DENSITÉS
cmffkiutj
d'élasticité îar vibration!.
iiiMtunn
maxima.
COHÉSIONS
pour
1 millimètre détection.
1 Plomb, élain
Pb,,Sn„
( Soudure des plombiers.)
Pb Sn
Pb, Sn7
Pb, Su,
* Plomb, bismuth
Pb„ ni.
Pb Di
PI» Bi,
8 Plomb, antimoine. . . .
Pb, Sb
(L’alliage PbsSbc*l sensible-
Pb Sb
meut celui employé pourlc;-
Pb Sb,
caractères d’imprimerie.)
Pb Sb,
Plomb, or
PbM Au
Plomb, argent
Pb,Ap,
Plomb, platine
Pb„ Pt
Pb, Pt
4 Plomb, zinc
Pb, Zc
PbtZc
Ph,Zc
PbZo
Pb,Zr,
Pb Zr,
PbZ<-„
Plomb, cuivre
Pb, Cu
Etain , bismuth
Sn, Bi10
Elain, antimoine
Sn, Bit
Sn, Sb
Sn, SI»,
Sn, Sb,
8 Elain, zinc
Sn, Zc
Sn, Zc,
Sn Zc
Sn, Zc
Sn Zc,
Elain, platine
Sn Zc,
Sn,0 Pt
6 Etain, cuivre
Sn, Cu,
Sn Cu,
(Métal de» tam-tam»), .
Sn Cu7
Le même trempé.
' l.es alliage* de plomb et d'étain sont en général plut fusibles que l'étain , surtout le second qui est fusible à basse température.
1 et 5 la cohésion de l’alliage formé de parties égales de bismuth et de plomh, comme celle de l’alliage antimonicui PbSb, montrent le bon effet de l'alliage des métaux cassants a»ec le plomb. Leur effet est évidemment de s'opposer aux effets de glissement moléculaire, d arrachement qui est le mode de rupture du plomb.
L'accroisaemetit de la quantité d'antimoine dans l'alliage le rend vitreux, cassant , et noua doutons de l’exactitude du ebiffre qui donne la valeur de la cohésion de l’alliage PbSb, nous le croyons trop fort.
1 Le plomb s'allie difficilement au line , dans la pratique il se produit presque toujours un départ entre les deux métaux. Cet effet est sans doute dû en partie à la deujûté; toutefois si on remarque que le line ne s’allie pas très-bien à l'étain dont la densite est peu differente et s'allie t res-bien au cuivre qui est beaucoup plus lourd que lui, on doit en conclure que l'ordre de la différence des points de fusion qui tend à solidifier un métal avant l'autre, doit avoir la plus grande in- , fluence sur cette action de séparation.
L'effet le plus utile pour la pratique est celui produit par une petite quantité de sine qui reste toujours unie au plomb et en augmente la durcie. De même une faible proportion de plomb donne un peu plus de malléabilité au sine.
4 L' alliage de parties égales de sine et d'étain a une grande dureté (non signalée dans le travail de U. NNerthcim , et, d’après d'autres expérimentateurs, sa cohésion serait plus grande que celle trouvée ici.
' Les alliages à base principale de cuivre jusqu'à la combinaison B5 cuivre et 15 étain environ , sont nerveux, malléables. Quand la proportion d'étain augmente, ils deviennent durs, sees. Lorsque la proportion d'étain atteint 80 p. ton, les albages reprennent de la malléabilité. Ceux compris entre les deux limites que nous venons de fixer sont les moins utiles dan* l’industrie . il faut en eicepter les alliages sonores, qui atteignent leur maximum de sonorité à environ 75 ruine et 15 étain, proportion adoptée pour les cymbales et les tam-tams. La composition du métal de cloches varie de 79 cuivre et 1 1 étain à 77 C. et S3 S. Le métal blanc des télescopes est formé de 65 cuivre et 35 etain.
Observation «ir les alliages. En comparant le» densités et les élasticité* des alliages portée» an ta! leau précédent et déterminées par l'expérience directe, aux mêmes quantités déduites par le calcul , des quantité» des métaux qui entrent dans les alliages, M. Wertheim n’a pu constater une régularité qui pût faire entrevoir comment ces quantités peuvent être liées entre elles, mais cependant pour la pratique on peut admettre , comme approximation , que le coefficient d’élasticité d'un alliage est celui qui se déduit de ceux des métaux composant*.
ALLUMETTES CHIMIQUES. La fabrication des nlhimcttes chimiques se compose de plusieurs opérations bien distinctes et qui sont les suivantes :
J0 Ja débitage du bois en petites baguettes, qui sont ensuite découpées en tige» ;
2° La mise en presse des tiges d'allumettes;
3° Le soufrage de» tiges ou lo trempage dans un corps gras, remplaçant le soufre ;
1a préparation de la pftte phosphorée ;
5° Le r/i i mirage ou trempage du bout soufré dans la pftte phosphorée ;
6° Le dessèchement des allumettes ;
7’ Le démontage des presses;
8° Ia mise en paquets et en boites.
Débitage du bois. — Deux moyens sont employés
pour débiter le bois. Dans la plupart des petites fabrique», où une seule famille exécute tout le travail, et où l'on n’achètc pas le» tiges confectionnées, le bois est fendu au couteau. Dans plusieurs grandes usines même, ce procédé est employé concurremment avec d’autres, pour la confection des tiges d'allumettes en bois de sapin, dont on se sert dons les ménages. Quel que soit le bois employé, ce procédé fournit toujours des tiges pluclieuses , inégales, plus ou moins tordues, et s’arrangeant assez mal en paquet» ou cti boites.
En Autriche, on se eort exclusivement d’un rabot muni d’un fer spécial. C’est Etienne Ktrmer, qui le premier réussit à confectionner ainsi les tiges d’allumette». Le fer de ce rabot ressemble à uno mèche ordinaire; seulement à la place du tranchant, son extrémité inférieure se termine par une partie recourbée. On ménage dans cette partie, trois, quatre ou cinq trous cylindriques qu’on perce d’outre en outre, h l’aide d’un foret. C’est dans les forêt» de la haute Autriche, de la Bohftme, et dans la forêt Noire du Wurtemberg qu’on fabrique toutes les tiges d’allumettes employées par les nombreuses usines do l’empire d’Autriche et du reste do l’Allemagne.
Dans les autres pays quand les fabricants ne s’approvisionnent pas de petites baguettes préparée» en Autriche, on se sert de machines spéciales pour lendre le
bois. Ce débitage se fait dans des atelier» séparé* de la fabrique d’allumettes. En Franco, le bois le plus employé est lo tremble, qui est léger et facile à fendre. On y utilise également le bouleau, qui est plus lourd et donne de meilleur» produits, mais d’un prix do revient supérieur à ceux du treml le. Avant de conper le bois, on lo dessècho an four, on lo scie ensuite en troncs de cylindre» qui sont débités en tige» carrée* ou cylindrique*. Comme les flhres du bois de tremble et «le bouleau ne sont pu» droite», le» tige» coupée», carrée» ou rondes, n’ont guère de fil» dépassant en longueur deux foi» le diamètre do celles-ci, ce qui rend ces tigo» très-sujette» i» se casser lors du frottement qu'on exerce pour allumer la pâte phosphorée. On évite cet inconvénient en prenant l'allumette le plus près possible du bout, mais, dans ce cas, on risque de se brûler les doigts. Certaines allumettes carrées, en boit léger, qui se trouvent dans la consommation parisienne, présentent ce défaut «le solidité h un degré très-prononcé. Le fragment d’allumette qui se détHche toml»e souvent b terre, quand il a déjà pris feu, ou bien *’il ne s’est pas allumé, il s'enflamme par le frottement involontaire du pied ; don» l’un et l'autre cas, les risques d’incendie sont évidents.
Les bouts des allumettes sciées conservent la trace de la scie ; ce qui ren«l leur extrémité plucheuse et nnit A l’opération du chtmicage. La pâte phosphorée s’envelopperait très-irrégulièrement. Les bouts qui présentent ce défaut devraient être roussis, par leur application contre une surface rougie, avant d'être soufrés, comme on le pratique pour le» allumettes où un corps gras remplace le soufro.
Mi*t m pretse. — Pour que le bout de chaque tige d’allumette puisse recevoir d'abord lo soufre, puis la pâte phosphorée, il est indispensable de les tenir isolées les unes des autres ; on arrive h ce résultat par la mise en presse. A cet effet, une ouvrière, car c’est presque toujours une femme qui exécute ce travail, prend dans sa main un certain nombre d'allunicttes, et elle le» étend rapidement sur une planchette à crans, disposée de telle sorte que chaque cran, creusé un peu en biais, retient une allumette ; elle prend aussitôt de son antre tnnin une autre planchette scmblublc, et elle en recouvre la première, puis elle étend de nouveau ses allumettes; chaque planchette présente à son revers deux bandelettes do flanelle collées dan» le sens de sa longueur, et destinées à maintenir les allumettes qu’elle recouvre; ce3 planchettes, ainsi garnies, se superposent et se fixent les unes sur les autres, en remplissant l'espace laissé entre deux baguettes rondes et verticales, taraudées à leurs sommets, qni reçoivent les planchettes par les deux trous qu'on a ménagés à leurs extrémités, lorsque ce châssis est rempli par vingt ou vingt-cinq planchettes 'superposées, on les fixe toutes au moyen «l’uue dernière planchette pleine, qui est assujettie par des vis. C’est là le procédé autrichien , qui est exécuté de la même manière dans presque toutes les usines. Néanmoins, en France, quelques industriels opèrent la mise en presse à l'aide d’une machine.
Trempage au soufre. — Les tiges étant mises en pressa, on procède à l'opération du soufrage. Cette opération s’exécute en plongeant l'extrémité des tiges jusqu'à un centimètre environ dans du soufre maintenu en fusion sur nnc plaque de fonte à rebords recourbés. On opère sur 700 à 800 tiges à la fois.
Lorsqu'on retn pince le soufre par un corps gras ou par une matière résineuse, avant «le tremper le bout de la tige dans le corps gras fortement chauffé, on le roussit préalablement, ou même on le charbonnc légèrement en l'appuyant un moment sur une plaque de tonte faiblement rougie. Ia légère carbonisation qui s’opère au bout de l'allumette rend celle-ci plus combustible lors
de la déflagration et de l'inflammation do la pâto dont on l’entoure.
Chimicage . — las bout des tiges étant soufré, on pro- | cède au diimi«,ug<*, qui consiste uniquement à les tremper dan» la pâte inflammable qui se trouve étalée à ! l’aide d’une règle sur une table do pierre, comme eu Autriche, ou «le fonte «le fer, ou bien dans une augu à f fond plat en cuivre, de forme carrée, et placée sur une I table do pierre.
Lo chimicage se fait à chaud ou à froid. On I’oxécute à chaud lorsqu’on emploie la colle forte, «*t à froid | quand ou se sert de gomme ou de dextrine.
Nous avons «léjà indiqué dans un premier article les éléments essentiels de la pâte des allumettes.
Dessèchement de* allumette*. — La dessiccation du mastic adhérent an Imut des allumettes se fait duu» an séchoir à air chaud. I>nits le» lubriques bien montée», les séchoirs sont chauffés à Paille «le la vupenr «l’eau qui circule «lansles tuyaux, ou bien par une circulation d’eau chaude. » ,
L’emploi de tuyanx do poêles, chauffant toujours très-inégalement l«*s ateliers, devrait être interdit; le courant «l’air très-chaud, qui se produit ainsi dans cor- I tains endroits, a souvent occasionné «les incendies. I.c j dessèchement est complet au bout de vingt-quatre I heures. I.es presses, avec les allumettes desséchées,
1 Sont alors retirées du séchoir; elles sont dégarnies et le»
; allumettes réunies en bottes ou bien placées dans dos boites.
i INCONVÉNIENTS ET DANGERS AUXQUELS EXV«>HENT