AGRAFES
d'employer cctto matière sur une écholk «te plu* en plu* grande. Déjà, dan* un oavrago publié en 4839, un de* ingénieurs qui ont été les premiers à s’occuper des chemin* de fer en France, M. Séguin nltié, émettait l’idée que l’ocicr fondu pourrait être substitué nu fer forgé pour la confection des rail*. • .le n’ignore pa«, disait-il, que le prix élevé de cette matière est une barrière insurmontable à son application actuelle aux chemina de fer. MaI* s'il était constaté qu’il satisfait pleinement k tontes les conditions, celle de prix exceptée, désirables pour le service des chemin* de fer, ne serait-il pas possible que cet immense débouché qui lui serait offert et les chances de bénéfice qui en seraient la conséquence, appelant sur ce point l’attention des homme* entreprenants, amenassent bientôt quelque découverte qui ajouterait un élément nouveau à ceux dont dispose l’industrie?»
Cette prévision s’est réalisée.
Si l’acier n’est pas encore employé pour rails, il commence à l'être pour bandages sur une assez grande échelle; il l'est également pour cylindres do laminoirs, pour ressort* de wagon» et pour beaucoup de pièces de machines.
La demande a donc singulièrement augmenté depuis quelques années, et, comme cela arrive ordinairement en industrie, 1a demande même a fait éclore les moyens d’y satisfaire.
Ces moyens consistent dans la substitution du puddlagc au procédé d'affinage dans le foyer ordinaire. C’est, en un mot, l'application à la fabrication de l’acier des méthodes économiques qui ont eu des résultats si considérables dan* la fabrication du fer, et qui, après avoir semblé longtemps réservée» aux forges à la houille, tcndent atijourd'hui, comme nous le dirons Ailleurs, a se naturaliser dans les forges alimentées au combustible végétal.
Le» premiers essais de puddlage pour acier remontent déjà à quelques années.
M. Stengel , directeur des forges royales de Lohe, près Siegen (Prusse), et MM Soly et fils, maîtres de forges dans le Staffordshire, sont entrés dans cette voie vers 4838 ou 4840; mais ils n’ont pas obtenu, à ce qu’il parait, de résultats manufacturiers. Quelque* années après, les essais ont été repris dans plusieurs usines, en Belgique et en Prusse, et entouré» d'ailleurs d'assez de mystère pour qu’il soit aujourd'hui difficile, sinon impossible, de dire à qui revient l’honneur de la première réussite, qui aujourd’hui n'est plus douteuse. La fabrication au four h pnddler, soit du fer à grains aciércux, soit de l’acier proprement dit susceptible d'être fondu, a lieu maintenant d'une manière courante dans plusieurs établissements importants, non- seulement en itelgique et dans la Prusse rhénane, mais encore en Autriche et jusque dans la Suède. 11 est sans doute peu probable qu’on obtienne par là des aciers de premier ordre, équivalents à ceux pour lesquels les premières marques de Suède ont paru nécessaires jusqu'à CejouT. Mais ce* qualités exquises et exceptionnelle* •ont inutile» pour les nouveaux emploi* que l’on prévoit pour l’acier, et d'ailleurs il parait qu’on peut, avec les nouveaux procédés, donner à l’acier des propriété» telles que son emploi, môme pour des usages assez délicats, comme la fabrication des limes et des outils, donne d’assez bons résultats.
ï»e puddlage pour acier diffère du pnddlnge ordinaire pour fer, **>it par la construction même du four, soit par la conduite de l’opération.
Il parait qu'il faut une voûte plus surbnis&i'j pour mieux concentrer la chaleur, que le travail doit être conduit très-lentement, se faire à la plus haute température possible, sous un bain de scories, avec une flamme aussi peu oxydante qne possible. Au Creuxot * en a trouvé grand avantage à appliquer un courant
d’air forcé au four à puddler, dont le cendrier est clos hermétiquement. Cet emploi d’uo courant d’air forcé, a para nécessaire pour obtenir facilement 1a liante tera- { ié rature que réclame le puddlage |iour acier, avec les "Imrbon» dont on disposait. Il parait aussi qu'au moins dans plusieurs établissements, on ajoute, en certaines proportion*, divers mélanges, et notamment du sel marin et du peroxyde de manganèse, dont la rénrtion mutuelle dégage du chlore favorable à la séparation du soufre et des autres matières étrangères, taudis qne le manganèse accroîtrait la propension aciércuse de la matière élaborée. Ces mélanges varient selpn la nature des fonte* mais leur élément essentiel est toujours le manganèse , qui donne des silicate», des scories fusibles qui ne sont pas réductives, qui rendent la réduction pendant le puddlage plus lento que dans le en* ordinaire, lorsqu'on affine la lbnte pour jtroduiro du fer.
AGRAFES. Les agrafes constituent un accessoire de toilette, un moyeu de réunir et séparer à volonté des partie» des vêtements, qui étant consommée* eu quantités très-considérable» peuvent fournir la basa •l’une fabrication mécanique. C’est un problème qui a été ndinirablement résolu par M. Gingembre, avec da [Hîtites machine* qui sont des chefs-d'œuvre de méca niame automatique. Jusqu’en 4843 on ne connaissait que trois manière* de faire le* agrafe» : l'agrafe ronde, l'agrafe plate du bout et l'agrafo entièrement piste. Toute* les trois offraient du grande» difficulté* dans leur exécution; et, outre la perte d’un temps précieux qu’on avait à regretter, la main-d'œuvre était trèslongue et très-fatigante pour l’ouvrier, ne lui procurait que de» salaire» insuffisant», et cependant le prix des agrafe* était relativement trè*-élevé. L’agrafe ronde, la plu* facile à produire et la plu» répandue dans le commerce, avait une forme sans élégance, et n’offrait pas toute* le» garanties de solidité. L’agrafe plate du bout , plus généralement en usage dans le midi de la France et en Espogue, offrait des difficultés plus sérieuse* encore, comme travail à la main, car clic (levait subir trois opérations : la coupe droite, le redressage pour aplatir le bout et le recourbage du crochet. L’agrafe entièrement plate exigeait le» mômes opérations, avec la différence que l’action du battage, qui s’effectuait sur toute la longueur de l’agrafe, écrouissait le fil, le rendait cassant et ne donnait qu’un mauvais produit.
11 était réservé à M. Gingembre d’opérer une heureuse révolution dans cette importante industrie; de la relever de l'état léthargique dan» lequel elle était demeurée jusqu’à l'époque précitée, et d'en faire partager le» bienfaits au commerce à la fois et aux consommateur», car elle livre aujourd’hui ses produits à GO et 80 pour cent au-dcssou3 des prix anciens. La fabrication mécanique de l'agrafe plate découpée dans une feuille de laiton était relativement facile, aussi a-t-elle été réussie par plusieurs inventeurs. Mais l’honneur d’avoir fabriqué mécaniquement celle formée avec le fil de laiton replié appartient entièrement à M. Gingembre.
Dès 4813, il a construit une machine admirable; cette machine réduit toutes les opérations que nous avons énoncées plu* haut à une seule, et tout en donnant de» produit* supérieurs dont l’exécution est irréprochable, elle offre l’avantage de supprimer tout déchet, toute cassure à la courbure du crochet, parce qu’elle a résolu le problème de ne frapper l’agrafo qu’aprè# que l’agrafe môme est formée. Ainsi, le bec du crochet, le corps et le» deux anneaux reçoivent seuls l'écrouissage, tandis qne le fil ne 6’ aplatit pas à la courbure et conserve toute sa force.
La maehino de M. Gingembre et les nouveaux procédés d'argenture inis en œuvre par lui, ont créé une