ESS
He
dinairement implantée dans l'os intermaxillaire du côté droit ; sa circonférence est sillonnée profondément sur toute sa longueur, qui varie de six à dix pieds. Sa base est creu.e ; sa direction est en avant; et la manière dont elle est placée sur la partie antérieure de la tête la fait ressembler à une longue lance. C'est done bien à tort qu'on a cru si long temps qu'elle étuit fixée par juxtaposition sur la ligne médiane des os frontaux, Ses usages doivent être bornés à ceux que l'animal en retire pour attaquer sa proie ou se défendre de ses ennemis. Elle ne peut être d'aucune utilité pour la mastication, ni pour déchirer les aliments, et sa position seule dans une alvéole du maxillaire supérieur a pu lui mériter le nom de dent. Nous ne pensons pas non plus qu'on puisse la comparer ni avec les canines des babirussa, qui sont recourbées en avant de la face, ni avec celles du morse, qui se déjettent vers en bas.
A l'époque où les défenses de narwhal furent connues, elles jouirent d'une réputation extraordinaire ; et comme elles étoient assez rares, leur valeur, mise à prix par le charlatanisme, fut en rapport avec les propriétés les plus surnaturelles dont on les qualifia. Des couvents de moines achetèrent bien cher la véritable corne de licorne, qui devoit, aux yeux de la superstition, guérir les maladies les plus invétérées. Chacun, à l'ordinaire, prétendoit posséder la véritable, l'unique merveille douée de tant de vertus ! mais, assez commune sur les rivages du Nord, la défense du narwhal plusrépandue perdit sa haute réputation près du vulgaire, dontelle cessa dès lors d'attirer les regards.
L'ivoire des défenses de narwhal est supérieur à celui de l'éléphant. I est formé de fibres compactes extraordinairement serrées, dont la réunion est d'une densité et d'une dureté extrêmes. Cet ivoire, d’une blancheur éblouissante , a surtout l'avantage de ne point jaunir et de prendre un très beau poli lorsqu'il est travaillé. Quoique les narwhals ne soient pas rares, leurs défenses ne sont cependant pas assez nombreuses pour permettre que leur usage soit ré pandu dans les arts ; et Bonnaterre rapporte, dans sa Célologie, que les rois de Danemarck possèdent un trône magnifique fait avec cette matière : et ce chef-d'œuvre, conser vé précieusement au château de Rosemberg, a, dit-il, une valeur considérable,
Les narwhals habitent les mers du Nord, autour du pôle arctique, et principalement celles qui baignent le Groenland et le Spitzherg. Ils s’avancent quelquefois jusque vers l'Angleterre et la Hollande ; mais jamais on n’en a trouvé sous des latitudes plus méridionales.
Quelques naturalistes qui avoient vu des défenses de ces cétacés tirées de la terre, ont pensé qu'elles devoient être considérées comme des débris fossiles. M. Cuvier a combattu cette opinion, et croit qu’el-
HISTOIRE NATURELLE
les ont bien pu être simplement altéréos par le séjour pendant un temps plus où moins long sou terre, où elles auront été enfouies par quelque circonstances locales, purement accidentelles,
Le nom de narwhal est emprunté aux langues d Nord. On trouve dans les Chroniques islandoi que ce mot, qu'on doit prononcer nar-houal, siyni lie un cétacé qui se nourrit de cadavres, les mot islandois what où wa'l désignant une baleine, d nar un cadavre, Peut-être cette étymologie n! pas plus juste que celle du speculum regate, qui fait provenir d'un cétacé dont les chairs empoiso nent ceux qui en mangent. Ce nom de narwhal généralement adopté , est éerit de plusieurs mani res par les Francois, C'est ainsi qu'on trouve ini féremment dans divers ouvrages narhwal, narw et narval. Les auteurs systématiques ont prop pour dénominations scientifiques et génériques | noms de monodon, L., Diodon, Storr., ceratoto Brisson et Iiliger. Ce dernier, dans son Prodro donne à son genre ceratodon, pour caractères ç sentiels, d'avoir deux dents, dont l’une mnq souvent au sommet de la mâchoire supérieure, dont la forme est longue et droite, tandis quel autres dents n'existent pas. Les évents, dit Hlliga s'ouvrent par une seule ouverture sur le sommet la tête, Le corps est oblong, à épiderme lise, s'amincit vers la queue. Les mamelles sont ingui les, au nombre de deux, et il n'a pas de nageol dorsale.
L'espèce que nous allons décrire est la seule co nue de ce genre.
LE NARWHAL - LICORNE.
Monodon monoceros.L, Far.
Le narwhal a les formes générales d'un dauph Sa tête est peu distincte, obtuse, arrondie, etas brusquement tronquée. Son corps est ovahi aminei aux deux extrémités. Sur le dos s'élève, pas une véritable nageoire, mais une arête charn haute à peine de deux pouces, assez longue etir gulière. Les pectorales sont courtes, étroites, obliquement coupées. La nageoire caudale est ü sée en deux lobes arrondis et convexes du cûlé corps. Les évents occupent le sommet de (] tè et s'ouvrent par une fente sinueuse et en Croissd Les yeux sont très petits, placés assez bas etüpé au niveau du museau. La bouche n'est presque fendue, et la lèvre inférieure est mince et col Les bords du museau sont, suivant Anderson, et raboteux. La langue remplit assez là bouche, n'a point, par conséquent, un grand développen* La verge des mâles, dans l'état ordinaire, ne pd point sortir du corps, et reste cachée dans une $
être simplement alttrées par leu an temps plus où moins long s0 uront été enfouies par quelque ales, purement accidentelles, Whal est emprunté aux langues d > dans les Chroniques islandoie n doit prononcer nar-houal, signi | se nourrit de cadavres, les mot u tal désignant une baleine, @ Peut-être cette étymologie n' e celle du speculum regle, qui n cétacé dont les chairs empoiso h mangent. Ce nom de narwhal opté, est écrit de plusieurs manik ois, C'est ainsi qu'on trouve indi divers ouvrages narhwal, narwa auteurs systématiques ont prop ns scientifiques et génériques | n, L., Diodon, Storr., ceratoto . Ce dernier, dans son Prodron re ceratodon, pour caractéres ç deux dents, dont l’une manq net de la mâchoire supérieure, st longue et droite, tandis quel istent pas. Les évents, dit Illigé e seule ouverture sur le sommet est oblong, à épiderme lise, queue. Les mamelles sont inguid de deux, etil n'a pas de nageoi
ous allons décrire est la seule co
\RWHAL - LICORNE.
don monoceros. L.Far.
les formes générales d'un dauph istincte, obtuse, arrondie, etas onquée, Son corps est ovahi extrémités. Sur le dos s'élève, nageoire, mais une arête chart deux pouces, assez longue etiré ctorales sont courtes, étroites, pées, La nageoire caudale est d s arrondis et convexes du cûté s occupent le sommet de la tË une fente sinueuse et en croiss ès petits, placés assez bas et à pé seau. La bouche n'est presqé vre inférieure est mince et ol seau sont , suivant Anderson, d langue remplit assez la bouche, iséquent, un grand développené les, dans l'état ordinaire, ne pi rps, et reste cachée dans unef
lublsgar lourrat Ha are.
582 HISTOIRE NATURELLE
dinairement implantée côté droit; sa circonfé ment sur toute sa lon pieds. Sa base est crou et la manière dont elle rieure de la tête la fait C'est done bien à tor qu'elle éteit fixée pa médiane des os fronta bornés à ceux que l'ai sa proie ou se défendn être d'aucune utilité f déchirer les aliments, alvéole du maxillaire nom de dent. Nous nt puisse la comparer n russa, qui sont recot avec celles du morse A l'époque où les di nues, elles jouirentd'u et comme elles étoient à prix par le charlatar propriétés les plus sur Des couvents de moit rilable corne de licor la superstition, guéri rées. Chacun, à l'orc véritable, l'unique m tus! mais, assez com la défense du narwha réputation près du vu d'attirer les regards.
L'ivoire des défens celui de l'éléphant, I extraordinairement ; d’une densité et d'un d'une blancheur ébl de ne point jaunir e lorsqu'il est travaillé pas rares, leurs défer nombreuses pour pe pandu dans les arts sa Célologie, que le un trône magnifique chef-d'œuvre, conset Rosemberg, a, dit- Les narwhals hab du pôle arctique, et gnent le Groenland quelquefois jusque v mais jamais on n'en méridionales.
uelques naturali re ie tirées de la terre, ont pensé qu'elles | n’a point, par conséquent, SL An devoient être considérées comme des débris fossiles, | La verge des mâles, dans l'état ordinaire, à M. Cuvier a combattu cette opinion, et croit qu'el- À point sortir du corps, et reste cachée dans u