‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 29 sur 514 · II, NATURELS DE L'ILE HENDERVILLE · texte numérisé non relu

II, NATURELS DE L'ILE HENDERVILLE

Le 17 mai 1824 nous eûmes connoïssance des iles Henderville ct Woodle, séparées l’une de l’autre par un canal qui à cinq milles de largeur. Par leur disposition elles ont la forme d’un fer à cheval , et sont bordées par une épaisse ceinture de récifs dont le centre est occupé par un vaste lagon. Çà et là paroissoient quelque. :.:bares, on plutôt des huttes grossières, dont le. : s descendoient jusqu'à terre. Un grand nombre de aaturels, parcourant la grève, se détachoient vivement sur la blancheur éblouissante des sables de coraux : tous formoient une scène animée et mouvante. Les femmes et les enfants, attachés au rivage par la curiosité, restoient spectateurs, tandis que les hommes, portant des pirogues et les jetant à la mer, s’efforçoient d'atteindre la corvette.

Ces naturels ressembloient aux précédents, ils étoient entièrement nus; mais nous remarquâämes qu'ils s'épitoient soigneusement. L'un d’eux avoit sur la tête un béhnet pointu fait avec une feuille de bañanier roulée ; leur coloration, ainsi qu'on doit le penser pôur des hommes immédiatement placés sous la ligne, étoit très foncée. Un naturel âgé, qui paroissoit jouir d’une cértainé autorité, se tint longtemps debout au milieu d’une piroguüe, en parlant avec feu; sans doute qu'il nous adressoit quelque discours dont les mots frappèrent vainement nos oreilles. Il étoit distinguë par deûx ovales (œufs de

léde ) suspendues au cou, et par des bracelets très blancs formés de coquillages enfilés.

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