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a côtes nombrt,
ku, en 4826, une colonie angloise; cette partie
encore peu connue sous le rapport de ses ressour-
statistiques. Quant à la côte orientale, elle offre y plus grands avantages pour les établissements
opéens 1 découpée en baies sans nombre, etparmi
mquelles nous citerons la baie Jervis, Botany-Bay,
Jackson , la baie Broken, le port Macquarie, baie Moreton, etc., etc.; parcourue par de belles vières, garnie de terres productives, elle jouit de
s les avantages qui sont refusés à la plupart des tres points de la Nouvelle-Hollande ; c'est aussi la Jedans l'intérieur de laquelle on aittenté quelques yages destinés à la faire connoître ,et MM. Oxley Evans, ingénieurs de la colonie des convicts détés, se sont avancés à cent soixante lieues envin au-delà de la côte, et ont été forcés de rétroder de ce point par les marécages profond: qui itèrent leurs pas. Cette partie est sillonnée prese parallèlement par une chaîne de montagnes, mmées versle nord montagnes Bleues , et vers le d Morumbidge. C'est dans cette chaîne que les ncipaux cours d’eau connus de la Nouvelle-Holde ont leurs sources : l'Hawkesbury et le Pater- , qui se rendent directement à l'Océan , le Lanet le Macquarie dont le cours supérieur est } connu et se dirige vers l’intérieur.
es premiers Européens philosophes et naturaes qui explorèrent les rivages de la Nouvellelande furent frappés des singularités sans nomque les productions naturelles leur offroient à que pas : tout leur parut bizarre et paradoxal, aspect, aussi bien que végétaux et animaux. Cc tère d'étrangeté qu'affectoit la nature sur les ssaustrales parut éminemment curieux ; on vous’en rendre compte, et bientôt on tomba dans extrêmes qui vicièrent l'opinion. Il est de fait que à peu d'auteurs ont sur la Nouvelle-Hollande des s fixes et arrêtées, et ceux qui les possèdent ne doivent qu'aux relations des dernières expédis, et surtout aux écrits des Anglois établis à la avelle-Galles. On ne connoissoit que la lisière la étroite du pays, on voulut juger de l’intérieur. marins n'ont visité que les dunes littorales , où e trouvèrent point d’eau douce : aussitôt les géojhes sédentaires en prirent acte, et bientôt on édita l'opinion que la Nouvelle-Hollande n’avoit {de rivières, suivant les uns ; que son intérieur nu, pelé et stérile; que les habitants buvoient eau salée, D’autres prétendirent que tout l’intééloit occupé par de vastes marécages ; quelques supposèrent que ce sont des déserts sablonneux, l'on devroit en tenter l'exploration en y transnt des tentes , des chameaux : un grave auteur oposé d’en faire la découverte avec des ballons. non trouva des arbres pétrifiés sur une partie élendue ; vite on en conclut « qu'il sembloit
» qu'on eût porté sur ces lointains rivages la tête de » Méduse pour en pétrifier les êtres qui y vivent, » De ces versions laquelle croire? car elles sont toutes aussi fondées les unes que les autres, et l’on peut admettre au centre de la Nouvelle-Hollande, sans compromettre sa conscience, aussi bien des volcans que des marais ou des fleuves majestueux et navigables. Il est de fait qu’on ne connoit rien de l’intérieur, et que les Européens n’en ont jusqu'à ce jour visité que les bords ou plutôt les dunes littorales.
Les vents par lesquels la Nouvelle-Hollande est influencée varient suivant les parallèles sous les< quels sont situées les diverses régions de ce vaste continent. Ainsi les moussons se font sentir dans la partie nord, où règne le plus ordinairement la mousson d'est, et s'étendent jusqu’au vingt-cinquième degré à peu près sur les deux côtes occidentale et orientale. La portion extra-tropicale, au contraires est soumise à des vents presque constamment de la partie de l’ouest, qui semblent régner depuis 30° sud jusqu’à 45°. Les saisons sont opposées à celles d'Europe, et l'hiver commence à la Nouvelle-Hol+ lande lorsque l'été vient réchauffer nos latitudes, L'hiver n’est jamais rigoureux ; seulement il est remarquable par les vents tempétueux e’ fréquents qui élèvent la mer et rendent les côtes si dange+ reuses ; mais les froids n’y sont jamais de longue durée. Nous résumerons pour les saisons de la partie tempérée de la Nouvelle-Hollande quelques faits que nous tenons d'observateurs exacts établis à la Nouvelle-Galles du sud,
La température est assez égale, bien qu’elle éprouve des changements brusques et des anomalies singulières ; on a même remarqué que la tempéras ture étoit beaucoup plus froide dans l’intérieur, et que les hivers y étoient plus rigoureux. Les quatre saisons s’y observent, mais dans un ordre inverse des nôtres . le printemps a lieu en septembre, oc+ tobre et novembre; l’été en décembre, janvier et février ; l'automne en mars, avril et mai; et l’hiver en juin, juillet et août. La première est plus particulièrement marquée par des brouillards, des nuits froides et des jours tempérés ; la deuxième a une chaleur excessive vers le milieu du jour, des matinées et des soirées délicieuses, des calmes ou de fortes brises soufflant par rafales, et qui durent deux ou trois jours; l'automne est caractérisé par l'inconstance du temps, par des pluies abondantes ; l'hiver à des nuits froides, des gelées blanches, et surtout de violentes tempêtes : à celte époque il n’est pas prudent de fréquenter les côtes de la Nouvelle Hol> lande. Dans l’été le baromètre a pour terme moyen 28° 5! 8/, et descend rarement au-dessous de 27° 40’ 4!'; le thermomètre a pour maximum 96° 2 à midi, et 28° 2! à minuit, La température de l’eau est géné. ralement de 24° à midi; mais ce qu'on a remarqué
| [il DE | Fi
152 HISTOIRE NATURELLE
de plus constant est une chaleur souvent excessive dans le jour, et le soir et le matin un froid presque glacial, qui convertit les vapeurs en gelées blanches sur les montagnes Bleucs, et qui paroît pénible à supporter.
La -"-tion néridionale de la Nouvelle-Hollande est très suubre, à en juger du moins par le comté de Cumber!'and, de la Nouvelle-Galles, que les Anglois at ««rnommé le Languedoc austral. Il n’en est pas de même de la partie nord : celle-ci est basse, marécageuse, soumise à l'influence d’une haute température , et il en résulte que les dysenteries et les fièvres pernicieuses y font de grands ravages, comme on en a la preuve par le petit établissement d’Anglois nouvellement formé sur 1e bord du détroit de Torrès. La portion occidentale, nue, pelée, privée d'eau douce, sur la côte du moins, seroit probablement aussi le foyer de quelques maladies dont la source seroit dans la position même des lieux. Les Anglois ont remarqué que les enfants nés dans la Nouvelle-Galles du sud acquièrent une taille beaucoup plus considérable que leurs pères et mères, et que cette règle ne connoît pas encore d'exception. Toutefois, quoique salubres, les parties tempérées, soumises à ces brusques changements de température, occasionnent des inflammations de poumons, des catarrhes de toute sorte, dont sont atteints les naturels aussi bien que les colons.
. L'aspect général de la Nouvelle-Hollande a une physionomie propre : la nature, en créant cette contrée, lui a imprimé un cachet spécial dont rien ne peut donner l’idée, La Nouvelle-Hollande ne ressemble qu’à elle : aspect géologique, règnes végétal
et animal, rien ne rappelle ce que l’on voit ailleurs ;
ses côtes, nues, pelées, teintes de ioutes les couleurs, et recouvertes par un vaste et immense lambeau de sol tertiaire, adapté et flanqué sur le terrain primitif de granit, ont quelque chose de repoussant et de sombre ; ses murailles de grès, ses pétrifications imparfaites, qui saillent çà et là, tout semble prouver que ses bords sont sortis récemment du sein des mers. Cette large écharpe de grès adossée aux montagnes Bleues, et qui en forme le premier plan, tandis que la deuxième chaîne est granitique, tout nous dit, en termes formels, que l’Australie a longtemps été ensevelie sous l’eau, et qu'elle est l’objet le plus jeune de la surface osseuse de notre planète. De nombreux volcans éteints attestent aussi l’influence qu’ils ont dû avoir dans la formation de ce sol tourmenté; des bancs d’un lignite stratiforme très combustible règnent dans plusieurs endroits. Le fer est commun à l'état d'oxyde, et nul doute qu'on en découvrira des mines susceptibles d’être exploitées ; le cuivre paroît assez abondant aussi dans . quelques unes des petités chaînes de l’intérieur ; mais nulle part on n'a rencontré le carbonate de chaux :
les Anglois ont été obligés de retirer des ce
incinérées cette matière de première nécessité
les bâtisses. Toutefois des cavernes ont été vertes récemment, et leur intérieur étoit tar
stalactites d’un albâtre calcaire très blanc, 4
propre à la confection des mortiers.
Sur ce terrain, ou gréseux, ou granitique,d de dolérite, s'étend une légère couche de so), Leux dans les marécages, arénacé et de à sur les lieux élevés ; la végétation qui en rec masse est donc plus ou moins épaisse, plusou clair-semée, suivant l'abondance ou l'épai la couche meuble, En général la NouvelleG sud est la partie la plus productive et la plu ceptible d'agriculture, surtout dans les distri couverts au-delà des montagnes Bleues, tu ce qu’on connoît de la Nouvelle-Hollande ment dite atteste une stérilité décidée : desm profonüs , des pâturages sur le bord des rivi vastes forêts filles du temps, des dunes sabl et inanimées, composent donc toute la surf continent. D’immenses forêts, formées d'eus de casuarina, de banksia, et d’arbustes sing bizarres, composent les paysages de la parti tropicale, tandis que celle qui est renferm le tropique du Capricorne et la ligne équi rapproche, par la nature des arbres et le lu végétation , des forêts équatoriales des ] Au nord de la Nouvelle-Hollande en effet, plages déclives et vaseuses se perdent in ment vers la Nouvelle-Guinée, là où led Torrès et ses écueils innombrables établi séparation de peu de largeur avec le système dit des Papous, croissent le bruguicra et k des climats chauds; plus au sud, du dit vingt-cinquième degré, s'élèvent les gigi pins de Norfolk ou Columbia australis, et ls de l’Australie ; plus au sud encore, depui qu'aux côtes les plus méridionales, la végétl un caractère particulier : les premiers n qui abordèrent à la Nouvelle-Galles du exemple, furent tellement émerveillés à l végétaux qui se pressoient sur un seul po rappeler aucune des formes des plantes da climats, qu’ils donnèrent le nom de Bolt havre où ils mouillèrent, Mais ce luxe de alors d'autant plus digne d’être cité qu d'elles étoit moins connue, cesse à mes chemine de l’est à l’ouest, et les terres dB et d'Edels sont beaucoup moins riches e16 bien que celles-ci ressemblent générique plantes de l'autre côte. Certes on doit P l'enthousiasme que la végétation de là Hollande inspira aux premiers naturalit geurs : comment en seroit-il autrement à!
ces végétaux qui décorent aujourd'hui
ps qui ont centu let augmenté la c euques, deces r , des platylobil tc., et de tant d t, de beauté, et ecommandables des sont ornées née dlandfordia es roides des sin, da australis. 1 ollande ont un séder un feuillas folioles presqu e en effet les mi ais il étoit donn ire un grand no:
. Cette coupe si e être accommod eà multiplier 1 on du végétal, | ppe toutefois se de : ce sont celle , et qui végètent ble, la salicaire, le l'Australie on meux qui fatigu d'un vert glauc demi dépouillés « es-ci se détachen vents, productions utiles de sont pas non e donne aucun f uel abrutisseme sur sa surface, e e et de la chasse isette de fruits, d dantes et si com purquoi ces fruits s de servir aux h h ne peut co raiment utilisée illardieri, dont Dur {ous les fruit ne lieue carrée d et les racines dé ble recherchent a rejetés sur les secours aux tr in temps de l'an peu de substances hissions les passe mentionner la gl
plus resinifera
Kio, susceptik
rer des re nécessité es ont été ur étoit tap rès blanc, d rs.
granitique, d juche de so), cé et deb qui en rec sse, plusou ou l'épai Nouvelle iveetlap ans Îles dist Bleues, ta - Hollande idée : des m ord des rivi dunes sable jute la surf rmées d’euci rbustes sing 8 de la part est renferm ligne équis bres et le lt ales des } le en effet, perdent in , Jà où led ables établi le système uguicra etk sud, du di ent les gigi stralis, etla ore, depui es, la végétl bremiers nl Galles du rveillés à l un seul po es plantes dé m de Bolat s ce luxe de
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ss qui ont centuplé les jouissances des florima bt augmenté la circulation de capitaux ; de ces suques , de ces métrasydéros, des peronia, des , des platylobium, des lambertia, des bankte, et de tant d’autres plantes qui rivalisent t, de beauté, et qui rappellent les noms les scommandables de ces temps? Les prairies des sont ornées par une charmante liliacée ée blandfordia nobilis, et çà et là s'élèvent es roides des singuliers æanthoræa et les cônes ta australis. Tous les végétaux de la Nouollande ont un caractère unique, c'est celui séder un feuillage sec, rude, grêle, aromatifolioles presque toujours simples : par toute
e en effet les mimosa ont des feuilles compoais il étoit donné à la Nouvelle-Hollande d’en fre un grand nombre à pétiole devenu feuille , Cette coupe similaire donnée à la foliaison » être accommodée à la sécheresse du sol, et e à multiplier les surfaces par où s'opère la on du végétal. Un grand nombre de plantes pe toutefois se trouvent dans la Nouvellede : ce sont celles qu’on peut appeler cosmo- , et qui végètent dans les marais, telles que ple, la salicaire, etc. En dernier résultat les de l'Australie ont quelque chose de triste et meux qui fatigue la vue; la teinte du feuild’un vert glauque, monotone; les rameaux demi dépouillés de leurs écorces fongueuses, es-ci se détachent par lanières qui flottent au
vents.
productions ntiles fournies spontanément par ne sont pas nombreuses. La Nouvelle-Hole donne aucun fruit édule : aussi quelle miuel abrutissement présentent les races qui sur sa surface, et qui sont forcées de tirer de
8 et de la chasse leur subsistance journalière! isette de fruits, de racines nutritives partout dantes et si communes, est bien remarquapurquoi ces fruits secs, coriaces, ligneux , ins de servir aux hommes comme aux animaux?
h ne peut compter comme susceptibles raiment utilisées les petites baies du leptoillardieri, dont un seul homme mangeroit our {ous les fruits qui viennent sur les buisne lieue carrée de pays ; ni les petites bulbes et les racines de souchet, que les naturels bte recherchent avec tant d’avidité : les fucus rejetés sur les rivages, ne peuvent être de Secours aux tribus nomades que pendant in temps de l’année. La Nouvelle-Hollande jeu de substances utiles à l’homme pour que hissions les passer sous silence : ainsi nous mentionner la gomme rouge qui suinte de plus resinifera, et qui est analogue à la Kio, susceptible d’être employée en mé-
decine; le thé doux, racine du smilaæ glyciphilla ; que les Anglois prennent en infusion comme le vrai thé; et la gomme du mimosa decurrens, analogue à la gomme arabique, et qui peut être utilisée dans la chapellerie. On dit que la gomme du xanthoræa est susceptible de servir d'enduit solide; mais jusqu’à ce jour on n’a rencontré aucun arbre capable de fournir du tannin. Quant au phormium tenaæ, que dans plusieurs voyages on a imprimé être propre à la Nouvelle-Hallande, il n’y croît point, et tous les efforts que l’on a faits pour le naturaliser ont même été infructueux. Les ressources fournies par le règne végétal peuvent être nulles sous le rapport alimentaire, mais sous celui des arts elles sont d'une haute importance : on y trouve aussi et en abondance des bois de construction; les essais qu'on a faits du casuarin 1 ont prouvé que les navires construits avec ce bois étoient solides et de longue durée, Plus de quinze espèces de bois rouge, blanc, veinés de toutes couleurs, sont venues offrir d'immenses avantages à l'ébénisterie : parmi eux nous citerons le bois de cèdre (C:lidras spiralis, BRowN), qui ‘constitue des forêts épaisses aux environs du port Macquarie, et qui, mis en œuvre par les mains européennes, acquiert un poli et un éclat qui le font rivaliser avec le plus beau bois des Antilles.
Ainsi donc toute la moitié inter-tropicale de la Nouvelle: Hollande produit des plantes des climats chauds, et plusieurs espèces de muscadiers notamment : aussi les Anglois y ont-ils établi des cultures d'indigo, de café et de cannes à sucre ; tandis que la partie méridionale, au contraire, ayant sa flore spéciale, est la seule qui convienne aux arbres à fruit de l'Europe : on peut affirmer, par exemple, que le pêcher s’y est assez bien naturalisé pour croître même à l’état sauvage ; la vigne toutefois a été plus rebelle, et semble ne point s’accommoder des variations subites de la température.
Si la botanique est remarquable par elle-même, et si elle donne à la Nouvelle- Hollande une physionomie aussi spéciale, le règne animal lui imprime encore un caractère plus étrange et plus étonnant peut-être. Tous les animaux du globe ne sont pas, on le sait, façonnés sur le même type; mais les espèces vulgaires ou celles plus petites, bien que dis-
tinctes, appartiennent souvent à des genres plus
ou moins analogues. À la Nouvelle-Hollande, au contraire, rien de cela n'existe; tous les animaux qui y vivent, qu’ils soient carnassiers, rongeurs, etc., qu’ils affectent les formes corporelles les plus opposées, se ressemblent par un seul caractère, qui est une double poche ou la marsupialité : ce caractère semble même former pour la Nouvelle-Hollande une véritable loi zoologique, dont on ne doit excepter questrois mammifères seulement ; ce sont
le 1h Ni
La
SE
154 HISTOIRE NATURELLE
une roussette de la partie inter-tropicale, les phoques, et le chien de la Nouvelle-Hollande, qui a suivi les misérables peuplades lors de leur émigration sur ce continent appauvri. On ne connoissoit en effet, parmi les animaux à bourses, que quelques espèces d'Amérique et des îles d'Asie.
De tous les animaux qui vivent dans les diverses parties de l'Australie il nous suflira de citer les kangourous, dont quelques espèces sont les plus grands quadrupèdes du continent austral ; les potourous, les péramèles, les phalangers, les pétauristes, etc. Les dasyures sont des carnassiers qui remplacent dans cet hémisphère les fouines de nos climats, Le thylacine , de la taille et de la forme du Joup qu’il représente, est souvent mentionné dans les relations comme le loup austral. La viande des kangourous, quoique sèche, peut fournir une excellente venalison; mais rien ne surpasse la bonté des wombats, dont la chair grasse, succulente, et d’un excellent goût, a presque amené la destruction de cet animal précieux qu’il seroit si important de naturaliser dans nos basses-cours. Les kangourous et les phalangers avoient leur type dans les animaux de l'archipel d'Asie ; mais rien ailleurs ne peut donner l'idée des êtres singuliers qu'on a nommés paradoxaux , et qui sont l'ornithorhynque et l'échidné, Le premier, à corps couvert de poils, à bec de canard, à pieds garnis d’ergots vénéneux , pondant des œufs, semble être une créature fantastique jetée sur le globe pour renverser par sa présence tous les systèmes admis sur l’histoire naturelle, car on peut soutenir avec tout autant de raison qu’elle appartient aux quadrupèdes, aux oiseaux, ou aux reptiles.
Les côtes méridion1les de la Nouvelle-Hollande sont remplies de baies et de havres qui servent de retraite à plusieurs espèces de phoques, dont les individus se comptent par milliers. La plus utile de ces espèces est l'éléphant de mer, dont il se fait des tueries considérables; son huile produit au commerce anglois d'immenses avantages. Les phoques à fourrures, communs naguère , commencent à devenir rares; les phoques à crins, bien que poursuivisavec activité, y sont encore nombreux : il en est de même des cétacés, et c'est principalement dans le détroit de Bass que les baleiniers sc livrent quelquefois à leur pêche.
Peu de contrées ont une ornithologie aussi riche, aussi variée, aussi neuve, que la Nouvelle-Hollande, Les mêmes phénomènes de singularité que nous avons vus caractériser les quadrupèdes se reproduisent pour les oiseaux, La plupart d’entre eux, ne pouvant tirer leur subsistance des fruits dont les forêts sont privées, n’ont que des senres restreints de nourriture : ceux qui vivent d'insectes ont la langue organisée comme les oiseaux des autres cli-
mats; mais les perroquets , les merles, ct le de passereaux, obligés de pomper les sucs qui exsudent des corolles des fleurs , ont reçu trémité de la langue des faisceaux de papil ressemblent à un pinceau , et qui leur perme ne rien perdre de cette matière toujours peu dante, Les oiseaux de cotte partie du monder sans doute dans les couleurs de leur plumage, la plupart sont remarquables par quelque rité ou par des parures éclatantes : et, com Nouvelle-Hollande devoit différer en tout de régions , il en est résulté que le cygne d'Eure exemple, dont le plumage est d’un blum tache, est remplacé dans l'Australie par une plumage d'un noir profond. Si les Moluqua avoient présenté un cacatoès blanc qu’on aussi à la Nouvelle-Galles, la Nouvelle-H par opposition, a des cacatoës noirs,
Ce seroit outrepasser les bornes de ceta de s'étendre longuement sur les espèces rara rieuses qui peuplent cet étrange climat:
pouvons nous dispenser toutefois de citer q oiseaux des plus remarquables parmi ceux qi trouve. En première ligne sont : ce superbe dont la queue est l'image fidèle, dans les australes, de la lyre harmonieuse des Gn loriot prince-régent dont la livrée est mi jaune d'or et de noir de velours ; ces oiseau ces cassicans variés, ces philédons nombre ecytrops dont le bec imite celui du toucan; ete
sis cendré, ce casoar austral, ce faucon d'ulk
de neige, ces moineaux webomgs, ces traqu pertes, ces perruches de toute taille et detou leur, ces bruyants martins-chasseurs, ce mou crépitant dont le cri imite à s’y méprendre lee ment d’un fouet, et tant d’autres espèces n précieuses pour l’ornithologisto , et qu'il s tidieux de nommer.
D'affreux reptiles pullulent aussi dans cesel il y en a un grand nombre d’innocents, et ( dont l'atroce venin occasionne la mort en( minutes. La partie inter-tropicale partage nk ment les productions de la terre des Papou! trouve-t-on abondamment le crocodile bica Moluques. De nombreux lézards, diverses 4 de scinques et d’agames, pullulent dans a Galles : les plus remarquables toutefois soil gantesque scinque noir et jaune, et le plus des lacertains, nous parlons ici de ceux donth est faite en forme de feuille, les phyllures aux serpents, ils sont nombreux : on y { couleuvres et des pythons de grande taille pent fil, à peine long de huit ou dix poé casionne, dit-on, la mort en moins de { minutes; mais l'espèce la plus redoutable si tredit, comme la plus commune, est le s0rpé
pn affreux venin ourreau.
tortue d'eau do rs rivières du co nches et de gra pondre dans les n nord; et le car se pour le comn xs mêmes parage côtes de la Nouv et les rivières qt x. Les espèces « rs chaudes, et c4 ur la plupart le:
rnent autour du | rencontre indi ands caps : la 1 » des espèces qui de citer parmi les lipp. C'est de la ; Incipales ressou oquillages varier e chaleur des ea d n'ont rien de espèces qu'on rer ales : ceux des btefois fort diffé:
lus remarquable mais excellentes elle-Galles; ces trales, ces parmi Je Bass naviguen t les enfonceme t jonchés des esp dans les collect à faire des bijo e la Nouvelle-Ge e des coquilles p pensablement b Îles.
sectes sont nomt:
peu variés, ma ptères; la cétoi Lsur les jeunes ar nilliers d’ind leurs, de longs rme, sont les es ment les regard contrée de la t bre d'espèces de de leurs carac oCcuperoit la v pensons pas q is une espèce d la rivière Ma h médecine,
rles, ete r les sucs s, ont reçu x de popil eur perr pujours peu du monder ur plumage, quelque »s:et, con ren tout des gne d'Eun d'un blan alie par un es Moluqu ne qu'on ouvelle-Hle jrs.
s de cetarli espèces rare y climat:
is de citer q armi ceux qi ce superbe , dans les al use des Gn ée est mi-pf 3 ces oiseau lons nompré toucan ; ces
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at dans la Xe putefois sol , et le plus ceux dont
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nn affreux venin nous a fait nommer acanthopurreau.
tortue d'eau douce, l’émyde au long cou, vit s rivières du comté de Cumberland. Les tornches et de grande taille viennent annuellepondre dans les sables des flots de toute la n nord; et le caret enfin, dont l’écaille est si se pour le commerce, se trouve en abondance xs mêmes parages.
côtes de la Nouvelle-Hollande, ses havres spa. et les rivières qui s'y perdent, sont très poisx. Les espèces de la partie nord sont celles rs chaudes, et celles de la partie méridionale ur la plupart les grands poissons voyageurs rnent autour du globe dans l'hémisphère sud, rencontre indifféremment à l'extrémité des ands caps : la Nouvelle-Hollande toutefois » des espèces qui lui sont propres, et il nous de citer parmi les plus remarquables le squale lipp. C'est de la pêche que les naturels tirent Incipales ressources alimentaires.
oquillages varient sur chaque côte suivant le o chaleur des eaux et leur profondeur. Ceux d n'ont rien de remarquable ; ce sont les espèces qu'on rencontre dans toutes les mers ales : ceux des côtes de l’est et de l’ouest ptefois fort différents. Parmi les plus utiles lus remarquables nous citerons ces huîtres mais excellentes, qui tapissent les côtes de elle-Galles; ces pirazes baudin, ces haliotrales, ces parmaphores du sud, etc. Dans le Je Bass naviguent les beaux nautiles à grains t les enfoncements de toute la côte méridiot jonchés des espèces les plus rares, les plus dans les collections; quelques unes d'elles à faire des bijoux pour les habitants. Les e la Nouvelle-Galles du sud n’emploient en e des coquilles pour faire la chaux dont ils nel besoin dans leurs construcles.
sectes sont nombreux et curieux : les papilpeu variés, mais il n'en est pas de même )ptères; la cétoine orphée, si brillante et si Lsur les jeunes eucalyptus le plus ordinaibar milliers d'individus; des charançons de leurs, de longs phasmes et des cigales de rme, sont les espèces qui frappent le plus ment les regards. On ne doit pas oublier contrée de la terre ne renferme un plus bre d'espèces de fourmis ni de plus grosde de leurs caractères distinctifs et de leurs occuperoit la vie entière d'un naturaliste.
pensons pas qu'on ait jamais mentionné 1s une espèce de sangsue qui vit dans les la rivière Macquarie; et qu'on pourroit h médecine,
Parmi les zoophytes nous indiquerons surtout l’holothurie trépang, qu'on trouve sur tous les récifs qui se découvrent à mer basse sur la côte boréale de la Nouvelle-Hollande : là gisent au milieu du détroit de Torrès, comme au milieu des petits espaces de mer qui la bordent de toutes parts, ces innombrables écueils de madrépores qui s'élèvent des bancs sous-marins pour former ces murailles à fleur d'eau si funestes aux navigateurs, et ‘signalées déjà por tant de célèbres naufrages. Ces récifs constituent aussi une ceinture à toute la partie orientale de la Nouvelle-Hollande jusqu'aux tropiques ; et ces immenses travaux d'un polype presque imperceptible, groupés de mille manières, pressés, agglomérés, ou en zigzag, dessinent sur cette côte un mur que les navigateurs ont nommé les récifs de la Grande- Parrière, D'étraits canaux serpentent dans ce lahy« rinthe inextricable d'une mer semée d'écueiis : le plus remarquable d'entre eux, qui semble être le résultat plutôt d'un instinct de découverte que le fruit d’un calcul scientifique, est le détroit de l’Endéavour. Sur ces écuella Flinders vit briser son navire, la Pandore fut engloutie; et là peut-être, quoi qu'on en dise, La Pérouse et ses compagnons, cherchant à fuir Mallicolo, ont trouvé la mort.
Nous venons de considérer la Nouvelle-Hollande sous les rapports généraux : ce vaste continent, quoique défavorisé sous bien des points, devoit offrir cependant à l’avidité des nations européennes de grands avantages pour potter dans ses immenses solitudes le surcroît et le rebut de leur population; les Anglois, toujours à l'affût des circonstances qui peuvent accroître leur influence commerciale ou leur puissance, ne tardèrent point à s’apercevoir de quel intérêt devenoit pour eux cette contrée au moment où l'Amérique brisoit les liens qui l’unissoient à leur gouvernement. L'Europe, alors agitée par des guerres désastreuses , et trop indifférente à des envahissements dont elle n’apprécioit pas les résultats, l'Europe ne comprit point toute l’étendue du domaine que l’Angleterre s’adjugeoit. On doit se rappeler, par les travaux récents des géographes, toute l'importance des établissements que l'empire britannique a fondés aux antipodes de l’Europe. Cette colonie, déjà florissante, bien qu'onéreuse, étend ses ramifications sur toute la côte orientale et sur celles du nord et du sud : c’est ainsi qu'elle a formé en 4825 un comptoir provisoire dans le détroit d'Apsley, entre les îles Bathurst et Melville ; elle a pensé, en l'établissant, s'emparer de la navigativn du détroit de Torrès, inquiéter les possessions hollandoises et lesîles à épiceries, ec dicter aux Malais les conditions qui lui plairoient pour la pêche des trépangs et des perles.
Pourquoi d'autres nations, dans l'intérêt de la: morale et de la civilisation européenne, ne cherche+
roient-elles point à jeter sur les côtes occidentales, qu'occupent si peu d’indigènes, ces hommes fléaux des sociétés par leurs vices et leurs flétrissures? Cette portion occidentale est moins productive sans doute; mais il est encore possible cependant d’y fonder des colonies susceptibles de prendre de grands développements.
: La Nouvelle - Hollande n’a été découverte que successivement, et ses côtes occidentales furent les premières que les Hollandois, qui se dirigeoient à l’ouest afin de trouver les vents destinés à les porter aux Moluques, reconnurent et nommèrent; mais ces points, toujours isolés et mal déterminés, restèrent sans position exacte sur nos cartes jusqu'aux expéditions de Baudin et de Flinders. C'est ainsi que des sortes de circonscriptions reçurent les noms : à l’ouest, de terres de Leeuwin, d’Edels, d'Endracht; au nord, de Witt, de Diémen, d’Arnheim, de Carpentarie ; au sud, de Nuyts, auxquelles on doit joindre les terres nommées par les hydrographes modernes de Flinders, de Baudin ou Freycinet, et de Grant. Toute la côte orientale porte le nom de Nouvelle-Galles du sud.
Lorsque les Anglois lancèrent l’acte de prise de
possession d’une surface immense de la mer du Sud et des'îles qui y sont éparses, la Nouvelle-Hollande et la terre üe Diémen ou Tasmanie ne furent point oubliées. Ils s’arrogèrent le droit de s’adjuger la meilleure partie de la Nouvelle-Hollande, sous prétexte que Cook avoit découvert toute la côte orientale ; et ils ne reconnurent dans l'Australie qu’une riche et productive partie qu’ils agrandirent outre mesure, et qui reçut le nom de Nouvelle-Galles du sud; et l’autre moitié, nue, stérile, privée d’eau douce, qu’ils abandonnèrent aux premiers découvreurs, et à laquelle ils laissèrent le nom de Nouvelle-Hollande.
* Du reste voici un précis rapide des découvertes successives qui ont fait connoitre la Nouvelle-Hollande dans ses contours, découvertes aujourd’hui complétées par les nombreuses expéditions des Anglois et des François, les premiers dans le but de trouver des ports, des havres, propices pour des colonisations ; les seconds dans le but honorable, mais stérile, d'agrandir le domaine de la science géographique.
Les Hollandois aperçurent les premiers en 4605 les rivages de ce vaste pays, qu'ils prirent d’abord pour la Nouvelle-Guinée; ils suivirent la côte jusqu'à 45° 5! 4! de latitude sud, et décrivirent le pays comme presque désert, mais en quelques endroits habité par des Nègres féroces qui tuèrent des hommes de l’équipage. Jls ne purent, comme ils le désiroient, reconnoitre la terre et les rivières, et le manque de provisions les força de laisser leur décou-
verte imparfaite. Dans leurs cartes Je point le plus
HISTOIRE NATURELLE
éloigné étoit nommé cap Keer-Weer ou du, En 4616 le capitaine Dirck-Hartighs, comm un vaisseau hollandois pour les Indes, prolong côtes occidentales, et en 1801 on trouva une
d’étain avec une inscription qui mentionnoit}
de sa visite : cette plaque a été retrouvée ete lorsque M. de Freycinet, commandant /; mouilla à la baie des Chiens-Marins en 1819, Pieter Nuyts découvrit la côte sud dans une de mille milles. En 1628 plusieurs vaisseg landois des Indes orientales visitèrent la cg dentale, et l’année suivante un vaisseau de l nation, capitaine Pellsart, se perdit sur la ci 4642 la compagnie hollandoise des Indes or
envoya Abel Tasman, qui aborda les côtes nd
la Nouvelle-Hollande, qu’il nomme terre d'4 Van-Diémen, pour la distinguer de celle & Diémen au sud. En 1644 Tasman visita la ci dentale; mais ses découvertes sur ce points connues. En 1688 le capitaine Dampier fut ce continent, qu’il visita de nouveau en 164 reconnut la côte orientale en 4770, et ses à ont laissé peu de chose à faire; il ne put dé cependant si la Nouvelle-Galles du sud (ha de la Nouvelle-Hollande) touchoit à la terre men ou non : un chirurgien de marine, Ba une chaloupe résolut ce problème intéres capitaine Furneaux, sur l’Aventure, lors& paration de la Résolution en 1775, reconnulk de Diémen, de la pointe sud, le long de orientale, au-delà du terme du voyage de!
jusqu’à 58° de latitude, où avoit commencé/« de Cook en ‘770. En 1791 Vancouver para partie sud en se rendant à la côte nord-ouest mérique, et l’examina, mais légèrement, & à 34° 52! de latitude sud, car il s’arrétaàh Roi-Georges. Bruny d’Entrecasteaux, qu vaisseaux la Recherche et l'Espérance pour retrouver l’infortuné La Pérouse, relà les côtes sud et est; il vit plus soigneusemal déjà observée par le capitaine Vancouver, les plans de plusieurs goulets et ports, etery lier celui auquel on donna son nom, En!
blissement d’une colonie angloise au port facilita les moyens de reconnoître cette ter diverses expéditions entreprises de 479541 Bass et Flinders complétèrent Ja connois terre de Diémen et du détroit de Bass, qu cette île de la Nouvelle-Hollande. En 18H vernement. anglois envoya deux vaisseil l'examen de ce continent; il en donna let dement au capitaine Flinders, qui regit visiter la côte est de l’ile et la côte sud dut Bass au port du Roi-Georges; il devoite siter la côte nord-ouest , puis celle du golf pentarie. Ces voyages furent conduits avecu
> persévérance vaisseau fut hor pn aussi pérille:
au port Jacks ses découvertes ge, et parvint à ouvert, laissan e où il alla bients sième voyage, e retenu par le g rre, À la même es françoises, p:
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> persévérance infatigables jusqu’au moment vaisseau fut hors d'état de supporter une napn aussi périlleuse, Le capitaine Flinders reau port Jackson, et avec un autre vaisseau ses découvertes ; dans ce second voyage il fit ge, et parvint à gagner Sydney-Cove sur un ouvert, laissant ses compagnons dans une île
» où il alla bientôt les délivrer. Il repartit pour ième voyage, et, touchant à l’île de France, retenu par le gouverneur comme prisonnier e, À la même époque Baudin, avec deux
es françoises, passoit trois années à contour-
ner les côtes orientale, occidentale et méridionale, et le public possède ses travaux. Ces diverses expéditions ont fait parfaitement connoître l’hydrographie de la Nouvelle-Hollande et de la terre de Diémen ; elles ont fixé le point de chaque lieu, et tous les goulets et les baies sont tracés jusqu’à leur terme. Mais de tous ces voyages le plus important sans contredit, celui qui a le plus éclairé l’état nautique de ces côtes de fer, ainsi qu'on les a nommées avec juste raison, est celui du capitaine King, qui a passé plusieurs années à les explorer, et qui vient de publier à Londres le résultat de ses travaux.
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