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IMPRESSION SUR ÉTOFFES

Le tissage, comme nous allons bientôt le dire, produit des étoffes dont la surface est ornée de dessins colorés de forme et de nature quelconque, du moins quand on emploie toutes les ressources qu'offrent les méthodes les plus perfectionnées. Ces dessins sont, par la nature de leur exécution, parfaitement distincts du fond et des dessins voisins, et paraissent en saillie par l'effet de la courbure du fil qui s'infléchit sur leurs contours, et qui vient en ces points s’insérer dans les fils de la chaîne.

Le défaut des étoffes obtenues par tissage est d'être d'un prix élevé, leur fabrication exigeant nécessairement un travail considérable. Il n’en est plus de même de celles ornées du dessins colorés par simple impression, c'est-à-dire par application de couleurs à l'aide de surfaces gravées, qui, si elles n'ont pas les qualités des étoffes tissées que nous venons de rappeler, peuvent posséder la même richesse de coloration, et causer quelquefois une illusion complète, une imitation très-satisfaisante de produits chers par des produits à bon marché, ce qui explique le développement de la belle industrie de l'impression sur étoffes. Elle est même parvenue dans quelques cas à" obtenir des résultats que ne fournirait pas le tissage, notamment de petites fleurs très-légères sur étoffes très-fines, transparentes, des teintes fondues, dégradées, etc.

La peinture des étoffes parait très-ancienne dans l'Inde ; elle l’enseigna sans doute à l'Egypte, qui, sous les Ptolémées, posséda de grandes manufactures de toiles peintes et fournit Rome sous l'empire, comme on le voit dans Pline. Au siècle dernier, les indiennes provenant de ITnde tenaient une grande place dans la consommation. Elles ont disparu entièrement aujourd’hui devant les admirables progrès mécaniques et chimiques accomplis dans cette belle industrie de 1 .impression sur étoffes.

COLORATION. * 225

que l'on doit considérer, dans son ('ta! actuel d'avancement, comme entièrement moderne

line petite gravure en relief, dite cachet, forme en général le point de déi>art de toute impression ; multipliée et disposée en rectangles, pentagones, elle forme la planche ou (et alors elle est exécutée d'ahord en relief sur une petite molette d’acier afin de produire un creux) le rouleau cylindrique en métal servant à l'impression de chaque couleur.

Nous devons faire remarquer (pie l'effet de l'impression, pour une même gravure, est en raison de la finesse de l'étoffe, du nombre et de la force des fils contenus dans

le centimètre carre. C'est ce qu’une ligure fera facilement comprendre, et elle permettra d'apprécier la légèreté ainsi obtenue sur les étoffes à fils peu serrés, transparentes.

On parvient par impression à reproduire la plupart des effets obtenus par tissage ; toutefois, ce genre de fabrication ne cherche |«s en général à lutter contre les produits riches. Nous pouvons établir comme divisions principales dans les objets de cette fabrication :

1 Ce dont le* progrès modernes de la chimie qui ont surtout permis le développement des manufacture* d'étoffes imprimées, en améliorant le» procédés et lui fournissant les matériaux, les produits chimiques à bon marché. Mulhouse est le centre de la fabrication la plus avancée; Rouen, Glascow, Manchester, les lieux des fabrications les plus considérables. Grèce aux machines, la puissance de production de ces centres est, pour ainsi dire, illimitée. *

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1“ Le* petits dessins au rouleau, tant lleurs que pointillés de tout genre pour étoffes légères, peu chargés en couleur;

Les impressions communes réclamant de grandes masses de couleurs <et exécutées soit avec la perrotine, soit avec le métier à surface. lai première gravure ci-dessous se rapporte à ce genre, qui imite souvent aujourd'hui les (leurs si Imitantes du cachemire de l'Inde.

intfirrasiou genre Cachemire. Toile Feras.

3" Les perses, dessins à fleurs et feuillages, étoffes qu'on recouvre d'un apprêt extrêmement brillant; très-convenables pour tentures et meubles d'été. Nous en donnons un échantillon )>ar la gravure;

■i" Les Tondus , obtenus soit par des gravures où les traits sont d’épaisseur décroissante, soit par procédé mécanique servant à étaler la couleur;

fs* Lutin les imitations des brochés et étoffes tissées en général, les écossais, les châles imprimés, etc.

I„i question d'art est ici la même que pour les papiers peints, sauf la différence d'emploi des produits destinés à l'habillement, et la difficulté peut-être plus grande d'impression.

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