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DÉCORATION DES INTÉRIEURS

Les décorations des intérieurs ont une relation intime avec l'architecture et varient nécessairement avec les divers styles. Elles se produisaient chez les Romains :

1" Par l'emploi de stucs, de marbres de tout genre, de mosaïques, de fresques, de |ieintures à la cire.

Nous donnerous quelque idée de ce genre de décorations chez les Humains par les

mosaïques, destinées tant aux planchers qu’à orner les murs des appartements, seront

étudiées dans la section suivante, dans laquelle nous traitons îles juxta-positinns d'éléments colores.

2" Dans le style byzantin-roinan : la répétition des petits ornements de couleurs diverses était, avec les fonds bleu d’azur et d’or et les carreaux émaillés, le grand moyen de décoration. La peinture à la fresque y tenait aussi une place importante.

Le goût d’tm autre genre de décoration se mêla, au vnr siècle, à celui de la peinture qui, jusque-là,- couvrait les rôtîtes. Kntre les années 028 et (>.'18, Dagobert, ayant ordonné la reconstruction de l’église de Saint-Denis, s'abstint de faire peindre l’intérieur de cet édifice; on couvrit les murailles et même les colonnes de draperies lissues d’or et brodées de perles, et ce genre de décoration devint de plus eu plus commun dans les églises de France, au grand préjudice de la peinture.

3" Le style gothique ogival avait gardé, du style roman, la coloration d’azur des , voûtes des églises; mais, comme nous l'avons déjà dit, c’était surtout le sculpteur sur bois qui décorait les chœurs par scs riches produits.

i" A la renaissance, la peinture à la fresque vint se multiplier sur les mtu-s des églises, et tous les grands noms de cette brillante époque ont produit des chefsd'œuvre plus directement liés à la décoration des édtiiees que ne peut l'être la peinture à l'huile, de dimensions généralement moindres. Il nous suffira, pour le rappeler, de citer le Jugement dernier peint par Michel-Ange dans la chapelle Sixtine.

Dans un ordre plus voisin de la tendance laïque do l'art moderne, nous rappellerons les célébrés décorations du Vatican citées plus haut , due3 à Raphaël, qui sont restées le type harmonieux de ce genre de décorations, encore usité dans les habitations riches de l’Italie.

L'étude de l'application directe du travail d uu, artiste plus ou moins éminent, excéderait les limites de notre cadre; nous dirons seulement qu'à l’exemple du maître, la décoration doit le plus souvent se borner à de simples arabesques. Dans les décorations de grand luxe, ce sont des sujets gracieux rehaussés de peu de couleur qui doivent former la base de semblables décorations. Nous donnons un panneau du Vatican, modèle de ce genre raphaëlesque.

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l'anneau «lu Vatican

à11 Sou» I.miis XIV, ou fit un fréquent emploi des trophées, des marbres plaqués sur

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jouent un grand rôle dans les riches décorations intérieures. Nous en donnons pour exemple un [lauueau de la célébré galerie d'Apollon au Louvre.

Les moulures prirent sous Louis XV plus de relief et tui caractère spècial dont nous avons déjà dit quelques mots à propos de la sculpture.

0“ De nos jours, le plus souvent ce sont des moulures rappelant celles de l'architecture, des boiseries plus ou moins sculptées encadraut des tableaux , et dans les habitations dos particuliers, des panneaux de bois, le tout peint en couleurs unies souvent reliaussèes par des Mets d'or, qui sont la base de la décoration de la plupart des habitations élégantes.

Citons les glaces étamées comme moyeu de décoration , grâce à l'éclat et à la lumière qu'elles répandent dans les appartements, genre de luxe si apprécié à notre époque.

Ce n'est que dans les [«lais, les musées que se voient, dans nos pays (bien plus fréquemment en Italie, où la décoration à la fresque est restée en giand honneur), les riches décorations peintes. Un emploie alors eu général des arabesques, des représentations de plantes et de Heurs qui encadrent îles médaillons portant la représentation de sujets ayant quelque rapport avec la destination des salles à orner.

Les étoffes drapées fournissent la décoration la plus en rapport avec le confortable ; l’étude de ces étoffes rentre pour nous dans celle de la décoration des tissus, sauf l’emploi de l'art du tapissier, pour faire jouer la lumière dans des plis harmonieusement distribués. Les tapisseries richement tissées sont, pour cet usage, employées avec succès dans- les [allais; les étoffes de soie chez les particuliers riches; enfin, dans la masse des habitations de nos contrées, c'est le genre do produits dont nous allons parler qui est devenu le moyen essentiel de la décoration. Nous voulons parler de ceux fournis par l'industrie des papiers peints, presque née de nos jours, et qui est venue offrir un procédé économique et élégant de décoration. Nous entrerons plus loin dans des détails sur la partie artistique de cette intéressante fabrication, quand nous aurons épuisé ce qui nous reste à dire de l’emploi des couleurs aux parties de l'art industriel dont nous avons traité en premier lieu, lorsque nous nous sommes placés au point de vue des formes.

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