EE ———————] LE RHINOCÉROS DE SUMATRA
Rhinoceros sumatranus {).
Ce rhinocéros, qui vit dans la grande île de Sumatra, est l'animal que Marsden mentionne sous le nom de buddah, nom qui dérive sans aucun doute du mot abada, qui dans la plupart des langues indiennes est donné au rhinocéros asiatique. Sir Raffles, dans le Catalogue de la collection qu’il a faite
(") Sir Raffles et Horsfield ; Bell, Trans. philos., 1793; Horsfield, Zool. Research.; Pennant, Quadrumanes, t.1, p. 152; Fr. Cuvier, Mammif. lithograph. (février 1825), 47e livrais.: rhinoceros sumatrencis, G. Cuvier, Ossem. foss., t. I, pl. 94; Shaw, Gen. Zool., t. I, p. 2: two-horned rhinoceros of Sumatra, rhinoceros sumatranus, sir Raffles, Trans. Soc, linn. Lond., t. XUI, p. 268 ; Desmarest, 629.
HISTOIRE NATURELLE
à Sumatra, décrit cette espèce assez longuen sous le nom malais de badak ; il dit que les naty nomment dennu un animal qui vit dans l'inté de l'ile, et sur lequel on n’a point de détail, qu'il ressemble parfaitement par les formes au nocéros de Sumatra, excepté qu’il n’a qu'unec comme le rhinocéros indien, tandis que celui de matra en a deux. Ce nom de tennu est appliqué quelques peuples malais au tapir ; mais à Sun le tapir est nommé géndol ou babi alu ; et tout g à croire que les habitants ont une autre espèe rhinocéros qui diffère par la taille et par les « fibreuses de celle aujourd’hui connue des r ralistes.
Le rhinocéros de Sumatra a la peau qui les
beaucoup plus lisse, et moins profondément g de rides que les espèces précédentes. Sa coule d’un brun foncé. Une grande quantité de poi che l’épiderme ; la queue est aplatie, et garo crins en dessus et en dessous seulement : les mâchoires présentent quatre incisives; mais d’en haut ne se font remarquer que pendant k âge, parce que les deux externes tombent àu taine époque de la vie : les mâchelières ne dif en rien de celles des autres espèces. La taill bel individu envoyé au Muséum par Duva Diard est d'environ cinq pieds et demi de long totale, sur environ quatre pieds de hauteur; a un pied huit pouces, longucur que présente la tête ; des deux cornes qui surmontent le première est médiocrement longue, et la deu n’est que rudimentaire. Les femelles ont des 0 encore moins prononcées, et les plis de la pe presque entièrement effacés.
LE RHINOCÉROS SANS CORNES OU GAINDAR l').
Rhinoceros inermis,
Le gaïndar des Hindous du Bengale hab Sundries, ou îles à demi’submergées, couve profondes forêts que baignent à la fois les ea Gange et la mer du golfe du Bengale. Ces il saines, où règnent des fièvres intermittentes £@ ne sont visitées que par les pirates malais, ( peuplées de tigres, de gigantesques pythons. el foule d’animaux nuisibles. M. Lamare-Pitq conte avec détails les précautions qu’il dut pl pour exécuter, dans l'intérêt de l’histoire nal des chasses dans cette partie peu connue des Orientales. Le gaïndar complétement adulle
(‘) Lamare-Picquot, Réponse pour servir de tion, etc., etc, Paris, 4835, brochure in-8.
cette espèce assez longuer de badak ; il dit que les nat n animal qui vit dans l'int quel on n’a point de détail, rfaitement par les formes au a, excepté qu'il n’a qu'unec os indien, tandis que celui de je nom de teunu est appliqué malais au tapir ; mais à Sun ÿ gindol ou babi alu;ettoutn abitants ont une autre espèq ère par la taille et par les co > aujourd’hui connue des à
des espèces de rhinocéros déjà connues par le sue total de corne ou même de plaque cornée kchnfrein. L'individu tué dans la chasse diripr M. Picquot étoit feme!le, et avoit onze pieds pures de longueur sur cinq pieds trois pouces buteur, mesurée du garrot à la partie inférieure gbot, Son cuir présentoit une épaisseur de sept nt lignes, et la dureté des écailles tuberculeuses tyiderme étoit extrême. Ces écailles ont une aplatie, et de huit à quinze lignes de diamètre, it les parties du corps. La région dorsale ofquelques poils courts, roides ; le tissu cellugisseux n’est pas abondant, et les mamelles, les d'un lait fort sucré et agréable au goût, ont mmelons allongés, en partie cachés par un sillon de la mamelle. La queue n’avoit qu’un wriron de longueur, en affectant une forme élargie au sommet , rétrécie à son attache, siesur ses bords de poils noirs, épais et courts. j,relativement aux autres organes , est très pefu püpille est noire et parfaitement arrondie. raie auriculaire est largé, et à demi dressée. bre supérieure, plus longue que l'inférieure, e cette dernière. Les lèvres, bien que dures, nt d'une grande mobilité, d’une rare puisde préhension, et de beaucoup d’adresse pour rs matières végétales qui doivent servir à ntlioh, Le gandar où gaïndar est farouche w«s congénères, doué d’une force prodigieuse brend rédoutable. El vit dans la solitude , et ne the point la compagnie de ses semblables, tüns les parties les plus inaccessibles des forêts déretire, 1à où il trouve les feuilles et les jeuhuses d'arbres qui entrent dans son régime.
les buMles ; dit M. Lamärë-Picquot, il aime tirer dans là fange des lieux inondés, et à l’édu rüt il Ya d’une île à une autre en traverik nage les bouches du Gange ou les bras de rquiles séparent. Les Indiens assurent qu’il est ur vainqueur dans les combats qu'il livre au nyal, au bufle et à l’éléphant, Sa chasse est nt plus dangereuse, qu’on ne peut avoir des ss de le tuer roide que lorsqu'on l'approche Ep, et en se servant de balles de fer ; et quand ltque blessé, il se précipite sur les chasseurs, kius les obstacles qui lé séparent d’eux , et ma- Wpuissahce par des ravages ét des beuglements bles, M. Lamare-Picquat estime à 5,400 liatiroi le poids de l’individu dont il est ici don, Les Musulmans regardent comme un régal Ar, qui ne déplaît pas non plus aux Européens. ul au foie, dit M. Picquot, il est d’une finesse Pliqui surpasse de beaucoup celle du meilleur L Yau, » Les Brahmes font des amulettes, Mendent aux fidèles, avec la corne des ongles *tins 05 de ce grand qu'adrupède, et c'est avec
je Sumatra a la peau qui le se, et moins profondément g spèces précédentes. Sa coule Une grande quantité de pal la queue est aplatie, et gar t en dessous seulement : les tent quatre incisives; mais nt remarquer que pendant le s deux externes tombent àun a vie : les mâchelières ne di s des autres espèces. La taille royé au Muséum par Dur on cinq pieds et demi de lon n quatre pieds de hauteur; la ouces , longueur que présente x cornes qui surmontent len diocrement longue, et la deu ntaire. Les femelles ont des 6 pnoncées , et les plis de la pti nent effacés.
NOCÉROS SANS CORNES OU GAINDAR ().
hinoceros inermis,
es à demi’submergées, COUV que baiguent à la fois les & du golfe du Bengale. Ces il | nt des fièvres intermittentes$ que par les pirates malais, 6 es, de gigantesques pythons.el nuisibles. M. Lamare-Picq Is les précautions qu'il dut p ans l'intérêt de l’histoire nal(
quot, Réponse pour gervir de ris, 4835, brochure in-8°.
ces talismans que les Hindous croient éviter la lèpro, les tigres et le venin des serpents.
Ce rhinocéros femelle avoit un petit, aussi de même sexe, que M, Lamare-Picquot parvint à faire tuer, et dont la dépouille, conjointement avec celle de sa ère; est en ce moment à Paris. Ce jeune animal fétoit âgé que de quatre mois environ, et pouvoit peser 300 livres. Du reste, il n’offroit aucune dissemblance,
F Une seule corne nasale.