LE BUFFLE DES ÉTATS-UNIS
A été l'objet d’une étude as:ez intéressante par ggiaine Bonneville dans sa vie de trappeur, s reproduisons son récit, riche en détails de
«Toutce qui se rapporte à l'histoire de cet étrange iéressant animal, qu'un vieil auteur nous dit bler,« sous certains rapports, au lion, et sous bstres au chameau, au cheval, au bœuf, au moudu à la chèvre (2), » doit être important à resllir, car le nombre de ces animaux a diminué si dement depuis un siècle; leurs excursions se \tellement rest'eintes, qu’il y a toute raison de bre qu'ils ne tarderont pas à disparoitre de la surkde la terre.
Le buffle se trouvoit autr fois dans tonte l'éw du territoire des Etats-Unis. à l'exception h partie située à l’est de la rivière d'Hudson et du Champlain , ainsi que dans une étroite lisière de ar l'Atlantique et le golfe du Mexique, dont min éloit marécageux et couvert d’épais taillis. qui prouveroit qu’il n’y avoit pas de buffles à une timité de quatre-vingts ou cent milles de la Allantique, c'est que les premiers auteurs, dit Colhoun, et ils sont nombreux, ne mentionnent aitence que beaucoup plus loin. Thomas n, l'un des premiers colons de la Nouvelleetre, dit que les Indiens « parlent aussi de «troupeaux de grands animaux qui vivent aux &de ce lac (l’Érocoise, maintenant lac Onta ls sont de la taille d’une vache; leur chair v' tune bonne nourriture, leur peau d’excellent leur toison est une espèce de laine presque fine que celle du castor, dont les sauvages se des vêtements. » Il ajoute : « Il ya dix ans que ation de ces choses est venue aux oreilles des Vois 5), » Nous avons fait eette citation en par- Jour Prouver que la finesse de la laine du buffle, ta fait, depuis quelques années , un objet de mere, étoit connue du temps même de Morton.
tmpare à celle du castor, et non sans raison. Wu à montré , dans le voisinage de la rivière we, des chapeaux qui nous ont paru d’une excel-
bos pæphaqus, HS.) ou le ge \s, le s0ora goy des Indiens, is, est un bœuf domestique d'A e Tartarie, à pelage du couet de noir et de blanc. Les poilsd ivement allongés, Ses cornes :
jintues , latéraies et recourbées
Gaimard décrivent, sous le nom BLANCHES (B. leucoprymnus)| mde taille qu'ils se procurèrent d environs de Batavia, Son éléva neuf pouces sur cinq pieds de à l'épaule. Sa tête e:t longue, à à mufle peu gros; ses cornes rtent et se rapprochent sur le À ière à ce que les pointes se re 5 sont grandes, bien détaché es et pourvues de longs poils à À cou est court, mais un pen 4 les cerfs, et pourvu d'un à dant. Les premières apophyses 4 bres sont élevées et arrondissen partie qui n'a cependant poin u dos présente une surface pl éliées, la queue est longue eth rinière à l'extrémité, On remi ont les deux antérieures sont f ix autres plus rapprochées. Le bien fourni, en général d'un b | avec quelques nuanëes rougel reilles sont blanchitres dans : bord. La partie posérieure de@ quée d'une large tache blanchh l'anus. Les quatre pieds ont à t, de pareilles taches plus ou les individus. Les cornes sont
n quelques endroits el rugueu est creux. Les côtes sont au
Krorez Aventores,ete., par Washington Irwing, t. Il, Le suiv., de la trad. française.
ürchas, son pêlerinage ; Londres, 1614, p. 778.
Le nouveau Canaan anglais, par Thomas Morton 1097, p, 08, glais,p
magno, fusco; clunibus albit; s; capite elongalo. Zool. del'4 D (1830).
lente qualité : ils avoient été fabriqués à Londres avec de la laine de buflle. On peut rapporter à près d’un siècle auparavant la connoissance de cet animal de la part des Européens; car, en 4582, Guzman rencontra le buflle dans la province de Cinaloa (1). De Laet, parlant du buflle de Quivira, dit, sur le témoignage de Gomara, qu'il est presque noir, rarement tacheté de blanc (?). Dans son Histoire, écrite postérieurement à l’année 1684, Hubbard n’énumère pas cet animal au nombre de ceux de la Nouvelle-Angleterre. Purchas nous apprend qu’en 4613 les aventuriers découvrirent en Virginie « une sorte de bétail de la grosseur d’une vache, excellent à manger (3) » Nous voyons dans Lawson qu’il y avoit une grande quantité de buffles, d'élans, etc., aux environs de la rivière du cap Terrible et de ses affluents (4); on sait aussi que queiques uns de ceux qui s'établirent les premiers , en 1756, dans le district d'Abbeville, Caroline du Sud, y trouvèrent le buffle, La caravane de Soto, qui de 1559 à 1543, traversa la Floride orientale, la Géorgie, l’Alabama, le Mississipi, le territoire de l’Arkansas et la Louisiane, n’y vit pas de bufles. On leur dit que cet animal étoit plus au nord ; cependant ils eurent fréquemment l'occasion de voir des peaux de bufles, surtout à l’ouest du Mississipi. Du Pratz, qui écrivoiten 47534, nous apprend qu'à cette époque cet animal n’existoit pas dans la Basse-Louisiane, Toute ois nous avons lu un auteur, Bernard Romans, qui écrivoit en 1774, et qui parle du buflle comme un hienfait de la nature accordé à la Floride, On ne sauroit douter que cet auimal n’approchât du golfe du Mexique , dans le voisinage de la baie de Saint Bernard; car Alvar Nunez, vers l’année 555, le vit non loin de la côte, et Joutel, cent cinquante ans plus tard , le vit à la baie de Saint-Bernard, Il est probable que cette baie est le point de latitude le plus bas auquel cet animal ait été rencontré à l’est des montagnes Rocheuses. Son existence à l'ouest de ces montagnes n’est point douteuse, quoique le père Venegas ne le compte point au nombre des animaux de la Californie, et qu'il n'ait pointété vu, à l’ouest des montagnes, par Lewis et Clarke, ni mentionné par Harmon où Mackensie, comme existant dans la Nouvelle-Calédonie, contrée d’une étendue immense, comprise entre l'océan Pacifique, les montagnes Rocheuses, le territoire des Etats-Unis, et les possessions russes sur la Croix nord-ouest de l'Amérique.
Néanmoins son existence actuelle sur la Colombie
{) De Laet, Description des deux Amériques. Amsterdam, 1633, liv. 6, chap. 6.
(») De Laet, Description des deux Amériques. Amsterdam, 1633, liv. 6, chap. 17.
(3) Purchas, p. 759.
(+) Lawson, p. 48, 115, etc.
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552 HISTOIRE NATURELLE
paroît constatée, et l'on nous assure que, quelque temps avant la visite de nos hardis explorateurs, d'effroyables incendies avoient ravagé les prairies #t refoulé les huflles à l’est des montagnes. M. Dougherty, l'agent capable et intelligent qui accompagna l'expédition aux montagnes Rocheuses et communiqua tant de renseignements précieux à M. Say, aflirmoit en avoir vu quelques uns dans les montagnes, mais non à l’ouest. Il est très probable que le buffle se montroit sur le versant occidental des moatagnes Rocheuses, à une latitude aussi basse que sur le versant oriental. De Laet dit, d'après le témoignage d'Herrera, que le bufMe paissoit vers le sud jusqu'aux bords de la rivière Yaquimi (!); dans le même chapitre, cet auteur dit que Martin Pérez avoit, en 15,4, fixé la position de la province de Cinaloa, dans laquelle cette rivière coule, à trois cents lieues de la ville de Mexico; cette rivière est, dit-on , la même qui, sur la carte de l’Amérique du Nord, par M. Tanner (Philadelphie, 4822), est nommée Hiaqui , et placée entre le 27° et le 28° degré de latitude nord; peut-être aussi est-ce le Rio-Gila qui a son embouchure sous le 52° degré de latitude. Quoique nous ne puissions déterminer avec précision le zénith méridional du buffle à l'ouest des montignes, néanmoins le fait de son existence même dans cette région est amplement prouvé par le témoignage de Gomara, de Deluet, liv. VE, chap. XVIE, etc., de Purchas, p. 778.
La limite au nord n’est pas plus facile à déterminer. Dans le Recueil d'Hakluyt, nous trouvons l'extrait d'une lettre de M. Anthonie Parkhurst, en 157%; on y lit : « Dans l’ile de Terre-Neuve, il y a de grands animaux de la taille du chameau et qui ont le pied fourchu; je les ai vus de loin, et n’ai pu les examiner avec précision ; mais j'ai pu juger, à leurs pas, qu'ils avoient les pieds fourchus et plus gros que ceux du chameau. Je pense que c est Ja même espèce que les buffles, que l'on dit exister dans les contrées voisines, et qui abondent sur le continent (2). » Dans le même recueil, p. (8), nous trouvons, dans le récit des Voyages de sir Hunfrey Gilbert, qui commencèrent en 1585, qu'on prétend qu'il existe à Terre-Neuve des « buttolfes , animal qui, à en juzer par l'empreinte de ses pieds, doit être de la taille du bœuf. » Il est possible cependant que ce fût le bœuf à musc et non le buffle ou bison de nos prairies. Aucun témoignage ne nous autorise à croire que le buflle existoit au nord des lacs Ontario et Erié, etc., et à l’est du lac Winnepeck. D'après ce que nous connoissons du pays situé entre
(*) Jurta yaquimi fluminis ripas, tauri vaccæque et prœgrandes cervi pascuntur. L 6, ch. 6.
(») Navigations , Vovages et Découvertes principales de la nation anglaise, etc., par Richard Hakluys. Londres, 1589, p. 676.
la rivière de Melson, la baie d'Hudson et les
inférieurs, en y comprenant la Nouvelle-Galles Sud et le Canada supérieur, nous sommes por croire que le buflle ny à jamais abordé, si mè on l'a jamais trouvé aux bords des lacs ; mai l'ouest du Winnepeck, nous savons qu’on le tro au nord jusqu'au 64° degré de latitude. Les g du capitaine Franklin en tuèrent un sur la rivi Salée, vers le 67° degré. Peut-être se trouve: dans toute l'étendue des prairies bordées, au nc
par une ligne, commencant au point où le (2: de rencontre la base des montagnes Rocheuses, et o rant, dans une direction sud-est, jusqu'à l'extrén sud du lac Winnepeck, un peu au nord du 5t: des Sur le Saskatchawan, les bulles sont très abondt Nous dirons en passant que le petit buîlle bla
dont Mackensie fait souvent mention, d'aprè
témoignage des Indiens, qui lui dirent qu'il vi
dans lés montagnes, n'est probablement pas le bis
car Lewis et Clarke nous apprennent que le
diens désignoient sous ce nom le mouton sauv
(vol. EE, p.525). I est probable qu'à l'ouest
montagnes Rocheuses le buflle ne pénètre pas
nord de la Colombie.
A présent, c'est à peine si on le voit à l'est Mississipi et au sud du Saint-Laurent. La cara du gouverneur Cass trouva, en 1849, des bufles la tive orientale du Mississipi, au-desses des c ractes de Saint-Antoine. Chaque année, les exd sions de cet animal se restreignent dans un ce plus limité. En 1822, elles s'étendoient en desd dant le cours du Saint-Pierre jusqu'au grand la( Cygne, près du Cap-Croissant, En 1825, les bres de la compagnie des fourrures de la Colo furent obligés de voyager cinq jours dans unedi tion nord-ouest, à partir du lac Travers, avr rencontrer des bufles; mais alors ils réussirent tuer soixante, Plus tard, les troupeaux s'avan très près du lac Travers, et peut-être même d dirent le cours du Saint-Pierre.
On ne sauroit douter que cette constante rél tion dans le cercle des excursions du buflle nan une diminution dans leur nombre, plus encore la coutume de ne tuer que les génisses et de ii les taureaux, coutume probablement très ancié parmi les Indiens, et que nous ne pouvons, en séquence , considérer que comme la cause de 0 grande diminution récente. La civilisation, dà marche incessante, détruit les grands animaux vivent en troupes, et refoule le chasseur lui-mé s'il ne modifie sa manière de vivre. Si le daim des habitudes plus sociables, cet hôte intéressl nos forêts eût été depuis long-temps repousse l'asile du buflle, de l'élan et du castor. To buffles que nous vimes étoient d'une couleur on nous dit qu’on en voyoit quelquefois de d
rar
es
HISTOIRE NATURELLE
rrrrrvr-v-U-U-U>>X L'AUROCHS ().
A été l’objet d’un bon travail lu à l'Académie de Pétersbou:g par M. Baer, travail fait sur les dépouilles d’un animal de cette espèce tué dans le Caucase.
Le bœuf qu'on appelle aurorh en France et en Allemagne, et zoubre en Russie, et que Cuvier a démontré être le même que eelui qne les anciens nommoient bison wisent (en Allemagne), a été, dans les temps reculés , répandu dans presque toute l'Europe. Beaucoup de noms de lieux (comme Wisantensteg et autres) ont conservé sa mémoire en Souabe. On chante sa chasse dans le Nibelungenlied. Mais au temps de la renaissance des lettres, il n’y en avoit déjà plus en Allemagne. Il se maintint plus long-temps en Prusse et en différentes parties de la Pologne, où il a été observé et dessiné par Herberstain. Le dernier qu’on a tué en Prusse remonte à 1755. Du temps de Forster fils, il ne s'en trouvoit plus en Pologne qu: dans la grande forêt de Bialowieza, où il n'existe encore aujourd'hui que grâce aux soins avec lesquels le gouvernenient russe veille à sa conservation. Cette localité étoit la seule où l’on eroyoit que de nos jours s’étoit maintenu l'auroch. C'est donc une nouvelle intéressante pour la zoologie, que l'annonce de la présence de cet animal dans le Caucase, où l’on sait qu'il existe aussi un reste de tigres royaux et de panthères.
M. Baer à comparé les dépouilles du zoubre adressé du Caucase, avec celles d'un zoubre provenant de la forêt de Bialowieza, que possède l’Académie. Il a trouvé que, dans le premier, les cornes sont sensiblement plus grêles et plus courtes, et que la distance qui les sépare vu la largeur du front est moindre. Mais il pense que ces différences ne dépendent que du sexe, l'individu du Caucase étant une femelle. La couleur du pelage est aussi moins foncée et méèlée de gris ; il est plus court dans la partie antérieure, et n’est crépu que sur le front et une partie de la nuque; mais M. Baer explique encore ces différences comme dépendant de la saison et de l'âge. Les sabots et les ergots sont beaucoup plus courts que dans l'individu de la Pologne, ce qui dépend sans doute de l'habitation sur les montagnes. Il n’y a d'autres différences entre les deux aurochs, autant du moins qu'on peut en juger d'après une simple peau, qu'une courbure un peu différente des cornes et la présence d'un trait foncé qui règne sur le dos de l’un et manque sur celui de l’autre. Ces différences sont, comme on le voit, bien insuflisantes pour faire reconnoitre si le bœuf sauvage du Caucase doit être regardé comme une espèce distincte du zoubre de la Lithuanie. Ce n'est
(:) Bos urus, Cuv. ; Hesmés, no 95, p. 168.
que par l'examen des squelettes que cette me pourroit être éclaircie,
On a annoncé, il y a quelques années, l'exil d'un bœuf sauvage nommé gaour, dans l'intéri de l'Inde, entre la côte de Coromandel et la buis Caleutta. L'existence d'un zoubre du Caucase pa M. Baer à croire que ce bœuf est aussi un zopt la description insullisante, qui en à été donné rapportant d'ailleurs assez bien À celle du sp caucasien. M. Baer regarde encore comme prob que le même animal se trouve aussi au-del Gange, H fonde cette présomption sur un récit capitaine Low dans le journal de la Société asiati de Londres. Enfin il ne doute point non pla son habitation actuelle au milieu même de |” centrale et vers la côte orientale, I] tient eneff M. Schmidt que des écrits mongols font men d'un bœuf sauvage vivant aux environs du Kokkonoor et dans la province chinoise de Kha qu'on a bien distingué cet animal du yak | grunniens), et que les dictionnaires mongolsle crivent ainsi : « El ressemble au bœuf ordinaire partie antérieure de son corps est haute, la pa postérieure inclinée et étroite. Le pelage est doisé foncé, brun foncé ou noirâtre, »
Le zoubre où l'aurochs, dit-il en terminant, donc encore aujourd’hui dispersé en quelques bus bien éloignées les unes des autres. Dans la k de Bialowieza, il a pour voisin le glouton du Nc et sur la côte de Tenasserim l'éléphant et le rhi céros. Si maintenant nous rappelons l’idée de Pal qui, frappé de la ressemblance du bison d'Amé et de l’aurochs d'Europe, et persuadé qu'il n'yà pas de zoubres en Asie, prétendoit que l'animal ropéen pouvoit être arrivé de l'ouest, nous & loin de croire fondée cette explisation.
Au sujet de ces mutations dans l'habitat dé rorhs, M. Baer fait, sur les variations qu'épro la distribution géographique des animaux, les flexions suivantes :
« Quelques animaux. dit-il, voyagent avé plantes, d'autres avec l’homme; ilyena dont mérique a doté l'Europe, et en revanche d'au sont passés de l'ancien monde dans le nouve Parmi les mammifères, ce sont toujnurs les F petits, appartenant aux rongeurs etaux insectivo qui sont les plus conquérants. Le plus pe mammifères, la musaraigne naine (sorer pygmée Pallas), que l'on n’avoit jamais vue en Allemagn été observée, il y a quelques années, dans la SIk et dans le Mecklembourg. Plusieurs espéces de ris et de rats avancent continuellement de l'Ask Europe. EH semble que le rat commun ait été dans les temps anciens, on l'a depuis 2 dans toute l'Europe. Mais de nos Jours ® + noir (mus rattus), n'est déjà plus Je rat vuigé une autre espèce plus forte, si neuve, que ns
gnoissoit pas encore. et que Pallas désigne pour | frontières de la Perse et de l'Inde, dans quelques mue de son arrivée à Astr kan, l’an 1727, fait | contrées désertes de l'Arabie, et n’est plus domisroitre la première partout où le commerce | nant qu'en Afrique. C'est ainsi que le crocodile sit : c'est le surmulot de Buffon, twoanderratte | n'existe plus dans la Basse-Fgypte. C'est ainsi, en- Allemands (mus recumanus, Pallas ); il a été | fin, que l'hippopotame, la girafe et d’autres animaux vorté de nos jours par le Radejda au Kamts- | colossaux se sont retirés dans l’intérieur de l'Afrique. ka: C'est la véritable enseigne du commerce, Mais il y a aussi des espèces animales qui ont été suflisante, qui en a été donnée ln peut dire qu’un lieu sans surmulots est un | anéanties dans les temps historiques. Ainsi l’urus leurs assez bien à celle du gas commerce. des anciens, qui, du temps de César, étoit commun er regarde encore comme prob au contraire, les grands animaux se retirent | en Allemagne , n'existoit plus au seizième siècle, La imal se trouve aussi au-del} jwent par se perdre, preuve que l'issue de la | vache-marine de lamer de Kamtschatka a une histoire cette présomption sur un récit pentre l'homme et un animal, quels que soient | beaucoup plus courte. En effet, ce n’est qu’au comns le journal de la Société asia wetson courage, est toujours à l'avantage du | mencement du dix-huitième siècle qu’on en a eu fin il ne doute point non plu kr. C'est ainsi que le lion, qui, selon Hérodote | connoissance. Steller en a donné une description ctuelle au milieu même de l' kite, existoit de leurs temps encore en Ma- | détaillée en 4745 et eu 1768. c'est-à-dire seulement a côte orientale. Il tient eneff ie, après avoir long-temps occupé l'Asie-Mi- | vingt - cinq ans après que 1: dernier individu étoit » des écrits mongols font men «la Syrie, est repoussé aujourd’hui hors des | détruit.
rage vivant aux environs du ins la province chinoise de Kha istingué cet animal du ak!
que les dictionnaires mongols le L IVRE XL El ressemble au bœuf ordinaire » de son corps est hante, la pa LES MAMMIFÈRES CÉTACÉS. inée et étroite. Le pelage est n foncé ou noirâtre, »
l'aurochs, dit-il en terminant, ourd'hui dispersé en quelques es les unes des autres. Dans la K La pour voisin le glouton du N Tenasserim l'éléphant et le rh ant nous rappelons l’idée de Pl ressemblance du bison d'Amé ‘Europe. et persuadé qu'il n'ya n Asie, prétendoit que l'animil être arrivé de l’ouest, nous & dée cette explication.
es mutations dans l'habitat del fait, sur les variations qu'épro sographique des animaux, les
| des squelettes que cette quest ircie.
il y a quelques années, l'exid ge nommé gaour, dans l'intéri la côte de Coromandel et la baie nee d'un zoubre du Caucase n9 que ce bœuf est aussi un zoub
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. nous paroissent munis d'organes locomoteurs destinés à la marche, au vol, ou même à la natation monde physique, destiné à l'habitation de tous | les poissons sont entièreuent disposés pour se mouüimaux, ne paroit formé que de deux milieux: | voir dans l’eau à l'aide de rames qui pressent ce errestre, se compose de la surface entière et | liquide. On conçoit que leur forme, convenable k du globe ; l'autre, aqueux et beaucoup plus | pour cette sorte de séjour, a dû se retrouver plus Wrable en étendue, couvre la plus grande par- | ou moins complétement chez tous les animaux des- & notre planète. L'atmosphère, constituant une | tinés à habiter les eaux , et les cétacés ne sont, en couche gazeuse qui les presse tous les deux, | effet, que des mammifères terrestres dont les orquoique par des moyens différents, à entre- | ganes intérieurs sont cachés sous les formes aquadns chaque être le principe de la vie. Mais | tiques par excellence, ou celles des poissons. Les tonçoit alors que, sans s’astreindre à des règles | cétacés, par leur organisation mixte, portent à pens hpuissance organisatrice de la matière donna | ser que la nature, essayant ses forces après la créa- 4 ss vs DRMRON à passer leur vie dans | tion des poissons, combina des organes d'unenature aux. ditil, voyagent ant En e je milieux des formes accommo- plus complexe , et forma ainsi le vrai lien par lequel, és PT ant he sad furent départies. Tou efois, | dans l'échelle des êtres, on s'élève de ceux-ci aux l'Europe, et en revanche d'au Med + NNRES que se trace la mammifères. Les phoques d’aillears, à corps poilu, tanolen monde dant: le DS sde à inte ligence, che brusqua quelque- | à membres empâtés par des membranes, ne se rap- Les e8-300€ tail mn L ra a et essaya de présenter des prochent-ils pas des cétacés par les dugongs, qui ee chéerrtnit inseti u | Ent exceptionnels, mais qui, semblent placés ser les limites des deux genres ? Il 15 conquérants. Le plus pet Li ritable observateur, prouvent sa | est de fait que toute ridicule qu'a paru aux yeux de asaraigne naine (A0rer UM ‘ À vg , en confinant sur la terre le plus beaucoup de savants | opinion de Dermaillet dans son CR trair tua th Allen ie NES la nature donna à Telliamed » qui regardoit l'eau comme le centre de y a quelques années, dans la SI À Ai D set des formes tout aquati- | toute créetion , cette opinion, purement cenjectubburg, Plusieurs espècs de Lt “ e te ne point sortir du sein rale, n’étoit pas dénuée de vraisemblance, en ne la ncent continuellement de l'Asie Le à es crustacés et des mollusques, considérant d'ailleurs que comme une hypothèse que le rat commun ait été inét classe ta ag n de to ht Capomaut: |. ing k ns. de l'a depu long: “ele AP les individus affectent tou- Les céticis ont donc les formes générales et exope. Mais de n08 jours ce nt{ possi les, les poissons semblent avoir térieures des poissons : ils en ont aussi les habitudes, ls pour vivre exclusivement au milieu | les mœurs, et même le genre de vie. Tous paroissent
L), n'est déjà plus le rat vf Lex à a | plus forte, si neuve, quê Lio Si les animaux terrestres, en effet, | organisés sur le mème plan ; ils ne diffèrent presque
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point par l'enveloppe extérieure, et par le nombre des nageoires, où du moins les différences sont peu importantes. Il n’enest pas de même des dimensions de leur taille; elles varient depuis les proportions colossales jusqu'à celles plus rapprochées des autres êtres. Leur peau est toujours nue, lisse; leurs orgaues locomoteurs sont de larges et robustes nageoires qui assurent la rapidité de leur course. Destinés à vivre dans les immenses et vastes solitudes des mers, la plupart acquièrent une taille énorme. C'est en effet parmi les cétacés qu'on cite les plus grands, les plus gigantesques des animaux. A les voir organisés en apparence comme des poissons, on est porté à hésiter sur leur identité d'organisation avec les mammifères : aussi tous les anciens auteurs, jusqu'à Bloch, ne les plaçoient point, dans leurs ouvrages, ailleurs que parmi les poissons, et les naturalistes modernes les rejettent à la tin de toutes les familles des vrais mammifères. Cependant une distinction assez importante qui les caractérise extérieurement est d'avoir une nagcoire caudale toujours horizontale, tandis qu’elle est verticale chez les poissons. Les cétacés sont donc, pour les naturalistes, des mammifères à sang chaud, vivipares , respirant l'air en nature par les poumons , s'accouplant comme les animaux terrestres, et nourrissant leurs petits avec le lait de deux mamelles placées tantôt sur la poitrine et tantôt sur l'abdomen. Mais comme leurs organes pulmonaires absorbent une grande quantité d'air atmosphérique, ils sont forcés de venir respirer fréquemment à la surface de l’eau, et de réparer sans cesse les quantités qui se consomment par l'acte respiratoire. Dans les poissons, au contraire , la fonction de l’oxigénation du sang s'exécute à l’aide d'organes particuliers nommés branchies , qui décomposent ou séparent l’air de l'eau. Les oreilles des cétacés, privées de conqur, sont percées à l'extérieur par un étroit canal. Quant aux membres postérieurs, ils manquent complétement : ils sont remplacés par une large nageoire cartilagineuse, horizontale et aplatie. La tête n’est point distincte du tronc, ou, pour mieux dire, il n’y a pas de cou. Les os des extrémités antérieures sont raccourcis, disposés en nageoires que forment des enveloppes tendineuses épaisses.
Ainsi donc les cétacés paroissent taillés sur le même modèle, Il n’y a pas chez eux comme chez les autres animaux de ces dissemblances frappantes. Leurs principales lois d'opposition sont prises dans le système dentaire; c'est en effet là que gisent les seuls caractères qui puissent servir à isoler les genres, car ceux qu'on emprunte à la présence ou à l'absence des nageoires du dos ne sont que très secondaires, et sans doute peu importants dans les habitudes de l'animal. Il n'en est pas de même, disons-nous, des rangées de petits os qui meublent es mächoires. De leur forme comme de leur dispo-
HISTOIRE NATURELLE
sition dérivent de nombreuses différences dans genre de vie et dans les mœurs. Certes il existe distinction bien nette à établir entre les baleine mâchoires garnies d'une matière fibreuse, form ce qu'on nomme des fanons, et les cachalots à n choire inférieure munie de dents très robustes, ou dauphins dont les deux mavillaires sont hérissées dents nombreuses et acérées. On pourra assurém dire des baleines que leurs mœurs sont douces, lo des et stupides peut-être , que les cachalots sont rageux et cruels, et que les dauphins sont vorace toujours affamés.
Pormi les cétacés se trouvent les plus grands à maux connus. Il est de fait que ces géants du règ animal, occupant les espaces immenses des me devoient être en rapport avec la vaste surface qu sont appelés à animer. Ainsi les terres étendue désertes de l'Afrique sont la patrie des plus gra quadrupèdes, tels que l'éléphant africain, lerhi céros, la girafe, etc. Ainsi les plateaux de l'A nourrissent l'éléphant asiatique, le tigre; Bor les grands orangs, etc. Tous les cétacés cepené n'acquièrent pas des proportions très fortes, el plupart des dauphins ne différent point par lat des grands squales. Les baleines et les cacha sont donc les seuls genres où les individus pren ces dimensions , qui. tout exagérées qu'on les a tes, sont prodigieusement disproportionnées, tefois, avec ce que nous connoissons dans la na animée, Mais le cercle de leur existence, quoig enveloppé d’une profonde obscurité, paroît s'éo ler dans la répétition des mêmes actes, Les bes® de la nourriture, se faisant sentir chaque jour, mènent la même industrie, c'est-à-dire la chassé la pâture.
Les mœurs des grands cétacés sont stupides; igrorent les moyens d'attaquer, et ne se défen qu'en employant les mouvements brusques el\ig reux de leur lourde messe. Les dauphins seuls surtout quelques espèces, paroissent au conl belliqueux et se plaire dans les combats qu'altes les profondes blessures dont leurs corps sont I nés. Des ennemis redoutables les assiégent Îrèqu ment et les attaquent à outrance. Il est bien raré effet que, malgré leur petite taille, les armes 0 gereuses dont ils sont munis ne les fassent triomp d'animaux dont l'énorme corpulence n'est giri de leurs atteintes que par une épaisse couclé graisse fluide,
Ils habitent constamment dans l'eau ; MIS plupart d'entre eux, et surtout les grands cé ne se plaisent qu’au milieu desmers, €l sers les parages les plus tempêtueux , el dont les V4 sont les plus agitées des grands octans, Le aussi affectionnent les rivages, ou bien rechercl les eaux douces qu’ils abandonnent rarement derniers sont peu nombreux , il est Vral, mais
an existe au moins trois espèces qui présentent te particularité dans leur genre de vie. Le marin, aucontraire, vivant d'habitude sur les côtes, mente souvent les fleuves et les rivières, attiré les poissons qu'il poursuit; et c’est ainsi qu'on un de ces cétacés remonter la Seine jusqu'à ÿ, Mais ce qui est plus important pour le natuste est de fixer les zones où chaque espèce sembsarrèter, de tracer en quelque sorte le cercle de domaine, soit dans les mers qui baignent les es, soit dans celles qui sont situées sous l’équagr, dans les deux hémisphères. Ici, il faut brouer, règne encore une grande incertitude. est fralement admis en eflet que les grands cétacés k plus connus sont répandus dans toutes les mers jglobe , et que la baleine ou le cachalot macrocébledesmers du Nord sont identiques dans le Grand in, soit dans la partie qui baigne les côtes nordid'Amérique, soit dans les mers du cap Horn, du sud de la Nouvelle-Hollande. Ilest de fait x les capitaines baleiniers que nous avons consulkice sujet nous ont toujours aflirmé cette idenkel que les baleines ou les cachalots que nous ons vus sous tous les paralièles possibles du nord sud, ou sous l’équateur, dans la mer Pacilique nme dans l’océan Atlantique, nous ont paru ne férer en rien des mêmes cétacés des mers du Nord squ'ils sont décrits (!). Mais nous savons qu'il éestpas de même pour les dauphins ; ils subisiles lois imposées à tous les animaux dans l'état aire, 11s ne sortent point de certaines limites. celles-ci sont toutes les conditions qui sont apries à leur espèce : c'est là qu'ils trouvent le ü d'aliment qui leur convient, la nature et . la
nombreuses différences dans ns les mœurs. Certes il existe ette à établir entre les baleine d'une matière fibreuse, form des fanons, et les cachalots à n nunie de dents très robustes, ou deux ma\illaires sont hérissées et acérées. On pourra assurém que leurs mœurs sont douces, lo ut-être , que les cachalots sont et que les dauphins sont vorace
is se trouvent les plus grands à est de fait que ces géants durèg t les espaces immenses des me apport avec la vaste surface qu imer. Ainsi les terres étendue que sont la patrie des plus gra s que l'éléphant africain, lerhi , etc. Ainsi les plateaux de l'A hant asiatique, le tigre; Bor s, etc. Tous les cétacés cepend
des proportions très fortes, ci hins ne diffèrent point par lata les. Les baleines et les cacha ls genres où les individus pren qui. tout exagérées qu'on les à jeusement disproportionnées, 1e nous connoissons dans la nà cercle de leur existence, quoi profonde obseurité, paroit sd tion des mêmes actes. Les bes® , Se faisant sentir chaque jour, industrie, c'est-à-dire la chassé
Cependant on connoît actuellement des cachalots & baleinoptéres qui paroissent exclusivement profaux mers du pôle sud, et Péron ( Voyage aux ts Australes, t. HE, p. 243 ) s'est formellement exiné sur la non-identité des cétacés du nord et du sud il diti« Les voyageurs et Les naturalistes ayant fondu sous un même nom, pour ainsi dire à l'envi Suns des autres, des animaux essentiellement diffé- ,iln'est aucune classe du régne animal qui, dans fätactuel des “hoses, ne compte plusieurs espèces Mbicoles.…., Ainsi on voit répéter chaque jour, dans Suuvrages les plus estimables d'ailleurs, que la ide baleine { balæna mysticetus) se retrouve éga- Menlau milicu des frimas du Spitzberg et des glaces 1pdle antaretique, ete. Quand on ne consulteroit Wa raison et l’analogie, de telles assertions pour- Wen parottre douteuses ; en recourant à l'expérience, Îles se trouvent absolument fausses, etc. o Malgré Me opinion # tranchante de Péron, et que nous MS1rés vraie pour la presque totalité des animaux, nine pour la plupart des cétacés, nous persistons, (a de nouvelles et de meilleures observations, à re que celle loi n'est pas entièrement applicable à aimaux marins tels que la baleine et les cachalots,
M roUve aussi bien au milieu des glaces que sous Kleil de l'équateur,
s grands cétacés sont stupides; Lens d'attaquer, et ne se délen les mouvements brusques eL\Ié rde masse. Les dauphins seuls espèces, paroissent au con plaire dans les combats qu'atlés ssures dont leurs corps Sont si s redoutables les assiégent fréqu went à outrance. JL est bien tar ÿ Jeur petite taille, les armes( sont munis ne les fassent UrIOMf l'énorme corpulence n’est gard 5 que par une épaisse couché
pnstamment dans l'eau; mais ux, et surtout les grands Cl ’au milieu des mers, el surtout us tempêlueux , et dont les VA itées des grands océans, plusi U les rivages, ou bien recherel qu'ils abandonnent rarement
nombreux , il est vral, mais
température des eaux auxquelles leurs organes sont habitués: c'est sous ces latitudes que sont renfermées toutes les nécessités de leur vie ; ainsi le sud a le delphinaptère de Péron, et son remplaçant dans le nord est le béluga; ainsi les dauphins des côtes d'Islande, où même de l’Europe, ne sont nullement ceux des mers antarctiques.
Les armements considérables que les peuples civilisés ont dirigés vers les grands cétacés ont naturellement dû changer pour eux les limites de leur séjour. Sans cesse chassés des mers où ils trouvoient abondamment leur nourriture, ils se sont retirés vers les contrées qui leur présentoient momentanément un abri protecteur, et c’est ainsi qu'ils ont été refoulés vers le nord et vers le sud ; mais cependant il est diflicile de croire que des animaux dont les proportions sont considérables aient pu se contenter d’un espace étroit de mer où ils auroient bientôt épuisé les aliments qui leur sont appropriés, et comme leur taille surpasse celle de tous les autres êtres, de même l'étendue des mers a dû leur être concédée. L'eau d’ailleurs est un fluide dont la température est beaucoup plus égale que celle de l’air, et par conséquent l’habitation constante au milieu de ce fluide doit avoir sur les cétacés une influence bien moindre que les changements annuels de température de l’eté à l'hiver n’en ont pour les animaux des climats tempérés. On doit même supposer, à la grande masse de sang et à la chaleur énorme qui doit en résulter pour le phénomène de la circulation chez ces êtres, qu’ils éprouvent au moins arnuellement le besoin de vivre près des glaces dans des milieux où l’eau qui les entoure puisse leur enlever cet exeédant de chaleur, vers l'époque du rut surtout. On sait en effet que les phoques, dans la saison des amours, se réunissent sur les g'açons flottants, ou sur les côtes inhospitalières des iles les plus reculées dans le sud ou dans le nord, pour y satisfaire à ce premier besoin ie tous les animaux.
La na ation ou lemouvement locomoteur qui parmet aux cétacés de se transporter d’un lieu à un autre est extrêmement rapide; tout chez eux est organisé pour accroître la puissance de la marche; et si l'on peut se servir d’une comparaison assez juste,
‘ce sont les oiseaux de la mer. Leur charpente os-
seuse, solide, les muscles nombreux et puissants, la graisse huileuse qui leur sert d’atmosphère, et qui en grossissant le corps augmente sa légèreté!) spécifique par rapport à la densité de l'eau qu’il déplace, de robustes et le plus souvent de larges
() La graisse abondante des cétacés parott devoir porter à l'extérieur ce que les poissons ont à l’intérieur. Ces derniers ont des chairs compactes et pesantes ; mais une vessie aérienne compense le trop de pesanteur avec le déplacement de l’eau. On remærque le contraire chez les cétacés, et l'enveloppe huileuse ballonnée qui empâte les chairs remplace la vessie aérienne,
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nageoires, une forme en cône caréné, tout, en un mot, est disposé pour que la natation soit chez eux puissante, continue et facile, Ne falloit-il pas en effet cette disposition pour vaincre la résistance opposée par des vagues que la tempête bouleverse, ou parcourir en tout sens d'assez grandes distances pour trouver la nourriture journalière ?
Nous avons vu que les cétacés respiroient l'air en nature; mais comme leur tête est presque constamment plongée sous l'eau, et que lorsqu'ils viennent à la surface la partie supérieure de leur corps s'élève seule hors de ce liquide, ils ont dà recevoir une organisation particulière, en un mot avoir sur le sommet de la tète des ouvertures préparées pour l'acte respiratoire, et qu'on nomme events. M. le baron Cuvier est le premier qui ait bien décrit le mécanisme par lequel l'eau qui entre dans le pharyux des cétacés, lorsqu'ils saisissent leur proie , est rejetée au dehors par ces évents, et aussi comment, par une sorte d'aspiration, l'air extérieur y est introduit pour passer dans les poumons. Ces évents se composent de deux fortes pocues musculaires muuies de soupape et dont les parois sont très élastiques. L'eau qui s'introduit dans la bouche est forcée d'entrer dans ce canal par la contraction des muscles orbiculaires du pharynx, et est rejetée de diverses manières, tantôt en colonne très serrée comme chez les baleines, tantôt en gerbe comme chez le cachalots, Les dauphins au contraire, dont les tubes des évents sont presque entièrement osseux , n’ont pas la même puissance musculaire dans leurs parois supérieures; et l’eau qui en sort n'en jaillit point, mais s'en écoule simplement en ruisselant sur les bords.
Les évents qui s'ouvrent sur le sommet de la tête sont à la fois les canaux par lesquels est rejetée l'eau introduite dans la bouche, et les vraies narines des cétacés. Dans les poissons osseux au contraire, cette eau, refoulée de la bouche dans les branchies , est rejetée par les fentes des opercules, bien que les évents existent aussi chez quelques poissons chondroptér; giens, tels que les raies et les squales. M. Cuvier décrit ainsi les modilications qu'ont dà éprouver les narines pour remplir à la fois les deux buts de la respiration et du rejet de l’eau avalée. « Si l’on » suit l'æsophage de bas en haut, on trouve qu'ar- » rivé à la hauteur du larynx, il semble se partager » en deux conduits dont l’un se continue dans la » bouche et l’autre remonte dans le nez; ce dernier » est entouré de glandes et de fibres charnues for- » mantplusieurs muscles.Les uns, longitudinaux, in- » sérés au pourtour de l’oritice postérieur des narines, » descendent jusqu’au pharynx; les autres, annu- » laires, semblent être une continuation du muscle
» propre du pharynx. Comme le larynx s'élève dans » ce conduit en obélisque ou en pyramide, il peut » être serré par les contractions de ces fibres annu-
» laires. Toute cette partie est pourvue de follicules
» Muqueux versant leur fluide par des trous bi » Visibles ; une fois arrivée au vomer, la membra » interne du conduit, qui devient celle
| des nari » osseuses, prend un tissu uni et sec,
Les deux
» rines, osseuses à leur orili e Supérieur, sont muni
» d'une valvule charnue en forme de deux den cercles » attachée au bord antérieur de cet orii ) qu'elle ferme au moyen d'un muscle très fort, c ché sur les os inter-maxillaires ; pour l'ouvrir faut un effort puissant de bas en haut. L'abais ment de la valvule intercepte toute Communicati entre les narines et les cavités placées au dess
Ces cavités sont deux grandes poches memh
neuses formées d’une peau noirâtre et muqueus
très ridées quand elles sont vides, et ovales qu
elles sont distendues; elles sont situées enlre * peau et la surface osseuse, et circonscrivent lo » lice antérieur des narines osseuses, Toutes de » donnent dans une cavité intermédiair. placée i » médiatement sur les narines, et communiquant » dehors par une fente étroite en forme d'arc. D » fibres charnues très fortes forment une expansi » au-dessus de tout cet appareil; elles converg » de tout le pourtour du cràne sur les deux bou » qu’elles peuvent comprimer fortement, »
On explique de cette manière le jeu des éven La bouche se remplissant d’eau , la langue et les t choires se meuvent come pour la déglutition; m le pharyux, en se fermant, fait refluer l'eau du cd duit @sophagien inferieur au laryax; ce mouveme réfléchiest accéléré par Les fibres annulaires au de soulever la valvule, et l’eau parvient duns deux poches supérieures, Là elle peut séjourner j qu'à ce que l'animal veuille la projeter : alors, lin la valvule, pour empêcher l'eau de redescendre comprime les poches latérales au moyen des Hi sus-jacentes. Cette compression fait sortir l'eau la fente extérieure avec une vitesse et une haut proportionnées à l'intensité de la force musculà Les évents des poissons au contraire paroissent af pour fonction de laisser introduire l'eau, mais 1 de l’expulser.
Toutefois, le mécanisme de ces canaux efféren quoique s’exerçant de la même manière chez | les cétacés, est accommodé aux formes propres espèces de chaque famille ; le canal osseux des éV des dauphins est unique, tandis que chez les xl ilest double, où plutôt divisé en deux canaux un diaphragme osseux longitudinal ; le supéri sert au passage de l'air seul, et aboutit au site l'odorat, et l’autre, inférieur, est uniquement desli conduire l’eau. Quant à la place qu'occupe lou ture des évents, elle varie dans chaque famille: 4 les dauphins l'ont sur le sommet de la tête perp diculairement à son axe, et en forme de croiss les baleines ont d’abord leurs canaux 0Sseur( ques, puis ils se redressent pour s'ouvrir sur k:
DS AD LE: DUR JS MR MU R un. dun Ur UN Cu NN “au mm -
t leur fluide par des trous hi arrivée au Vomer, la membra it, qui devient celle des nari an lisa uni et sec, Les deux eur orili e supérieur, sont muni arnue en forme de deux dem au bord antérieur de cet orif moyen d'un musele très fort, « iter-maxillaires ; pour l'ouvrir issant de bas en haut, L'abais le intercepte toute communicati et les cavités placées au dess deux grandes poches memb l'une peau noirâtre et muqueus Lelles sout vides, et ovales qua dues; elles sont situées entre e osseuse, et circonscrivent lo es narines osseuses, Toutes de e cavité intermédiair. placée les narines, et communiquant fente étroite en forme d'arc, D rès fortes forment une expansi at cet appareil ; elles converg our du cräne sur les deux bou comprimer fortement, »
cette manière le jeu des éven plissant d'eau , la langue elles n Lcomme pour la déglutition; n fermant, fait refluer l'eau du cd ferieur au laryux; ce mouvemé é par les fibres annulaires au lvule, et l'eau parvient dans ieures, Là elle peut séjourner j al veuille la projeter : alors, lin empêcher l'eau de redescendre hes latérales au moven des Hi compression fait sortir l'eau
delatéteaux deux tiers antérieurs de l'œil. Dans gchalots au contraire l'évent semble placé sur le ri de l'extrémité tronquée que présente la tête. «cétacés herbivores, tels que les lamantins, les pngs, ont des évents qui ne diffèrent presque at par la grandeur des narines des phoques, et «sans doute par inadvertance que M. Latreille, ses Familles du règne animal, a imprimé qu'ils guient privés. Les anciens auteurs considéroient ouvertures comme le siége principal du sens de Diorat.
Long-temps on avoit cru que les cétacés pouvoient rer sous l'eau sans avoir besoin du contact de jratmosphérique , et que ce phénomène s’exéeupar un mécanisme particulier des organes de la htion, et qu'ils conservoient toute leur vie le morale, ouverture qui fait communiquer les deux lettes du cœur, et permet au sang veineux de «fondre avec le sang artériel, sans passer par poumons. Ce trou ovale, qui existe tant que le Mus est dans le sein de sa mère, se ferme lorsque jeune animal apparoît à la lumière, et que les pouwpar le contact de l'air extérieur entrent en ie. Mais cette idée erronée, combattue depuis demps, a été complétement démontrée fausse, ktrou de Botal, chez les cétacés, s'oblitère au ment de la naissance comme chez les autres anior. Ce qui le prouve d'ailleurs d'une manière dére, c'est qu'aussitôt qu'un cétacé est pris dans que piége, et qu'il ne peut venir respirer à la kte de l'eau, il meurt asphyxié.
Arint de considére: les animaux qui nous occu- \sous le rapport général de leur organisation et quelques unes des fonctions qu’ils sont appelés mplir, peut-être devons-nous étudier la manière ik se mettent en rapport avec les corps qui les nent, ou en d’autres termes, quelle est chez l'étendue des facultés des sens. Nous avouerons lample dose de sensibilité dont on les a dotés Mrs digne d’être citée, et que rien ne nous pamoins sensible qu'une monstrueuse baleine, dont le sens sont émoussés sous des couches d’un ltellulaire épais , qu'animent à peine quelques sTrTeUx, peu en rapport avec les surfaces dont Brent exciter vitalement les propriétés, et que durent très peu de vaisseaux. Pour s'emparer Leélacé quel qu'il soit, il faut toujours en effet Per un viscère principal , et retenir l'animal qui Pie avec lui le harpon qui l’a blessé, en filant &rde dont la mollesse atteste la cessation des à la suite de Ja perte du sang, et c’est alors ment qu'on la retire, et souvent encore il ar- Que l'animal, se débattant, brise par un dernier ‘il moment où il va être sorti de l’eau, l'arme ce profondément ; il meurt au loin, ou sou- Üguérit de ses blessures lorsqu'elles n'intéres-
avec une vitesse et une haut intensité de la force musculà ssons au contraire paroissenl af aisser introduire l’eau, mais!
écanisme de ces canaux efféren t de la même manière chez | ommodé aux formes propres famille ; le canal osseux des ête nique, tandis que chez les bal plutôt divisé en deux canaux | sseux longitudinal; le supéri à L'air seul, et aboutit au Sig inférieur, est uniquement desli ant à la place qu'occupe lou le varie dans chaque famille; à sur le sommet de la tête perf bn axe, et en forme de croissd d'abord leurs canaux osseux ( dressent pour s'ouvrir Sur LT
sent que les tissus adipeux et musculaire, Les sens sont en général trop obtus : aussi tous les cétacés semblent avoir bien moins d'intelligence et d'indus. trie que les poissons, Le tact doit être peu sensible, et probablement qu'il ne s'exerce bien que sur les aliments en se joignant au goût. Le tact paroîtroit donc résider dans les cryptes qui existent sur le rebord de la bouche, là où les nerfs du goût se joignent à ceux de l'odorat, Les nageoires et la peau, sur la surface du corps, ne semblent propres en effet qu'à rendre compte des chocs rudes et brusques, mais sont incapables d'apprécier les sensations qui ne sont pas de nature douloureuse. L'odorat par suite est aussi très restreint chez la plupart des cétacés. Les baleines seules reçoivent dans la lame criblée de leur ethmoïde assez de filets nerveux pour percevoir quelques odeurs. Les dauphins et les cachalots, chez lesquels cette lame est imperforée, n'ont aucune trace du nerf ethmoïdal, Aussi a-t-on cru que chez eux l'olfaction avoit son siége dans les larges cavités ptérygo-palatines dont les crânes des baleines sont privés, Mais on a trop oublié peut-être que l'odorat, dans les animaux destinés à vivre dans la mer, étoit confondu avec le goût, et que les effluves ou plutôt les odeurs ne leur étoient apportées que dissoutes, etque par conséquent elles ne pouvoient être percues qu'après que l’eau à frappé les parties sensibles de l'intérieur de la bouche ; qu'ainsi les sensations produites par les corps, et ayant pour véhicule l'air, étoient des odeurs, et que celles que l'eau dissout sont des saveurs : les cétacés alors n’ont pas besoin d'odorat proprement dit.
Quant au goût il doit être très borné. L'appareil de la mastication . en effet, annonce que chez tous les cétacés il est destiné plutôt à enlacer et à retenir la proie qu’à la triturer et la réduire en bol que la langue et les membranes environnantes doivent présenter à la luette ou sentinelle du goût. Chez tous les
cétacés, la langue est plus ou moins enveloppée de
graisse ; elle est immobile, sans muscles moteurs, privée de papilles, revêtue d’une peau très lisse de nature sèche, et plutôt épidermique, et ses fonctions doivent être très bornées. Les fanons des baleines sont d’ailleurs des sortes de tamis qui arrêtent tous les petits animaux qui forment sa nourriture, Chez les dauphins et les cachalots, les dents font plutôt l'office de crochets qu'elles ne servent à déchirer la proie. Dans le petit groupe des cétacés herbivores, on conçoit naturellement que le genre de vie a nécessité une modification dans la forme de la couronne de chaque os des arcades dentaires. [l en résulte naturellement que l'estomac chez les cétacés est le principal et presque le seul agent de la digestion proprement dite, et que la proie y arrive entière et sans élaboration préalable.
L'ouie est renfermée dans un os qui ne fait point
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560 HISTOIRE NATURELLE
partie de la boîte osseuse crânienne, ou qui n'y tient que par des ligaments ; de sorte que l'appareil de l'audition se trouve ainsi flottant au milieu d'un tissu cel'ulaire abondant. El doit en résulter une perception de sons très incomplète, et c'est aussi ce qui arrive ; car souvent un navire à la voile passe avec un rapide sillage près des grands cétacés sans que ceux-ci en aient connoissance que lorsqu'ils sont proches, et encore lorsque la vue fixe leur attention, D'ailleurs l'appareil auditif, privé de conque pour rassembler les sons, ne les reçoit qu'à travers une fissure étroite, qui forme un canal sinueux ouvert derrière les yeux, et «l:22 plusieurs cette fissure est mème oblitérée (!).
La voix est réduite à une sorte de mugissement. Nous pouvons affirmer en effet que des dauphins, que très souvent nos matelots harponnèrent, et qu'on hissoit à bord du navire encore vivants, où on les dépeçoit bien avant qu'ils eussent rendu le dernier soupir, ne faisoient entendre aucun bruit, et qu'ils bornoient l'expression de leur douleur à de violents mouvements musculaires. N'auroit-on pas pris pour des mugissements le bruit fort et aigu que produit l'air violemment refoulé dans les évents par un animal en proie aux angoisses de la mort ?
La vue s'exerce de différentes manières chez les cé-,
tacés, et les organes qui en sont le siége sont peu en rapport par leur petitesse avec le reste des autres appareils. Ainsi les yeux , entre eux, éprouvent un écartement immense chez la baleine et les cachalots, et ne peuvent servir qu'à la vision latérale, et ce qui doit le plus étonner, est le défaut de régularité par rapport à la ligne médiane qui existe entre eux dans quelques genres. Nous croyons que ce manque de régularité est accommodé à la natation de ces ani-
7 (") Les mammifères qui vivent dans l'eau, dit M. de Blainville { Anatomie comparée, t. 1, p. 481 ), offrent quelque analogie dans l'appareil de l'audition avec certains animaux terrestres, c'est-à-dire que cette analogie ne se trouve pas dans le peu de développement du labyrinthe qui est souvent remarquable par sa petitesse, mais seulement dans la disparition graduelle de la partie extérieure ou de recueillement. C'est ce que l'on voit, pour ce dernier point, en étudiant successivement les loutres, les phoques, les lamantins, et enfin les cétacés. Les premiers ont encore la conque complète, quoique beaucoup plus petite que dans les autres carnassiers vermiformes : les premières espèces de phoques ont aussi un petit rudiment de conque extérieure qui disparoît tout-à-fait dans les dernières. Chez les lamantins et la plupart des dauphins, la conque n'est plus qu'un tube fort étroit qui s'ouvre encore à la peau par un orifice trés petit, et qu’on a souvent beaucoup de peine à apercevoir. Mais dans beaucoup d'espèces de ceux-ci, et dans les cachalots et les baleines, ce tube se réduit en une sorte de ligament qui va à peine jusqu'a la peau, et par conséquent l'oreille moyenne n'a pas d'ouverture réellement extérieure; elle n'a que celle de la trompe dans l’arriére-bouche. »
maux : natation qui, lorsqu'elle est rapide, s'eye toujours d'un côté sur l'autre, et rend le mécani de la vision subordonné à la position ou en haut en bas, que chaque côté occupe à son tour, Dans autres cétacés , le type de la vision normale est servé, et le peu d'écartement que les orbites
entre eux permet qu'elie s'exécute comme chez vrais mammifères, Au reste, on ne connoit que 1 peu la répartition des humeurs de l'œil ; seulem les fo:mes du globe et celles du cristallin vien
confirmer cette loi, que plus un animal est ded à vivre dans l’eau, plus la siceité et la convexit
ces parties est grande. Quantaux organes accessoi tels que la glande lacrymale et les cils, ils manq
complétement, et la mobilité des fibres du palpé
est presque nulle,
Nous ajouterons aux détails précédents un ape sommaire sur la forme du squelette des cétacés, servant pour l'histoire de chaque famille en culier les traits caractéristiques d'organisation sera intéressant de faire connoître. La charpente seuse de ces animaux est dépourvue de mem postérieurs, et le bassin même se trouve réduit état rudimentaire , et ne se compose que de troi selets, dont celui du milieu est impair, et sit l’arcade pubienne. La colonne vertébrale abou la queue, et le passage du tronc à cette partie se par une diminution successive d'ampleur. Les 0d forment les crânes des cétacés herbivores ni ment n'acquièrent point de développement plus sidérable que chez les autres mammifères; ma os de la fare des baleines et des cachalots pren des dimensions énormes; les membres antéri sont très courts, aplatis, disposés en nageoires, 6 phalanges sont empâtées au milieu de la memb des ailerons sous forme de baguettes osseuses, 1 etinflexibles. Ce qui caractérise surtout les vertè est l'amincissement extrême du corps des cervig et c'est à cette disposition qu'est due la nullité parente du cou : car les vrais cétacés ne jouisses mouvements de flexion de cette partie dans à sens Déjà cependant le cou est un pet plus pro chez les cétacés herbivores : aussi ces animaux ils été long-temps placés à côté des morses, et fo naturel ement le passage des célacés aux amp ou phocacées. Quant aux formes des dents, elles assez identiquement les mêmes pour lois, ol moins en en exceptant les baleines, qui" ont à choire garnie que de lames cornées d une nature ticulière Ces dents sont toujours creustes en Q à leur base, pyramidales et pointues à leur som et l'énorme défense du narwhal ne contrarie I pas cette règle : celles des cétacés LP couronne plate; mais si les os de la face (') 0
(‘) Les os des célacés sont extrémement celluleus