulever la table et le châssis intermédiaire A la fois, de façon que les deux pli» soient toujours ouverts sous le même angle. De cette manière, dès que le réservoir est tant soit peu ouvert, le poids tout entier de la table mobile, du châssis et des plis, exerce sa pression sur l’air intérieur; quant à la disposition du pli, clic a pour effet de neutraliser l'influence que l’ouverture des plis peut exercer sur la charge du soufflet. Eu effet, si la pression de l’air intérieur tond h fermer l’un des plis, clic tend aussi à ouvrir l'autre, et ces deux efforts égaux se compensent de telle ?ortc qu’il y a toujours, h quelque hauteur que soit le soufflet, 1a même relation outre le poids des pièces qui le constituent et la pression de l'air intérieur (fig. 37(jiJ.

Le» pompes situées on dessous du soufflet ont leur table inférieure mobile. 'Elle est percée de plusieurs rangées de trous recouverts intérieurement par des James rectangulaires de peau collées par un de leurs bords. Ces lames font l’office de soupapes et 's’ouvrent vers l'intérieur. La table dormante du réservoir est percée de la même manière et présente un système de soupapes tnnt n fait semblable. Enfin cotte table est eljo-mêuie percée d'une ou plusieurs ouvertures communiquant avec les porte-vent.

Ou emploie, pour foire mouvoir les pompes, nn levier qui tourne autotir d'un de ses points; de part et d’autre du centre derotation de ce levier sont attachées des tiges articulées qui soutiennent les pompes, de telle sorte qu'en communiquant à ce levier un mouvement de bascule on peut soulever l'une des pompes, tandis qu'on* abaisse l’autre. Ce mouvement alternatif est donné au levier Ji l'aide d’un de ses bouts qno l’on prolonge suffisamment pour que l'effort à exercer ne dépasse pas la force moyenne de l'homme. Mais la

meilleure manière do faire mouvoir les pompes est d’employer, comme l’a fait M. Cavail’.é, de larges pédale» reliées entre elles par de longues tiges verticales articulées aux deux bouts d’un levier horizontal mobile autour de son milieu. De cette manière le souffleur prend ccs tiges dans les mains, et, posant ses pieds sur Ils pédales, les ataisse Alternativement en pesant à tour de rôle sur l’une et sur l’autre de tout le poids de son corps. Dans ce système le travail mnsoulaire de l’homme est utilisé de h façon la pins avantageuse. Dans tous les souffleta on fixe à la table inférieure une soupape de décharge fermée par la pression d’un ressort ; h cette soupape est attachée une corde fixée par son autre bout à la table supérieure ; dès que cotte table atteint une certaine hauteur, la soupape est soulevée et l’excès d’air s’écoule. *

Soufflerie à diverses pressions. — La pr os si on sous laquelle parlent les divers tuyaux d’un jeu influe considérablement sur la qualité de leur son ; l'expérience prouve qne le» tuyaux graves exigent une grande quantité d’uir s’écoulant sou» une faible pression ; les tuyaux aigus, au contraire, ne parlent bien que sous un vent ù iortc pression. Cette considération avait échappé nux anciens facteurs d'orgues; an avait bien, dans quelques instruments, employé une pression plus forte pour certains jeux ; mais la pression était toujours la même dans l’étendue d'un même jeu, on du moins elle n 'était modifiée que par le plus ou moins d’ouverture donné aux pieds des tuyaux. Aussi existait-il dans les anciennes orgue* une disproportion marquée entre la (Puissance de basse» et celle de dessus; c’étnit principalement dans les jeux d’anche» que cette inégalité se manifestait, et on y remédiait d’une fnçon imparfaite en ajoutant des dessus de trompettes et des cornets, jeux dont l’étendue était bornée à la moitié supérieure du clavier.

M. Cavnillé Coll n remédié le premier h cet inconvénient en employant jusqu’à trois pression» différentes pour les diverses parties d’un même jen.

Pour obtenir des pression» différentes il pince l’un au-dessus de l’autre deux réservoir* semblables (fclc’ fig 5), ce» réservoirs communiquent par un gosier flexible e formé de pi s superposés; ces réservoirs ont leurs tables supérieures cc d<F inégalement chargée», c’est la table ce' qui porte la plus forte charge, une tigo g est fixée à la table mobile du réservoir supérieur, elle est terminée par deux appendices qui peuvent presser le» deux soupapes ff destinées à faire communiquer ces deux réservoir? .

La vent des pompes arrive d'abord dans le réservoir inférieur qui est le [dus chargé, la table de ce réservoir se soulève et va au-devant de la tige qui ouvre le» soupape», immédiatement une partie de Pair comprimé se précipite du premier réservoir dan* lo second et s'y détend sous une pression moindre ; la table dd' ec soulève alors, et nu fur et & mesure que le* pompe» fonctionnent, les deux réservoirs sc remplissent d'air aux pressions réglées parla charge de» tables: cet air so dépense par les porte-vent nu’, oo', et si la dépense do l'un des réservoirs l’emporte sur celle de l’autre, l'action des pompe* jointe nu système de la tige et scs soupapes rétablit l'équilibre.

§111. ftOMMlKK*.

On donne le nom de sommiers h la partie de Porguequi supporte le» tuyaux et qui a pour fonction de leur distribuer le vent.

Chaque sommier se compose d’un châssis divisé transversalement par une série de tringles de même épaisseur, que l’on appelle les barres. L’intervalle compris entre deux barres consécutives prend le nom de g rature. L'assemblage de ces diverses partiesdoit être ûi-t avec le plus grand soin. Cet cnsotnblo forme ce

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qu'on -appelle la grille du sommier ; elle doit contenir autaut de gravures qu'il y a do nous au clavier correspondant.

Sur la grille on colle un panneau d'environ un centimètre d’épainscur, c’est ce qu’on appelle la table. 11 est indispensable que cette table joigne pur tous les points avec les châssis et les barres; cardiaque gravure doit former plus tard uu Conduit parUilement «tanche. Un a même soin de rendre la jonction plu» parfaite ou remplissant, les gravures de colle bien chaude que l’on égoutte ensuite, de façon à laisser sur toute la suriace un enduit imperméable.

£ur lu table ou fixe avec des vis et do la colio les j faux registres ou registres dormants, ce sont des laines de ; bois d'environ 7 millimètres dVpaisseur sur "il milli- t mètres de largeur; ello* sont lixees dans une direction perpendiculaire à lu longueur des gravures et séparées j les unes des autres par un intervalle plus ou moins J grand. Cet intervalle est rempli pur d’autres lame* de bois mobiles que l'on appelle les registres. Le* registres doivent remplir exactement l'intervalle des faux registres et joindre parfaitement avec lu table; de plus, ils doivent avoir la mémo épaisseur que les faux registres. Sur les registres et les faux registres sont appliquées les chapes. Ce sont des planches d'environ i centimètres et demi d'épaisseur, qui couvrent entièrement chaque registre, et débordent de chaque côté de façon à recouvrir la moitié de la largeur des faux registres placés de part et d’autre. Les chnpcssont fixée» sur les faux registre» au moyen do vis dont la tête repose sur une rondelle de cuir ou de métal. I.es chape» sont donc eu nombre égal à celui des registres et sont placées bord h bord.

La table, le registre et la chape présentent des trous qui se correspondent exactement: et ce sont les trous percés dans la chape qui laissent échapper le vent dans les tuyaux. Les registre', étant d’ailleurs mobiles entre certaines limites, servent à établir ou intercepcepter la communication outre la gravure et le tuyau.

L*-S trous de» clutpos sont fraisés extérieurement à l'aide d'un fer rouge et présentent ainsi un bord en pente sur lequel apparent le* pieds de» tuyaux; ceuxci sout soutenu* au moyen'd’nne planche percée, que l’on appello le faut sommier. Cette planche est portée par un certain nombre de piliers fixés dans le sommier, et dont la hauteur est d'environ 25 centimètres.

Les tuyaux qui composent un même jeu sont pris au-dessus du mémo registre. Pour (arilitor lo placement de ces tuyaux, le» troua percés dans la mémo chape, au lieu d’ôtro sur une même ligne droite, sont disposés sur deux rangées parallèle* et les intervalles de l'une des rangées correspondent aux trou* de l’autre.

Pour les jeux composés la disposition est un peu différente. Le* tuyaux qui correspondent à une même note sont placé* sur une même série de troua percés sur une même ligne perpendiculaire à la longueur de la chape. Ces trous ne pénètrent qu’à la moitié de la profondeur et sont relié* par uu conduit horizontal foré dans l’épaisseur de la chape à un seul et unique conduit vertical qui vient aboutir au trou du registre.

Nous ne hou* sommes occupé jusqu'à présent que de la partie supérieure du sommier ; passons a la partie inférieure. Pour maintenir l’écartement des barres on introduit entre clics de petit» tasseaux courts en bois de fil qui sont collés et entaillé* dan* les barres. On leur donne le nom de flipots. Ces flipot» sont disposés sur deux rangées au quart environ do la longueur de» rgravues ; ils ne pénètrent qu'à une petite profondeur dans celle -ci, afin de ne pas gêner la circulation dn vent; on n soin, après les avoir collés, de dresser parfaitement lo dessous du sommier. Le» gravures, dopais In première rangée do fi i pot» jusqu'à l’extrémité oppo- i sée, sont fermée» au moyen d'une peau ou d’un par-

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chemin. Ce parchemin se prolong.1 ju>qu’à la purtio antérieure du sommier, seulement il est ouvert vi» àvis des gravures dans l'intervalle compris entre la première rangée d.> flipots et le commencement de la gravure : on voit doue par là que chaque gravure présentu à son entrée une ouverture rectangulaire. Sur chacune de ces ouvertures appuie une soupape qui peut la fermer hermétiquement. Cette soupape est formée d’une tringle triangulaire en boi» de fil aussi »ec que possible, chêne ou sapin. La face de la soupape qui appuie sur l’orifice de la gravure doit déborder tout autour d'environ un centimètre; elle est garnie d'une bande do peau dont la partie lisse est collée sur le bois. Cette bande do peau prolonge au delà do lu soupape et on collée sur les llipôt»; elle forme donc ainsi une sorte de charnière autour de laquelle la soupape peut pivoter. Toute* ce* soupapes sont renfermées dan* une boite rectangulaire ajustée sur la partie antérieure du sommier. Lorsquu le sommier est en place, cctto boite forme à la base du sommier un réservoir dont la face supérieure est formée par la partie antérieure de la grille du sommier, garnie do se* soupape*. On donne à cette boite le nom de laye. Le panneau antérieur do la Iny© peut s'enlever pour visiter et réparer les soupapes.

La loyo communique avec la soufflerie par un ou plusieurs porte-vent. Pour maintenir le* soupupe» fermée», on place sou» chaque soupape nu ressort en forme de pincette dont un dos bout» légèrement recourbé pénétrera une faible profondeur dans la fuce inférieure de la laye, et dont l'autre bout pénètre de même dans l'arête inférieure do lu soupape; de plu», pour que la soupape dan» ses mouvement» ne puisse être déviée latéralement, on enfonce de part et d'autre, à peu do distance de sou extrémité libre, deux pointes entre lesquelle* olle peut monter et descendre librement; ce» pointes sout ce qu'un appelle les guide» de la soupape.

Le mouvement de» soupapes s'effectue aicmoyon de tige* accrochée» aux soupape* elles-mêmes et qui traversent la face inférieure do la laye. Ces tiges sont mise» en mouvement pur les touches du clavier à l’nidu d'un mécanisme particulier que nous décrirons bientôt.

Pour éviter que le vent no puisse passer entre les tiges qui tirent lea soupapes et la paroi de la lave, on adapte à chacune de ces tiges ce qu'un appelle unj boursette. ...

Lu boursette n’est nntre eliore qu'un petit sac de pénu sans coulure dont le bord ost cullé sur le pauneau inferieur de la laye. Ce petit sac est traversé par un fil de laiton qui est passé à travers deux morceaux d'osier, l’un placé au-dessus delà boursette, l'autre au-dessous; ces deux morceaux d'osier sont fixé» sur les deux face» de la boursette au moyen d'un peu du colle. Le fil do laiton est recourbé en anneau à ses deux bouta et arrêté ainsi contre l'osier. Des deux morceaux d’osier, celui qui eut à l’intérieur de la lave est très-court; l'autre, au contraire, est n«ez long pour traverser dans toute son épaisseur le panneau inférieur de la laye, et lo trou à travers lequel il passe est d’ailleurs assez largo pour qu’il puisï-c y jouer sans frottement. Le* deux anneaux do fil de laiton sont attachés, l'un à la soupape au moyen d’un crochet en laiton, l’autre à la tige qui doit tirer In soupape.

Fonctionnement du sommier. — La description du sommier étant terminée, il est facile de so rendre compte de la manière dont il fonctionne. Supposons d'abord tèu» les registres fermé» : si l'on vient à faire ouvrir les soupapes en promenant les main» sur le clavier, le ventse précipitera dans le* gravures; mais comme I jl n’a aucune issue, il ne fera parler aucun tuyau.

! Tirons maintenant un de» registres de façon à établir I la communication entre tou» le» tuyaux d’un même

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jeu et les gravure» correspondante*; dis que non* abaisserons une touche du clavior, la soupape correspondante s’ouvrira, et l'air, se précipitant dans la gravure, fera i>arlcr le tuyau qui correspond h la fois au jeu dont le registre e*t tiré et à la gravure dont la soupape est ouverte. Si plusieurs jeux ont leurs registres ouverts, les tuyaux de ces divers jeux qui sont situés sur la même gravure parleront à la fois dès qu’on abaissera la touche correspondante.

Tuyaux potin. — Les tuyaux les plus graves des divers jeux ont trop de diamètre pour qu’il soit possible do les poser sur les trous correspondants du sommier; ils auraient d’ailleurs l'inconvénient de 3e charger trop fortement et do le faire fléchir. On eBt donc obligé de los placer & distance sur un support spécial, et on les fait communiquer avec le trou correspondant par un conduit en alliage d’éütin et do plomb d’une longueur plu* ou moins grande. On dit alors que ces tuyaux, au lien d'être sur leur vent, sont poste». Les pièces sur lesquelles on los pose sont des blocs do bois forés de trous qui contiennent lo conduit destiné à joindre le tuyau au sommier; on dounc à ce* pièce* le nom do pièces gravées.

Division des sommiers. — Dans les orgues de petite dimension, il n’y a ordinairement qu'un seul sommier; mais dans les grandes orgues, surtout dans celles qui renferment des jeux très-grave*, -il est nécessaire de donner aux gravures de» basses une grande largeur; cette nécessité obligerait à donner au sommier une très-grande longueur. On préfère alors lo diviser en 'plusieurs parties dans le sens de sa longueur Ces sommiers »ont donc placés sur le mémo alignement, et on laisso entre eux des passages qui permettent de visiter l'orgue et de le réparer au besoin.

On peut aussi profiter de cette disposition pour ali monter le sommier des basses et celui dea dessus avec du vent h des pressions diflérentes; du reste, le même résultat peut être obtenu dans un sommier unique nu moyen de.cloison» transversales qui divisent la lave en plusieurs parties.

Altérations. — Dans les ancien* sommier.*, les gravure* étaient longues et étroites; il en résultait que la pression de l'air à la sortie du sommier diminuait notablement à mesure que le nombre de registres ouverts était plus considérable; cet inconvénient se manifestait par une altération dans l'accord. M. Cavoillé a obvié ù cct inconvénient en mettant une seconde rangée do soupapes et une seconde laye ii la partie postérieure du sommier et en coupant le* gravures en leur milieu par une cloison perpendiculaire * leur longueur. D’anciens sommiers ont pu ainsi être utilisés avec succès.

Cette disposition a encore un autre avantago Supposons, en effet, que les deux laves occupent touto la largeur du sommier, de façon a ne former en quelque sorte qu'une même caisse pincée sous toute l'étendue du sommier et divisée eu deux parties par une cloison longitudinale. Supposons d’ailleurs que chacune des soupapes de la rangée antérieure soit reliée à la soupape correspondante de la rangée postérieure, de façon qu’il *oit impossible dp faire jouer l'une sans que l’autre fonctionne aussitôt. Si on introduit le vent -cillement dans la laye antérieure, on aura beau mettre les mains sur le clavier après avoir tiré le* registre» de la région postérieure du sommier, les tuyaux des jeux correspondants ne fiarlcront pas; mais si ou vient à faire d> -paraître subitement la cloison qui sépare les deux laves, ou cequi revient au même, Couvrir de larges soupape* pratiquées dan* cette cloison , le» jeux de la partie postérieure du sommier dont le» registre* sont ouvert* résonneront immédiatement, quoi qu’eu «oit le nombre.

La figure 769 représente la coupe d’un sommier construit d’après ce système S et S’ sont les soupape*

antérieures et postérieure*, Ç lu cloison qui divise les gravures , et II est la soupape qui permet d’établir la communication entre les deux laves.

Houppemenls. — Los orgue» ancienne* ne se prêtent" pas à l’exécution de touto espèce de musique. Ainsi quand on tient avec l’une de* main* un accord sur le davier, et qu’avec l’autre main on frappe à plusieurs reprises un antre accord, les chocs brusques produits dans le sommier par l'écoulement intermittent du vent détruisent la continuité du son dans le premier accord et déterminent dans le sou une sorte de secousse que l’ou pourrait comparer à un aboiement Cet effet, on ne peut plus désagréable, est désigné sous le nom de houppement. Il se présente surtout dun* les instruments où les gravures sont longue» et étroites, où la soufflerie est jointe aux sommier* par de» porte-vent étroits et d’une trop grande longueur.

Pour éviter cet inconvénient, lo meilleur moyen est de fermer le dessous des layes avec une toile imperméable ou une fenillo de caoutchouc non tendue, portant sur une partie de sa surface une planche contre laquelle appuient des ressorts. On forme ainsi une paroi flexible qui amortit toutes le» secousse».

Réservoirs alimentaires. — Il est également utile, pour éviter les altération» et les houppemenls, de placer bous les sommiers eux-mêmes îles réservoires à air dans lesquel» les sommiers puisent le vent qu'ils doivent consommer. On peut ainsi , en distribuant dans toute l’étendue de l’orgue des réservoirs alimentaires, diminuer le nombre d’hommes nécessaires à la manoeuvre de ln soufflerie. Car la mission du souffleur »c réduit alors a empêcher que l'organiste manque de vent, et en ayant >-oin de remplir à l’avance tous les réservoirs alimentaire», le souffleur ne se trouve pas en défaut, même lorsque, par suite de l’emploi de certains effets de grande force, qui ne durent jamais longtemps, l’orgnnUtc dépense dans l'unité de temps plus de vent que n'en fournit le travail du souffleur, car l’air emmagasiné duns la soufflerie suffit à cet excès temporaire de dépense.

MKCAM8XE.

Clavier. — Le» clavierrd'orgue ne diffèrent pas par leur apparence extérieure des daviers do piano, seulement ils sont inouïs étendus, et dans le* orgues d’église on tic leur donne habituellement que 54 notes; ils commencent à l’ut et finissent au fa de la cinquième octave. J.e nombre de ces claviers s’élève ù cinq an plu» dans les instruments le* plu* considérables. Us sont disposés les uns au-dessus des autre» en forme d’cscalier, de façon que le» touches de mémo nom se correspondent.

Dans lo* anciennes orgue», les touches étaient attachée* ver* le milieu de leur longueur à des vergette» en bois qui tiraient le* soupape», l’extrémité posté' rieyro de la touche servait de pivot, de sorte qu’on pesant sur l'extrémité antérieure, on abaissait les soupapes ; ce» claviers primaient le nom de claviers »uspcn dus; on y h renoncé.

Tous les claviers dont on se sert aujourd’hui sont comme les claviers de piano, c’est-à-dire ù bascule; les touches reposent par ce» point* intermédiaire» sur un chevalet autour duquel elles peuvent basculer, de façon

prendre un certain degré d'enfoncement. Le point autour duquel ln touche pivote n’est pa» situé tout h fait à U moitié do sa longueur, la partie antérieure est ordinairement un peu plus longue.

Transmission du mouvement du clavier aux sommiers.

La transmission da mouvement de chaque touche à la soupape correspondante ne peut pas t'effectuer par un lien direct ; en effet, la largeur des sommiers est beaucoup plusgrandc que celledct clavier», sccondemcut

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les notes ne sont point distribuées sur les sommiers dans lo mémo ordre que sur le clavier. Afin de donner aux tuyaux de l'orgue une disposition symétrique, on les place successivement d'après leur numéro d’ordre, à droite et à gauche de la ligue médiane do l'orgue, en mettant les plus courts an centre et les plus long* sur les côtés. En troisième lien, la disposition de la charpente de l’orgue, variable avec les exigences architectoniques du buffet, oblige h contourner divers obstacles pour relier les touches du clavier aux crochets des soupapes. On est donc réduit à résoudre le prohlème de mécanique suivant : étant donnée une tige verticale à placer en un point quelconque, transmettre le mouvement de cette tige à une autre tige b placée en un autre point quelconque, cette transmission s’effectue u l'aidede deux mécanismes très-simples, lenéqxierm et les rouleaui d'abrégés, Le mécanisme des équerres est | des plus simples; c’est celui qui est employé dans les appartements sous le nom de renvoi de sonnette ; il est représenté fig. 3765. Il permet de convertir un mouvement de traction verticul en mouvement horizontal, et réciproquement.

Le mécanisme des abrégés a pour effet de transpor-

TITYAÜX SONORES.

ter la ligne de traction parallèlement à elle-même et h une certaine distance; il est représenté en perspective (fig 3766) ; il se compose d’un rouleau cylindrique AB portant doux palettes parallèles C et 0 implantées sur une môme arête ; chacune de ccs palettes est en relation avec une tringle, de sorte que lo mouvement de traction exercé sur la première puletto est reproduit identiquement par l’autre comme si la traction s’exerçait directement sur elle, pourvu que le rouleau ne subisse pas de torsion.

Les abrégés peuvent être employés à transmettre le mouvement dans le sens vertical ou même dans le sens horizontal. Les palettes d’abrégés et les équerres sont reliées entre elles et au clavier par de minces lames de sapin de fil terminées par des crochets en laiton ; on donno a ces lames le nom de vergetles.

Dans certaines orgues les claviers sont disposés en avant de l'orgue sur un meuble en forme do console, et l’organiste tourne le dos b l’instrument. Dans ce cas la transmission du mouvement se fait de 1^ manière suivante : quand on abaisse la touche, l'extrémité opposée au doigt se soulève, et tire une vergette verticale. Celle-ci, au moyen d’une équerre, tire nue vergette horizontale située sous le plancher. Cette deuxième vergette agit sur une équerre qui tire de haut en bas une troisième vergette attachée à une palette d'abrégé. Celle-ci fait tourner le rouleau correspondant et traus-

met le mouvement b la deuxième palette placée sur la môme verticale que 1» soupape.

Quand le clavier est tourne en teus contraire et appliqué contre l'orgue, les vorgéUea ne peuvent agir que par la traction; il faut uéoesfctirément convertir le mouvement d'ascension de l'extrémité do la touche en mouvement inverse b l'aide d’un levier iutormé- <1 inire ; on y parvient en plaçant ce levier au-dessus du clavier et reliant l'extrémité de la toucho a celle du cluvicr par une tige intermédiaire tout b fait inflexible que l'on appelle un pilote.

CcUe disposition est représentée dans la.fig. 3769.

Nous ferons remarquer que dans ce système de transmission on s’arrange toujours de façon à ce que la longueur totale de l’ensemble des vergettes qui rattachent une toucho b la soupape correspondante soit la même pour toutes les touches d'un même clavier, malgré la différence de parcours. C'est grâce à I emploi des abrégés que l'on peut résoudre ce problème. Si cette condition n'était pas satisfaite, les changements de longueur qui se manifestent dans les transmissions par suite de changement* dans la température et l’humidité de l'air auraient une action inégale sur les diverses touches du davier et il en résulterait, dans les diverses parties du davier, des inégalités de uiveau qui gêneraient singulièrement l'organiste dans son exécution.

Alecanismt des registre s. — La nécessité de varier les effets de l’orgue, autant que lo permettent les reaaources de l’instrument, obligo les organistes à avoir •ou» la main le moyeu de tirer ou repousser à volonté les différents registres de l'orgue, de façon à utiliser les différents jenx ou les réduire uu silence suivant les besoins de l'exécution. Ce résultat s'obtient de la manièro suivante ;

A proximité du clavier sont placées des tiges horizontales terminées par des boutons portant l' indication des jeux correspondants^ ces tiges prennent le nom de tirants; chacune d'elles agit par traction directe suruno palette fixée perpendiculairement b une tigo verticale tournante qu'on appelle pilote tournant. Ce pilote joue exactement le même rôle que la rouleau d’abrégé ; il porte une deuxième palette qui met en mouvement une tringle, et celle-ci, par l'intermédiaire d’équerres, do tringles, et d’autres pilotes tournants, agit sur le registre.

C’a mécanisme rappelle celui qui transmet le mouvement de la touche & la soupape ; seulement, au lieu d'exercer son action dans une direction verticale , il agit dans lo sens horizontal. De plus, il doit fonctionner daus les deux sens , c'est-à-dire par tract ou o» par pression. Aussi emploie- t-il, uu lieu de vergettes, des tringles rigides ; il est construit assez solidement pour résister aux mouvements brusques qu'il doit subir. Enfin les leviers qui le constituent doivent être calculés d-! façon à rendre la course du bouton de registre beaucoup plus étendue que celle du registre lui* même, afin de diminuer la résistance que ce mécanisme offrirait à l'organiste, surtout quand les registres ont été gontlés par l’humidité.

Dans le cas où le clavier est en consolo, on attache les tirants de registres à des leviers verticaux eu ter que l'on désigne sous le nom de balanciers ; ces leviers transmettent l'action des tirants à des tringles horizontales placées sur le plancher, et celles-ci agissent à leur tour sur le reste du mécanisme placé dans l’orgue.

Machine Barker. — Les claviers d’orgue offrent ordinairement au touchcT une résistance d'autant plus forte que l'instrument a plus d’importance; en effet, l'effort que l’on doit exercer pour enfoncer chaque touche du clavier doit être proportionné à la résistance de la soupape, résistauco d’autant plus geau-ic

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qne In sonpapc a plus <lo surface et que J’alr contenu dan» le sominiçr est à une plus forte pression. L’effort à exercer croit encore lorsqu’on vient à réunir le» claviers au moyen du mé'*aui*me connu sou* le nom d’accouplement, et dont l’effet est de mettre tous les claviers dans la dépendance d’un seul, de manière qu’on en touchant un, on les fusse fonctionner tous à la fois.

Indépendamment de l’incommodité résultant do la dureté des daviers, cet inconvénient a pour effet de limiter In puissance de Lorgne.

Aujourd'hui cette difficulté nVxhle plus grâce h un mécanisme ingénieux dû n M Iînrker, et dont l’application a été faite pour la premièro fois par M. Cavnillé- Coll dans lo grand orgue de Saint-Denis. Cè mécanisme est représenté dans la fig. 3707 avec la disposition odopée par M. Cavaiilé pour l’orgue de l’église Saint- Vincent de Puni à Pans, i et k sont deux layescommuniquantnu u.o> on de doux conduits /■ et h avec un petit

retombe. Chaque touche du clavier fait fonctionner un appareil semblable au précédent.

Pour diminuer mitant qae possible l'espace occupé par ce mécanisme on divise les 54 soufflet» en un certain nombre de rangées, six, par exemple, que l'on place les unes au-dc»su» des autres*, seulement on a soin de disposer les soufflets qui forment les diverses rangées de façon que les lige* telles que rd et ab soient groupées à côté les unes des autres dans une étenduo qui ne dépusse pas lu largeur du clavier.

Lo mécanisme Parker a, comme on U voit, pour résultat final d’emprunter à la soufflerie le travail mécanique nécessaire pour faire fonctionner les soupapes de sommiers, et l’organiste ne doit pins fournir que In force nécessaire pour mettre en jeu la détente du moteur. De cette manière on reporte sur le souffleur, dont la fonction est essentiellement automatique et inintelligente, une juirtie notable du travail mécanique qui incombait autrefois à l'urti. te.

Moteur jmeumatUine. Dans la restauration Complète de l’orgue de Saint- Sulpice qui s'achève en ce moment, M. Cavaillé-Coll a voulu encore soulager l’organiste

soufflet gfi au-dessous do cette double laye est placé i mi levier Imr., auquel sont attachées en / et m deux soupape* o et u. L’une d’elles rert à fermer au beso n l'orifice par lequel le conduit p débouche dans la Inye i l'autre sert à former un conduit de décharge e, qui met la laye k en communication avec l’air intérieur. I.a laye i est en communication permanente avec la soufflerie ; la tigo cd est en relation avec une des touches du clavier, la tige ab avec une des soupapes du sommier Dans l’état de repos, l’extrémité e du levier est relevée, la soupape u est ouverte, lu soupape o fermée et le soufflet fermé également par son poids et l’action du ressort adapté à la soupape du sommier.

Dès qu'on abaisse la touche du clavier qui tire la lige rd, la soupape u se ferme, la soupape o s'ouvre, l’air pénètre dans lo soufflet, le gonfle instantanément, et la table supérieure fa du soufflet tire, en sc relevant, la tige eh. On n’a donc i* vaincre, pour, mettre en jeu ce mécanisme, que la pression exercée par l’air de la soufflerie sur la petite soupape o, et dè* qne celle-ci est ouverte, l'effort transmis à la soupnpe du sommier est donné par la pression qne l’air comprimé exerce sur la surface du soufflet, c’est-à-dire qu’à l’aide d'une très-faible résistance vaincue on met on jeu un mécanisme dont la pression n’est limitée que par l’étendne du soufflet af et la puissance de la soufflerie alimentaire. Dès qu’on vient à abandonner ln touche les soupapes reviennent ù leur position primitive sous l'action d'un ressort adapté au levier le ; l’air comprimé du soufflet s'échappe par le canal de décharge e et le soufflet

de la majeure partie du travail mécanique qui était absorbé dans lo mouvement des registres (fig. 3768). A cet effet, il a appliqué à leur manœuvre des moteur» à uir comprimé analogues à la machine Bsrker.C'cs moteurs en diffèrent cependant en ce qu'ils doivent fonctionner dans on sens on dans l’antre ; la fig. 3768 en représente la disposition. S et S’ sont doux soufflet* reliés t ar des tringles verticales. Leurs mouvements sont solidaires et l’un de» doux s’ouvre quand l'autre »e ferme, et réciproquement. Entre ce» deux soufflets sont deux lave» I. et L\ trn versée* dans le sens horizontal par uno même tringle T T’ portant quatre soupnpe*. Chaque laye présente une ouverture, o, o’, qni correspond avec l’air extérieur; .et une ouverture, U, U’, communiquant aveç un porte-vent. Quand latigoTT’ estpousséo de T' ver» T, l’air pénètre dans la laye I,’ et par l ou- . vertnre II' dans le soufflet S’ et le soulève ; le soufflet S communique aveo l'air extérieur par l'ouverture U’, la laye L et l’ouverture O. Si ou vient à fairo passer la tige do la position extérieure vers T a ln position nutéricoro vers T’, les or.vortnret- O et O’" se ferment, les ouvertures O’ et O” s’ouvrent, l'nir échappe du

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soufflet S' et pénètre dons lo soufflet S ; le système des deux Douillets s'élève immédiatement. Ce mouvement

suffit d'agir sur l'équerre K au moyen d’un système do renvoi de mouvement commandé i ur lo bouton «lo registre. Il est évident que l'effort nécessaire est infiniment plus faible que celui qu’on devrait exercer pour tirer directement lo registre.

Outre l'avantage qu'il a do rendre lu mnnœurro des registres plus facile, ce mécanisme permet do concentrer dans un e.-nnee très-peu étendu tous Los boutons do rcgibtr< s. d'en diminuer considérablement la course, et enfin de remplacer le système de transmission du bouton do registre au registre lui-même par un système de vorgattea, d’équerre» et d'abrégé» analogue à celui qui c*wt mis enjeu par les touches du clavier. Cette nmé iora' ion o-t d'une utilité évidente dans les orgues d'un grand nombre do jeux dont lo clavier est en console, car il permet de réduiro considérablement les dimensions transversale» du mécanisme qui doit pnsfer sous le plancher de l'orgue et par suite les boutons de registres peuvent être concentrés h proximité do l'organiste.

Ce mécanisme a un autre avantage : comme il ne fonctionne que par l'action du vent, on peut tirera l'avance les boutons de» registres correspondant aux jeux dont on a besoin, et rentrer ceux qui correspondent aux jeux quo l’on veut supprimer ; et si lo porte-vent qui amène l'air aux moteurs pneumatiques est fermé, les registres ne fonctionnent pas; mais aussitôt qu'on vient h lnnccr le vent dans les moteurs en ouvrant la soupape qui ferme le porte-vent, les moteur» fonctionnent, et les registres, en se déplaçant, produisent instantanément les changements de jeux que l'on désire.

Description générait du mécanisme des orgues d'église.

S emmur Je JVilalt

l*our mieux faire comprendre l'emploi de ces divers mécanismes et d’autres mécanismes auxiliaires, nous ullons le» montrer fonctionnant dans un orgue de grande dimension, l’orgue de In cathédrale de Saint- Rneuc, construit par M. Cavai lié -Coll. Dan» ect orguo, les jeux sont répartis sur quatre sommiers : le sommier de récit, situé à la partie supérieure de l'orgue, le sommier du grand orgue, situé dans lu partie intermédiaire; lo sommier de pédale», placé h la partie postérieure et inférieure do l'orgue, et le Hommier do positif placé h lu partie ontéricuro. Chacun de ces sommiers est mis enjeu par nnclavior spécial (fig. 37G9).

r x Gf 'f sont le* quatrecla viera , A le cl* •

v!er do pédales, a est lo davier du positif, y lo clavier du grand orgue, S le clavier et du récit, G est on clavier intermédiaire n l’aide duquel on peut jouer tous les autres claviers isolément ou ensemble.

Examinons d’abord le jeu des claviers isolés : lorsqu’on abaisse la touche », son extrémité opposée se relève, soulève la tige G, agit snr l’équerre GH, et sur la tige UV, et ouvre la soupapo K appartenant au sommior du positif. Lorsqu'on

3 7CTk

de bas en haut ou da liant en bas se communiqué à la | nlmisse la touche •y, son extrémité opposéo pousse tringle R, Qui sert h tirer ou pousser le registre. I un pilote qui agit sur lo pointe’, fuit basculer lo Un voit donc que pour manœuvrer cet appareil il | levier c’ I, abaisse le point /, et tire ù l aide de la

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vcrgette h In soupape » placée dans le sommier du grand orgue; In même vcrgette, par l’interroéd aire do» deux équerres et do la vergetto horizontale RQ tire la soupnpo S1 placée dan* la deuxième layc du grand orgue, l.a touche S appartenai t au clavier du récit agit par non extrémité sur un pilote qui fait basculer le levier r'T qui tire sur la vcrgette attachée à l'équerre V, laquelle, par l’intcrmédininj do la deuxième équerre ‘-2* tire la soupape S" appartenant an récit.

Le clavier de pédale» A agit sur le levier J 2, sur lea Atorrci 3 et 4 et de là sur la soupapo 5 placée dans lo >nm:nier de pédale.

Lé clav. r Z agit sur le moteur Barkcr par la tringle verticale c, le le* ier CD, la tringle pd, les levier» pi et tr et la tringle zy; dès que lu touche € est abaissée l’air entre dan» le soufflet u? qui tire la tringle verticale vie. Cette tringle traverse trois leviers un, om, tg; elle porto trois écrou» placés au-dessous de chacun des leviers ; dés qtte la tringle o*t tirée do bas on haut, elle agit donc sur chacun de ces levier», et chacun d’eux, par son extrémité opposée, Tait mouvoir la tige qui transmet l’action d'un des claviers au sommier correspondant. Ainsi l'extrémité n du levier un tire la soupape du récit, l'extrémité rn du levier om tire la soupape du graud orgue, et dans lo levier gf le point f en s'inclinant tire In touche a et par suite lu tringle G qui agit sur lo sommier du positif. Pour que chacun de ces leviers fonctionne il faut, de toute nécessité, qu’il y ait contact outre le levier et l'écrod correspondant. On pout donc empêcher chaque levier d’avoir son action en soulevant les pièces I et K qui portent le centre de rotation des deux premiers leviers, et en abaissant lu pièce g qui porte celui du troisième. Tel est on effet l’état habituel de ces leviers. Dans cette situation les écrous penvont jouer au-dessous des extrémités u et o des leviers sans les toucher.

Qaant à l'écrou r, il fait jouer le levier tfg; mais le centre g dn levier étant abaissé, la tige f tombe librement a travers l'extrémité do la touebo *, et l’écrou qui termine eetfo tigo manœuvre au-dessous de la tourbe sans la fnire mouvoir.

Chacune des pièces fl<t pont être mise en mouvement au moyen d'une pédale spéciale, qui accouple ainsi chacun des claviers avec le clavier intermédiaire 6.

Nous n'avons décrit que le mécanisme correspondant à l'une de* touches do chaque clavior: mais il est bien évident que co même mécanisme se reproduit pour oliaque touche et qu’il y a, par exemple, au lieu d’nu seul levier en un, 54 leviers placés côte à côte et tournant autour d'an même axe soutenu par une même tnnglMiorixontale dont i représente lu section.

Accouplement d octaves. — Le systèmo de levier qrt est destiné à produire l'accouplement d’octaves, c’cstfc-diro a mettre chaque touche du clavier € en relation

avec l’octave grave de cette mên c touche. En effet, le levierrq, quoiqu'il paraisse dans le plan do n figure, est

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disposé obliqnement dons un plan horizontal; l'extrémité r correspondant à une certaine touche, l'extrémité q atteint la tige qui est commandée par l'octave de cette même touche. L'axe de rotation des leviers tel* querq est mobile à l’aide «rnne pédale, et on peut, en abaissant cette pédale, déplacer ce centré de façon à mettra tous les leviers eu prise.

Accouplement de claviers dam les petite» orgues. — Cet accouplement se fait, comme lo montre la figure 3770 ci-jointe, nu moyen de galets qu'une pédale fait engager entre les touches correspondantes des deux claviers superposés. *

DISPOSITION OK.v£*AMD DX L’oRGÜB.

Buffet. — L’orgue est ordinairement renfermé dons un meuble en menuiserie qui prend parfois les proportions d’un véritable édifice, ot qu'on appelle le buffet. Dans les orgues de petites dimension» le buffet est une «impie enveloppe destinée à protéger et cacher le mécnnismo de l'instrument sous un vêtement dont l'ornementation est en rapport avec l'architecture du lien auquol l’orgue est destiné. Dans les grande» orgues, au contraire, lo buffet prend un aspect monumental, et les tuyaux mêlé» aux bois sculptés donnent à lu décoration un caractère à la fois grandiose et harmonieux qui convient k un instrument dont la sonorité majestueuse doit ajouter à In pompo des cérémonie» du culte.

Seulement il arrive fréquemment que les architecte», préoccupés avant tout de l’effet artistique du bnflet, ne s’ii-treigncnt pas aux conditions qui peuvent assurer l'effet acoustique de l'instrument et faciliter l'installation de *-on mécanisme. Souvent le buffet est placé trop haut ot l’orgue, resserré dan* une chambre de prière placée au-dessus du porche de l’église, n’a pas autour de lui l'espace nécessaire pour laisser échapper sans obstacle les ondes sonores dont il est le centre. Souvent aussi la face antérieure de l'orgue obstruée par de lourdes frise», d'épais entablement», ou des statues accumulées devant la façade, empêche la libre sortie des son». Souvent encore les tuyaux qui ornent la partie antérieure dn buffet, ou tuyau c de mostlre, au lieu de présenter une grande variété dan» leurs longueurs et leurs diamètres, «<mt tous d'une dimension à peu près uniforme, ce qui oblige à en laisser en pure perto un certain nombre à l'état do tuyaux muets, ou bien à détruire l’égalité do certain* jeux en introduisant parmi les tuyaux qui les composent un certain nombre de tuyaux de mauvaise proportion.

Voici quello est ordinairement la disposition du buffet des grande* orgues et comment les diverses parties du mécanisme sont installées à l'intérieur. La façade du buffet est divisée généralement en nn certain nombre do parties appelées plate» faces où les tuyaux de montre sont simplement juxtaposés; entre Ica plotes faces sont les tunelles composée» de tuyaux disposé» en faisceaux sur une base semi-circulaire où triangulaire. Le butlct est ordiiisiremcnt composé de deux parties : le grand buffet, qui contient les sommiers du grand orgue, du récit d<* la péaalc; ot un buffet phis petit suspendu sur un encorbellement en avant de la tribune de l'orgue. Ce buffet est le buffet de positif; il renferme un sommier dont les jeux correspondent au clavier inférieur do l'orgue jau davier do positif. Dans le» orgues ainsi disposée», les claviers sont npiiliqnés i ontre la face inférieure du grand buffet, et l’organiste pour les toucher est obligé de tourner le do» n l autel. Le buffet de positif sert doue à masquer l’organiste. ’

Dan» beaucoup «i'orguea moderne» le buffet do positif est supprimé; le* jeux, correspondants sont répsrtil à l'extérieur do l'orgue; ce clavier est alors placé sur une console et l'organiste faitface à l'autel. Quelquefois • aussi le clavier est placé sur l'un de* côtés do l'orgue.

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