LES HYÈNES
Hyæna, Sronn.
Buffon, dans son histoire de la hyène, n’a eu en que l'espèce d'Orient ( hyæna vu'garis, Cuv., o canis hyœæna , L. ), qui habite depuis l'Inde jus- 'en Abyssinie, la Perse, jusqu’en Barbarie et au négal, Cette hyène, connue de toute antiquité, nlionnée par Arisiute et par Appien, a été ceaidant confondue avec deux autres vraiment distes, La première est LA HYÈNE BRUNE ( hyœæna uma, Thunberg ) (!), que M. Smith a décrite mme nouvelle (2) sous le nom de hyæna villosa, M.G. Cuvier sous celui d'hyæna rufa, et M. Isire Geoffroy Saint - Hilaire sous celui d'hyæua e(). Cette hyène a les poils qui la recouvrenttrès gs, très touffus, de couleur gris brun foncé unime, les membres exceptés, où l’on remarque des jures rapprochées. C'est le loup des rivages des ons du cap de Bonne-Espérance.
M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire vient de publier k description assez complète , accompagnée d’un rait de cet animal qu'il nomme hyæna fusca, ile cinquième numéro du Magasin de zoologie ut l'année 4835, et l'individu qu’il a fait connoiàroit été tué jeune et envoyé du cap de Bonnesérance par MM. Verreaux. Ces voyageurs s’en eurent également un individu complétement
le des aTiLAx (atilar is des mangousles, ml 1x fausses molaires d t libres, et en ce qu eur crâne est très large La seule espèce connt it deux fois par Bufh de petite foutue de
ribu est celle des ci la seule espèce a# s animaux ont les pl radoxures, dont ils 0 e, les ongles rétractil s par quelques rappo corps est plus ram et la queue est plus nt couverte de poilss Ils ont une poche ani coloré. Le cryplopro ascar.
rès des documents (
marest, Sp: 330: ar \ , Cat, ; Miller, ve MR Actes de Stokh., 1820, part. 4, pl. 2.
{l Trans, Soc. Linn., t, XV, 2e part., p. 461, pl. 19; journ,, & II, p. 589; Bull, Féruss ; t. 18, p. 442. F Diet, classiq. d'hist, nat,
adulte, de sorte que les données physiques de cette espèce, qui vit dans l’intérieur de l'Afrique australe, laissent peu à désirer aujourd'hui. Ainsi s'exprime M. Isidore Geoffroy à son sujet : « En jetant les yeux sur la figure de cette jeune hyène, on pourroit la prendre, au premier aspect, aussi bien pour le jeune âge de la hyène rayée que pour celui de la hyène brune, car elle se trouve dans les conditions exactement intermédiaires entre celles de ces deux espèces. Le bout de la queue, les poils de la ligne dorsale, tous très allongés; deux larges bandes transversales mal limitées et irrégulières, placées sur les flancs; plusieurs autres plac ‘es sur les épaules et sur les cuisses, et disposées aussi transversalement par rapport à l'axe des membres, beaucoup d’autres petites raies transversales placées au devant des jambes et des pieds de derrière, ct surtout de devant , enfin le museau tout entier, sont noirs ou noirâtres. Le fond du pelage est d’un fauve sale, les poils sont loin d’être aussi longs que chez la hyène brune comp'étement adulte, mais ils le sont déjà plus que chez la hyène rayée. Les ongles sont grisûtres.
» La taille de cct individu est la suivanto :
Pieds. Pouces, Longueur totale du bout du museau à
l'origine de la queue. . , . , 2 6 ——— de la queue. . ..…. . » 9 Hauteur du train de devant. , . . . . 1 7 ———— du train de derrière. . . , . , 4 5
» On voit, dit M. Geoffroy, que cet individu,
Join d’être un très jeune sujet, étoit déjà parvenu au moins aux deux tiers de son accroissement, et il n’y a nul doute que les raies transversales de livrée, bien » :‘::.core très manifestes chez lui, n'aient déjà beaueu.:: :-erdu de leur netteté première. » , La deuxièm: espèce, plus anciennement décrite, esLLA HYÈNE TACHETÉE (hyæna crocu'a, L.) (1), dont parle le voyageur Kolbe, qui l'appelle loup-tijre, à pelage en entier d’un jaune roux, avec des bandes longitudinales sur le corps formées de taches brunes indécises. Elle paroît répandue dans tout le midi de l'Afrique, et s'étendre même jusqu'en Barbarie, Dans les dépôts d’ossements fossiles on rencontre souvent des débris de hyènes, notamment de la IT, fossilis de Goldfuss, assez abondants dans les cavernes de la Franconie, de Baumann ( Doubs), de Montmartre, de Kirckab, de Sundwige et de Gailenreuth. A Saint-Macaire, proche Bordeaux , on a trouvé les os de la hyène maculée,
t) Screber, pl 96, Ag. B; hyæna capensis, Desm.
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