EE RE
plusieurs auteurs ont déjà fait pour l'estomac des marsouins, prouve que par quelques particularités de leur squelette, comme par la structure intime de leurs viscères, les rorquals ne diffèrent point très notablement des dauphins; la vessie, de forme ovalaire ct presque cartilagineuse à son bas-fond, offroit dix-'uit pouces de longueur ; les organes sexuels étoient putréliés ; les matières fécales avoient une odeur fragrante et très fétide ; elles étoient de consistance pâteuse, et divisées en boules de la grosseur du poing et colorées en rouge brun.
Le crâne avoit treize pieds de longueur sur cinq de largeur à sa partie postérieure ; on comptoit trente côtes, dout les dimensions alloient en augmentant jusque vers le milieu du thorax pour diminuer ensuite; chaque côte est reufermée à l’état frais dans un périoste disposé en gaine membraneuse d'un blanc satiné intérieurement, et que lubuitie une espèce de svnovic analogue à de la crème de lait. Le sternum est petit et plat; on comptoit quarantesix vertébres complètes sans y réunir celles qui s'engagent dans la nageoire caudale, et qui sont au nombre de dix-sept. Les sept cervicales étoient pelites, isolées ct séparées dans leur corps par des lames détachées, formées de deux plaques osseuses mobiles l'une sur l'autre au moyen d'une substanre fibro-cartilagineuse intermédiaire très mince. Les os des nageoires pectorales ou des membres antérieurs étoient encore épiphisés. Une bande fibrocartilagineuse entouroit les bords de l'omoplate,
Il y avoit quinze os en V ; toutes les pièces osseuses étoient d'ailleurs complétement formées, dures et compactes, et épaisses à leur surface,
Tels sont les détails dont nous sommes redevable à M. Souty ; et quoiqu'ils nous laissent encore beaucoup à désirer, ils sont, malgré tout, d’un haut intérêt, puisqu'ils lisent nos idées sur l'organisation d’un cétacé dont les formes extérieures ont été confondues avec d'autres espèces dans les descriptions des anciens auteurs.
Le rorqual du nord échoué sur la côte d'Oleron étoit un jeune individu, et cependant il avoit cinquante-quatre pieds. Il est donc susceptible d’acquérir des dimensions encore plus considérables, et sans doute d'atteindre soixante, soixante dix et quatre-vingts pieds, taille que l'on donne au gibbar.
Si nous examinons maintenant les descriptions données par les auteurs, nous verrons que la plupart des caractères qu'ils assignent à leurs diverses espèces sont incertains.
Le gibbar(!) est le plus grand des cétacés, car on
() Finnfisch, Martens, Soitzb., p. 425, pl. 2; gibbar, Rond., Bonnat, Cét. ; balæna physalus, L.; balænoptera gibbar, Lacép.; rasor bach des balciniers, Scoreshy, 4. 1,p.478.
HISTOIRE NATURELLE
dit qu'il peut acquérir jusqu’à cent pieds de Jo gueur, sur une circonférence de trente à tren cinq ; son corps n'est point c\lindrique, mais ca sidérablement comprimé sur les côtés, et angule sur le dos; il diffère de la baleine par une p grande longueur du corps et par moins d’ample Il fournit peu d'huile, et ses fanons ne dépassé pas quatre pieds dans leur plus grande dimensi Sa couleur est un bleu noir ou bleu gris sombre sez analogue à celle de la baleine. Une petite p tubérance s'élève à l'extrémité du dos: le bruit q fait l'air chassé par les évents est très fort, et} s'entendre à plus d'un mille,
Ce cétacé est redouté des pêcheurs du nord, ses mouvements brusques cet violents. Il nage a
une extrême rapidité; et lorsque les harponnes
se trompent et le prennent pour l'espèce franc ilest rare qu'ils n'aient point à se repentir de | méprise. M. Scoresby rapporte qu'à fit plusie tentatives pour s'emparer d'un gibbar, et que, 1 gré toutes les précautions dont il usa, il üe put ré sir à accomplir ce dessein. Un de ces animaux qu baleinier avoit frappé plongea si brusquement,
quatre cent quatre-vingts brasses de cordes fur
déroulées en une minute de temps ; tous échapl
rent, parce que leurs violentes saccades firent ré pre les lignes attachées aux harpons.
Le gibbar à une tête petite comparée à celle d baleine franche, des nagcoires pectorales long et étroites, une queue large de douze pieds, et M. Scoresby, la peau lisse, excepté sur les côté la poitrine, où on remarque des sillons!\).
On le dit très commun dans les mers arctiq le iong des montagnes flottantes de glaces, e l'ile Chérie et la Nouvelle-Zemble, et près auss l'ile de Jan-Mayen. H se tient de préférence environs du Spitzberg, par 70 et 76 degrés, lorsque la mer est ouverte, dans les mois de j juillet et août , il s'avance jusque vers les 80 grés. M. Scoresby suppose que c'est une baleif tère de cette espèce, longue de cent un pi que l'on prit en septembre 1750 sur le banç Humber.
Othon Fabricius, dans sa Faune du Grocnld ne décrit sa balæna physalus que d'après les aute et il lui donne pour synonymes les noms de fin d'Eggède et de Crantz, de rorqual de Stroin physcter de Jonston, et de Jupiter-fish d'Ande Cette espèce, dit-il, se nourrit de clupées, du mone arctique, et d’autres poissons de petite t
() M. de Lacépède, au contraire, a fait son pr sous-genre des baleinoptères qui n'ont point de sous la gorge ni sous le ventre, et il y a placé le gil mais M. Scoresby entend ici, sans aucuv doute, le salns d'Othon Fabricius, qui n'est point le gibbar bieii le rorqual de M. de Lacépéde,
mb 1 der €
“entés | lal D Lors le D bulle:
à hblong Dar un niices ler D dé l'u AIO
weula : neure ( nperie b dés d » Lx où à uque | gi gart al à pe dangu ue, d Le stend :
bonne
Bbudies ç
E weuc s
D acroiss D «ep à et qi
Bxdeux
Ms, € E xerre
Le dessor
Bas son Due ven
boire dl *lha}
2 0tho : Bale œil; 1
in Les]
iciere lant d
turque Hs de le
qu'à cent pieds de la ice de trente à tren c\lindrique, mais co r les côtés, et angule a baleine par une p et par moins d’ample es fanons ne dépassé plus grande dimensic
ou bleu gris sombre nrs les nageoires pectorales, et s'amincissant gra-
baleine. Une petite p nité du dos: le bruit q nts est très fort, et} le.
s pêcheurs du nord, et violents. I nage a lorsque les harponneg
nt pour l'espèce franc
int à se repentir de | pporte qu'i fit plusie d'un gibbar, et que, t dont il usa, il üe put ré Un de ces animaux qu igea si brusquement, brasses de cordes fur de temps ; tous échapl entes saccades firent ré x harpons.
tite comparée à celle d rcoires pectorales long ge de douze pieds , et +, excepté sur les côté que des «illons(!).
dans les mers arctiqt ottantes de glaces, € -Jemble, et près auss tient de préférence ar 70 et 76 degrés, 1 e, dans les mois de j e jusque vers les 81 e que c'est une baleid bngue de cent un pié bre 4750 sur le ban(
his il n'en est pas de même de sa balæna brops, aben que certaines particularités ne conviennent gint à motre rurqual du nord, tout porte à croire “iridentité de ces espèces. Comme le boops à été À décrit par Fabricins (!), d'après l'examen d'un grand
Dumbre d'individus, nous eroyons devoir rappro-
Dher ce qu'il en dit, des faits que nous avons pré- D entés sur l'individu échoué sur les côtes de France, La baleine boups (?) a le corps arrondi, très épais
Bhullement jusqu'au bout de la queue. Sa tète est ibongue, disposée en pente déclive et terminée run museau large et obtus; les évents ont deux hiices qui s'ouvrent au centre d’un tubercule placé = krle milieu de la tête, et qui sont tellement rappro- > és l'un de l'autre, qu'ils semblent n'en faire qu'un ni®); trois rangées de piotubérances dispoiées D sulairement les précèdent; la mächoire infé- Dre est un peu plus courle et plus étroite que la - wperieure, ef est oblique(t); les yeux sont noirs et > des derrière les évents et sur les côtés de la tête, b Lx ouvertures des oreilles forment deux trous à aque imperceptibles derrière l'orbite. Lxs fanons D nigarnissent la mâchoire supérieure sont noirs ct b «là peine un pied de longueur ; le palais est blane, | haizue large, rugueuse, grasse, de couleur hépaue, donne naissance à une membrane lâche qui E tend sur le gosier, et semble lui servir de voile ; snageoires pectorales so t grandes, ovalaires, ar- E mdies et sinuolées en avant ; les deux lobes de la weue sont séparés par une échancrure, et terminés acroissant. De dessous le museau, jusqu'à la région D mike, partent des sillons qui se réunissent par paib xet qui forment des angles aux deux extrémités ; bkdeux sillons extérieurs sont toujours les plus Bus, et l'animal a la faculté de les dilater ou de les errer à volonté, Le dessus du corps est noir, et Dedessous du museau ainsi que les nageoires pecto- Bas sont blanchätres ; les sillons sont rougeâtres (5, Duke ventre est marbré de noir et de blanc. La naboire dorsa e est t1:3 éloignée du corps; elle ocla partie postérieure du dos vis-à-vis l'anus ;
s sa Faune du Groenld lusque d'après les aute nymes les noms de fin de rurqual de Stroin e Jupiter-fish d'A nde sourrit de clupées, du es poissons de petite !
ontraire, a fait son pre bres qui n'ont point (le ntre, til y a placé le ail ui, sans aucun doute, le qui n'est point le gibbar acépéde.
Othon Fabricius, Faune du Groenland, p. 36 à 39, 2 Balæna boops. L., Fab. ; pflok-fisch, Anders., t, I, @ 101; la juourte, Lacép.; Cét., Bonnal., p. 6; Sco- MARR p. 484.
© Les phrases imprimées en italique indiquent des aclères opposés à ceux que nous avons rapportés en ant du rorqual échoué en 1827 sur le rivage de l'Île
beron.
NY auroit-il pas quelque transposition de mot on faute typographique? car si cette particularité Me réellement , nul doute que la jubarte ne soit disle du rorqual
: L'état de corruption qui s'étoit rapidement emparé Wrqual d'Oleron n'a pas permis de décrire les cou- 1: de la peau,
DES MAMMIFÉRFES.
sa forme est comprimée, plus large à sa base et aiguë à son sommet qui est légèrement reconrbé ; un peu avant cette nageoire dorsale, commence à paroitre une carène qui se continue jusqu'à la queue.
La baleine boops atteint de cinquante à cinquantequatre pieds ; sa chair est rouge, et son lard peu épais. Elle se tient communément vers les 61 à 65 degrés de latitude nord , et ne s'approche des attérages que dans la belle saison ; ce n’est guère que dans l'été qu’on la voit s'engager dans les baies du Groenland ; elle ne produit qu'un seul petit, qui ne quitte sa mère que lorsque ses forces sont assez développées pour ne plus réclamer ses secours, Sa nourriture se compose principalement de poissons, et surtout des saumons du nord, de l'ammonite tobiane et de l'argonaute arctique.
Fabricius rapporte que la baleine boops dilate les nombreux sillons qui couvrent sa poitrine, lorsqu'elle veut avaler sa proie, et que le rouge de ces plis, par opposition avec les taches de deux couleurs du ventre, le noir de ses fanons et la blancheur de sa gorge, lui donnent une parure plus brillante en apparence que celle à teintes foncées et sans contraste des autres espèces. Elle chasse avec moins d'énergie des colonnes d'eau par ses évents; elle est aussi peu de temps submergée, Souvent, dans les beaux jours, elle reste sans mouvement sur la surface de l’eau comme si elle dormoit. Ses mœurs sont titnides et elle redoute parmi ses ennemis une espèce de danphin qui la harecële et la poursuit sans cesse. Les moindres blessures qui l'atteignent sont mortelles, suivant Fabricius, parce que la gangrène s'en empare presque aussitôt; mais peui-être cette opinion n'est-elle que le résultat de faits particuliers et non ordinaires.
On fait usage, au Groenland, de ses chairs, de sa peau, de son lard, de ses tendons, et même de ses intestins. Son huile est principalemeut emyloyce à l'éclairage des yourtes, et la peau membroucuse qui entoure la langue à sa base sert aux peuplde polaires à remplacer le verre aux fenctres de leurs cabanes d'été.
Or nous venons de voir sur quels principaux caractères repose le gibbar que M. Scoresby confond avec la balœna physalus de Linné, et boops d'Othon Fabrieius, et quels sont les traits distinetifs qui séparent cette dernière du rorqual que Fabricius à eru être la balæna physalus, et à laquelle il a joint comme synonyme le Jupiter fisch d'Anderson , ou la jubarte (1). Pour nous tirer de ce dé-
{} Ce nom de jubarte vient peut-être des noms de gubartes ou gibbartas, donnés au gibbar pas les Basques. D'ailleurs Ro ndelet n'a-t-il pas dit: «Les pécheurs sain » tongeois l'appellent gibbar, de la bosse élevée sur son » dos, qui est la nageoire ; cette baleine n'est pas plus
rareté etant tntieimatnttnn
dale, nous allons mettre sous les yeux de nos lecteurs les phrases caractéristiques et linnéennes proposées par M. de Lacépède et par les naturalistes qui l'ont suivi.
GENRE DALEINOPTÈRE , balænopteras, LACk?P.
ler Sous-5enre : point de plis sous la gorge ni sous le ventre.
1. Daleinoptère gibbar, balænoptera gibbar, Lacép. ; mächoires puiutues et également avancées; les fanons courts.
Ie Sous-genre : des plis longitudinau.r scus la gorge ct sous le ventre.
2. Raleinoptère jubarte, balænoptera jubartes, Lacép.; la nuque élevée et arrondie, le museau avancé, large etun peu arrondi, des tubérosités presque dermni-sphériques au-devant des évents; la dorsale courbée en urricre,
3. Paleinoptére rorqual, balænoptera rorqual, Lacép. ; lamächoire inférieure arrondie, plus avancée et beaucoup plus large que celle d'en haut; la tête courte, à proportion du corps et de la queue.
4. Baleinoptére museau pointu, balænoptera acutorostrata, Lacép.; les deux mâchoires pointues, celle d'en haut plus courte et beaucoup plus étroite que celle d'en bas,
En dernière analyse le rorqual du nord vit dans les mers du pôle boréal et ne quitte guère les parages glacés du Spitzberg, du Groenland, du détroit de Davis et de l'Islande. Ce n'est jamais que dans les tempétes de notre hiver qu'on le voit fréquenter les mers de l'Europe tempérée, et que parfois son cadavre est jeté sur nos rivèges. M. Scoresbv, en parlant du rorqual, qu'il dit être le broad nosed il ale des baleiniers, rapporte qu'on le voit parfois sur les côtes d'Écosse, d'Irlande et de la Norwège, et qu'il recherclie principalement les harengs pour sa nourriture ; il donne une liste des individus plus particulièrement cités pour avoir été jetés sur les rivages des Iles Britanniques, et que l'on doit regarder comme appartenant vérit blement à la baleinoptère rorqual. Un de ces cétacés , long de cinquantedeux pieds, fut dépecé le 19 juin 1752 à Eyemouth ; un deuxième, long de soixante-dix pieds, échoua le ES juin 1797 daus le comté de Cornwall; plusieurs furent harponnés sur la côte d'Iriande en 4502 ct 4765 ; un ou deux ont été pris dans la Tamise, On en prit un en (SI8, long de quatre-vingtdeux pieds, dont les fanons avoient trois pieds de longueur, et dont on ne tira que cinq tonneaux d'huile d'une mauvaise qualité.
Sous le nom de rorqual, M. de Lacépède à réuni deux baleinoptères, l’une du Nord, qui est le rorqual que nous venons de décrire, et l'autre de la
» pelile que les ordinaires, mais elle est moins épaisse » et moins grasse, et a le bec plus long ct plus pointu, »
HISTOIRE NATURELTE
Méditerranée, à laquelle nous allons consacre Le quelques lignes. sont 1 :Caret
ES —— À fanor « ! s s " ct UN LE RORQUAL DE LA MÉDITERRANÉE. ru
Balænoptera rorqual. Lacre, D placé
D laisse
Ce rorqual n'est presque pas connu; son exi dans tence repose sur quelques pièces osseuses et sur de ouver
ee
crâne qui se distinguent aisément, d'après les oMh ovale servations de M. Cuvier, des mêmes parties ; .onse l'espèce du Nord, M. de Lacéptde ne l'avait poi@h res, : séparé de son rorqual proprement dit, La seule in mais « dication qu'ou trouve dans son Histoire naturelle @h en for borne aux renseignements suivants. Boouver( « Le 20 mars 4708, un cétacé de suixante pic@ ce r
» de longueur fut pris dans la Méditerranée sur ets de » côte occidentale de l'ile Sainte-Margucrite, da ; d'écart » le département du Var. Les marins le nommoic@i l'orbite » souffleur. M. Quine en a fait un dessin que j'& hrec » fait graver, et bientôt après, les fanons, les os @ jisqu'i » la tête et quelques autres os de cet animal aya@® 1 mor » été apportés à Paris, je reconnus aisément qi ral s » ce célacé appartenoit à l'espice du rorqual. frontal » C'est à la même espèce, qui pénètre dans Æ h base
» Méditerranée, qu'il faut rapporter une partie @h ns à » ce qu'Aristolte et d'autres anciens naturalistes of «ris sa » dit de leur mysticetus et de leur baleine, Wset lu nez » bleroit qu'à beaucoup d'égards le mysticerus @ mime » la baleine des anciens auteurs sont des étre trou » idéaux, formés par la téunion de plusieurs trai À w du » dont les uns appartiennent à notre baleine fra d'autre » che, et les autres au gibbar, ou iu rorqual, oui ‘ie are » notre cachalot macroctphale. > Le; » Daléchamp, savant médecin et naturalist@h bre | » mort à Lyon en 4588, parle, dans une de ses > kl'apo » tes sur Pline, d'un cétacé qu'il avoit vu et @h üil'ar
» avoit été jeté sur le rivage de la Méditerrané@ bourit » auprès de Montpellier ; il donne le nom d'orge point à » à ce cétacé, mais il paroiît que c'est un rorqe ph » qu'il avoit observé, » D de
Ces faits, vaguement exprimés, composent à patrie: près toute l’histoire du rorqual de la Méditerran Dhut Je et nous ne pourrions en tirer les moindres lumié pour le séparer des autres espèces, si le: osseme envoyés de la Provence, et comparés par M.
vier avec lescränes des rorquals du Sud et du No n'avoient offert des caractères anatomiques tel ment prononcés, qu'on ne peut regarder com identiques des espèces aussi disparates dans les ties les plus uniformes comme les nlus profon( de l'organisme.
"M avan delle $
Les modifications qu'affecte l'ossature des quals en général et de celui de la Méditerranée particulier sont les suivantes :
Les immenses maxillaires, dit M, Cuvier (!}, sont disposés en forme de toit renversé où d'une ….,crène, aux deux côtés de laquelle s'attachent les ee ,(ONS. Le Vomer se montre en dessous, entre Deux, dans presque toute la ligne moyenne de la
arène. En dessus, les deux intermaxillaires,
placés parallèlement entre les deux maxillaires, laissent entre eux un espace vide, qui se continue dans le haut où plutôt en arrière avec la très large ouverture des marines, laquelle est en forme d'un
ovale allongé, et au contraire des autres cétacés , D conserve, ainsi que dans tout le genre c'es balei-
nes, une forme symétrique. Les os du nez courts,
mais cehancrés où festonnés en avant et non pas en forme de tubereules, forment le bord de cette
ouverture; le maxillaire ne coupe pas le frontal ,
“ce n'est par une apophyse étroite des deux cô-
ts des os du nez. Toute la partie du frontal qui
‘écarte de chaque côté pour former le dessus de
l'orbite se voit à nu; mais les pariétaux viennent
a recouvrir dans le haut de la fosse temporale ‘s, les fanous, les os 4 jisqu'aux côtés de l'apophyse du maxillaire qui os de cet animal aya@® montre entre le frontal et l'os du nez. L'occireconnus aisément qi l'al s'avance entre eux et recouvre le milicu du spice du rorqual. loutal jusque près des os du nez, de sorte qu'à €, qui pénètre dans abase du nez le frontal ne se montre presque rapporter une partie ns à l'extérieur. 11 y a deux crêtes temporales anciens naturalistes 0 ‘rs saillantes en dehors, commencant aux côtés de leur baleine. sen lù nez et entre lesquels le crâne est plane ou égards le mysticerus méme un peu concave et descend lentement V7 auteurs sont des êt ktrou occipital qui est tout près de la base des nion de plusieurs trai 5 du nez, traversant d'une crête temporale à nt à notre baleine fra autre, Sur le milieu de cette face occipitale est ar, ou i.u rorqual, 0 D ie arôte longitudinale légèrement saillante. hale. . Le jugal est courbé en portion de cerc'e et nédecin et naturalist@® brme le bord inférieur de l'orbite, en se rendant rle, dans une de ses kl'apophyse Zyÿgomatique du maxillaire qui aboucé qu'il avoit vu et @ Li l'angle antérieur jusqu'à celle du temporal qui ge de la Méditerran@@® iboutit à l'angle postérieur. Le jugal ne se dilate il donne le nom d'orge point à son extrémité antéricure comme dans le it que c'est un rorqi iphin.Le frontal toucte d'une part aux maxillai-
D ‘sde l'autre un temporal, par ses apophyses > ülérieures et post-orbitaires, et forme à lui seul Dhut le plafond de l'orbite sans être doublé en lus par le maxillaire ; mais il l'est au contraire pin dessous de sa partie antérieure, de celle qui Platen avant de l'orbite, et il y est de plus bordé Cl avant par la lame latérale du maxillaire, la- Welle se trouve ainsi, par rapport au frontal, hns une position inverse de celle qu'elle observit dans les dauphins.
4 Cest par cette lame que le maxillaire vient tir à l'angle antérieur de l'orbite ei s'articuavec l'extrémité antérieure et élargie du ju-
us allons consacre
ÉDITERRANÉE.
tal. LACEP,
pas connu; son exi »cCs osseuses et sur ment , d'après les ol les mêmes parties épéde ne l'avait poi ment dit, La seule i pn Histoire naturelle nivants.
étacé de suixante pie la Méditerranée sur ainte-Margucrite, da es marins le nommoic fait un dessin que j
rimés, composent à | qual de la Méditerran er les moindres limit spèces, si le: osseme t comparés par M.
quals du Sud et du No ères anatomiques tel e peut regarder com si disparates dans les nme les nlus profond
fecte l'ossature des ii de la Méditerrante es : DA Us. foss., t. V, p. 370, pl. 26, fig. 5.
» gal ; mais ce qui est très remarquable, c'est qu'il » se trouve à cet endroit, entre le frontal et le maxil- » laire, et pour ainsi dire dans leur articulation méme, un os particulier en forme de lame, oc- » cupant à peupres moitié de la longueur de cette su- » ture, et quine peut être que l'analogue du lacrymul,
» Toute l'arcade zygomatique proprement dite,
» qui est fort grosse, appartient au temporal, Le
» cadre de l'orbite est clus de toutes parts; son pla- » fond est très grand et concave en dessus.
» Les palatins prolengent en dessous la carène des » maxillaires. Les narines postérieures sont très près » du trou occipital. Elles ont à chaque angle une » tubérosité formée par l'os ptérygoïdien, lequel a » peu d'étendue en longueur et n'entoure les narines » que par le côté externe et un peu en dessus et en » dessous, mais sans y former un sinus, ou double » rebord, comme dans les dauphins, La région ba- » ilaire, qui est fort courte, est aussi creusée en » canal comme dans le dauphin, et a, de chaque côté, "les os de l'oreille, lesquels sont fort petits à pro - » portion et de forme ovale, et également convexes » dans leur face inféricure.
» En avant de l'os basilaire et entre les os ptéry- » goïdiens, on voit le corps du sphéuoïde postérieur. » La face glénoïde du temporal est presque verticale » et regarde en avant; ce qui fait que la face arti- » culaire de la mâchoire inférieure est en quelque » sorte la troncature de l'extrémité de l'os.
» Cette mâchoire est un are convexe en dehors, » comprimé , un peu tranchant en dessus et en des- » Sous. FT y à une apophyse coronoïde en forme » d'angle obtus, et une tubérosité un peu plus en » arrière, »
D'après la gravure publiée par M. de Lacépède, le rorqual de la Méditerranée a le corps très bombé sur le dos. Cette tigure représente assez exactement en effet deux pyramides réunies base à base; mais cette forme est évidemment le résultat de la corruption dont ce cétacé avoit cté la proie, et la grande dépression de la tête ne dépend probablement que de la même cause. Dans le dessin qui nous est parvenu du rorqual du Nord échoué sur les côtes d’'Oleron, la tête est extrêmement homhée, tandis que cette partie dans la figure publiée par M, de Lacépède est très déprimée , et représente un long museau aplati et pointu. Les autres particularités sont : la mâchoire supérieure plus courte que l’inférieure ; l'œil placé non loin de la commissure ; une nagcoire dorsale petite eU située environ aux quatre cinquiomes du corps et beaucoup plus loin que l'anus Les plis de l'abdomen s'étendent jusqu'à la région anale : tout le dessus du corps est d'un noir bleutre s'affoiblissant sur les flanes pour faire place en dessous à une couleur blanchâtre.
L'est fort important que les vovageurs futurs dans
652 HISTOIRE NATURELLE
les divers parages de la Méditerranée cherchent, par des comparaisons attentives, à lever nos doutes sur cette espèce, et à fournir les observations qui manquent pour éclairer son histoire.
Sn ——————