‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 28 sur 514 · I, NATURELS DE L'ILE SYDENHAM · texte numérisé non relu

I, NATURELS DE L'ILE SYDENHAM

> Sydenham, primitivement découverte par le ne Bishop, et vue en 1809 par le brick l'Eli- , dont le commandant la nomma le Bluney, r zéro degré trente-denx minutes zéro sele latitude sud , et cent soixante-douze degrés ze minutes de longitude est. C’est unc île basse

forme est celle d’un grand arc un peu irré-

et n'ayant que vingt milles de longueur. Sa , peu élevée au-dessus du niveau de la mer, boisée, surtout dans la partie méridionale, remarquoit un grand nombre de ca!ancs ende bosquets. Lorsque les habitants aperçucorvelte la Coquille longeant à la voile leur ils s'élancèrent dans leurs pirogucs, st en d'œil nous en vimes une vingtaine manœuar estadrilles pour nous joindre : mais une parvint ; elle étoit montée par dix naturels forts et nerveu. La couleur de leur peau br le noir faligineux intense ; leurs cheveux, rs, étoient courts, et la barbe peu fournie : x s'étoit fait un bonnet avec la peau d'un don, et étoit revêtu d'une casaque grossiè-

fabriquée avec des fibres de cocotier. Les | aturels étoient complétement nus, et tous |

les cuisses tatouées par lignes peu foncées et es. Leur cou étoit entouré de colliers formés valves rouges d’un peigne, et leur ventre ré par plusieurs brasses d’un cordonnet très nt en noir, ou avec des cordes enfilées par

anque d'arbres est tellement la cause anique

ligence apparente avec laquelle les pirogues |

Dasses sont contruites, que leurs mâts, leurs NS, éloient faits de plasiours pièces tortucuses

vais bois, tel que l’hibiscus tiliaceus , et mal-

jastées avec beauconp de soin.

une innombrable quantité de petites rouelles d’un bois très dur et noir. Leurs haches sont faîtes avec des fragments de la coquille triducre, dont le bord est aiguisé, et que supporte un manche en bois. Leurs nattes sont tissées avec des lanières étroites de pandanus ; ils en échangèrent quelques unes, ainsi que trois cocos frais, les seuls qu'ils eussent dans leurs pirogues, pour des clous, des hamegçons, et des couteaux qu'ils nommoient tibi : les miroirs leur causèrent la plus grande surprise. Ces insulaires étoicnt de mauvaise foi dans leurs échanges; rarement ils donnoient l'objet dont ils avoient reçu la valeur. La construction de leurs pirogues était parfaitement semblable à celle des habitants de l'ile Drummont. La physionomie de ces dix hommes étoit peu prévonante : de larges cicatrices annoncoient qu’ils font fréquemment la gucrre ; ce qui, joint à leur peu de ressources dans leur île, doit leur donner des mœurs inhospitalières. ls parloïent avec volubilité : c'est avec bien de la peine qüe nous pümes obtenir le nôm dont ils se servent pour désigner leur île, qui est Motou ia pour la partie sud, et Mfo/ou tera pour la partie nord. Les seuls mots que nous puissions joindre à ces deux-ci sont cart, sourcils, tepahi, nez, et telaniya, oreille.

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