‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 286 sur 394 · VÉLOCIPÈDE · texte numérisé non relu

VÉLOCIPÈDE

La sommiers sont repartis dans le buffet du grand orgue h diverses hauteur» ; au centre sont les sommier* du grand orgue ; h droite et h gauche les sommiers de pédales; au-dessus et dans la partie centrale de l’orgue les sommiers du récit. Ce dernier est enfermé dans une boite en bois présentant à sa partie antérieure une jalousie à lames mobiles, qui peut s’ouvrir ou se fermer à

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l'aide d’une pédale placée Ma disposition de l'organiste. Lorsque la jalousie est fermée, le son des jeux du récit est considérablement affaibli, et son intensité augmente à mesure que la jalousie est plus largement ouverte; c’est ce qui permet de produire dons les orgues modernes les effets de crescendo et de decrescendo qui constituent l'expression. Liaa*jonn.

VÉLOCIPÈDE. On n souvent inventé sous ce nom, ou sons des noms différents, des appareils propres à transporter une personne par les efforts musculaires qu'elle développe en faisant tourner les roues d'une petite voiture dans laquelle elle est placée. Bon nombre de semblables dispositions sont illusoires; mais dans quelles limites, dans quelles conditions peut-on espérer des résultats favorables? C'est un point parfaitement traité dans un excellent rapport fait par M. Cation fi la Société d’encouragement, et nous ne saurions mieux faire quo de le reproduire ici.

Lorsqu'un homme chemine sur un plan horizontal, il n'y n point de travail mécanique apparent, en ce sens que le centre de gravité «le l'homme *o retronvo à la fin de la marche à la même hauteur qu'au commencement.

Néanmoins on conçoit qu’a chaque pas le centre de gravité s'élève d'une petite quantité. Le travail résistant qui en résulte n’est point com]«om>é par le travail moteur développé lorsque le centre de gravité redescend, et, au moment où le pied porté en avant vient poser sur le sol, il se perd, par une destruction brusque de )n vitesse acquise, malgré l'élasticité des membres inférieurs, une certaine quantité do force vive. On peut donc penser que le système de locomotion dont la nature nous a doués, quelque admirablement qu'il soit disposé pour s'adapter à des circonstances variées de nature de terrain, de pente, etc., puisse être remplacé avec avantage, sur un sol convenablement nivelé et approprié, par uu moyen mécanique dans lequel la force «le l'homme sera employée en évitant l'inconvénient qui vient d'être signalé.

Cette considération peut être soumise nu calcul d'une manière très-simple. *

Soit T la quantité «l’action journalière qu'nn homme pourra produire en agissant snr le récepteur dont le véhicnle sera muni ;

I la durée de cette action ;

P le poi«ls «le l'homme ;

P' la charge qu’il transporte avec lui ;

Q le poids du véhicnle ou poids mort;

f le rapport de l'effort de traction ou du tirage h In charge transportée, rapport eiscntielloment dépemlnnt de la nnture et de l'état «l'entretien de la voie parcourue ;

/ l'cspaco journalier parcouru ;

V la vitesse de translation obtenue.

On a évidemment :

T = MP + F 4- Q» i = ft* + P H- Q) V r.

apposons qu’on emploie le travail do l'homme le plus avantageusement possible, c’est-è-diro en faisant travailler les muscles des jambes h peu près de la même manière que lorsqu'un homme monte an escalier, en agissant sur une roue à marches ou h chevilles ; résultat qui peut être obtenu nu moyen d'un double système «le pédale ou de quelque autre mécanisme équivalent; alors le travail journalier s’élève h 280,000 kilogram-

mètres environ, qui seront produits en 8 heures ou en 28,600”.

La valeur de f. qui est l’élément essentiel à considérer, peut être évaluée comme suit :

Snr un chemin de fer à grande section avoc une voie

et un matériel bien entretenus 0,0U5

Sur un chemin de for analogue aux chemins

de mines ordinaires 0,01

Sur une chaussée empierrée entretenue. . . 0,02

Idem on état ordinaire d’ontretion. .'.... 0,03

Idem en médiocre état d’entretien 0,07

Sur une chaussée empierrée nouvellement chargée 0,42

Le poids do l'homme peut être évalué à 65 kilog ; celui du véhicule pourra êtro difficilement inférieur à 400 ou 450 kilog.

Au moyen de ccs données, en supposant quo l'homme n'ait d'abord ù transporter que son propre poids, puis, u’il ait à transporter avec lui des charges de 40 et OO^ilog., ou formera les trois tableaux suivants •

Rapport

du

tirage au poids total .

transporté.

Valeur de f.

Espace

parcouru

dans

la

journée.

Vitesse

du

transport V.

Effet utile obtenu

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