MOSAÏQUE
La mosaïque antique s'obtenait parla juxta-posilion de petits cubes de pierres naturelles ou de compositions de diverses couleurs, Axées dans un ciment et polies pour en faire valoir les nuances et les teintes. Les Humains en faisaient un emploi trèsconsidérable ; c’était une décoration qui s’alliait parfaitement avec le développement de leur architecture et que faisait rechercher la chaleur de leur climat. Elle constituait chez eux un mode usuel de représentation des objets à l'aide d’éléments colorés, et était leur véritable peinture.
La mosaïque fut acceptée par l'Eglise, an moyen âge, comme l’art de décoration par excellence. Non-seulement on l'employa |«iur les carrelages, les dallages, et. dans ce cas simjile, on employa surtout des combinaisons de formes géométriques qui acquéraient souvent une grande élégance, comme dans le pavé de la cathédrale de Palerme
Mosaïque de la cathédrale de Païenne-
que nous reproduisons, mais encore pour la représentation de sujets de sainteté. Les travaux des mosaïstes byzantins eurent une grande influence sur la peinture à l'époque de la renaissance, et l'on ne saurait faire un plus grand éloge de la perfection des résultats obtenus que de dire que des artistes éminents acceptaient comme de véritables peintures ces compositions obtenues par la juxtaposition de petits éléments colorés, de teintes plates de petites dimensions, (ihirlandajo proclamait la mosaïque la véritable peinture pour l'éternité.
C’est Home qui est aujourd'hui la patrie des plus beaux travaux en ce genre ; nonseulement on y prépare de très-belles collections de petites baguettes d'émaux colorés qui fournissent les éléments de la mosaïque, et ont de beaucoup accru la richesse de la palette de l’artiste, mais on y accomplit des travaux qui exigent un travail et une habileté incroyables. On a pu voir à l’Exposition de Paris un .admirable travail
MG A HT INDUSTRIEL
do M. Galland, représentant 1(* Forum romain, dont lot» dimensions atteignent l"\50 sur 75 seulimètres.
Les mosaïques florentines de marqueterie des xv et xvi* siècles se composent de plaques ou panneaux de marbres blanc, noir, vert, etc., onde pierres dures de diverses couleurs découpées suivant les dessins qu'on veut produire.
Enfin , la mosaïque de bijouterie est composée avec «les pierres précieuses et des pierres dures, les agates, le malachite, le lapis-lazuli, l'aventurine, etc.
Ce genre particulier de mosaïque a été longtemps exploite avec succès à Rome et à Florence, d’où l'on nous apportait buis ces charmants sujets d’épingles, de plaques de colliers, de broches, de Imites, de tabatières, etc. Elle est aujourd’hui très-bien réussie en France, notamment avec grand succès par M. Morel, dont les produits ont été particuliérement remarqués à l'Exposition de 18.49.