‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 486 sur 514 · LE RORQUAL MUSEAU POINTE · texte numérisé non relu

LE RORQUAL MUSEAU POINTE

Balænop'era acuto-rostrata ().

Ce n'est point de la baleinostère museau pointu, de M. de Lacépède, qu'il sera question dans cette notice, Cette espèce, dite aussi baleine à bec, se trouve décrite dans plusieurs auteurs (2), bien que la plupart aient confondu sous ce nom des cétacés fort différents, et qu'ils aient pris pour elle tantôt l'aodon, tantôt l'hyperoodon, et presque constamment le rorqual du Nord, La baleinaptére à hiquelle nous conservons ce nom de musean pointu ne tepose que sur la description d'Othon Fabricius et une figure publiée par M. Scoresby ; mais comme cette figure a été faite d'après des mesures rigoureuses, et par un habile dessinateur, ilest impossible de ne pas croire à son entière exactitude, et les formes qu'elle retrace sont trop clairement arrêtées pour qu'on ne trouve point'uue distinction à étab ir entre l'animal qu'elle représente et la baïcine museau pointu figurée dans la Ceto'ogie de l'asbé Bonnaterre et l'Histoire naturelle de M. de Bacépède.

Quel voile épais couvre la connoissance des cétacés! Ce n'est qu'à tâtons qu'on peut marcher dans ce champ semé d'épines; et lorsque, de toutes parts, les autres branches des sciences naturelles poussent avec vigueur des rameaux chargés de fleurs et de fruit, la cétologie, réduite à des bourgeons rares et maigres, avortés pour la plupart, privés de sève, languit et attriste notre esprit. Ne semble-t-il pas en effet qu'à chaque animal que nous décrivons dans este grende famille il nous faut protester de notre ignorance, et tracer avec quelques faits vagues une histoire sèche et aride dont la terminaison seroit constamment cette phrase désespérante : nous ne conn issons nt Lrs mœurs, niles habitudes, ni

néme d'une man ère positive l'orga isati n de cet animal Que les voyageurs favorists des circonstances, que les amis des sciences stationnés sur les bords des mers, n'oublient donc jatnais de porter sur ceux que les vagues viendront déposer sur les rivages une investigation sévère et détaillée, Mais revenons à notre balcinoptère museau pointu : ainsi s'exprime, à son sujet, M. Scoresby (3.

« Cette balcinoptère est la plus petite espèce des

() Sroreshv, Ace. aret. Reg. t. 1, p. 485, pl 13.

{s\ Balæna rostrata, 1, Muller, Pro. 48; Fabricius, p.10

(3; Toi. 1,p. 485,

» baleines connues. La figure que nous en donno tuse d » est une représentation exacte de l'animal ; elle eplus » été faite d'après des mesures prises avec soin } prqual

» James Watson, établi aux iles Orcades, L'indivi prtiont » qui a servi de type fut tué le 44 novembre 18 dires » dans la haie de Sculpa. avoit dix-sept pieds se n ce 4

» pouces anglois de longueur sur une circonféren@h «piriet » de vingt pieds, et quelques autres dimensions qi mlis ç » nous rapporterons ci-après : D pint ce » nent Picde, l'o à

Longueur depuis le bout du museau jusqu'à Run lon la nagcoire dorsale, . . , , , 19 Lu ———— museau aux pectorales, , . 5 D men crcuiarser ‘4 PS 5 55 4 à 0 Dhhlon

———— di ONtss 0 + 4 4 + + + ‘ ——— - deoi peclorales. , , , : re" Largeur des mêmes 4... . 4 , 4 , on ans le à Hauteur de la pectorale. . . . , . , 1 mire LABOUR, oo ee ee pal est BINIs Si » La plus grande longueur des fanons étoit d'efi latre » viron cinq pouces, La couleur du dos étoit le ne e rose » intense, tandis que le ventre étoit d'un blanc cefiih 2h » tant. Les plissures du ventre offioient, au dire ( ses de » docteur Traill, une teinte carnée, Du lait » On dit que la batæna rostrata habite principiih sie pà » lement les mers qui baignent la Norwége, et ah 2 les » quiert au plus vingt-cinq pieds dans son plus gra D ‘onner

» développement, On en tua une proche le Spiféih 7500 » berg, dont les fanons étoient fibreux, d'un bal “SUP » jaunâtre, et à demi transparents, et à la mani D Appose » des lames de corne. Hs offroient une direct %s qu » eourbée : et le bord convexe, ainsi que la poin@@ih ? "“tacé » étoient garnis de barbes frangées blanches. L@R l'eau longueur ne dépassoit pas neuf pouces sur def “sion » pouces trois lignes de largeur. » stèle ;

A ces faits bornés, mais suffisants pour étagÿih “Sul notre manière de voir et la distinction que nous Lero sons de cette espèce , nous ajouterons quelques pie "°C ticularités tirées de la comparaison de la figure. 1 seine est bien évident que la baleinoptère museau poi ral for de M. de Lacépède , identique avec le même cét@h "i1tres de l'abbé Bonuaterre, ne diffère point, excepté MR "les « l'indication de la taille, du rorqual du Nord; mai est probable que la Laleine à bec de Hunter à q ques traits d'analogie avec celle de M, Scoresby, se présente plus fréquemment sur les côtes boréi de l'Angleterre, Cette petite espèce n'attcint dé jamais les proportions des autres rorquals ; semb e £ire ie lien de transition qui unit les colo de l'ordre aux espèces moins puissantes et m développées, mais plus courageuses, du reste d famil'e.

Le rrqual à bec où baleinoptéère museau po diffère du grand rorqual par les caractères que n allons énumérer successivement. La tête, au d'être renflée et de former la partie la plus vol

dant iver.

ui est f res e4 en em Mirior

use de tout le corps, ou du moins celle qui présente plus d'ampleur, comme on le remarque dans le prqual du Nord, est beaucoup plus allongée prowtionnellement et plus déprimée. Les deux mà- “hires, d'égale épaisseur à peu près, diffèrent aussi ace que, dans le rorqual du Nord, la mâchoire sur une circonféren@e sptricure est beaucoup plus courte que l'inféricure, s autres dimensions qi milis que, dans cette espéce-ci, on ne remarque : = int cette disposition, car les deux mâchoires pa- = went égales, et la supérieure est mème un peu ie ok longue que celle d'en bas. L'œil est éloigné de ee d 12 à jommissure ; et la nagcoire dorsale, au lieu d'être ctorales. , « 5 E men arrière du dos, se trouve à peu près au tiers = Lhalongueur totale du corps Les lobes de la queue | miaussi moins larges, plus longs et plus aigus que us le rorqual du Nord : enfin le dos est noir et le > tre d'un blanc satiné, tandis que le grand rorul est brun bleuâtre et d'un blanchâtre plus ou wins sale sur le ventre, Entre les branches du maxillaire inférieur, et dans ssosier, apparoit, lorsque les gaz distendent les ahvres des baleinoptères gisants sur les pentes dé- “ei des rivages, une grande poche membraneuse nù fait eort et finit par ouvrir la bouche; cette sie paroit destinée, lorsqu'elle est gonflée, à dider les téguments de la poitrine et du ventre que donnent les plis ou froncures qu'on ÿ remarque, > mon en ignore complétement le but et l'usage. » Slest permis d'émettre quelque conjecture, on doit à apposer que cet appareil, préparé pour des habi- 1 as qui sont encore ignorées, est destiné, lorsque D ratacé veut monter et se rapprocher de la surface «l'eau, à diminuer, par le déplacement d'eau qu'il > “asionne , la pesanteur toujours considérable de aile, pesanteur telle qu'elle l'emporte de beausp sur le reste du corps.

. Lerorqual à bec, par les dimeusions de sa bouche > rement fendue, doit être plus carnassier que la D kine franche ; aussi toutes les baleinoptères en gé- D éal font-elles une grande consommation de harengs D Aautres poissons voyageurs, dont elles suivent par- M les essaims jusque sur nos côtes.

Mon Fabricius dit que sa balæna rostrata, ou tlikagulik des Groenlandois, est très commune milieu des rochers, où elle se tient de préférence kndant l'été, mais qu'elle devient rare pendant ïiver. Les peuplades polaires recherchent sa chair, est plus savoureuse et plus tendre que celle des res espèces, quoiqu'il leur soit très difficile de fn emparer, parce qu'elle nage avec une vigueur Inordinaire.

p que nous en donno acte de l'animal ; elle es prises avec soin | les Orcades, L'indivi é le 44 novembre 18 voit dix-sept pieds s

MU ts He clorales, , , , 2

we des fanons toit d'e leur du dos étoit le nc tre étoit d'un blanc ce!

tre offroieut, at dire ( carnée, ostrata habite prinei ent la Norwége, et à eds dans son plus gra ua une proche le Spif ient fibreux, d'un bla parents, et à la mani offroient une direc'i exe, ainsi que la poin frangées blanches. Lé s neuf pouces sur de geur, »

is suflisants pour éta distinction que nous | ajouterons quelques iparaison de la figure.

cinoplère museau pot ique avec le même cét liffère point, excepté rorqual du Nord; mai e à bec de Hunter aq celle de M. Scoresby, sent sur les côtes borëi tite espèce n'attcint dd es autres rorquals ; sition qui unit les colo oins puissantes ct M urageuses, du reste d

leinoptére museau po ar les caractères que 1!

vement. La tête, au r la partie la plus volt

DES MAMMIFÉRES.

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