AIMANT
nouvelle branche d'industrio. dont les produits, appropriés aux besoins et aux habitudes des différents peuples, se répandent dans toutes les parties du moude. Cette ingénieuse machine exécuta, avec la régularité la plus parfaite et en uno seule passe, toutes les opérations qu'un fil de cuivre doit subir pour se transformer eu agrafes ; elle saisit le fil, l'entraîne, le redresse, le coupe, le double, forme les yeux, replie le crochet, le pousso sous le marteau qui doit l'aplatir, lo frappe, et le cirasse p mr faire place à celui qui le suit. MM. Gingembre et Damiron possèdent actuellement quatrevingts machines commandées par la vapeur, et dont chacune fait de 80 i\ 200 mrrntc* à la minute, suivant ses dimensions î elles produisent ensemble 8 à 900 kilogrammes d'agrafes par jour. De 2 francs et plus, le prix do façon d'un kilogrammo d'agrafes a été réduit à li ou 6 centimes en moyenne.
AIMANT. [ tirtg . loasdtune, ail. magnrt). L'antiquité connaissait uno pierre qui a la propriété d'attirer le fer à distance. Ce minerai est un oxyde de fer, fig. 34tl3.
Lo fer en contact avec l'aimant jouit dos mémos propriétés que celui-ci, mais cette action Oj'M) avec lo contact. An contraire une aiguille ou un barreau d'acier conserve l'aimantation qui lui a été communiquée par contact.
L'attraction d'un barreau aimanté s'exerce par des centres d'action dit* pôles, placés sur le» extrémité* et quelquefois plus .nombreux, mais toujours en nombre pair et placés a égale distance du centre. Ou le recon- 3403.
unit facilement en plaçant ce barreau dans de In lima. Ile do 1er qui s'y attache , les v grands axes des petites paillettes de fer *c dirigeant vers le» pôle*, fig. 3104.
Un morceau d'acier aimanté possède aussi, comme In pierre d'niuuint, la faculté de communiquer »a vertu magnétique à un autre barreau ; il suffit, pour obtenir ce résultat, de frotter dans toute sa longueur, et toujours dans lo même sens, contre l'un de» pôles île l'aimant, le barreau qu'on veut aimanter.
Los barreaux sont ordinairement prismatiques ; on leur donne quelquetois la forme d'un fer k cheval pour rapprocher lo»
deux pôles; si l'on veut accroître les effets on en superpose plusieurs le* uns sur les autres. 11»
sont alors capables d'attirer de grandes masses de 1er et do supporter de* poids do 25 ou 50 kiïog. sans qu'un poids aussi considérable puisse détacher de leurs pôle* le fer qui y est adhérent , fig. 3405.
Non» avons décrit h l’article Aiguilles, l'ingénieux emploi fait 3403.
do masques en acier aimanté pour empêcher la poussière de fer de* aiguisorics de pénétrer jusqu’aux organes respiratoires do» ouvriers.
I.a science a donné un moyen tout différent de ceux autrefois connus , pour produire des aimants, qui a un
ALLIAGES
immense intérêt en ce qu’il a donné la clef dos phénomènes si obscurs du magnétisme. Si l'on enroule un fil métallique en hélice et quo l'on place nn barreau d'acier dan* l'axe de cetto hélice, en faisant passer dans le fil une forte décharge électrique , lo barreau sera parfaitement aimanté. C'est sur cette belle expérience d'Arugo, qu'Auipère a fondé sa belle théorie de magnétisme terrestre, adoptée universellement aujourd'hui par tout lo inonde savant.
Cette propriété des courants électriques d'aimanter les barre» d'acier, s'applique également au fur doux, seulement l'aimantation u'e*t quo temporaire et resso avec le courant. Avec une longueur suffisante de fil (couvert de soie) enroule autour du fer et de» courant* de pile* énergiques , on a pn faire porter jusqu'à 4,000 kilog. à un barreau de fer doux. On appelle El4ctro^imant$ cos aimant» temporaires pour les distinguer des aimants d'acier permanent».
Plusieurs articles de cet ouvrage, et notamment l'article Tki KURtrnus, indiquent de nombreuse* applications des Electro-aimants comme moyen do transmettre instantanément un travail à une grande distance, et de multiplier les indications avec nno rapidité qui n’ost limitée que par le temps qu'exige lo fer doux pour acquérir et perdre son aimantation. Un élégant petit appareil construit par M. Froment, quo nous reprêteuions figure 3iUô, montre quo cctto duree
est très-petite. Il consiste en nn petit électro-aimant dont l'armature, qui *e compose d’une plaque de fer très-légère, peut osciller entre les pôles d'une part, et un arrêt d’autre part, contre lequel un ressort tend à le faire appuyer. Un courant électrique introduit dans
l'appareil passe par la pluque de fer et non arrêt, de telle fuçon que lo circuit soit interrompu dès que les doux pièce» se séparent. Cet cflet ne produit de lui-
même en interposant dans le circuit le fil qui entoura l'élertro-almant, car celui-ci attira alors la plaque de fer doux qui, eu se séparant de son arrêt, interrompt lo passage du courant; aussitôt l’aimantation casse, la lame do fer, poussée par le ressort, retourne frapper l'arrêt et fermer do nouveau lo circuit; nouvelle aimantation, nouvelle interruption du circuit et ainsi de suite avec mie rapidité qu’on e«t maître de régler et qui peut atteindre plusieurs milliers de battements par seconde. En tournant Ses vis qui servent à régler l'iunplitudo de la vibration et la force du ressort, on fait rendre à l'instrument tous le» tous de l'échelle musicale, eo qui permet d'en déduire le nombre do vibrations.
ALLIAGES. Un excellent travail snr le» alliage», dû k nn habile expérirootÿatenr M. Wcrthoim, dirigé dan* la voie que nous avions indiquée, fournit enfin quelque* mesures, quelque* éléments do comparaison numérique entre ces intéressant* composé». Non» allons rapporter le* résultats do ce précieux travail, en y intercalant quelques observations utiles pour la pratique, extraite» surtout d'un travail de M. Guettier, sur les propriétés des alliages, et en partio de nos propre* observations. ' <«
AI. LIAGES.
ALLIAGES
Nous feront remarquer que malgré toute l'habileté fie l'expérimentateur et la précision des résultats do l'analyse élémentaire dos alliages, des erreurs assez, notables se glissent facilement dans un semblable travail à cause de la difficulté qui consista k préparer las alliages atomiques sur lesquels on fait porter avec raison les observations. Un trop fort chauffage, une préparation préalable d’un alliage dont on croirait abaisser le titre en ajoutant une quantité supplémentaire d’un des métaux, sont autant de canscs qui font do l'alliage que l'on considéra, non pas l'alliage atomique que semble indiquer l’analyse chimique, mais un mélange d’alliages de titres très-différants, d’alliages et de métaux purs. Il se présente dans les alliages le phénomène quf se rencontre si fréquemment dans la chimie organique, où souvent des liquides se trouvent formés de composés très-différents sans que la composition totale puisse ètrejugée différente par l’ analyse chimique.
Nous donnons d'abord les résultats des observations de M. Wortheim sur les métaux purs. Outre la valeur propre de ces nouvelles observations , elles doivent procéder celles qui se rapportent aux alliages, étant obtenues par les mêmes moyens d'expérimentation et permettant d’en contrôler la \alenr par la comparaison avec la moyenno des meilleures expériences que l’on possède déjà.
AlliogtJt Je / aluminium. — Avant de reproduire les résultats do l’étude des alliages connus, non-, dirons un mot de ceux que vient de fournir un nouveau métal, qui grâce au perfectionnement du procédé d'extraction peut être introduit dan» la pratique de l’indiuttrio. l’ne semblable conquête est précieuse non-seulement par les usages auxquels les propriétés spéciales du nouveau métal permettent de l'appliquer, mais aussi purco qu’il permet d'obtenir toute uno nouvelle série de composé* métalliques résultant des alliages qu'il peut fermer
avec les autres métaux iudustriels. Nous voulons parler de l’alumiuiiun ot de ses alliages, dont l'étude est loin d’être encore complète.
L'aluminium, comme le zinc, supporte difficilement les métaux étranger*, qui, en lui communiquant de la dureté, lui retirent en grande partie sa ductilité et «a malléabilité. 11 suffit, en effet-, d’un vingtième do fer on de cuivre pour rendre l'aluminium impossible à travailler.
Parmi les alliages où l'aluminium domine, celui qui contient & p. 400 d’argent se travaille comme l'aluminium pur et a l'avantage d'être pins dur et de prendre un plus beau poli. Un dixième d'or n’ôte k l'aluminium rien de sa malléabilité, et l’alliage ainsi formé est intermédiaire pour la dureté cutro l'aluminium pur et l’alliage à 5 p. 400 d'urgent.
l u millième de bismuth aigrit tellement l'aluminium qu'il se gerco sous l'action du marteau, malgré les recuits réitérés.
Quand au contraire l'aluminimn intervient pour la moindre proportion, on voit qu’il est capable de modifier d'une manière heureuse le* propriétés des autres métaux, à la condition toutefois que la quantité d'aluminium introduite ne sera pas trop considérable, (."est uiusi qu'un vingtième d'aluminium communique an cuivre l'éclat et la belle couleur do l’or en même temps qu’une dureté qui ne unit point à sa malléabilité. Un dixième d'aluminium produit avec le cuivra un alliago couleur d'or pâle, jouissant tout à la fois d'nnc grande dureté et d’une assez grande malléabilité. Le brotizu, d’aluminium est appelé à un grand avenir industriel.
5 partie* d'aluminium alliées à 100 parties d'urgent pur douuent un alliage presque aussi dur que l’argent monétairo , et permettent uu*si de communiquer k l’argent une dureté suffisante sans y introduire de métal vénéneux.
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