‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 309 sur 514 · LES OU L · texte numérisé non relu

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meutaire ou l’ébé s'ouvre dans le clc enveloppée d’un f verture qui en oc nent lieu de trom chacun par un doul qui est largement « nération est ovivi membraneuse, se d On ignore commen indique comme gla duleux, occupant le froy (3) regarde con présentent les mu:

qui sécrèlent un lit huileux, destiné à vont dans l’eau per immersions (4). En présentent les part

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HISTOIRE NATURELLE

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nm de fourmilier épineux ; sir Everard Home le gidingua par l'épithète d'ornithorhynque hérison (!). C'est l'echidna histrix de Cuvicr, recouvert sentier par de gros piquants. On en a distingué, us le nom d’echidna selosa , une variété ou une ppèce dont les piquants sont entremélés et à moitié nehés par des poils épais, nombreux et de couleur marron (?).

Les mœurs de l'échidné ont été étudites par M. Garnot; le lieutenant Meton (Proceel. 4,25) itenavoir conservé un individu que le froid fit jourir lorsque le vaisseau qui le portoit doubla le p de Horn. Il avoit été pris dans les montagnes leues, où l'espèce devient de jouren jour plusrare. vant son embarquement, cet échidné fut nourri vec des œufs de fourmi et du lait, et à bord du aiseau, avec des œufs broyés avec un peu de foie de viande. Il buvoit beaucoup d'eau, et sa maère de prendre les aliments avoit cela de remarquble, qu'elle rappeloit celle du caméléon, c'estire qu'il tiroit la langue en la déjetant sur le côté, {s'en servant pour tirer les aliments dans sa bouhe. Cette langue est comme revêtue d’une matière ace qui englue les substances dont l'animal se ourrit. M. Meton donne les moyens qui lui sement les plus convenables pour préserver cet intésant et rare animal des accidents de la navigaion, et pour l’'amener vivant en Europe. Il paroît we ses déjections exhalent une odeur des plus lides,

LES ORNITHORHYNQUES.

Ornithorhyncus, BLun (3).

Sont remarquables par l’étrangeté de leur museau rgi, aplati, et ayant sur ses bords des lamelles asverses comme le bec de certains canards. Des Les fibreux remplacent les dents au fond de la ice. Leur corps bas, couvert de poils serrés, pltis, leur queue déprimée en rame, leurs pieds devant débordés par une large membrane nata- Ore, membrane qui ne dépasse pas la racine des fgles aux pieds de derrière, en font des animaux ssenliellement aquatiques.

Leur langue semble être double, par un repli qui

l'Ornithorhynchus aculeatus.

* Consultez pour l'anatomie de l'échidné Quoy et

Um. Zool, de l’Astrol., t. 1, p. 118, et pl. 21: Owen,

Wed. !, 11, p. 179 : sur ses mœurs, Garnot, Ann.

Le) CUVE, p. 504,

à Le Voigt, 1800. Le nom d'ornithorhynque a » Dien que Shaw, six mois avant Blumenbach,

lait consacré le nom de platypus (Atlas, pl. 53): derpus, Wicdemn, nn RENUI

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DES MAMMIFERES. 461

occupe les mandibules et que recouvrent de nombreuses villosités, tandis qu’un second repli, situé à la base du premier, présente en avant deux petits prolongements charnus. On ne sait rien des habitudes et du genre de vie de ces singuliers animaux, qui se tiennent dans les rivières de la Nouvelle-Galles du Sud, notamment sur les bords de la Nepean, de Fish-River, de la Maquarie et de la Campbell, au pied comme au-delà des montagnes Bleues. On dit cependant qu’ils se creusent de profonds terriers où ils se nichent et se tiennent cachés, et que bien que les ouvertures de ces souterrains soient sous l’eau, les galeries intérieures se trouvent être élevées audessus de la ligne des plus grandes eaux, où l’animal n’a rien à craindre des inondations. La femelle fait un nid en jonc. Le nom de water-mole ou taupes d'eau des colons est assez bien appliqué quant à l’aspect et aux mœurs; les naturels les nomment monflengo'g ou mullirgong.

La première figure qu'on a eue de l'ornithorhynque est celle de Shaw (!). Celle de Blumenbach, qui parut six mois après, est remarquable par son cxactitude. C’est à cet auteur que cet animal dut une rapide célébrité. Les noms qu’il donna y contribuèrent puissamment (?). « Cette créature très extraordinaire, » dit-il, se distingue de tous les mammifères connus » jusqu’à présent par la conformation singulière de » son museau, etc., cte. (%). » Deux espèces avoient été admises par Péron et Lesueur. Les oRNITH0- RHYNQUES ROUX (D. rufus) et FAUVE (0. fuscus) : le premier d’un roux pâle, avec les ongles antérieurs aigus, ct le second à museau et pieds noirs, avec les ongles de devant étroits et obtus, le pelage brunâtre. M. Gcoffroy (f) n’admet qu’une seule espèce, l’orxt- THORRYNQUE PARADOXAL , et en cela il a suivi l'opinion de Meckel, Vander-Howen, et plusieurs autres anatomistes. M. Macgillivray a décrit, dans les Mémoires de la Société wernérienne (t. V, p. 575), un ornithorhynque à poils crépus (ornèth. crispus), qui ne paroît différer du précédent que par le frisotement des poils immergés dans un liquide conscrvateur. M. Ogilby vient, dans ces derniers temps (5), de distinguer spécifiquement l'ORNITHORHYNQUE A MUSEAU COURT (0. brevirostris), à pelage très épais, fauve vineux , métallisé en dessus, blanc argenté en dessous, et dont les mandibules sont très courtes. Sa taille est de douze pouces anglois; la queue a trois pouces et demi, et le muscau seulement dixhuit lignes en longueur et en largeur. Cette espèce

() Platypus anatinus, Mise., t. X, pl. 385 et 386.

@) Ornithorynchus, bec d'oiseau, et paradoxus, paradoxal.

(3) Manuel, t. 1, p. 165 de la trad. franc.

(4) Sur l'identité des deux espéces nominales d'ornithorhynques, Ann. sc. nat., 1826, t. 11, p.151. {3 Proceed., tt, p. 150 (1831).

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provenoit de Port-Jackson, sans aucune autre indication de lucalité.

L'ornithorhyuque habite donc principalement les bords des rivières dans les endroits où l'eau est profoude, et sur les rives ombragées par des “rbies, L'entrée des canaux qu'il se creuse est étroite, et à quelque distance, le principal sillon se bifurque en deux souterrains qui vont eu demi-cercle, et qui se joignent à l'endroit où est établi le gite de la familie, placé dans une sorte de c. ambre couverte de mousses et de feuilles, et distante quelquefvis de plus de vingt toises de l’eau, et à au moins deux pieds audessus de sun niveau. Le capitaine Maule rapporte avoir rencontré une vieiile femelle avec deux peuts, qu'il put garder vivante près de deux semaines en la nourrissaut de vers, de lait et de pain, een lui douuaut abundummeut de l’eau. Elle mourut par suite d'accident (!).

Nous donnons, comme complément de l’histoire de L'ORNITHORHYNQUE PARADOXAL, des détails fournis sur les habitudes de ce singulier animal, par des témoins oculaires.

Aiusi s'exprime M. Patrick Hill, chirurgien de la marine, dans une lettre datée de Syduey, cupitale de la Nouvelle-Galles du Sud , et adressée au secrétaire de la Société zoologique de Londres :

« Vous serez satisfait d'apprendre que je suis par-

venu à contirmer les assertions du docteur John |

Jamieson sur l'éperou de l’urnithorhyncus paradoxus. Voici un extrait de mes notes : dimanche, 4" octobre 1820. — Sur les burds de la rivière Cumpbell, en examinunt, aussitôt après l'avoir tué, un ornithorhynque mâle, j’obser vai à l’extrémité, du côté convexe de l’éperon , une petite tache semblable à l’orifice d'un canal, et en cherchant à passer un crin dans cette tache, trois gouttes successives d’un fluide limpide en sortiren. Je remarquai la méme chose à l'autre épuron. Après avoir disséqué le pied de l'animal, je uuuvai sur le côté inférieur de la racine de l'éperon, immédiutement au-dessus de l'articulation, un pelit couduit que je coupai; il ne conteuvoit alors aucun fluide, mais je passai facilement à travers un crin jusqu'à s’éperon. Je vous ai envoyé cette préparation, ainsi que la vésicule desséchée.

» J ai été assez heureux pour prendre une femelle pleine de cet animel intéressant. Je vous donne un autre extrait de mes notes : Buthurst, 43 octobre. Après déjeuner, j'allai examiner avec M Scott un trou où l’on nous avoit dit qu’un ornithorhynque blessé s’étoit réfugié, et que nous espérions être la demeure de l'animal; mais en creusant nous vimes

(‘) Proceed., t. 11, p.145. Consultez Knox, Zool.journ, 4H, p. 598; Ann. sc. nat., L.X, p. 193; t. XVIIL, p.157 ; t. XVI, p. 461 ; Vander-Hoeven, Act. ces. leop. eur., t. XIE, part. 2, 1825 ; Geoff, Saint.-Hil., Mém. du Mus., t. XX, p. à, elc., elc.

HISTOIRE NATURELLE

que c'était celle d’un rat. En revenant nous apprines qu’une ornithorhyrque femelle avoit été apportée ñ vante après avoir été prise dans son nid, près des lagunes de la rivière Campbell, par M, Rawies, qu fut obligé de déchirer le nid par morceaux avi ge pouvoir en tirer l'animal, Ce nid étoit formé je te seaux et de joncs, avec un long lube lui serrm d'entrée, hors duquel le bec de l'animal étoit su visible. On plaça cet ornithorh; nque dans un bague plein d'eau, et il sembla s’y plaire pend nt quelque temps, plongeant parfois sou dos dans l'eau pour y gratter la tête avec ses pieds de derricre, Ses veut sont pelits et proéminents, d’une couleur brun Lerne, avec la pupille bleue, ei sont placés immédiatement à la base du bec. Au bout de peu d'instnts il paru vouloir sortir de l’eau, on l’en retira, on attacha une corde autour de sa jambe et on le laissa aller sur le gazon, où il se traina avec assez de difficulté; il pe rut se plaire à ce qu’on Li grattt la tête, car il me le laissa faire sans bouger. 44 octobre, — Je trouni l’ornithorhynque presque mort, elj'examinaisasne ture. Le rectum, le vagin et la vessie ont un crie commun; en ouvrant l'abdomen je trouvai danse vaire gauche un œuf rond et jaune, de la groseur d'un petit pois. Il y en avoit deux autres plus pei, et une immense quantité de petites vésicuks, À peine apercevables à l'œil, mais faciles à voir au mi. croscope. Il n’y avoit point d'utérus ni aucun « qui y ressemblât, mais seulement un tube cond sant. au cloaque , qui se divisoit en deux couduit allant aux ovaires, semblables par leur situationag trompes des animaux vivipares, mais beaucoup plu grands et plus larges. Il n’y avoit aucune apparent d’imprégnation daus l'ovaire droit ; j'eulevai touts les parties intérieures de la génération, la vessk urinale, une portion du rectum, et les mis dan l'alcool. Cette préparation est maintenant en | possession de M. Scott, qui doit l'emporter a gleterre.

» Cookoogong, un des naturels, chef de la tri de Buorah-Boorah, dit qu'ils savent tous que cel mal dépose deux œufs, à peu près de la forme, di la grosseur et de la couleur de ceux d'une poule; la femelle couve fort long-temps ses œufs dans 14 nid que l’on trouve toujours au milieu des ro sur la surface de l’eau; que cet animal peut cn sur le gazon, et qu'on le trouve parfois à une d tance considérable de l’eau; qu'il sait aussi qui blessure de l’éperon du mâle est suivie d'enflre à de grandes douleurs, mais que, quoiqu'il ail vi pl sieurs de‘ces accidents, il n’y en a jamais eu de ù tels ; que la chair de cet animal ne se mange jm" et que son nom de pays est mullingong."

A ces détails nous ajouterons, d'après M, be nett, que l'urnithorhynque habite les eaux qui!les et les retraites les plus cachées. Sa cf

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provenoit de Port-Jackson, sans aucune autre indi-

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Nous donnons, cot de L'ORNITHORHYNQUE nis sur les habitudes « témoins oculaires.

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int vulnérable, Lorsqu'il est atteint par un coup de eu, il plonge et cherche à gagner son trou, où bien il se cache au milieu des herbes aquatiques. Sa ibllanee est telle, qu'il disparo't au plus léger bruit hrsqu'it vient respirer à la surface de l'eau, et même ait rarement paisible, et plonge fréquemment. Le eilleur moment pour le tirer est celui où il se forme nuger remoux sur l'eau, indice certain qu'il va paroltre, et qu'il devient nécessaire de saisir ce y! moment opportun, puisque sa tête va s'élever dessus du liquide. #1 faut alors être en joue, et voir le doigt aussi prompt pour faire partir l'arme we le coup d'œil qui perçoit l'image de ce fantasque drupède.

M. Owen (!) a pu étudier de très jeunes ornithorhynques, que M. Weatherhead s'étoit procuré à la Nouvelle-Hollande, et qui méritèrent son attention par l'absence totale des poils, la mollesse du bec, et la brièveté de cette partie relativement à s1 largeur, et au développement qu'elle présente chez les adultes. La langue surtout a cela de remarquable, qu'elle paroit être le seul organe convenable de préhension pour les aliments. Sur le milieu de la mandibule supérieure, et un peu en ovant des narines, on remarque une petite éminence charnue , cartilagineuse à ses bords, et qui manque chez les adultes. Elle semble l’analogue de la pointe accessoire avec laquelle les jeunes oiseaux brisent les enveloppes de l'œuf an moment où ils éclosent, Il croit avoir rencontré des traces de globules de lait dans les parois de l'estomac.

(") Proceed., 1834, p. 43.

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