‹ Complément du guide de la méthodeChapitre 19 sur 33 · II · texte numérisé non relu

II

* » SOL - la - si - ut - ré - mi - fa -

sol 1

(r) Les syllabes ut, rè, mi, etc., sont employées ici pour indiquer les sons, quoiqu’à celte époque on se servit encore des lettres grecques. Deux siècles plus tard, saint Grégoire, remarquant que l’ordre de succession des sons se reproduisait le même de sept en sept degrés, réduisit les signes de la notation aux sept premières lettres de ,Falphabet latin :

A-B-C-D-E-F-G, pour la première octave 5 a-b-c-d-e-f-g, pour la deuxième 5

aa - bb - cc - dd pour le commencement de la troisième octave.

C’est Guido d’Arezzo qui, dans le douzième siècle substitua les syllabes ut, ré, mi, etc. aux lettres ci-dessus.

Remarque. Chacune des échelles du chant ecclésiastique , corame celles des modes grecs , est divisée en deux parties inégales formant pentacorde (cinq notes) et télracorde (quatre notes), tandis que, dans la musique moderne, la gamme est formée de deux tétracordes semblables par la disposition de leur demi- ton : ut ré- mi-fa, solda- si- ut.

Ces quatre échelles, modes ou tons primitifs de l’église, furent appelées tons authentiques , à cause de la haute approbation qu’ils reçurent ainsi de saint Ambroise.

NB. Les expressions modes et Ions sont équivalentes dans le plain-chant, tandis que dans la musique le mode est une modification du ton, puisqu’il y a, par exemple , ton d’ut mode majeur , ion d’ut mode mineur

Constitution définitive du Plain*Chant par saint Grégoire.

Deux siècles après saint Ambroise, entre 590 et 604, le pape saint Grégoirele-Grand donna au chant ecclésiastique une constitution fixe et définitive en ajoutant au système ambroisien quatre autres modes grecs qui furent appelés plagaux ou collatéraux, à cause de leur position latérale par rapport à chacun ries quatre tons authentiques.

On verra ci- après que dans le plagal , qui a la même finale que son aullvente, le létraeorde est au bas de l’échelle du ton au lieu d’être en haut.

(Remarquer ci- après : 1° la position latérale du ton plagal par rapport à son authente ; 2° la finale ( qq ) commune aux deux tons collatéraux ; 3° la 'ransposition du tétracorde qui , dans le plagal, est au bas de l’échelle du ton.)

(Signes.: o O finales, & dominante.)

REMARQUES S’JR LES TABLEAUX. 10 l

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