LIVRE IIL
DÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES MAMMIFÈRES OBSERVÉS DANS PLUSIEURS PARTIES DU MONDE, MAIS PLUS PARTICULIÈREMENT DANS L'OCÉANIE ET LA POLYNÉSIE,
ombre des animaux mammifères diminue à qu'on s'éloigne des continents et des grandes jes archipels d'Asie, et se réduit à quelques espèces isolées sur les îles de la mer du Sud. B nous ayons séjourné sur quatre points très de l'Amérique; que nous ayons visité la e-Hollande, la Nouvelle-Zélande, les îles , de Bourou, d’Amboine, et surtout la Nouinée, nous n'avons rapporté en Europe que espèces, Ce petit nombre ne doit point étonqu'on se rappelle que les expéditions nautifont que des apparitions temporaires et tous courtes sur les rivages des contrées qu’elles explorer principalement sous le rapport hique, é nos courses nombreuses dans les forêts du Brésil nous ne rencontrâmes point les es agoulis, que les habitants nous indiquè-
ame très abondants. Nous vimes seulement |
montagnes que traverse la route de l’Arn grand nombre de singes, qui paroissent jou sai (Cebus capucinus. DEsm., Mamm.,
»S Malouines, placées dans les hautes lati- Strales, battues des vents, dépourvues de étal ligneux, n’offrunt aucun refuge aux res lerréstres, nous permirent cependant qnelques remarques intéressantes. Les ani- Pmesliques que les Européens y portèrent
S'élablirent à Ja Soledad, abandonnés à 2es sur ces terres dégarnies, et qui ne forune longue prairie rase tantôt uniformément
plate et tantôt montueuse, s’y sont parfaitement naturalisés. Aussi n'est-il pas rare de voir des troupes de chevaux vivant, par bandes de trente ou quarante, dans des cantons que chacune d’elles semble s'être réservés. Nous eûmes occasion d'observer plusieurs traits de l'intelligence instinctive perfection née de ce noble animal, qui conserve encore, au milieu de ses mœurs redevenues sauvages par l'état de liberté, quelques unes des généreuses qualités qui en font le plus docile compagnon de l’homme. L'hiver doit détruire chaque année, aux îles Malouines, un grand nombre de jeunes individus avant
.qu'ils se soient endurcis à sa rigueur, et que la na<
ture leur ait donné pour s’en garantir le poil Jong et épais qui les revêt, sans pour cela en énlaidir la race, qui s’est encore conservée très belle. Nous ne vimes qu’un petit nombre de bœufs, et leur espèce a dû souffrir des chasses fréquentes que les baleiniers en relâche ne manquent point de faire pour procurer des vivres frais à leurs équipages. Leur chair n’est point agréable à manger, parce que sa saveur n’a point été modifiée par la castration. On assure que les Espagnols déposèrent sur ces îles en 1780 jusqu’à huit cents têtes de bétail ; mais ce nombre nous paroît certainement exagéré. Les cochons se sont également propagés sur les îles Malouines, et notamment sur un îlot qui est à l'entrée de la baie Françoise. Leur nourriture n'est ni succulente ni même abondante : aussi leur chair maigre , quoique possédant un fumet agréable, n’a aucun rapport avec celle de nos cochons domestiques, et encore moins avec celle des sangliers. Leurs poils, d’une rudesse
extrême, sont ordinairement de couleur rouge de brique. Les lapins, que les chasseurs n’inquiètent que passagèrement, ont établi de nombreuses garennes très peuplées. Elles sont généralement placées près des ruisseaux, au fond des vallons resserrés; et les terriers sont creusés profondément sous les touffes du seul et frêle arbrisseau de ce coin du monde, l’amellus diffusus de Wildenow (D'URviLLE, Flore des Malouines, n° 80), qu’on observe principalement à l’anse Chabot. Il se pourroit que ces animaux aient été portés par les premiers colons, quoique les anciens navigateurs, et Magellan entre autres, les aient vus sur l'extrémité australe de l’Amérique, Ce n’est toutefois qu'avec réserve que nous décrivons comme espèce le lepus magelianicus. Parmi les animaux qu'on peut véritablement regarder comme indigènes des îles Malouines sont les phoques et le chien antarctique. Nous donnerons quelques détails sur les premiers dans la description de l'espèce nouvelle, que nous avons nommée ofaria molossina; et quant au chien antarctique, nous ne l'avons entrevu qu’unc fois. Il est décrit dans la Mammalogie de Desmarest (298°), d’après Shaw (Gen. zool., vol. I, part. IL, p. 551), sous le nom de canis antarcticus, auquel on donne pour synonyme le culpeu de Molina (Hist. nat. du Chili, p.274). Sur les côtes de l'Amérique méridionale, que baigne le Grand-Océan, au Chili et au Pérou, of, nous ne séjournâmes que quelques jours, nous ne nous procurämes point de mammifères. Cependant les attérages de la Conception et l'immense baie de Talcaguano étoient remplis de cétacés et de phoques qui nageoient au milieu des prairies flottantes du fucus pyriferus et du d'Urvillæa utilis, le porro des Chiliens. C'étoit surtout près de la petite île de Quiriquine que ces derniers animaux étoient réunis en plus grand nombre, et qu'ils étoient groupés sur les rochers qui la bordent du côté de la mer, L'un d’eux, qui nageoit très près de la corvette, se saisit devant nous d’une sterae qui voloit au-dessus de l’eau en compagnie d'un très grand nombre de mouettes. Ces oiseaux maritimes rasoient la mer, et se précipitoient les uns sur les autres pour saisir les débris des poissons qui étoient dévorés par le phoque, lorsque celui-ci, sortant vivement sa têle hors de l’eau, s'efforçoit à chaque fois de saisir un des oiseaux, ct y parvint en notre présence. Le chien qui habite le Chili paroîtroit former une espèce bien distincte : sa forte taille, son poil long et hérissé, ses oreilles droites et grandes, son museau allongé, lui donnent une physivnomie hideuse et repoussante, et le placent dans la section des chiens-loups.
Molina, dans son Histoire naturelle du Chili, indique trente-six espèces de mammifères.
Nous ne vimes guère que le coati roux, qu’on dit être commun aux alentours de Penco, quelques tatous, et une sorte de chat, peut-être le yaguarundi
HISTOIRE NATURELLE
de d’Azara, que nous ne pûmes nous procurer, il est vrai que nos excursions se bornèrent aue étroit de Ja presqu'ile de Talcaguano, Combi pendant le Chili seroit intéressant à visiter
rapport des sciences naturelles ! C’est une du trées qui doivent un jour le plus enrichir la z Que d'espèces, peut-être aussi intéressantes
chlamyphorus truncatus de Harlan, sont « dans les forêts épaisses de l’extrémité mérid des Andes, du pays des Puelches ou des Ari
Au Pérou nous ne vimes près de Call petit campagnol à pelage gris, qui est commu les champs; nous n’en rencontrâmes point À( et à Payta. Les sables frappés de stérilité qu vrent cette étendue de pays, et qui s’avanca avant dans l’intérieur, ne paroissent propres rir aucun quadrupède de certaine taille, Des lettes de phoques, épars çà et là sur les grèw noncent que ces animaux vont jusque sous hi Des gens du pays nous indiquèrent une es gerboise qu’on trouve assez communément ( dunes sablonneuses des environs de Piur, l'existence de laquelle nous n’avons obten renseignement positif. Nous observâmes quel part des chiens de Payta appartenoient à lare chiens sans poils (canis ægyptius), le chi de Buffon , qui est originaire d'Afrique sui auteurs.
Les îles de la mer du Sud n’ont point de q pèdes indigènes autres que le rat, qui s’estn partout où l’homme existe; un mulot (1), etk et le cochon, qui y sont élevés en domestiti pendant ces deux animaux ne se trouvent pi pandus sur toutes ces terres indifféremment le chien nommé ouri, dont on mange la ch les jours de fête, n’existe point sur plusieurs océaniennes ; et le cochon qui appartient il dite de Siam n’est observé que sur les iles h par les vrais Océaniens, et ne se trouve sur de celles dont les peuplades de notre rame gol-pélagien sont en possession.
Les cochons, nommés bouaa aux iles de ciété, sont l’aliment des chefs : c’est le mes parat de toutes les cérémonics ; et la maniètt faire cuire dans des fours ‘outerrains et de k vir entiers, comme le faisoient les héros d'il est connue de tout le monde, tant les voyaf sont plu à en répéter les moindres détails! U pèce est de petite taille ; son pelage, souvenll dur comme de la bourre, est mélangé den parfois est entièrement noir, Elle vit fréque dans les bois, où les Taïtiens l’abandonneil même : c'est alors que les défenses se déve
{‘) Nommé {06 à Taïli, Ce mulot, dont le p d'un gris roux et la queue presque nue, vit#t dance, autour des habitations , des racinesel qui jonchent le sol,
DES MAMMITÈRES.
es mâles, et fournissent à ces naturels un genre ment qu'ils recherchent. Enfin les missionanglois ont essayé de naturaliser quelques ux domestiques; car tous ceux qui ont été par les premiers navigateurs n’ont jamais promais leurs efforts, mal dirigés, n'ont point ccès, Un gramen coupant, nommé piripiri, ürs fait périr les brebis que plusieurs fois on roduites. Seulement de nombreux troupeaux is attestent que ces animaux, utiles et peu ss dans le choix de leur nourriture, sont les u'avec peu de soins on puisse acclimater partre les tropiques.
emontant au nord et à l'ouest, notre séjour e d'Oualan ne nous a permis d’y remarquer x espèces qui y soient vraiment indigènes.
st la roussette Kéraudren, que les natura- » l'Uranie trouvèrent aux Mariannes, et qui pre aux archipels compris entre les Philip- & Oualan : elle existe aux îles de Palaos suiilson, qui la mention: sous le nom d’oleek.
oussette, que les naturels nomment guoy, Bei bien le jour que la nuit : ses habitudes iales, et nous en rencontrâmes souvent de en grand nombre et accrochécs, près les s autres, aux branches dreséchées des arbres. mulot commun (mus decumanus. DEsu., , 475), nommé kousique, pullule principa-
utour du grand village de Lélé, où il sempérer en paix, protégé par l'indifférence des
Papouas qui habitent la grande île nommée e-frlande par Carteret nous apportèrent es dents canines de cochon, recourbées sur nes et très longues, ressemblant à celles russa, Les descriptions que nous firent ces toutes grossières qu'elles furent, semblent briser à dire que cet animal , rare dans quels des Moluqnes orientales, se seroit avancé èrres que nous regardons comme le prolonnaturel de la Polynésie, Il trouveroit d'ailns les immenses forêts vierges de la Noulagne et de la Nouvelle-Irlande , les mêmes d'existence qu'aux Moluques. Toutefois le que les naturels du Port-Praslin nomment qu'ils apportoient à bord de notre corvelte, le taille, et, par l'ensemble de ses formes #8, se rapproche de l’espèce dite de Siam :
Pas Commun ; car nous n’en vimes qu’un nombre, et Îcs naturels paroissoient yatplus grande valeur, langer blanc (phal. cavifrons. Teuu.), Apoune par les Nègres de la Nouvelleést multiplié dans cette contrée, Ce joli Ux mouvements lents, à la démarche irparoït offrir plusieurs variétés : nous en ne bonne figure et une description éten-
due. Les chiens, nommés poull, sont de petite tailles leur museau est pointu, et leurs oreilles sont dressées. Ils nous parurent en tout semblables à ceux de la Nouvelle-Hollande. Courageux et très carnassiers, ils vivent de tout ce qu'ils rencontrent, et notamment de poissons et de crabes, qu'ils vont pêcher sur les récifs. Les naturels se nourrissent de leur chair, qu'ils trouvent très délicate : ils pensoient que nous faisions le même usage de ceux que nous achetûmes vivants, et qua nous fûmes obligés d'abane donner au Port-Jackson. Nous observâmes aussi au Port-Praslin une très petite espèce de vespertilion.
L'ile de Waigiou, que nous visitâmes après la Nouvelle-Irlande, fait partie du groupe nommé terre des Papous. Là nous retrouvâmes les productions animales des Moluques et du Port-Praslin, et les naturels nous y indiquèrent encore l'existence du babi-russa, sur lequel nous ne pûmes nous procurer aucun renseignement positif. Nous croyons devoir y indiquer un petit quadrupèd* nommé kalubu par les habitants, à pelage gris, museau très eflilé, qui fut perdu dans le naufrage .e M. Garnot au cap de Bonne-Espérance : c’est le gymnura kalubu de notre species. Le grand phalanger tacheté (cuscus maculatus major) est très commun dans cette ile, où les naturels le nomment scham-scham. Remarquable par son épaisse fourrure laineuse, blanchâtre, que recouvrent des taches arrondies d’un noir vif, par sa face rouge, ses yeux carminés, enveloppés d’un rebord palpébral lâche, cet animal, qui n’a point une physionomie agréable, voit à peine pendant le jour, tandis, au contraire, que sa pupille, contractée et vertirale sous l'influence de la lumière, se dilate au soir et pendant la nuit. Les phalangers de cette espèce conservés au Muséum n'étant point complétement adultes, et les couleurs de ieur pelage n'étant pas aussi prononcées que celles de l'individu que nous avons rapporté, nous l’avons fait peindre, en ajoutant quelques détails à son histoire.
Quelques jours après notre départ de Waigiou, nous atteignimes Bourou, une des Moluques. Cette île, vate et belle, sur laquelle les Européens n'ont encore formé qu'un établissement sans importance, est située non loin de Céram, et nourrit les animaux les plus intéressants pour le zoologiste qui pourroit y fair. un séjour de quelque durée. Une grande espèce ue cerf s’y est multipliée de manière à fournir des vivres frais en abondance aux soldats de la garnison de Cajéli; et la roussette des Moluques (pteropus edulis), dont la chair délicate est recherchée par les habitants de l'ile, se trouve communément dans les bois.
Le mammifère le plus remarquiule de Bourou, et qui manque encore à nos musées, est le babirussa ou cochon-cerf ; et nous eûmes le regret de partir de cette ile après avoir infructueusement essayé de nous procurer ce précieux animal, quoique
le radjah malais de Cajéli nous eût bien promis de nous en vendre deux, qu'il devoit faire venir du centre de l'ile, et qui durent arriver quelques jours après notre départ. Les habitants nous dirent que le babi-russa est très niultiplié, dans l’intérieur, sur le territoire des Alfourous, et qu'il se plaît au milieu des joncs et des plantes aquatiques. En arrivant à Java vers la fin du voyage de a ('oquille, nous cûmes occasion d'observer un babi-russa mâle adulte, un jeune et deux femelles, qui appartenoient au gouverneur général des Indes, Van der Cappellen, et qui étoient destinés pour la Hollande : nous avons appris depuis qu’ils avoient péri dans le voyage, et que leurs dépouilles n'avoient même pas été conservées. Le babi-russa mâle avoit deux pieds et demi de hauteur environ. Ses formes, quoique robustes et massives, n’étoient pas sans élégance, et s’éloignoient, par leur ensemble, de celles qui appartiennent aux cochons en général. Les jambes étuient grosses et proportionnées, très droites et non grêles, comme on les décrit ordinairement. Le corps étoit plein et régulier dans ses contours, d'ailleurs bien dessinés et arrondis. La tête étoit allongée, à chanfrein bombé. La queue, assez grosse à son origine, se terminoit par une pointe déliée ; elle étoit presque complétement nue. La peau du corps, de couleur noire, sillcunée de rides et de plis, portant seulement quelques poils rares, imitoit un peu, par sa dureté et son aspect, celle du tapir. La portion qui entouroit la base des deux défenses fortement recourbées de la mâchoire supérieure étoit déchirée et saigoante ; ce qui étoit dû à la manière dont s’accroissent, en perforant la peau, ces mêmes dents. Les cils manquoient aux paupières. L'iris étoit jaunâtre. Les deux orteils antérieurs des pieds étoient allongés, plus séparés que dans les autres espèces du même genre, et à sabots un peu convexes en dessous. Les dimensions des femelles, qui n’avoient point de défenses, étoient beaucoup plus petites. Cette espèce de cochon nous semble véritablement organisée pour vivre dans les marécages. Ceux que nous vimes en captivité se nourrissoient exclusivement de maïs, et manifestoient une humeur farouche et une inquiétude qui ne leur permettoient point de rester quelques secondes en repos. La figure que Stavorinus a donnée du babi-russa est très mauvaise : elle est copiée de Valentyn ; et, par une erreur grossière, on a donné des ongles crochus, au lieu de sabots, aux doigts de cet animal pachyderme (1).
À Amboinë, que le séjour de Rumphius a rendue si célèbre, on ne trouve que peu de productions prôpres à cette île. La plupurt des animaux décrits comme provenant de cette localité appartiennent en
(:) Stavorinus, Voyage aux Indes orientales, t, I, p. 254; Muséum da Grew, pl.1,p, 27; Scba,t. I. pl. 60,
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effet à d’autres îles Moluques, et notim Céram et à Bourou ; tels sont le tarsier, le à tain pygmée et le pélandoc. Ce dernier, 1 podin par les naturels de la Nouvelle-Guiné point rare dans les grandes forêts équatori Papouas, où un grand nombre d'animaux sans cesse toutes les conditions favorables p multiplication paisible. Notre commis aux acheta , des naturels de Doréry, un pélandw ( didelphis brunii); mais cet animal, que ne réservions de lui demander pour nos musée, à la mer dans le courant du voyage, et fut Nommé kangourou d'Aroé, parce qu'il fu sur l'ile de ce nom, voisine des Moluqua le premier animal qui, par son organisl brièveté des membres supérieurs, présent caractères extérieurs qu’on a retrouvés dep les kangourous de la Nouvelle-Hollande, dant il est plus ramassé dans ses formes; 4 être, lorsqu'il sera mieux connu, et que:
tème dentaire et ses viscères auront été étui mera-t-il un nouveau genre. Sa taille este lapin, et le gris-brun est la couleur de sw Il se nourrit de végétaux ; et cependant ,m organisation viscérale et dentaire , il aimedi rence la viande, Ses mœurs sont douces et} et le rendent aisément familier.
Nous ne quitterons point les forêts viera gantesques de cette Nouvelle-Guinée sip nue, et si féconde en animaux rares et pis sans indiquer que tout porte à croire à l'a du babi-russa sur ces terres peu distantes luques, et présentant comme elles l'ens# mêmes productions. Chacun de nous, enp les alentours du havre de Doréry, eut fréqu occasion de rencontrer l'espèce de cochon décrirons sous le nom de sus papuensis.
Les naturels de la Nouvelle-Guinée 4 journellement à bord l'espèce de chien qu leurs huttes, et qu’ils nomment nafe. Elf roit point du chien de la Nouvelle-Irlan peu de celui de la Nouvelle-Hollande (1% tralasiæ). Comme dans ce dernier, lp ras, fauve ou noir, le museau effilé; lesor droites et courtes, les habitudes hardies, 4 ment nul.
Une seule fois nous vimes une sorte def reuil volant ou de galéopithèque gravirun sauvage , et disparoître au milieu de sn!
verdoyant et de ses fruits aromatiques.
dont l'espèce semble avoir envahi les te sphères, sont abondants autour des vil nasouary et de Masmapy. |
Le mammifère sur lequel nous nous instant est la roussette édule ( pteropus cdi rencontre à peu près également sur IE
‘ Moluques et Papoues, Cet animal, qu”
ment bourung-tikous, s’apprivoise assez vors. Les froids du sud de la terre de Diérnen
en firent périr un, que nous devions à l'oblice.du docteur hollandois Iarloff, et qui étoit nuitrès familier, Sa nourriture principale con- Len-fruits sucrés, et particulièrement en banasposition habituelle de cette roussette étoit la
a bas etsuspendue par les pieds. Elle conser-
parfois sa nourriture dans des sortes d’abajoues,
rsqu'elle.satisfaisoit à ses besoins elle se dres-
et se tenoit accrochée par l’ongle recourbé du
des ailes(l).
s ne quitterons point cet archipel sans men-
elle espèce, que nous étudiâmes à bord aussi qu'il est possible de le faire sur un navire, résenta les détails suivants:
ŒUTR eco 34 ueur du museau à l’anus, , latéte. ... 00e Jhumérus, .,.,....,.
ettrémilés postérieures, hférence du corps. . . ..
jue de cette roussette est épaisse , charnue et parquetée ou rugr: : ;e à sa partie moyenne. Un ssez fortement creusé existe entre les narines, sont distants de huit lignes l’ua de l’autre; t de couleur brune. Le foie est volumineux, et toute la région épigastrique : il est divisé en obes, dont deux plus petits. La vésicule hiliaire ond à la face inférieure du second lobe, qui est 6, La ralc est pelile, mince et allongée.fLes nt” forme de fèves. Les ovaires sont très peu 6, «rrondis, et logés dans l'espace que laissent x lesligaments de la matrice, dont les cornes se ent et croisent la direction des uretères. En des-reins et sur la colonne vertébrale on obux corps blanchâtres, gros comme un pois, bent communiquer avec les reins par un petit L'@sophage s'élargit pour s'unir à l'estomac : est placé horizontalement au bas de la région rique, et occupe tout l'hypochondre droit. Le M'& Lrois courbures, La longueur totale des estderdeux mètres six cent dix-neuf milliméerses, colonnes charnucs, dans l'intérieur de Bastrique, se portent vers les deux ouvertures > et œsophagienne. Les troncs artéricls du slribuent principalement dans les deux lobes volumineux, Le diaphragme est mince. Les sont pelits, rougeâtres : le droit est divisé en S,landis que le gauche n'en a que deux, Le €z volumineux, n'a rien de particulier. Le est rés étroit, et présente une saillic ou créte Sidérable sur sa surface externe. Trés fréquem- $ observämes pendant plusieurs jours une n sanguine abondante sur le pourtour cxté- Organes de la génération de cette roussette ; 1quon ne peut se dispenser de regarder
nalogie du lux menstruel de certaines cspèces et de la femme,
tiônner Java. Ce n’est point que nous ayons à indiquer.des quadrupèdes de cette île ; cette tâche a été trop bien-remplie par un naturaliste anglois estimable ,-le docteur Horsfield : mais nous ne pouvons nous dispenser de dire un mot de la panthère noire
-( felis melax. PEnon et LESuEUR , DEsu. 544 Mam-
mif. ), qui y est commune, et que nous vimes chez l’obligeant sous-résident, M. Smolders. Cet animal, de la taille de l'ocelot, et ressemblant par l'aspect de son corps à la pantbère commune, a son pelâge d’un noir uniforme et lustré ; par:certains reflets, des ondes ou sortes de taches plus apparentes se dessinent ;.à la manière des moirés, sür:-le fond de la tcinte générale. Féroce et redoutable, ce chat habite principalement les solitudes des profondes forêts du district de Banjou-wandgi; et jamais les Javanois ne l’attaquent sans qu’il ait commencé les hostilités en dévorant quelquesuns deleurs animaux domestiques :.ils-lui tendent divers piéges dans lesquels ils placent des oiseaux vivants, qui ne manquent point de l’yattirer. La panthère noire servoit, àtla cour des/sultans de Java et de l’empereur de:Solo, à exécuter une cérémonie dont le peuple éloit avide, et qu'on nommoit Rampok, de même qu'à punir de mort les esclaves coupables de certains crimes. Voici les renseignements que nous nous procürâmes sur cette grande fête, d’un témoin oculaire, employé supérieur de la colonie.
Au milieu d’un amphithéâtre préparé sur un terrain uni pour le grand spectacle du Rampok (1), est placée une cage dans laquelle est captif'le tigre noir , ou l'arimaou; car c’est ainsi qu’on nomme cct animal à Java. Autour de lui, formant un cercle épais, sont placés en haie serrée deux rangs de Javanois armés de: piques. Deux ou trois hommes chargés d'aller ouvrir la porte de la prison à la panthère , se détachent alors du cercle, s'avancent en cadence, ct, après avoir rempli leur dangereuse mission, retournent à leur place en mesure et avec lenteur. Les Javanois sont dans ja ferme pcrsuasion que, s'ils se retiroient brusquement après avoir ouvert la porte à l’animal , il s’élanceroit infailliblement-sur eux ct les mcttroit en pièces. La panthère noire «ne se décide pas toujours à sortir immédiatement de sa prison. Il faut souvent l'agacer, la harceler avec de longues lances, ou brûler de la paille autour d’elle pour la forcer à entrérdans l'arène. Irritée cet furieuse alors, clle mésuré de l'œil la distance qui la sépare de ses ennemis, et s’élance au plus épais des piques, y trouve la mort, mais non sans se venger sur un grand nombre de misérables, que le despotisme des sultans sacrifice
(:) Des détails analogues se trouvent également consignés dans l'Histoire de Java, par sir Raffles, page 55dc la traduction de M. Marchal,
ainsi à sa férocité. On nous assura en outre que-le sousouhounan actuel de Yugyu-Kerta se plaisoit à faire combattre la panthère noire par des esclaves, n’ayant pour armes que des kris ou poignards malais à lames de plomb. Enfin une fête encore très aimée par les Javanois est le combat de cette panthère avec des buflles.
Les mammifères à la Nouvelle-Zélande se bornent à trois ou quatre espèces seulement : le cochon, que Cook n'y trouva point, et qui y auroit été introduit depuis par lés Européens ; le chien austral et le rat. Les côtes méridionales de ces deux îles sont peuplées de phoques, objets de chasses lucratives auxquelles se livrent les Angiois.
Les animaux de la Nouvelle-Galles du sud ont été le sujet de recherches nombreuses et suivies ; mais malgré cela une grande obscurité règne encore sur l'histoire de la plupart d'entre eux ; et des naturalistes vivant sur les lieux pourront seuls un jour donner des renseignements sur leurs habitudes et sur leurs mœurs. Déjà les alentours de Sydney sont dépeuplés des espèces qu'y trouvèrent les premiers voyageurs : la civilisation et les défricheinents lés refoulent dans l’intérieur; et l'époque n’est pas éloignée où les kangourous (!), les ornithorhyriques, seront excessivement rares. Ce n’est qu’en domesticité que nous vimes les grands kangourous (kang. labialus. GEOrr.); paissant en liberté dans le vaste parc de Rose-hill, à Paramatta ; se relevant sur leurs longues jambes postérieures, pour examiner ce qui se passoit autour d'eux , et fuyant pat bonds en’s’élançant sur leurs courtes jambes de devant lorsqu'ils sont inquiétés. Cet animal, dont la chair dure et coriace est peu estimée , s’apprivoise aisément ; et nous en vimes un à Sydney, qu’un militairé avoit élevé et auquel il avoit appris à boxer, en même temps qu’il étoit soumis et docile à ses volontés. Ce kangourou étoit courageux, ne redoutoit point les chiens, et cherchoit à frapper avec ses pieds ceux qu’il vouloit combattre, en s’élançant sür eux par un bond instantané , tandis qu'il jouoit noncha- Jamment avec le maître qui le nourrissoit.
Les colons apportent en abondance dans les marchés un kangourou detaille moyenne (kang. Walabatus, N. ), que les naturels nomment oualabat, et parfois lé potourou de White (hypsiprimnus White. Quôy. et:Ganr.), qui vit dans les lieux rocailleux et peu fréquentés. Notre maître canonnier Roland tua un individu de cette espèce, qui différoit un peu de celui qui est décrit dans la Zoologie de l’Uranie;
(:) Les habitants de la rivière Endeavour nomment les kangourous mén d-dh, suivant M. Kunningham (NWarr. of a survey of the inter. et west. coasts of Australasia, by Parker King). La première figure du kangourou a été donnée par Cook, Premier Voyage, t. IV, p. 24, in-4, à
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mais il fut perdu dans le naufrage de M. (4 On nous indiqua sous le nom de bandicout du maux qui paroissent être des péramèles, peut4 per. nasutus de M, Geoffroy, et qui vivent ie virons de Liverpool.
Nous ne vimes des dasyures qu’en capirid appartenoient à l’espèce dite de Maugé (d Maugei. Geor.), fig. atl. de l'Uranie: Lesn détruisent une grande quantité de. phalangr lants (petaurista taguunoides. Desu:), dont il sécher les peaux pour en faire de petits mani qui leur couvrent les épaules pendant l'hiver, sieurs de ces animaux avoient le pelagé entière blanc.
L'espèce de chien sauvage (canis Ausir Des.) que White a décrite dans son His/oir Nouvelle-Galles ressemble au chien de berge, poil est rude ; ses oreilles sont droites, etil tient à la même espèce que celui de la No Irlande, des iles Bouka ct de Bougainville, ( est courageux, et vit le plus ordinairement & la mer rejette sur son rivage. Il est bien figunl l'ouvrage sur les mammifères de MM, Frédéri vier et Geoffroy-Saint-Hilaire.
Nous ne vimes au Port-Jackson qu'une su de w:mbat ou phascolome (didelphis ursinas phascolomys wombat. Pén. et LEs.), etil qu'on ne le trouve qu’à la terre de Diémend les petites iles du détroit de Bass. M. Cunai mentionne la roussette à tête grise (p{eropus cephalus), qui paroît être commune dansk inter-tropicale de la Nouvelle-Hollande.
Les ornithorhynques , que les colons noi water-mole où taupes d’eau, et les naturel flengong, habitent assez communément em rives de Fish-river, tandis qu'on n’en voit qu ment aujourd’hui dans le Nepean. Le para ainsi nomma-t-on ce singulier animal dont$ son genre platypus, et Blumenbach le get thorhynchus, est encore assez commun, saison opportune, à New-Castle et dans.lesf Campbell et Macquarie. Le docteur Palme que M. Knox annonça sa belle découvet!
glande crurale et de son conduit aboutissiil got, après avoir nié ces organes, aflirma( connoissoit dans la Nouvelle-Galles aucun de blessure suivie d'accidents dus à la prés venin quelconque. Il conclut, à la fin d'un moire qu’il publia dans la Gazette de Sydm
(‘) Consultez Péron, Voy. aux Terres ah Desmarest, Mamm.; Vanderhoeven , Nov. at Cæs. Leop. Car, t, XI; Knox, Mém. de la nérienne; Everard-.{(ome; de Blainville, elc.,® dans lés Misc, de Shaw, t. X , pl. 385, sous lt Duck-billed or platypus; et par Leach, A pl, IHE, p. 136,
rgots, dont les femelles sont toujours privées, vient aux mâles à tenir celles-ci immobiles penl'acte de la copulation. Les colons assurent que pithorhynques sont ovipares; et M. Murdock, tendant de la ferme d'Emiou-plains, nous afpositivement avoir vu des œufs de la grosseur x d'une poule, et au nombre de deux. Mais ssections de Meckel, qui trouva sur des fes des glandes mammaires très développées, ne sttent point de douter que cet animal ne soit bre; et c'est aussi l'opinion du savant anatode Blainville. Cependant l’organisation singudes.deux mâchoires aplaties en bec de canard animal rend difficile la succion, et l’on ne se s une idée bien juste de la manière dont les peuvent saisir le mamelon de la mère. Le pee l'ornithorhynque adulte est ordinairement n noir; parfois des variétés l'ont de couleur rougeâtre. Ce fut en vain que nous attendimes né.plusieurs heures si nous verrions paroitre des ornithorhynques sur les petits rochers à 'eau de Fish-river, où ils vont se placer lorstortent de leurs trous. Nous apprîmes depuis tte époque de l’année (janvier et février) ils nt blottis dans leur gîte, et qu’ils ne sortoient époque des grandes pluies, qui, en faisant déles rivières qu’ils habitent, les forçoient à se br la surface de l’eau et dans les joncs qui en nt les bords. Les peaux qu'on peut se procujs le pays, non enduites de préservatifs, se ent aisément.
idné épineux (1) (echidna hystrix. Cuv.) bancipalemenit le mont York : par l'ensemble ormes corporelles il ressemble au hérisson, à cause de cette similitude que les colons lui bliqué le nom de hedge-hog. Il se creuse des , et n'aime point à sortir dans les temps secs : t-il difficile de se le procurer pendant pluois de l’année. Il vit d'insectes, principade fourmis, qu’il ramasse avec sa langue à la e des fourmiliers : l’on dit aussi qu'il mange mes, Il fait entendre un petit grognement bn l'inquiète, et ses habitudes à l'état de lipnt peu connues. Un échidné, que nous nous mes en vie, a donné l’occasion à M. Garnot er (Bulletin de la Société philomatique) les tionssuivantes : « Cet animal, nourri depuis ois avec des végétaux par un ancien convict ney, fut enfermé dans une cage avec de la 'après l'avis qui avoit été donné. En vain sentoit-on des légumes, des insectes, de la
ré dans Shaw, sous le nom de porcupine ant- + IT des Mise., f. 109. Nous en avons apporté dividus : l’un servit à faire un squelette au labo- Eu Muséum , et les deux autres nous furent rele général Brisbane pour. M, Cuvier,
viande, des sucs substantiels, l’échidné les flairoit seulement sans y toucher; mais-il buvoit aveciavi + dité l’eau que chaque jour on avoit le soin:de lui offrir, en tirant sa langue extensible et filiforme longue de deux à trois pouces, et en lapant. C'est ainsi qu’il vécut pendant trois mois, sans avoir pris autre chose.
» Après une traversée assez tempêtueuse, le premier soin en arrivant à l'ile de France fut celui de ramasser des fourmis et des vers, qu’on lui présenta sans qu'il parût s’en soucier. En revanche il buvoit du lait de coco avec un vif sentiment de plaisir, et tout sembloit alors promettre qu'après avoir résisté aux froides latitudes du sud de la Nouvelle-Hollande il seroit possible de l’apporter en Europe. Mais un matin l’échidne n'existoit plus, et la seule cause présumable de sa mort doit être imputée à du savon arsenical laissé dans une gibecière où il se cacha pendant toute une nuit.
» C’est avec une satisfaction toute particulière que j'aimois à suivre, dit M. Garnot, les habitudes jusqu’alors inconnues de ce petit animal. J'en épiois les moindres particularités, bien persuadé qu'elles seroient intéressantes aux yeux des naturalistes. J'avois reconnu que la prison dans laquelle je le tenois enfermé ne lui convenoit point : aussi m’empressoisje de lui donner une liberté entière dans la chambre que j'occupois à bord du navire, et pendant mon séjour à Maurice, Chaque jour je l’observois dans ses promenades régulières, et rarement il employoit moins de quatre heures sur vingt-quatre à parcourir en tous sens l’espace que nous occupions ensemble ; et, s’il trouvoit un obstacle, il cherchoit à le surmonter, et ne rebroussoit chemin que lorsqu'il avoit épuisé ses moyens pour y parvenir. C’étoit dans un coin obscur de ma chambre, entre une cloison et des caisses, qu’il se rendoit pour dormir. Sa démarche, lourde et gênée en apparence, lui permettoit cependant de parcourir en une minute un espace d’environ trente à trente-neuf pieds. Il se cachoit mystérieusement dans un angle de l'appartement pour faire ses ordures; et ses excréments, peu consistants et noirs, exhaloient une odeur infecte.
» Un jour je retirai mon échidné dans un état d'engourdissement tel que je le crus rendu au terme de la vie: Je le ranimai en le portant au soleil, en le réchauffant par des frictions avec un linge chaud : pêu à peu il reprit son activité habituelle ; mais souvent depuis il resta sans mouvement l’espace de quarante-huit, soixanté- douze, soixante-dix-huit, et même quatre-vingts heures de suite. fl se promenoit fréquemment dans la nuit, et se rov'oit en bouleau moindre bruit, à la manière des hérissons. Du reste, timide et craintif, cet échidné se laissoit caresser ‘volontiers. La conque de l'oreille s'apercevoit aisément lorsqu'il écoutoit, et ressembloit à celle d'un
hibou. Les yeux sont très petits, et le long nez immobile et solide me’semble être un organe où le sens du toucher réside à son extrémité qui est molle, et avec laquelle l'échidné tâte ce qui l'environne, surtout pendant la nuit, »
Enfo, pour achever de présenter le tableau des mammifères que nôus avons été même d'observer dans notre: voyage, il ne nous rêste plus qu'à indiquer notre dernière relâche à l'ile de France. Les animaux qu'on y remarque y ont été importés : tels sont les, cerfs, qui vivent dans les grands bois, les cochons marrons ou-sauvages, les lièvres, les rats, qui infestent aujourd'hui cette:île,.et les tenrecs. Ces derniers, venus de Madagascar, vivent dans les champs de.cannes à sucre, tandis que le singe (Mu-
HISTOIRE NATURELLE
cacus sinicus. DrSx.), originaire de Java, les sommets escarpés de la montagne du Pom descend marauder dans les vergers des alen où les dégâ's qu'il occasionne le font redouter, nous y procurâmes en vie deux makis de Mai car, ie vari (Lemur macaco. L.), et le maki (Lemur ruber. Pér.), qui moururent dans k versée, à notre arrivée sur les attérages de R Ce dernier est figuré tome I de l’Histoiredek mifères de M. F. Cuvier. Les makis s’appri aisément ; ils deviennent bientôt familicrs, et caressants. Ils aiment à dormir dans le mia jour, en s'enveloppant la tête avec les pain queue. Leur nourriture est entièrement frig et tout autre aliment les fait bientôt dépérir,