I, DES MALAIS
conformation physique et l'habitude générale es peuples a porté quelques auteurs à les distin- } pafini les variétés de l'espèce humaine, sous dérnce maluise. Ils nous paroissent être un lé rameau détaché de la grande famille hin- Réucasique, mélangé au sang mongol et fixé és îles polynésiennes depuis leur éloignement üntinent d'Asie ; car l'opinion des orientalistes plus éclairés jeur donne pour patrie primitive rtarie ou le royaume d’Ava. Disséminés en un d nombre de petits États, les Malais (2) qui
, rédigée par John Martin, traduct. franc. , 2 vol. » Paris, 1817.
À Grammar and Vocabulary of the language of Zealand, published by the Church-Missionary \y,in-19, London, 1820.
Consultez l'excellent tableau intitulé: Mœurs ct
+|:tribus émigrèrent de Menang-Kabou, la capitale
"dés Etats malais à Sumatra, étendirent leurs con- “Quêtes, fondèrent Singhapora , leur premier élablissement sur la terre ferme , et placèrent le siége de leur principale autorité à Johor, sur la presqu'île de Malacca. Ces peuples, avides de gain et de guerre, s’'adonnèrent particulièrement au commerce ; et par leurs communications avec les Maures de la mer Rouge ils reçurent avec lenteur et successivement quelques coutumes arabes, et surtout l’islamisme (1). Chez eux la navigation se perfectionna, les richesses s’accumulèrent , et des envahissements successifs vinrent chasser les habitants de la plu-
usages des habitants de Timor, par Péron et dé Freycinet,t. IV, pag. 1 du Voyage de découvertes aux terres australes, seconde édition.
(') Marco-Polo [édit. in-4, page 492) dit de Ferlec et du petit Java : « Sous Magat cette Île füt habitée par » des marchands sarrasins qui jouissent des prérogati- » ves de citoyens, et qui les ont convertfs’ à la foi mu- » sulmane, Ils vivent seulement dans la ville.»
16 HISTOIRE NATURELLE
part des iles orientales ; car telle est la manière dont les Malais s’'emparèrent du littoral de la plupart de ces terres, en reléguant dans l’intérieur les anciens propriétaires ou en lesexterminant. Cet état de choses est démontré d'une manière évidente par ce qu'on sait de l'élévation de plusieurs États malais de Bornéo, de Célèbes, et de Timor ; et les historiens des îles de l’est sont remplis de documents qui prouvent la continuelle fusion des Malais sur les iles de la Polynésie. Mais sur toutes celles dont les Européens n’ont pas fait la conquête, les montagnes de l'intérieur sont peuplées par des tribus tantôt noires, tantôt jaunâtres, qui, confondues sous les noms d'Alfuurs . Aifu: ézes, Alfuurous , ont été l'objet des opinions les plus contradictoires’et les plus absurdes. C'est ainsi que dans les Moluques les Hollandois qui y sont établis n’en ont point une idée distincte, et qu'ils en font la peinture laplus hideuse en nommant sans distinction Papouas les habitants de l'est, Battas ceux de l'ouest, et {daans ceux de Bornéo, quoiqu'ils appartiennent d'ailleurs évidemment à des races différentes. Or ces peuples, ainsi refoulés, sans cesse expulsés par des hommes qui tenoient de l’Inde la coutume de faire des esclaves et de les vendre, sont restés stationnaires dans leurs idées. Ils ont fui les nouveau - venus, qui, les chassant de leur territoire, les opprimoient ; et, séparés d'eux par des remparts naturels et puissants, leur existence est restée inconnue des Européens : ou ce qu'on en sait est si imparfait , tant de fables obscurcissent les rapports qu'on a obtenus de quelques Malais qui trafiquent avec eux, qu'on ne peut faire aucun rapprochement positif, soit d'après leurs habitudes ou leurs mœurs, sôit d'grès leur organisation.
Le rameau malais, depuis long-temps mélanditi
sang arabe, a toujours conservé un type caractéris: tique, quoiqu'il présente quelques variétés assez distinctes. Une des plus remarquables est sans contredit celle des Jurans. Assemblés naguère en corps de nation, les habitants de Java formèrent des Etats populeux, et conservèrent pendant long-temps les traditions de l'Inde : ce qui nous est prouvé par les ruines d’un grand nombre de monuments imposants qui subsistent encore sur cette grande et belle île, par le faste des cours des sultans et des sousounangs, par les objets de leur culte et leurs divers emblèmes. Toutes les îles environnantes d’ailleurs, avant l’arrivée des Portugais dans l'Inde, qui date de 4497, malgré les habitudes locales, avoient les mêmes formes de gouvernement , suivoient les mêmes coutumes, se servoient des mêmes titres : tels étoient surtout les États de Célèbes, de Tidor, de Ternate, de Soulou, de Bor-
(:) Les Malais de Banjer-Massin, royaume de Bornéo,
néo (1), de Sumatra, etc. Java seule parolssoit 4 entier soumise à la même race humaine : auf doit-on, à bien dire, la considérer comme colonis par l'Inde bien avant les autres terres. Mais il n« est pas de même des Îles que nous venons de no%
mer ; et voilà ce qui explique comment le rame malais se trouve réduit à n’y occuper que le litton tandis que l'intérieur est peuplé par les plus ancial propriétaires, avec lesquels ils ne se sont presuf jamais mélés, Cette explication de la manière de
les Malais se sont emparés du sol qui leur paroi soit avantageux est tellement satisfaisante qu'on voit jamais en effet qu’ils aient assis leurs camps ou villes ailleurs que sur les bords des grandes bas“
ou sur les rives des fleuves navigables. C’est prix
palement à Céram, à Bourou, qu'on peut observer!" solement dans lequel vivent réciproquement les W# lais et les naturels de l’intérieur ou les Alfourw Ceux-ci conservent intacts et purs la langue etk* usages qui leur furent transmis par leurs pèri
Leur existence se. borne au cercle étroit d’un pa* nombre d’idées qui leur suffisent : et leurs mœun: ressentent naturellement de cet isolement, et «
servent cette férocité de l’homme grossier primi Z Dans les iles soumises aux Européens on «4
çoit que les Malais ont subi des modifications, 4 qu'ils ont pris par leurs rapports continuels : divers peuples, et surtout avec les émigrations c noises, des habitudes qui ne leur étoient point n relles. Elles sont en petit nombre toutefois, m le type malais dans toute sa pureté se uved les iles où il a conservé son indépetidähee, { que Guebé, Oby, Gilolo ou Halamahita, Flo Lombok, Bali, etc. Cependant, quoique le Java soit la branche la plus distincte du Malais, on peut se dispenser de reconnoître quelques nuar entre l’Amboinois naturel, le Timorien, le Ma sar et le Budgis ; mais toujours est-il vrai de que ces caractères sont peu saillants, et ne déd gent aucun trait de l’ensemble typique.
Les Malais, dans tous leurs gouvernements, consacré la forme despotique des Indiens. La sonne de leurs sultans ou de leurs rajahs!
sacrée, et la vénération la plus profonde ou une milité servile leur prodigue des hommages qui nent aux coutumes d'Orient. La perfidie laf noire, la duplicité, une soif ardente de venge qui naît avec d'autant plus de violence sous lois oppressives qu'elle est plus concentrée, af
suivant sir Raffles, possédoient des attributs indi tels que les figures d'Ishwara, des empreintes de l che et de l'éléphant, qui attestent leur ligne pf diale. Ils font descendre leurs ancêtres de Johor mé sur la presqu'île de Malacca, suivant le docte Le (Trans. bat., t. VIN), qui ajoute que le javanois
les plus grands rapports avec le sanskrit,
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uc par q , le saror nde partie homme « Malais s0 > est extré et les d pules, au l'en dévoi »s Chinoi . C'est ch les sortes j > consomme!
nids d’oisea best celui d pnnu, et qu e des sensat pin très vi minent à la ude de se se ccales chez Île Guinée | te qu'elle :
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bche. En ren on la voit n hinchine. L de, a décrit in de Calicu s cérémonial dans toutes 1 t des rajahs.
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nskrit,
DE L'IOMME. 17
ent ces peuples : la mauvaise foi malaise est célèbre que le fut jadis celle des Carthaginois, ps relations sont remplies d'actes d’assassinats
p trahisons des Malais, qui ont toujours exercé
raterie avec un goût décidé. Fanatisés par la ion mahométane, dont ils reçurent les dogmes en conservant un très grand nombre de cérées hindoucs, ces peuples ont surtout adopté la
gamie et les préceptes les plus vulgaires du
n, sans être cependant très rigoristes sur leur e observance. En suivant les diverses familles ès de ce ramcau, les usages ne présentent en que très peu de différences ; et si nous examileur manière de s'habiller, nous verrons pars chefs richement vêtus à l’orientale , tandis gens du peuple ne voilent une complète nuuc par quelque légère portion d’étuffe. Le D, le sarong, ou un large pagne, composent nde partie tout l'habillement d’un orang caya homme de la classe fortunée.
Malais sont adonnés à la sensualité, et leur > est extrême. Ils ont le cœur avili et coret les débauches auxquelles ils se livrent pules, au dire de tous ceux qui ont été à d'en dévoiler les turpitudes ; et, sous ce rap- »s Chinois et les Japonois sont leurs seuls . C'est chez eux que les analeptiques de les sortes jouissent d’une voguc générale, et > consomment surtout l’opium , les trépangs, nids d'oiseaux. Un usage qui paroît leur être > est celui de mâcher le bétel. Ce sialagogue pnnu, et qu'il seroit inutile de décrire, leur e des sensations agréables ; et ce mélange est oin très vif pour les deux sexes, qui l’ont mimnent à la bouche. On retrouve cependant ude de se servir de cet excitant des membraccales chez les peuples de race noire de la lle Guinée et de la Nouvelle-Irlande; mais te qu'elle ne provienne de communications les peuplades les plus voisines et de proche bche. En remontant à la source de cette couon la voit naître dans l’Inde et se propager hinchine. Le Camoëns , dans une note de la de, a décrit le cérémonial suivi à la cour du in de Calicut lorsqu'il présenta du bétel à : cérémonial qui s'observe encore présentedans toutes les réceptions d’apparat des sult des rajahs. Le bétel étoit autrefois, comme jours, l'interprète des sentiments d'amour ; par l'offre du siri qu’une femme malaise désecrètes pensées à celui qui en est l’objet, e du bétel au reste n’a pu naître que sous eur et sur les îles d’Asie , là où croissent en pnce et le pinang ( areca) et le poivre, qui, la chaux et souvent au cachou, eu fournisprincipaux ingrédients.
En dernière analyse il est bien reconnu aujourd'hui par tous ceux qui ont le plus étudié l'histoire des Malais que le rameau qu'ils forment tirent son origine de la race répandue dans l'Inde, et qu'il est limité entre les quatre-vingt-douzième et cent tronte-deuxième méridicns; que le point le plus éloigné où ils se soient avancés à l'ouest sont les côtes de Madagascar, où ils se mélangèrent aux Maures qui y abordoient par le nord en refoulant au sud les Nègres Vinsimbers, maintenant disséminés ct probablement les premiers habitants de cette ile immense; qu'ainsi ils formèrent les populations riveraines de toutes les iles des archipels de la Pulynésie, telles que celles de la Sonde et des Moluques; qu'ils se propagèrent sur une ou plusieurs des Philippines; et qu'eufin quelques essaims aventurés s’avancèrent jusque sur les iles des Papous et au nord de lu Nouvelle-Guinée , où ils fondèrent quelques villages, et s’y arrogèrent l'autorité. On trouve en effet des Malais à Waigiou , aux iles d'Arou, et duos le détroit de Dampier ; mais ils ne dépassèrent point le cent trente-deuxième méridien, ou, s'ils le firent, ce ne fut qu'accidentellement et sans projets.
La conformation physique du rameau malais est aussi caractérisée que l’ensemble de leurs coutumes, de leurs mœurs et de leurs institutions. En général, les hommes de cette race sont remarquables par la médiocrité de leur taille et par la couleur jaune cuivré, mélangé d'une partie d'orangé, de leur peau (). Les femmes surtout ont des proportions peu développées ; et dans plusieurs de nos relâches, soit à Amboine, Bourou , Java, Madura et autres lieux, nous ne vimes que peu d’exceptions à ce fait. La taille commune des hommes est au plus de cinq pieds quatre ou cinq pouces ; mais il n’est pas rare d'en rencontrer qui aient davantage, et dont les proportions soient robustes. Les Malais sont en général bien faits , et leur système musculaire est dessiné avec vigueur. Les femmes ont des formes arrondies et courtes, des mamelles volumineuses, une chevelure rude et très noire, une bouche très ouverte, des dents qui seroient très belles si elles n'éloient pas noircies et corrodées par le bétel. Le caractère des deux sexes est inflammable, irascible, porté à la vengeance ct à l’artifice, bas et rampant sous le joug du plus fort, barbare et sans pitié pour leurs ennemis ou leurs esclaves,
Nous ne nous occuperons pas de la langue malaise, et des divers rapprochements qu’il seroit possible d'y trouver. L'ouvrage de M. Marsden ne
(") M. Bory de Saint-Vincent dit que les membranes muqueuses des Malais ont une couleur fortement vio-
‘lette. Ce fait intéressant, que nous avons négligé de
vérifier, mérite bien de fixer l'attention des voyageurs futurs, '
laisse rien à désirer, et prouve que, malgré ses divers idiomes, elle est parlée partout avec de très légères moditications locales. Douce, harmonieuse, et simple dans ses règles , la langue malaise est pleine de tournures orientales, et emploie souvent le style figuré. En recevant la religion des Arabes ot leurs sciences, les Malais adoptèrent les caractères de leur alphabet et l'usage d'écrire de droite à gauche ; tandis que les habitants de Sumatra , les Javanois, et plusieurs autres peuples indiens, écrivent, comme les Européens, de gauche à droite
11, DKS OCÉANIENS (!).
La variété de l'espèce humaine que nous nommons océanienne est remarquable par sa beauté, relativement aux autres rameaux dont nous aurons à parler ensuite ; c'est elle qui peuple la plus grande partie des iles de l'Océanie proprement dite,etque M. Bory de Saint-Vincent a nommée, dans son ingénieux travail sur l'Homme, race océanique. Son histoire, dans l'état actuel des choses, est satisfaisante à tracer ; car le long séjour des Européens sur plusieurs des iles de la mer du Sud, les nombreux voyages entrepris dans le butde les explorer, les vocabulaires qu'on a dressés des mots usités dans la l'ngue de chacune d'elles , permettent assurément de s'en former une idée plus nette et beaucoup plus précise. Quant à la migration de ces insulaires de la source originelle , c'est là le point le plus difficile à expliquer ; mais les hypothèses doivent se taire devant les faits: et puisque tout nous prouve que le cacliet hindou est imprimé sur les hommes du rameau océunien , il seroit absurde de chercher trop minutieusement à expliquer comment ils se sont répandus sur ces terres séparées par de grands espaces de mer, et surtout contre la direction habituelle des vents régnants. Ce qu'on pourroit dire pour ou contre sans preuves certaines rentreroit dans le cas de ces nom-
brouses conceptions plus ou moins ingénieuses qu'on peut attaquer et défendre avec des armes à peu près égales.
La race océanienne se trouve occuper des iles séparces les unes des autres par d'immenses distances, au milieu du Grand-Océan; et son existence est démontrée sur la plus grande partie des îles placées au sud-est de la Polynésie et à l’est de l'Australie, Les hommes de ce rameau, disséminés sur les îles vol- -caniques ou madréporiques du tropiquedu Capricorne ou de la zone tempérée australe, ne paroissent avoir
envoyé dans l'hémisphère nord et sous le tropique.
du Cancer qu’une seule colonie, quia peuplélesiles Sandwich. Les insulaires de cet archipel eneffetont
. {:) Mémoire lu à la saciété d'histoire naturelle es Paris en novembre 1825,
HISTOIRE NATURELLE
conservé avec une religieuse fidélité la playsinen À de leurs pères, tandis que des hommes d'une race occupent évidemment les Philippines, }!
Marisnnes, ot la totalité du vaste archipel 4 Carolines.
Les Océaniens, ainsi isolés, se sont répand
sans éprouver que de bien légères modifications s ! les iles des Amis , de la Société : plus tard on} voit s'établir sur les récifs des 1lcs basses, et la 14 dition de cette migration récente se conserve en : à Rolatea ot à Horabora. Un essalin égaré s'est aru : jusque sur l'ile de Pâques (Pasrha ) (!); mais é! ils étoient fixéssur lesiles de Mendana, Washingu* Mangis, Rorotunga , Lady-Pearhyn , Sauvage," ga, ot sur les terres de la Nouvelle-Zélande. La n* tié environ de la population des Fidjis et des iles Navigateurs appartient à ce ramoau , qui s'arrén nord , d'après nos propres observations, sur l'ik@ Rotouma (?). Supposer les Océaniensautocthone: le sol qu'ils habitent seroit une exagération ridi que tous les faits physiques démentiroient ; carki établissement sur les Îles de la mer du Sud doit d'une époque bien récente par rapport aux âxe# monde, et dater au plus des temps primitifs & civilisation hindoue, L'organisation physique, k habitudes ct leurs lois, leurs idées religieuses « poésie qu'ils ont conservées, attestent cette origi et, quelie que soit la difficulté d'expliquer l cendance de ces peuples, toujours est-il vrai q ne peut soutenir une opinion contraire sans heu une analogie fort remarquable. Sur les iles del lynésie, que dûrent traverser les premières mi tions indiennes lorsqu'elles s’irradièrent du g Siam et du Camboge, devroient rester toutefois ques indices de ce passage. C'est ici, il faut l'ar que cette théorie est en défaut , et que les faits abandonnent complétement. Peut-être cepend Océaniens pourroient-ils être représentés dans ques unes de cesiles par cette belle race d’un jaunâtre mentionnée par des auteurs estimabla qu’un état permanent d’hostilité a refoulée dan térieur. Cette question est sans contredit bien ucuso ; et, quoique nous ne cherchions nulle
à la résoudre, nous soumettons avco conlian rapprochement qu’il est possible de faire de « sage du savant docteur Leyden concernx
… () « Les traits, les coutumes, et la langue du} » de l'Île de Pâques , ont la plus grande affinité à » qu'on observe dans les autres Îles de là mer di (Forster, t. 11, page 302, in-40, Second Vo Cook.) ,
(+) Le capitaine Méares ( Voyage à la côte nord t. 1, page 360 ) observe que, sur les tles Fre Carteret, les habitants, quoique si voisins de velle : Guinée , « ressembloient aux Sandvi » avoient des pirogues construites de la mér » nière, et parloient absolument le même lang
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Scilly, Herv liant de cel e Pâques , et vant transpe Sandwich navigations r vents, en c Dgues,en ont tribus ont en airement dé ns et des Oc
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ka, habitants de l'intérieur de Bornéo: « Los yaks ont un extérieur agréable, et sont mieux s que les Malais; leur physionomio est plus icate, le nez et le front sont plus élevés. Leurs veux sont longs, roides et droiis. Leurs femsont jolies et graciouses. Lis ont le corpg rout de dessins tatoués, Leurs maisons sont déscg ndes pour que plusieurs familles puissent les ter à la fois jusqu'à cent pérsonnes. Dans fe truction de leurs pirogues, comte pour fabridivers ustensiles, les Dayaks déplôlent une hde adresse. Ils reconnoissent la suprématie de vrier du monde, adorent quelques espèces aux , font dos sacrifices d'esclaves à la mort chef, conservent les têtes de leurs enncesete., etc, » En un mot ce tableau, peint à traits, est entièrement applicable aux ens.
binion la plus probable est donc celle-ci. Des indiens ot navigateurs, partant du golfe de s'avancèrent successivement d'ile en ile, Ils trent des unes , et furent repoussés des autres poient des hommes de race noire. C'est ainsi s voit déjà aux Hébrides et à lu Nouvellose mélanger avec eux, et que même à la le-Zélande, où les navigateurs modernes n'ins que de vrais Octaniens , ceux plus anciens vèrent une espèce hybride (1), Enfin on suit peau sur les Îles des Amis, Vasquez, Kerma- 'étendant naturellement à l’est par les Fidjis, des Navigateurs, les Roggewecn, Palmers- Scilly, Hervey, jusqu'aux îles de la Société; Jiant de celles-ci sur les îles bosses jusqu'à e Pâques, et, poussé par les vents de sud-est, vant transporté aux Marquises, à Christmas, Sandwich (2). Qu'on ne pense point que de navigations ne soient qu'une fiction, Lehasard vents, en chassant au large un grand nombre pgues, en ont jeté quelques unessur des terres où tribus ont ensuite été s'établir ; et ces faits nous airement démontrés par les expéditions des ns et des Océaniens, qui font annuellement
arion (Voyage aux Indes, par Rochon, p. 364) pas été peu surpris de trouver à la Nouvelle-Zée trois espèces d'hommes tout-à-faît distinctes, blancs, des noirs et des jaunes. On suppose que ofrs tirent leur origine de la Nouvelle-Guinée, et ceux à peau jaune descendent des Chinois.» Mabien pu se tromper : cependant il est de fait que
vimes deux ou trois naturels très bruns, à che-
laineuse et crépue.
urnbull ( Voyage autour du monde, in.8+, 4807, 60) dit en pariant desSandwichiens : « Il est assez bable néanmoins que la plupart des tles de la mer ud ont été peuplées à diverses époques par des grants chassés de leur pays. Cela expliqueroit les
orts de mœurs'et de langues entre des contrées ne paroissent avoir eu aucune communication. »
des trajets de cent elnquanto à deux cents lieues dans leurs grandes pirogues de mer, Ces embarcations d'ailleurs sont très propres pour des navigations lointaines; et nous en avons vu qui servolent aux naturels des Iles basses pour leurs canpagnes habltuelies, et dont les emménagements étolent propres à de longues traversées sur mer sans commufiquer. Bigh d'ailleurs a bien pu faire douse conts licues dans une chaloupe non pontée!
Le rameau océanien est supérieur à ceux qui forment avee lui la population des iles de la mer du Sud, par la régularité des traits et par l'ensemble des formes corporelles. Les naturels qui lui appartlennent ont en général une haute stature et des saile Îles musculaires nettement dessinées, uno tête belle et caractérisée, uno physionomie mâle sur laquelle s'épanouit ordinairement une feinte douceur, ou qui souvent décèle une férocité guerrière. Les yeux sont gros, à fleur de tête, protégés par d'épais sonruils, La couleur de la peau est d'un jaune clair, plus foncé chez les naturels habitués à cherchor sur les coraux leurs moyens de subsistance , et beaucoup plus affoiblichez les femmes. Les Octantens ontaussi le nez épaté, les narines dilatées, la bouche grande, les lèvres grosses, lesdents très blanches ot très belles, et les orellles singulièrement petites. Les femmes, quoique on général trop vantées, sont dans l'âge de puberté remarquables par une certaine élégance dans les traits , tels que des yeux grands et ouverts, des dents du plus bel émail, une peau douce et lisse, une longue chevelure noire qu'ellesarrangentdiversement , et un sein régulièrement demi-sphérique, mais toutefois mal faites dans l'ensemble du corps, ot ayant comme les hommes une grande bouche, un nez épaté, une taille grosso et ramassée, La teinte de leur peau est d'ailleurs presque blanche. Les habitants des îles de Mendoce (!) et de Rotouma sont, à ce qu'on rapporte, les Océaniens les mieux faits : viennent ensuite les Taitiens, les Sandwichiens, les Tonges; et déjà la dégradation de la beauté chez les femmes est très sensible à la Nouvelle-Zélande, tandis au contraire que les hommes sont plus robustes et doués de formes plus athlétiques qu'aucun autre peuple de la même race.
Si nous suivons chacun do ces peuples insulaires dans l'ensemble de leurs habitudes journalières, nous y remarquerons l'analogic la plus grande; ct
(‘) Krusenstern, en parlant des Insulaires des Mendnces, s'exprime ainsi : « Les femmes ont la tête belle, » plutôt arrondie qu'ovale, de grands yeux brillants, le » teint fleuri, de très belles dents, les cheveux bouclés » naturellement , et la teinte de icur peau est claire. Les » Noukahiviens, ajoute-t-il, sont de haule taille, bien » faits, robustes, doués de belles formes, et ayant les » traits du visage réguliers. » ( Voyage outour du monde , de 1803 à 1806 ; sur la Nadiejeda et la Nevs, 2 vol. in-8o et alles.) .
chez la plupart d'entre eux les mêmes circonstances se reproduiront avec des nuances, légères toutcfois, qu'ont amenées l'isolement et les localités (). Ainsi,
placés dans lazonê-intertropicale, les habitants des îles Marquisès etdés Sandwich ne se servent que de vétements/légers. ct imparfaits, ou ne portent qu'un pagne étroit ou maro; mais ils savent, comme les Taïtiens et de même que les insulaires de Rotouma et des Tonga, fabriquer avec l'écorce de l'aouté (broussonetia papyrifera ) une étoffe très fine réservée le plus ordinairementaux femmes, et des toiles plus grossières qu'ils retirent du liber de l'arbre à pain (arfocarpusincisa) (?).Comme les naturels des îles de la Société, ils les tcignent en rouge très brillant avec les fruits d'un figuier sauvage (ficus tinctoria, Fonsr.), ou avec l'écorce du morinda cêlrifolia, eten jaune fugace avec lerwrcuma. C'est avec un maillet quadrilatère et strié sur ses quatre faces que.tous ces peuples façonnent leurs étoffes en frappant sur les écorces ramollies ct invis-
quées avec un gluten. Das toutes lesiles que nous |
avons mentionnées on retrouve les mêmes procédés de fabrication , ainsi que l’art de les enduire d’une sorte de caoutchouc pour les rendre ‘mperméables à là pluie. Certes de telsrapprochements ne sont point le résultat du hasard; ils doivent dériver des arts que pratiquoit naguère la souche de ces peuples, que nous verrons d'ailleurs rattachés les uns aux autres pardes liens de parenté encore bien plus forts. Les deux sexes du rameau océanien sc drapent avec leurs légers vêtements de la manière la plus gracieuse lorsque la température variable leur en impose l'obligation. Souvent les femmes jettent sur leurs épaules une large pièce d'étoffe, dont les plis ondulent sur le corps ct retracent le costume antique. Les chefs seuls jouissent de la prérogative de porter le tipouta, vêtement qui présente l’analogie
(") Aujourd'hui cette manière de voir semble être adoptée universellement parmi les étrangers. On lit dans le n° 51 dela Revue de l'Amérique septentrionale, avril 1826, celte phrase positive : « In all those » particulars, which are considered as marking the » broad features of the human constitution and charac- » ter, the inhabitants of Oceania exhibit a striking re- » semblance. Of no raccs or tribes of men ,-can it bein- » ferred with greater ccrtainty, that they originated » from a common stok. » (Journ. of a tour round Hawaii, the largest of the Sandwich islands ; By a deputation from the mission of those islands, Boston, 1825 ,in-12.)
(») L'usage de fabriquer un papier vestimental avec des écorces d'arbres est indien; et Marco-Polo, dans son langage naïf, s'exprime ainsi en parlant des habitants de l'Île deCipinguet de la province de Caigui dans l'archipel des Indes : a Ils sunt jens blences, de heles » maïneres, ce biaus; ils sunt ydules, e se tiennent por » els, vivent de mercandise € d'ars, e si voz di quil » fuut dras des scorses d'arbres, etc, » (Page 147.)
HISTOIRE NATURELLE
la plus remarquable avec le poncho des Arancni de l'Amérique du sud. Les Nouveaux-Zélandii* placés en dehors des tropiques, ont senti le best de vêtements plus appropriés aux rigueurs de 4 climat ; ils onttrouvé dans les fibres soyeuses 4 phorméum une substance propre à remplir avan: 9 geusement ce but, et leur industrie s’est tournée ve la confection de nattes fines et serrées qu'ils fl quent avec des procédés très simples, mais avecul grande habilité. Les manteaux dont ilss'envelopm” sont plus épais et plus chauds que les nattes, qi roulent simplement autour du corps , et qui deuil dent jusqu'à moitié des jambes ; et parfois cet 11%
tement chez les chefs est formé de larges bandali
peau de chien cousues ensemble, et dont le ri “à
en dchors.
Tous les peuples de l'Octanie ont un goût à jh ni |
près égal pour la parure. Ainsi les Toïtiens, M
Sandwichiens aiment à se couronner de fleur
et ceux des îles Marquises et Washington (?), 4 même que les naturels de Rotouma et des Fiji attachent le plus grand prix aux dents des cu à
lots ; et cette matière, que la superstition re précieuse à leurs yeux, est pour eux céque sorl| À
diamants pour un Européen. Les Zélandois habitants de l'ile de Pâques remplacent les {à par des touffes de plumes qu'ils placent dans chevelure, et passent des bâtonnets péints dan lobes des oreilles. Les Rotoumaïens , comme lu sulaires des archipels de la Société et des Pomo quoiqu’un immense espace de mer les sépure, conservé la même coutume de se garantir des ri du soleil avec des visières de feuilles de cocoti Aux Fidjis on suit cet usage; et là aussi sk quent ces nattes fines qui servent de maros aut tiens, ct qu'on nomme gnetou aux îles des Amitl Océanicns ont tous le goût des frictions huile dont ils s'oignent le corps et les cheveux : ceur tropiques emploient l'huile de coco; ceux 1 hors de cette limite se servent d'huile de phoq de poisson. Une remarque assez inféressante lative à cette habitude des femmes des Sandwi
{) Les fleurs plus particuliérement choisies pl naturels jouissent de l'éclat le plus vif, ou laissen! ler les plus suaves odeurs: ce sont surtout les co de l'hibiscus rosa sinensis, ou celles du gardeni rida, qu'ils choisissent pour tresser des guirlantg pour placer dans les lobes des oreilles et en re plus aisément l'arome,
(>) Le groupe des îles Washington fut décourtil fois par le capitaine françois Marchand, sur le 5% èten mai 1791 par le capitaine américain CT commandent le navire «he Hope, de Boston.
(3) Cette coillurs , nommée éschao à Rotoums, à à Taïti, est façonrée à l'instant même où un veut s'en servir, Elle a quelque chose de gracieul tête des jeunes gens.
Ca
Rotouma d px de corai e corps de vrir la tête c is, à Rotot dernière issement di des peupl érique, € ge de larg me l'usage sifdu ran r l'habitu coutume | Écrasestf tions Jocal hevelure PUX grosse élandois, le partie d elle tomb:
genre d'o ès insulair meau ou essins que indélébile ue sorte s ègre, qui d’une man mplace pa conique q tion, dont insulaires d occuper soi soit pour | B, soit com hique. Cepe 8 insulaires nt nous pd sont incon effacée, y a age d’ailleu plusicurs de ers.
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e nom de Tai d les insulaire k Maupiti, ete Tatou, Taïti uma, Krusenst
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les yeux. » Sui uve aux Sand aux pieds, au orcilles, »
ho des Araucimi veaux-Zélandoi® nt senti le bel x rigueurs de lus ibres soyeuses d!
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ton fut décourti chand, sur le 5® américain log de Boston.
hao à Rotoumi; même où un ose de gracieul
Rotouma de se poudrer les cheveux avec de la ax de corail ; et on ne trouve l'usage de se barioe corps de poudre jaune de curcuma , ou de se rir Ja tête ou la figure de poussière d’ocre, qu'aux is, à Rotouma , et à la Nouvelle-Zélande, Dans
dernière île nous avons vu praliquer un em-
issement dont on ne retrouve des traces que
des peuplades éparses au nord de l’Asic ct de érique, et qui consiste à s'appliquer sur le ge de larges mouches noires ou bleu de ciel.
me l'usage de ces fards semble être un apanage psif du ramcau nègre, il est intéressant d’en inr l'habitude chez quelques peuples océaniens. coutume de porter la chevelure flottante ou ras est peu caractéristique, et a subi des motions locales sans nombre. Les Taïtiens(t) ont hevelure rasée; les Mendocins ne conservent eux grosses touffes nouées sur les côtés du crâne ; élandois , les Rotoumaïens, ainsi que la plus je partie des Océaniens, portent cette parure elle tombant en boucles ondoyantes sur lecou, genre d'ornement généralement pratiqué par s insulaires de la mer du Sud, quel que soit meau ou océanien ou mongol, est lc tatouage.
essins que l’art grave sur la peau d’une maindélébile, et qui la revêtent et voilent en ue sorte sa nudité, paroissent étrangers à la ègre, qui ne les pratique que rarement, toud’une manière imparfuite et grossière, et qui mplace par les tubercules douloureux et de » conique que des incisions y font c'ever. Cette tion, dont le nom varie toutcfois chez les diinsulaires des grands archipels (?), ne peut ici occuper sous le rapport du sens qu’on y attasoit pour la désignation des classes ou des s, soit comme ornement de fantaisie ou hiérohique. Cependant le soin ct la fidélité que les 8 insulaires apportent à reproduire ces dessins nt nous portier à penser que des motifs qui sont inconnus, ou des-idées dont la tradition effacée, y attachoient un sens. L’analogie du age d’ailleurs mérite que nous l’examinions plusicurs des peuplades que sépare l’espace ers.
s insulaires des Pomotous se couvrent le corps
e nom de Taïtien pour nous cest collectif, et comù les insulaires de Taha, Raïatca, Borabora, Ey- L Maupiti,etc., etc.
Tatou, Taïli; Moko, Nouvelle-Zélande; Chache, uma, Krusenstern dit des insulaires de Noukahiva :
principaux chefs sont tatoués de la tête aux pieds, surtout les grands-prêtres. Ils se latouent le visage les yeux. » Suivant King : « Cette coutume se reuye aux Sandwich. Les femmes ne sont tatoutes aux pieds, aux mains, aux lèvres ct äux lobes
orcilles. »
de figures tatouées ; et déjà leurs voisins les Taïtiens en ont beaucoup moins , et surtout n’en placent jamais sur le visage, ct se bornent, avec ceux de Tonga, à y dessiner quelques traits légers, tels que des cercles ou des étoiles: mais plusieurs des natuturels des Sandwich (1) et la masse des peuples zélandois ct mendocias (?) ont le visage entièrement recouvert de traits toujours disposés d'après des principes reçus et significatifs. On conçoit que leur aspect doit en acquérir un caractère de férocité remarquable , et que cet usage, né du désir d’inspirer une plus grande terreur à l'ennemi ou de blasonner des titres de gloire, s'est conservé par la suite comme le témoignage de la patience du guerrier à endurer la douleur qui accompagne toujours une pratique qui blesse les organcs les plus sensibles de ia périphérie du corps.
Les femmes à la Nouvelle-Zélande, comme aux îles Marquises, se font piquer de dessins à l’angle interne des sourcils et aux commissures des lèvres, et souvent sur le menton. En général le tatouage des Océaniens se compose de cercles ou demi-cercles, opposés ou bordés de dentelures, qui se rapportent au cercle sans fin du monde de la mythologie indienne. Cependant celui des naturels de Rotouma diffère assez cssentie!lement, puisque le haut du corps est recouvert de dessins délicats, de traits légers de poissons, ou autres objets, tandis que celui qui revêt l'abdomen, le dos et les cuisses, est disposé par masses confuses et épaisses.
Nous retrouvons dans le paraé, ornement singulier ct emblématique des "Faïtiens, destiné anciennement aux cérémonies funèbres, la représentation de ce que posient au cou, comme un hausse-col, les prêtres des îles Marquises. .
Si nous suivons les insulaires de la mer du Sud dans leur vie domestique, nous verrons pratiquer les mêmes coutumes chez tous ceux qui vivent entre les tropiques. Tous préparent et font cuire leurs aliments dans des fours souterrains, à l’aide de pierres chaudes (3) ; ils se servent de feuilles de végétaux pour leurs besoins divers ; ils convertissent
() King, Troisième Voyage de Cook.
(>) Krusenstern (1,1, pag. 164) observa à Noukahiva que les femmes n’avoient de tatouage que surles pieds et les mains , « comme les gants courts que nos dames » portoient autrefois ,» dit-il. A Taïti les femmes des classes supérieures suivent encore le même usage.
(3) Toutes lestles hautes, peuplées seulement par le rameau océanicen, passédoient, à l'exception de la Nouvelle-Zélande, s'il faut en croire Cook, le cochon de race dile de Siam Cette circonstance en elle-même est assez caractérist que; et c’est bien gratuitement que quelques personnes pensent que cet animal a pu y être porté par les anciens navigateurs espagnols, qui connoissoient ces Îles bicn avant l'époque historique de lcur découverte,
le fruit à pain, la chair du coco, le taro , en bouillie : tous boivent le kava ou l’ava, suc d’un poivrier qui les enivre et les délecte. Avant l’arrivée des Européens dans leurs îles ces peuples éloignoient de leurs repas les femmes, qu'ils regardoient comme des êtres impurs susceptibles de souiller leurs aliments. Chacun connoît par les voyageurs l'état de gêne, le tabou, que les Océaniens s’étoient imposé; et celte prohibition que M. de Chamisso a découverte dans les lois de Moïse ne doit-elle pas provenir de la même source?.... Des productions différentes , un climat soumis à des rigueurs inconnues dans les îles précédentes, ont imposé aux Nouveaux-Zélandois un nouvel ordre de besoins à satisfaire et d'industrie à employer. Ainsi on retrouve encore la cuisson opérée le plus souvent avec des pierres chaudes. Seulement ils ont appris à faire des provisions d'hiver pour la saison rigoureuse, féconde en tempêtes ; et ils ont panifié la racine de fougère et desséché le poisson à la fumée.
Dans la construction de leurs demeures les Océaniens ont en général apporté les modifications nécessitées par les-régions dans lesquelles ils vivent. Vastes, spacieuses, logeant plusieurs familles, sans parois closes, telles sont les maisons des insulaires des iles de la Société, de Tonga, de Mangia , des Marquises, de Rotouma : toutes sont sur un modèle à peu près identique. Mais, obligés de vivre sur des îles dont les hivers sont intenses et prolongés, que battent des vents impétucux, les Nouveaux-Zélandois, sans cesse en guerre de tribu à tribu , se sont retirés sur des pitons, sur des crêtes aiguës, inabordables , ont palissadé leurs hippahs, et ont construit ras de terre leurs cabanes étroites, dans lesquelles ils n’entrent qu’en rampant, et où deux ou trois personnes au plus peuvent se retirer, Ces demeures n’ont guère plus d’un mètre au-dessus du sol; et les coups de vent qui règnent fréquemment dans ces parages respectent ces singuliers ajoupas, plutôt faits pour servir de retraite à des animaux que pour être l'habitation de l’homme, Chez tous ces peuples , soit de race hindoue, océanienne ou mongole , nous voyons des maisons communales destinées aux assemblées publiques ou aux réceptions d’apparat. Partout on remarque l'usage de traiter les affaires avec recucillement et dans la position assise, et les personnes les plus élevées en dignité se couchent seules sur des nattes. Dans la plupart de ces îles les réceptions amicales sont pratiquées à la suite d’un long discours et en présentant une feuille de bananier ou un rameau.
Disséminés sur des îles qui fournissent une nourriture abondante et facile, les Océaniens de la zone équatoriale se livrent peu à la pêche, tandis que les Zélandois lui empruntent leurs ressources pendant l'hiver : aussi ces derniers y sont-ils habiles,
HISTOIRE NATURELLE
age), af vis servis avant su que, cequ re; et l’ar haute de cercles sai ent symbo donnés à
les droits se, oula s armes,
et ils ont su faire avec le phormium d'immenses i# lets absolument semblables à ceux qu’on fabriqu#f en Europe sous le nom de sennes. À Tuïli, ax Sandwich et ailleurs, les cordes sont faites à" faou , de fara (pandanus), ou de pouraou (hi eus tiliaceus); ct nous retrouvons aux îles de Société ce que le général Krusenstern avoit remyé qué à Noukahiva, l'usage de prendre le poisson a# jetant sur la mer la semence soporifère du taout* (calophyllum inophyllum ).
Les pirogues ont été jusqu'à ces derniers ten à l'objet sur lequel les insulaires déployoient tous
les ressources de leur industrie. Chez cette ra" Par des forme universellement adoptée est caractéristiq rque que Les piroguessimples, creusées dans un tronc d'ar très peu u peuvent se reproduire ailleurs ; mais il n’en est esque par! de même des pirogues doubles ou accolées deur( Res longue deux, qu’on ne rencontre nulle part chez des pa sous dive ples d’une descendance étrangère aux Océaniens{} » serpent Nous vimes à Taïti des pirognes doubles qui and té domes, voient des îles Pomotou : c'étoient de vrais peité 7 vs ?
navires propres à faire de longues traversées ete pables de contenir des vivres en proportion détern# née pour l'équipage, qui est logé dans une ban en bois solidement tissée et disposée sur le ile} à La coque &e chacune des deux pirogues est calfés avec soin, enduite de mastic, ot de forts madrié solidement liés les unissont. Leur gouvernail « remarquable par un mécanisme ingénieux que ne pouvons pas indiquer ici.
Ces pirogues étoicnt anciennement chez les tiens décorées de sculptures, qu’on retrouve en aujourd'hui sur les embarcations sveltes des veaux-Zélandois. Ces reliefs, débris des arts { tionnels que ces peuples ont conservés, et don fini étonne lorsqu'on examine l'imperfection
ne pou “un ob ez les Sa ntés d’un lle , et dot s casques nt-ils eu la ? l'ont-ils & eur eut m difficile de > fait que | pe, nous fouillo
: À BEN dt encore « instruments qu'ils employoient, sont toujours il la mer du tiques par leurs représentations. Ils les néglig b quelques d
depuis que les Européens leur ont porté le fer:k idées nouvelles qu’ils ont reçues feront bientôt i paroître les traces de ces ingénieux travaux, s’effaceront avec le sens mythologique qu'ony choit, et que remplace déjà chez plusieurs imitation plus ou moins grossière de nos artsel nos procédés. Les pirogues doubles sont usilé Taïtiet dans les archipels voisins , aux Sandvi aux îles Marquises , et jusqu’à Rotouma. Nous les avons pas vues à la Nouvelle-Zélande ; mai nature des baies nécessite des embarcations À maniables. On nous assura cependant, et quel navigateurs , Cook notammént (page 283, Pre
aussi bien « amine atte leurs mœu maire , leur e leurs idées ie qui existe isolécs sur hces les unes
hezles Tati bs et de lanc de coco pou éte d'homme même à la $ habitants d éches des tie nté aux pe lardiére , 4,1
(") Si l'on s’en rapporte à Marco-Polo, les anci pirogues de l'Inde étoient doubles (page 181 ):«l » sunt clauées en tel mainerce, car toutes sunt do » elles ne sunt pas empecé depèce, por ce qe Ils! » ont, »
Qu
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page 285, Pres
Polo, les ancl
s (page 181):1l r toutes sunt dub >, por ce qe Is!
yage), affirment que ces insulaires s'en sont fois servis. Toutes les pirogues zélandoises ont avant surmonté d'une tête hideuse tirant la que, ce qui est chez eux le signe de guerre et de re; et l'arrière est terminé par uno pièce sculphaute de quatre pieds, présentant un dieu et cercles sans fin, dont la signification est entièent symbolique. donnés à la guerre comme toutes les tribus les droits se trouvent renfermés dans la force, se, ou la trahison, ces peuples ont fabriqué dis armes, et n'ont jamais manqué de les emr par des reliefs sculptés avec soin. Mais on rque que l'arc et la flèche n’étoient usités que très peu d’Océaniens (1). Lesarmes principales, esque partout identiques dans les diverses iles, les longues javelines en bois dur, les cassesous diverses formes, les haches en basalte h serpentine, ct les frondes. Les instruments té domestique sont également analogues, et tent partout en petits tabourets , en vases de ulptés, en molettes de basalte pour broyer a, en nattes tressées en paille , etc, etc.
ne pouvons cependant nous dispenser de vun objet fort remarquable, qu’on ne voit ez les Sandwichiens. 11 s'agit ici des casques ntés d’un cimier, ingénieusement fabriqués lle , et dont la forme est exactement calquée s casques grecs ou romains. D'où ces insulaiht-ils eu la connoissance de ce genre d'orne- ? l'ont:ils apporté de l’Inäc après qu’Alexaneur eut montré cette coiffure guerrière? Il difficile de répondre à cette question ; mais il » fait que les autres Occaniens en ignorent pe.
ous fouillons dans les débris des arts qui subnt encore chez les divers peuples répandus la mer du Sud, nous y distinguerons sans > quelques disparates, mais nous y retrouveaussi bien des points d'analogie. En effet, si amine attentivement leurs habitudes, leurs leurs mœurs, leurs arts, leur musique, leur maire , leur poésie, et même jusqu’à l’enseme leurs idées religicuses , on sera frappé de l’atie qui existe entre ces familles d’un même raisolées sur des terres seméces à de si grandes ces les unes des autres. L'identité des divers
hez les Taltiens, par exemple, qui se servoient de 8 et de lances, de casse-têtes, et de frondes en > de coco pour lancer les pierres. Aux Marquises ête d'homme est sculptée sur le casse-tête, 11 en
même à la Nouvelle-Zélande. Seulement il parott $ habitants des Îles des Amis avoient recu l'usage éches des ties Fidjis, qui elles-mêmes l'avoient unté aux peuples noirs qui y émigrérent, (Voyez lardiére , 4, 11, pag. 108.) :
peuples de l'Océanie entre eux, si on en excepte les habitants des terres du prolongement d’Asie et de la bande des îles Carolines et Mulgraves, sera reconnue jusqu’à l'évidence ; nous l’espérons du moins : mais il n'en sera peut-être pas tout-à-fait de même pour leur descendance directe du continentde l'Inde. Ici trop de ténèbres couvrent les usages primitifs de ces peuples dans les temps reculés pour trouver des rapports exacts avec les usages des peuplades actuclles, qui sont restécs stationnaires dans leurs ideés, bornées dans leurs ressources, et dont l’industrie n’a point été au-delà de quelques besoins et de quelques circonstances usuelles de la vie. Toutefois de nouveaux points de contact se présentent encore; et, soit à la Nouvelle-Zélande, soit aux Tonga, des vestiges remarquables ct caractéristiques d'idées hindoues, qu’on ne peut récuser , scmblent jeter quelque jour sur cette question obscure.
Tous les Océaniens reconnoissent l’autorité de chefs dont les distinctions honorifiques et la puissance se ressemblent dans beaucoup d'iles, ou sont plus restreintes dans quelques autres. L'’hérédité du pouvoir dans quelques familles privilégiées, qui est eucore observée religicusemenut par les classes inférieures, dénote cependant bien une source indienne , ou du moins prouve que ces peuples, en s’isolant do la souche commune, emportèrent et couservèrent avec eux les idtes dominantes de leur patrie ; qu'habitués à vénérer la caste des brames leurs prêtres ou arikis (1) héritèrent de la considération dont ont toujours joui chez ces peuples les ministres de la divinité; qu’enfin ils respectèrent plusieurs des traditions, en modifièrent quelques autres, mais dans toutes, et quoiqu’elles nous soient mal connues , leur conservèrent pour nous une physionomie commune. Cook, Vancouver, Bougainville, Wallis, Turnbull, donnent la mesure du respect dont on entoure les chefs aux iles de la Société , des Amis, ct des Sandwich. Ils possèdent les terres et les fruits, ont des vassaux qu'ils nourrissent et qui composent leur cour; tandis que les toutous , derniers débris d’une caste de parias, sont regardés comme d’'ignobles serviteurs, ainsi que les esclaves pris à la guerre. Les femmes, quoique considérées comme des êtres d’un ordre inférieur, n’en jouissent pas moins de beaucoup de liberté ; et, bien qu’il leur soit défendu de manger en présence des hommes dans la plupart des iles, toujours est-il vrai qu’elles succèdent parfois à leurs maris, et que les enfants héritent d’une considération d'autant plus grande.que le rang ou la noblesse du côté de la mère est plus pure ou plus ancienne. Telles sont les opinions des Taïtiens , des Tonga , aussi bien que
() Soit qu'on les nomme ert, Marquises; afiki, Taïti, Nouvelle-Zélande , Rotouma; egt, Îles Tonga.
des Nouveaux -Zélandois. Une coutume indienne singulièrement remarquable nous prouve la force des traditions, et nous fournit un document du plus grand poids. Les exemples de veuves qui se brûlent sur le bûcher de leurs époux pour ne point leur survivre se reproduisent aux îles des Amis ct aux Fidjis; et ici nous ne pouvons nous dispenser, pour éclairer ceux qui doutcroient d'un si grand rapprochement, de citer le texte même de l’auteur qui rapporte ce fait, et qui est d'autant plus croyable que long-temps il séjourna dans les iles Tonga. Ainsi s'exprime Mariner (t. 11, pag. 278 ) : « La » cérémonie des obsèques du tuilouga (!) se nomme » langi. Ses veuves viennent pleurer près de lui; » et, suivant l’ancienne coutume, celle qui tient le » principal rang parmi elles doit être étranglée. » Son corps est ensuite enterré avec celui de son » époux , et souvent des enfants sont massacrés sur » sa tombe.» Ce dernierusage se retrouve aussi bien aux Tonga, aux Fidjis, qu'aux îles de Rotouma et de la Société; et à la Nouvelle-Zélande les mânes des chefs sont honorés par des holocaustes sanglants et par la mort de sept ou huit esclaves, ou même plus, immolés sur leurs tombeaux. L'histoire ancienne nous représente souvent les funérailles de ses héros célébrées par le trépas des prisonniers de guerre; et ce n’est pas saus quelque étonnement que de telles coutumes nous sont offertes aujourd’hui par des peuples dans un état de demicivilisation, et qui les ont conservées, à travers un laps considérable de temps, par la simple tradition orale.
Déjà l'identité des Océaniens avec les Indiens,
leurs ancêtres, a été reconnue d’abord par Forster, puis par un auteur françois peu connu, qui s’exprime ainsi : « Les naturels des iles de la Société et » des Amis, ctc., par le respect et les attentions » qu’ils conservent pour les corps des morts pendant » un assez long cspacc de temps, peuvent avoir reçu » dans l’origine cet usage qui se rapproche beaucoup » de ceux des Égyptiens; car ilest fort probable » qu’ils sont originaires de la partie mcridionale de » l’Inde, où la doctrine de la métempsycose étoit » établie depuis un temps immémorial , bien avant » que Pythagore en eût puisé la doctrine dans les » conversations qu’il eut avec les anciens brachma- » nes. » (Histoire des peuples sauvages. ) Les divers rites religieux des Océaniens ont long-temps été un sujet de doutes et d'erreurs pour ceux qui cherchoient à les approfondir. Ce qu’on en savoit étoit si
() « Le toïtonga cest le grand-prétre des fles des
» Amis, Aux iles Marquises les funérailles étoicnt éga-
» lement célébrées par la mort de trois victimes. »
{Krusenstern, Voyage, 1804.) « Le sacrifice des vou-
‘» ves s'exécute surtout religicusement aux Fidjis. » (Mariner, (, Il, pag. 349.)
HISTOIRE NATURELLE 1
vague que jusqu’à ce jour il n’étoit pas possible d'a présenter une idée bien nette, et nous sommes mA tainement loinencore de connoître la filiation de le croyance; il est même probable que les fréquens communications qu’ils ont actuellement avec k# Européens leur feront perdre bientôt la tradition #4 la plupart de leurs opinions et des sources d'où elki découlent. Aussi nous ne chercherons point à entr dans de grands détails à ce sujet. 1 Les Nouveaux-Zélandois sont les insulaires q# ont le mieux conservé les traces de l'antique reli du législateur indien Menou, qui consacra les In principes de Brahma', de Chiven et de Wichean à Les sculptures qui ornentles pirogues des chefs pri cipaux ou les palissades de l’hippah représenu® presque toujours ces trois principes entourés de «4 cles nombreux et sans fin, image sans doute il grand serpent Calingam, qui voulut dévorer M monde, et dont Wichenou délivra la terre. La lige 4 du centre de ces ornements offre constamment M lingan , attribut qui se reproduit sur d’autres relt® et même sur des vases. Le fétiche de jade, qui porte au cou, représente évidemment une fit indienne , et peut-être Chiven ou le génie du m4 Enfin des poésies anciennes, dont le sens métaph 4 rique n’est plus compris par les habitants d'aujt4 d’hui, semblent renfermer quelques unes des pà mières idées mystiques sabéennes et brachmi de leurs ancêtres, que la tradition n’a pu sauver l'oubli. Ee Zélandois, comme tous les Océans quelles que soient les variations qu'a éprouvéeské théogonic, reconnoissent une trinité, Ils nommé Atoua, Ahoua, leurs dieux, et pensent que les à des justes sont les bons génies, Ealouas ; que méchants ne deviennent point meilleurs dans autre monde, et que sous l’attribut de T'ii ils investis du pouvoir de pousser l'homme au 5 Malgré des nuances légères ne retrouvons-nous cet ensemble de faits dans ce que l’on sait du des autres peuplades ? Et soit que Faso, bris coquille qui le tenoit emprisonné, s’en servit} jeter les bases de ia grande terre (fenou nui), l'ile de Taïti, eten composer avec les parcelles se détachèrent les autres îles qui l'entourent; 4 que Tangaloa ( Mariner, t. IL, pag. 468 ) titi monde ( les iles de Tonga ) de la mer en pêchi la ligne(!), partout, chez les Océaniens, nous v}
(*) Les Dayaks adorent Deonata, l'ouvrier du de, vtles mâries de leurs ancêtres : ils vénérent à certains oîcaux, et pratiquent les augurces; ct font les Océaniens. ( Voyez Mémoire sur les idét! ligieuses des Taïliens, par Lesson; Ann. mari colon. , seconde partie, pag. 209, 1825. ) La reli des Zélandois de la partie nord est assez connue, que leurs diverses cérémonies. Il n’en est pas de m4 pour ceux de la partic sud, qui n’ont jamais été" que lès passagérement ct par des marins le plu
ie uneid ion des { aux et tuelle de hins, Îcs je, qui na est effacé s alimen Îles où 1 nt fait sc lielle (2).
îles de ] bient les esprit ai boles des :
de Bolot re, qui 1 dois ont 1:
de leurs le jour, Ata-Mlira
a instrui Dus proc juger co raveslies x qui les s Nouveau; suprême a Prage de le t, et se no esprit, app priéres la n accident, oua , gouve t, depuis prit noctur maladies € les hommes En ils ont en 'une femme e ces idées des tles de | es idoles se ale, depuis Mendoce, ges de Lisian Pérouse, etc 'anthropoph pag. 186) d uples qu'il vi n'est point ler, ils le tud s comme un la meilor vi e pratiquent d u'assurent pl Famiral de Kr e chez les h:
omon; des N que pratiquoi
pas possible d'au jous SOMMES ch la filiation de leu que les fréquenk lement avec tôt la tradition &4 | sources d'où ele ons point à entné
les insulaires af e l'antique relig i consacra Îles int:
et de Wichemà
ques des chefs pit ppah représentt.
es entourés de #4 age sans doute im voulut dévorer M a la terre. Latigr4 re constamment sur d’autres reliés che de jade, qui mment une fig ou le génie du n°4
nt le sens métaph g habitants d’aujt}
Iques unes des ps anes et brachma on n’a pu sauver
tous les Océanie
qu'a éprouvéesk inité, Ils nomn ensent que lesät k, Ealouas ; qu meilleurs dans ibut de T'ii ils r l'homme au ni etrouvons-nous e l’on sait du ue Faroa, brisail né, s’en servit} rre (fenou nui),N ec les parcelles ui l'entourent; 4 , pag. 468 ) tri a mer en pêchi Saniens, NOUS V0]
a, l'ouvrier du" es : ils vénérent les augures; ct otre sur les idéti son: Ann. mail D, 4825. ) La relf st assez CONNUE; n’en est pas de ont jamais élé vi es marins le plus
ie uneidentité de croyance frappante : la diviion des âmes, l'adoration de plusieurs sortes
aux et de certaines plantes, la puissance intuelle des prêtres, les augures, les sacrifices pins, les Marais, les idoles (!), et l’anthropoje, qui naquit de leurs préjugésreligieux , mais est effacée de plusieurs îles abondantes en subcs alimentaires, ct qui s’est conservée intacte
Iles où la rigueur du climat et la pauvreté du nt fait sentir le besoin d’une nourriture subielle (?).
piles de la Société avoient leur paradis, où sé bient les âmes heureuses des tavanas, que le esprit ailé, emportoit et purifioit : celles des boles des îles des Amis habitoient le délicieux de Bolotou , d'où étoient bannies les âmes du re, qui mouroient en entier. Les Nouveauxdois ont la ferme croyance qu'après la mort les de leurs pères planent sur l’hippah qui leur le jour, et se rendent à l’élysée, qu’ils nomta-Mira , en plongeant dans la mer au lieu
u instruits, Voici quelques renseignements que pus procurâmes du capitaine Edwardson. On juger comment les mêmes idées sont plus ou travesties par ceux qui les professent, ou plutôt x qui les recueillent,
s Nouveaux-Zélandois méridionaux croient qu'un suprême a créé toutes choses, excepté ce qui est rage de leur propre industrie. Cet être est clé- Bt, et se nomme Maaouha. lis reconnoissent un esprit, appelé Noui-Atou, auquel ils adressent priéres la nuit et le jour pour qu'il les préserve de
accident, Rowkoula , l'esprit, aussi nommé oua, gouverne le monde pendant le jour seulet, depuis le lever jusqu'au coucher du soleil. prit nocturne est Rockiola, la cause de la mort, maladies et des accidents qui viennent fondre les hommes pendant le temps de sa puissance, Ba ils ont encorc l'histoire fabuleuse d'un homme 'une femme qui habitoient la lune. » Or, la plue ces idées, nous les retrouvons chéz les habides îles de la Société.
es idoles se ressemblent toutes quant à la forme ale, depuis l’île de Pâques jusqu'aux ties Sand- Mendoce, et de la Société, etc. Consultez les ges de Lisianskoï, de Langsdorff,deKrusenstren, Pérouse, etc,
‘anthropophagie cest d'origine indienne. Marcopag. 186 ) décritainsi les coutumes de plusieurs uples qu'il visita : « Lorsqu'ilsprennent un homme n'est point de leurs amis, ct qui ne peut se raer, ils le tuent et le font servir à tous leurs pas comme un régal ; et ceste chars d'ome , ont-ils la meilor viande qu'ils pensent avoir. » Or c'est e praliquent encore les Nouveaux-Zélandois , et, u'assurent plusieurs navigateurs d'un grand mé- Famiral de Krusenstern entre dutres, ce qu'on ree chez les habitants des tles Mendoce, des Fidjis, omon, des Navigateurs, de la Nouvelle-Calédonie, que pratiquoient naguère les Sandwichiens, [A
nommé Reinga, vers le cap Nord. Ces âmes au contraire errent autour du Poule-l'apou où montagne sacrée, et sont éternellement mallicureuses lorsque les corps qui les renfermoient ont été mangés sur le champ de carnage, que leurs têtes sont restées au pouvoir des ennemis, et que les cadavres sont ainsi privés de l’oudoupa ou sépulture de leurs pères. A ces principes d’une religion corrompue, mais dont l’ensemble ne nous est malheureusement que peu connu, à ces restes d’un fanatisme barbare, sont liées des idées de sabéisme ; ct, dans leur croyance, ils placent au cicl quelques uns de leurs organes, qu'ils transforment en météores célestes. Arracher les yeux d'un ennemi (!), boire son sang, dévorer ses chairs palpitantes, c’est hériter.de son courage, de sa valeur, commander à son dieu, et enfin accroître ainsi la puissance que chque guerrier ambitionne. Tels sont les fondements du droit de la guerre chez les insulaires des Marquises ( Krusenstern), des Fidjis ( à Navihi - Levou, Mariner, tome I, page 555) , et des Tonga ( Mariner, tome I, page 558 ). ;
Il seroit trop long de rechercher les rapports d’analogie qui existent sur les devoirs à rendre aux morts, comme type caractéristique des Océaniens. Leurs prêtres, leurs sacrifices, leurs cérémonies funèbres, leurs tombeaux, leurs arbres de deuil, annoncent une croyance commune. La poésie même de ces peuples, semblable à leur langre, qui ne varie que par l'introduction fréquente de mots nouveaux ; leur poésie, unie à une musique dans l’enfance, mais composée de mesures lentes, de sons graves, alteste une civilisation régulière et une méditation bien entendue du but primitifet religieux de ces deux arts.
Leur langue, bien que simple :« 1 apparence, est riche en tournures orientales ; et les règles de leur grammaire, généralement analogues d’après celles que nous connoissons (?), différent singulièrement
() Turnbull rapporte (pag. 341 )« qu'à Taïti, lorsque » le corps d'un homme choisi pour servir de victime » expiatoire est déposé sur le Moraï, on lui enlève les » yeux pour les présenter au roi sur une feuille d'arbre » à pain. Celui-ci ouvre la bouche comme pour ava'er
*» ce qu'on lui offre, et ii est supposé en acquérir plus
» de force et d'adresse. » M. Marsden, dans son voyage à la Nouvelle-Zélande, ohserva la même coutume , et c'est ainsi que le faneux chef Shangi avoit arraché ct dévoré les yeux de plusieurs dé-ses «ennemis dans la ferme persuasion qu'il scies approprioibÿct que lenom bre des étoiles qui lui étoient consacrées au ciel s’augmentoit ainsi de celles des chefs qu'il avoit vaincus ; car, suivant la croyance de ces peuples, chaque œil, aprés la mort ; est une étoile quibrille au flrmament, (+) A Grammar and Vocabulary of the language of New-Zealand , 1 vol.in-13, 230 pages, 1820.
Grammaire des iles Tonga, à la fin du tome II de la
26 HISTOIRE NATURELLE
du malais pur, dont le génie est opposé (1). Tous ceux qui lisent attentivement les voyageurs, et qui mettent de côté les variantes que chacun d'eux, suivant sa languc maternelle, apporte dans la manière d'écrire les mots ou de rendre des sons par des lettres, reconnoissent qu’une identité palpable de langage règne entre tous ces insulaires épars et semés sur le Grand-Océan dans les limites que nous assignons aux Océaniens. Ils savent qu'un Taitien peut être entendu aux îles Marquises, ceux-ci aux Sandwich, et un naturel de ces dernières îles à la Nouvelle-Zélande. Cependant on conçoit qu'une terre placée hors des tropiques, ct par conséquent n'offrant pas les mêmes productions, a dû nécessiter de nouveaux termes pour les peindre ou pour les exprimer.
Ne sait-on pas d’ailleurs qu’une sorte de dialecte conservé par la classe supérieure et consacré aux traditions anciennes permet aux œikis de se comprendre.entre eux, tandis que le vulgaire en ignore les règles, que les prêtres et les chefs transmettent intactcs à leurs enfants? Il seroit facile de donner de longues preuves de ceci pour compléter nos idécs; mais nous les croyons superflues : d’ailleurs les relations journalières des Européens avec ces peuples en altèrent singulièrement la langue vulgaire ; et, déjà corrompue, celle-ci dans quelques années présentera sans doute un grand nombre de nos dénominations introduites dans les îles où l'influence des voyageurs d'Europe est permanente. Dans toutes ces contrées on retrouve Îles noms communs de taro, puin ; tané, homme ; wahinéou fafiné', femme; molou, Île; malaou, hameçon; maté, mort, tuer ( mot d'origine hébraïque); et tant d’autres qu’il seroit aussi fastidieux qu’inutile de rappeler ici.
Pourquoi cette identité de noms et de coutumes se retrouve-t-elle de la Nouvelle-Zélande aux îles
iclation de Mariner, par Marlin, édit. orig., 2 vol. in-8o,
Tahetian Grammar, publiée à Taïti en 1823 par les missionnaires.
(") Nous avions écrit ceci bien avant d'avoir connu l'opinion des missionnaires américains qui sont fixés dans plusieurs des îles océanicnnes, et qui disent : «It » has been a theory, in which geographers and philolo- » gists have universally concurred, that the Malayan » and Polynesian languages were from the same stock, » or rather that the latter was only a branch ofthe for- » mer. The investigations of the missionaries have » show this theory to have no foundation in fact, and » that few languages are more diverse in their radical » principles. » La langue oceuntenne (les auteurs anglois la nomment polynésienne), composée d’un si grand nombre de voyelles qu'il est rare que chaque mot ne soit pas terminé. par une d'elles , leur paroît étre * neuve, curieuse, él spéciale : ils adoptent l'existence de cinq dialectes, qui sont le hawaïen, le taïtien, le marquisin, le nouveau-célandots, et le tongatabou. (The North Americen Revtew, avril 1826.)
Sandwich , des Marquises à Rotouma, tandis que À
insulaires de cette longue bande de terres press noyées, connucs sous la dénomination vague d'k Carolines , parlent un autre langage, ont des mou différentes, un type autre ? C’est que les Océanien"t
émigrés à une époque plus ancienne des rivages{# l'Inde, habitèrent les premières terres hautes il l'Océanie; et que les Carolins, venus plus tard A rameau isolé de la grande famille mongole , n'x* pris possession , en partant des mers de Chine, qi des îles plus récentes sur l'Océan, qui les conf
au sud-est,
HIT. DES CAROLINS (rameau mongol-pélagien).e \
Si les faits abondent pour caractériser le ram É
océanien, il n'en est pas de même pour isole
décrire celui que nous nommons mongol-pélagin qui, jusqu’à ce jour, avait été confondu avec le pl
mier. Les Carolins cependant diffèrent des 01% niens par l'ensemble de leur organisation et delw#
habitudes; et des rapports généraux servent àr4 nir les divers groupes de cette famille, qui s’estan cée de l’est à l’ouest jusqu'au cent soixante-douri #
degré de longitude orientale et jusqu’à l’équatx
sans dépasser ces deux limites dans le Grand-Oc
A en juger par les figures et par les descriptis des voyageurs, on doit penser que ce rameauy# ploit primitivement les îles Philippines, Mindi les Mariannes; qu’il s’est répandu de quelquesu des terres hautes des Carolines sur ies longues nes d’iles basses qui les entourent, et qu'il s'ani aux archipels de Radack, de Mulgrave ct de & bert, ou îles du Scarborough. Déjà, dans unp lèle des insulaires d’Oualan (!) avec ceux desil Pelew, si bien décrits par Wilson (?), nousar indiqué l’analogie parfaite qui existe entre ces ik peuples séparés par une distance de plus de cents lieues; et nous savons par les récits du si de Chamisso (*), et surtout par ceux de son Kadu, que ces peuples, navigateurs par excelle se trouvent souvent transportés par les mous des archipels de Lamursek , par exemple, ju Radack. Comme nous avons suivi avec notre 4 vette ces nombreuses bandelettes de terres dé pées et à fleur d’eau en communiquant journelle avec leurs habitants, il nous à été facile de lesci parer avec les autres i1sulaires de l'Océanie pro ment dite, Ne doit-on pas être étonné que ces n
() Notice sur Oualan, par R.-P. Lesson. (Jou des Voyages, cahiers de mai et juin 1825.)
(+) An account of the Pelews islands, by Gt Keate, Lond., 1803.
(3) Remarks and Opinton of the naturalist 0l eæpedition (von Chamisso), Tomes I et HE(A Vot discov., by von Kotzebue).
aient été niens, doi i, en attril obéissions erches sub n'étoit poi e Gobien (:
ssage que :
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riannes ) ples tirent les même mes idées « i hautaine ires venoi îles que d puadent qu voisines, langue, 1 rcrnement s Tagales nes avant es maitre.
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P. Lesson. (J0 in 4825.) islands , by &
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aient été confondus jusqu’à ce jour avec les niens, dont les éloigne une foule de caractères ? i, en attribuant leur origine à la race mongole, obéissions à notreconviction intime, lorsque des erches subséquentes nous prouvèrent que cette n'étoit point neuve, et que déjà le père Chare Gobien (!) l’avoit formellement exprimée dans ssage que nous citons textuellement (pag. 45 et ): « On ne sait en quel temps ces îles (les riannes ) ont été habitées, ni de quel pays ces ples tirent leur origine. Comme ils ont à peu les mêmes inclinations que les Japonois et les mes idées de la noblesse, qui y est aussi fière et i hautaine , quelques uns ont cru que ces inires venoient du Japon, qui n’est éloigné de îles que de six à sept journées. Les autres se uadent qu’ils sont sortis des Philippines etdes voisines, parceque la couleur de leur visage, langue , leurs coutumes, et leur manière de ernement, ont beaucoup de rapport avec celes Tagales , qui étoient les habitants des Phines avant que les Espagnols s’en fussent renks maitres. Il y a bien‘de l’apparence qu'ils leur origine et des uns ct des autres, et que les se sont peuplées par quelque naufrage des nois et des Tagales , qui y aurontété jetés par pête. » Le même missionnaire, en parlant rolins qui abordèrent à Guam en 1696, ajoute F404 ) qu'ils approchoient par la ressemblance bitants des Philippines, mais que leur lantoit différent.
js ne pouvons nous dissimuler cependant la lté qu'il y a de grouper les habitants des dichaînes depuis les îles Pelew jusqu'aux Mul- , par le peu de renseignements qu’on a sur s. Les seuls guids=s qu’on puisse consulter et objet sont Wilson, pour les îles de Palaos; amisso, pour les Carolines, et surtout pour hinc de Radack : nos propres observations sur n,et celles des premiers missionnaires sur ble de ces archipels (2). Quoique l’histoire s peuplades ait été un peu éclaircie dans ces rs {emps, ce que nous savons de leurs idées uses, de leurs coutumes fondamentales cet ie de leur langue, est encore si vague qu'il au moins prématuré d'essayer d'en tracer un définitif.
aroîtroit, suivant le récit du père Cantova,
Jistoire des îles Mariannes, nouvellement conà la religion chrétienne, elc.; par le pére s Le Gobien, de la compagnie de Jésus : seconde h,in-19, Paris, 1701 relation historique du capitaine de Freycincet, s premières parties viennent d’être publiées, rena aussi de nombreux documents qui nousauroient utiles, mais qui n’ont point encore vu lc jour.
que des hommes de diverses races, surtout des nègres, auroient de son temps existé parmi Iles Carolins. Aussi M. de Chamisso (Voyage de Kotzsebue, t. IT, pag. 190 ) pense que les Papous des contrées placées au sud ont abordé sur ces îles, s’y sont mélangés , et que des Européens , tels que Martin Lopez et ses compagnons, ont bien pu les fréquenter souvent dans le cours de leur navigation. Enfin ce savant ajoute : « La race de ces insulaires est la » même que celle qui peuple toutes les îles du » Grand-Océan; » manière de voir en opposition directe avec l'opinion que nuus cherchons à faire prévaloir dans cet aperçu, mais qui nous démontre d’un autre côté qu'il ne voyoit parmi les habitants de toutes les Carolines aucune différence , et qu'il trouvoit dans la généralité de leurs habitudes physiques et morales la plus grande analogie.
On peut reconnoître, dans la manière dont les îles Carolines ont été peuplées, deux migrations qui ont eu lieu à des temps divers et séparés. D'abord les terres hautes reçurent des colonies qui ne s’étendirent que successivement et plus tard sur les terres basses. Ces colonies sont certainement venues des côtes du Japon ou des archipels chinois ; car les vents y-poussent fréquemment des navigateurs de ces mers : et dès 1648, pendant le séjour des premiers missionnaires espagnols à Guam, un Chinois nommé Choco s’y fixa après y avoir été jeté par un naufrage. Les moussons régulières d’ailleurs, et les typhons des mers placées à l'occident, enlèvent souvent des insulaires des archipels de l'ouest, ct les transportent sur les côtes des îles qui sont placées à l'extrémité orientale du système entier de ces terres. De la nécessité de vivre sur des îles basses ct comme noyées il résulte que les habitudes des Carolins ont été entièrement dirigées vers la navigation : aussi ces peuples y sont-ils habiles, et c'est avec le plus grand art qu'ils manœuvrent leurs pros élégants et légers; qu'ils se dirigent à l’aide des astres et de la boussole. Mais. quoique leurs connoissances pratiques soient tres ctendues, beaucoup de ces insulaires, surpris par les ouragans qui règnent à certaine époque de l'année, périssent dans leurs voyages , ou voguent au hasard jusqu’à ce que leurs provisions soient épuisées, ou qu'ils trouvent un refuge sur quelque plateau de récifs que déjà la végétation a envahi, et dont ils deviennent alors Jes premiers colons.
En longeant les chaînes nombreuses des îles Carolines jusqu'aux archipels de Marshall, nous n'aperçûmes que de légères nuances dans la physionomic générale et les habitudes des insulaires de chaque groupe d'îles, qui, comparés les uns aux autres , présentoient tous les rapports les plus évidents. Lorsque dans notre traversée de la Nouvelle- Zélande à l'équateur nous eûmes laissé derrière