‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 484 sur 514 · LS · texte numérisé non relu

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Dnuseau : la mâchoire inférieure dépasse la supé- Due de dix-huit pouces ; elle est aussi un peu

bon large. La vessie aérienne avoit huit pieds ennn et formoit une poche oblongue et allongée. fanons n'existoient point, et avoient été probament enlevés par les habitants de la côte : quel Dys brins, semés çà et là, et de couleur blanchà- De n'imitoient pas mal par leur aspect des erins Diungiier; leur longueur ne dépassoit pas quatre es, La langue étoit de consistance molle et spon- Dune, formée d'un tissu rougeâtre à sa base, et Dune lardacé dans le reste de son étendue; l'épi-

M nc qui revêt sa partie postérieure étoit lâche et

Bu, couvert d'épaisses rides qu'on ne peut com- Due qu'à celles d'un scrotum. La commissure de Dibuche est arrondie, recourbée et froncée par buiues rides; l'œil est entouré de sortes de paures épaisses et fermes, très peu mobiles et for- D d'une peau graisseuse; leur ouverture est très uk, de manière que la cornée est à peine visible bu nt son étendue. Le nerf optique a un pouce ametre ; le globe de l'œil est màù par des mus- Daipais, et ne roule point sur du tissu cellulaire xseux remplissant le fond de l'orbite, comme Du se remarque chez les autres mammifères. Ce | de oculaire avoit dix pouces de circonférence, “née un pouce de diamètre, et la sclérotique un Due d'épaisseur en arrière; elle s'amincit à mequ'elle devient plus antérieure. L'orifice extébar de l'oreille n'étoit point perceptible : seule- Buiune petite membrane, tendue au niveau de la “est tout ce qui indique un organe de recueilleni, À. Souty l'a trouvée placée à disiance environ Lu pied derrière l'œil ; l'os de l'oreille intérieure Daie pas mal la coquille univalve nommée ovule : compacte, blanc et très dur ; un deuxième os usé isolé s'adapte au premier, dont il paroit être nuation ; dans sa première portion on remar- “lesanfractuosités, et il prend un aspect ligneux, lance, de dur et de compacte qu'il étoit.

M ouvertures extérieures des deux évents ont Sore pouces de long; elles sont distantes l’une date de deux pouces seulement en avant, et peu en arrière ; le bourrelet museulaire qui en- Ptchacune d'elles est formé de fibres tendineu- Lilliéraut d'une manière tenace sur les parois ses, Es nageoires pectorales ont six pieds de lonr et dix-huit pouces de large à leur milieu ; bd antérieur est épais, tandis que celui qui

MAMMIVFÈRES.

L r à leurs extrémités, mafs ils sont moins larges Mlentre ct séparés par desintervalles peu profonds.

MS opposé est d'une grande minceur ; la nageoire |

dorsale avoit été déchirée ; la caudale étoit formée de deux lobes, ayant chicun cinq picds et demi de largeur ; la couche de graisse perd peu à peu de son épaisseur à mesure qu'on avance vers la queue, et devient à demi fibreuse ; des filets nerveux, de trois pouces de diamètre, et qui côtoient la colonne vertébrale, paroissent avoir pour fonction dé mettre en jeu les larges blocs de la queue.

L'ouverture anale étoit arrondie, et n'avoit pas moins de neuf pouces de circonférence ; elle étoit placée à douze pieds de la nagcoïire caudale ; un muscle constricteur assez épais en maintient l'ouverture fermée.

Ce rorqual étoit un individu femelle; l'examen de ses parties naturelles montra que la fente extérieure de la vulve étoit longue d’un pied sur quatre pouces de large ; elle étoit entourée de sortes d'appendices libres, longs de deux ou trois pouces, simulant des sortes de poils. Deux à trois pouces ct plus. en avant sur la ligne médiane, M. Souty observa un point proéminant qu'il fut tenté de considérer comme la trace de l'ouverture ombilicale.

De chaque côté de la vulve est placé un sillon au milieu duquel est logée la mamelle, que termine un mamelon gros comme une noix, percé d’un canal] dont l'orilice béant pourroit recevoir une plume à écrire.

Les chairs étoient d'un rouge vif, et la couche graisseuse avoit de six à sept pouces d'épaisseur le long de la colonne vertébrale et à la nuque, tandis que sur ie ventre elle n'éloit que de deux ou trois pouces. Le derme étoit partout rugueux et très ecpals,

Le cœur, long de quatre pieds, étoit entièrement musculeux ; un périvarde blanc et dur l'enveloppoit ; la crosse de l'aorte avoit dix pouces de diamètre, et ses parois évidemment fibreuses cinq à six lignes d° épaisseur. Des cerceaux cartiagineux, larges d'un pouce, s'parés par une membrane fibreuse, formoient la trachée-artère, divisée au niveau de la crosse de l'aorte pour pénétrer dans les poumons ; le diaphragme, obliquement situé entre le thorax et l'abdomen, offroit des libres rosées, dirigées longitudinalementetentrecoupées de distance en distance de bandes aponévrotiques ; son épaisseur, dans sa partie moyenne, étoit de cinq pouces,

Tous les viscères contenus dans l'abdomen étoient dans un tel état de putréfaction, que M. Souty ne put se livrer à leur examen. Seulement il reconnut que l'asophage ctoit long à peine de neuf pouces, et qu'il aboutissoit à une suite de cavités ou d’esto . macs qui lui parurent au nombre de cinq, et de grandeur différente, F'eompare le second, beaucoup plus développé que les suivants, et dont les parois épaisses sont recouvertes de fronçures, au troisième estomac des ruminants ; et ce rapprochement, que

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