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gues vagues sur l'extrémité avancée des deux grands continents, s'ouvrir devant le cap de Bonne-Espérance et le cap Horn, et trouver une diiue le long de la côte méridionale de la Nouvelle Hollande.
Les tempêtes fréquentes qui bouleversent les flots dans le Sud, en étourdissant et en jetant dans leur choc les poulpes à la surface de la mer, permettent aux baleines qui ÿ vivent de ne point chercher minutieusement leur proie : celle-ci vient pour ainsi dire les trouver d'elle-même :!); mais il arrive souvent que, trop confiantes dans leur force, elles sont surprises sur les attérages, et brisées sur les récifs qui en défendent les approches.
Le rorqual du Sud à été observé au cap de Bonne- Espérance pir M. Delalande. C'est une des nombreuses conquêtes de cet entreprenant et actif voyageur, mort peu de temps après avoir revu sa patrie, Les Hollandois établis au Cap ont donné à ce rorqual le nom de poeskop, parce que son occiput est surmonté d'une bosse ; mais ce qui distingue cette baleinoptère de toutes les espèces connues est une lonzue nageoire dorsale qui, au lieu d'être placée vers l'extrémité du corps, se trouve située directement au-dessous des pectorales. Le corps est noir en dessus, et d'un blanc pur en dessous; les sillons de la gorge et de la poitrine sont teintés de rose assez vif.
Les différences que les pièces osseuses du rorqual du Sud présentent en les comparant avec celles des rorquals du Nord et de la Méditerranée sont très caractéristiques.
« La tête du rorqual du Cap, dit M Cuvier (2), comparée à celle du rorqual de la Méditerranée, a une largeur beaucoup plus considérable entre les orbites à proportion de la hauteur; cette portion du frontal a une dimensiun transversale beaucoup plus prononcée relativement à sa longueur ; le bord postérieur de cet os se dirige en arrière, tandis que dans Ja tête du rorqual de la Méditerranée il se dirige en avant; les os du nez sont légèrement festonnés à leur bord antérieur; le dessous du museau est mé diocrement convexe, l'atlas est distinet de l'axis; ce dernier se soude, par la partie supérieure de son anveau qui n'a point d'apophyse épineuse, avec la partie correspondante de la troisième cervicale ; les quatre suivantes ne s'unissent point entre elles, et leur
1h) Nous avons long-temps séjourné au milieu de ces parages féconds en tempêtes, où la mer sembloit con- Stamment déchalnée ; la hauteur et la violence des vagues étoit telle, que, se brisant sur les flancs de notre navire, la bruine épaisse qui s'en élevoit éntralnoit sur le pont de nombreux poulpes et des poissons volants, ete. : c'est alors qu'on voit nager les cétacés avec le plus de vigueur, et qu'ils paroissent le plus occupés de saisir les animaux dont ils se nourrissent,
r, Oss. fuss , 1. V,p. 372, pl. 26, Gg. 1, 2, 3 et 4; 19, 20 et 21.
(1 HISTOIRE NATURELLE
corps est assez épais; le reste de la colonne vert
re lat brale est composé de quatorze d'rsales d'où partc@i,,. u” autant de paires de côtes, et de trente-une lombair Le | et caudales ; le nombre total des vertèbres est doté “ét | de cinquante-deux. Les os en V commenvent à a. onzième lombaire ; le corps de celle-ci etdes caudal L. bi est marqué d'une très légère carène ; le sternum ed si vi quadrilatère, bifurqué en arrière, et muni d'u É | pointe au milieu de son bord externe ; l'omoplate e n mâl plus large que long; il n'y à que quatre doigts pr@i ans la noncés , terminés éaeun par une dilatation cart soir gineuse, composés d'un nombre varible d'articul@, sn d tions qui sont : deux à l'index, sept au médius et, dé l'annulaire, et trois au petit doigt. » ie de
Le rorqual du Sud paroit ne s'approcher que tr, \ rarement sur les attérages du eap de Bonne-Esp
‘ «nt pol
rance, puisqu'on assure qu'à peine où en voit deu, à: , + * DU: à
ou trois chaque année. Personne ne s'occupe de D te chasse de ce cétacé ; la vivacité qui le distin sue Eour
rendroit très diflicile et dangereuse; sa graisse d'ail, hà leurs ne pourioit guëre servir d'applt, car elle
lusieu conti nt qu'une très petite quantité d'huile qui ent dédommageroit nullement des fatigues et des efor@,,r en qu'il auroit fallu pour l'obtenir. M. Delalande à 1%, jé … marqué que les excréments étoient d'un rouge vil dontai
et cette couleur, comme nous avons eu occasion d En Coit le voir Sauvons, appartient d toute s les espèces. ( 4 ” le a proposé de l'introduire en teinture, et mous ign
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rons jusqu'à quel point il seroit possible de fixer {3 matitre colorante qui lui donne cette nuance cr, y moisie si éclatante. EL hiso
C'est très probablement au rorqual du Sud qio nous devons rapporter l'espéce de baleinoptère d@,, crite par MM. Quoy et Guimard dans la partie 208, 3, logique du Voyage autour su monde dla co tv, in l'Uranie(t). Voici cequ en disent ces deux voyageu à hach
« Pendant notre séjour aux Malouines, uuc be Lu leinoptère de l'espèce museau pointu vint s'échougQs.,. sur les rochers de la baie Françoise, Ua chasseu@es, qui se trouvoit dans cet instant près de là, lui ti@s,., plusieurs coups de fusil à balles, qui probab'emc@s,,
la blessèrent grièvement ; le soir elle étoit enco vivante ; la marée basse lui avoit laissé une portid du dos et les évents à découvert. De temps en tem elle rejetoit de l'eau par ces ouvertures, en respira avec bruit, Un canot fut expédié pour tâcher d'a ner ce cétacé plus près de notre camp, alin d' tirer le meilleur parti possible, Ce fut en vain qu' s'efforça de remuer cette lourde masse, qui d'a leurs encore animée, portoit presque sur tous l points : on se contenta d'envoyer sur son dos homme qui, armé d'une hache, y fit un trou da lequel il fixa un grapin d'embareation auquel tend une chaine, puis une corde attachée à terre, po
nantes Dan ces
une p seuls lion Mopté Sa ld 'rieu 2" pied l'extrd la s
(:) Pag. 81 et suiv.
te de la colonne vert 2e dorsales d'où parte le trente-une lombair des vertèbres est do en V commencent à e celle-ci etdes caudal carène ; le sternum ce rricre, et muni d'u externe; l'omoplate e que quatre doigts pr rune dilatation cantil
e la marée montante n'entraînât pas l'animal. Mais
rsqu'il se sentit entrainer par le flux, à l'aide d'une ère secousse il cassa la corde, et, par un mouvent plus fort, il se retira de dessus les rochers et “sua le large. Ce fut vainement qu'il chercha à s'en- Zr: blessé à mort, nous le trouvâmes le lendemain ins vie sur le même eniroit,
: À l'instant où ce cétacé échoua, quoique ce fût
« mâle, plusieurs petites baleinoptères qui étoient Mans La rade rôdèrent long-temps autour de lui. La zcoire dorsale de ces jeunes, du double plus grande
bre varüible d'articul in dauphin ordinaire, nous parut beaucoup plus
x, sept àu médius et doigt. »
ne s'approcher que tri lu cap de Bonne-Esp@ss, \ peine on en voit deuil, sonne ne s'occupe de cité qui le distiniue ereuse; sa graisse d'ai
Dnsidérable et pas autant reculée vers la queue que
e de l'individu adulte que nous avions sous les
x. Nous acquimes la preuve que ces animaux ne
nt point à craindre, par ce qui arriva à un matelot
ni, ctant allé à la nage examiner de très près la ba- “ne échouée, en fut tout-à-coup entouré. Saisi d’une eur extrême qu'il manifestoit par de grands cris,
& hâta de gagner la terre de toutes ses forces.
vir d'appat, car elle Msieurs personnes qui étoient sur le rivage crai-
quantité d'huile qui
nir. M. Delalande à t étoient d'un rouge vi us avons eu occasion à toutes les espèces. ( teinture et mous ign "roil possible de fixer oune cette nuance cr
au rorqual du Sud 44 ce de baleinoptère d nard dans la partie z uw monde d la co vi sent ces deux voyageu ux Malouines, uue | au pointu vint s'échou ‘rançcoise. Ua chasseu tant près de là, lui ti alles, qui probab'eme le soir elle étoit enco avoit laissé une portid vert. De temps en tem ouvertures, en respirà édié pour tâcher d'air , notre camp, afin d' le, Ce fut en vain qu urde masse, qui d'a it presque sur tous | nvoyer sur son dos che, y fit on trou da nbareation auquel tend e attachée à terre, po
nent pour sa vie ; nous nous efforçèmes de le rases fatigues et des elo É
wer en lui criant qu'il n'avoit rien à redouter, per-
madé en effet que cette espèce de cétacé n'a jamais ontairement fait de mal à l'homme.
Cette baleinoptère museau pointu étoit placée
mx le dos et inclinée du côté droit. Le lendemain «a mort les mâchoires étoient encore fermées ; ur d'après elles étoient entr'ouvertes par les ts de la vésicule aérienne propre à cet animal, D aisoit une saillie considérable ; lorsque la pu-
#ction commença, les gaz qui s'accumulèrent sendirent davantage cette vésicule, et agrandi-
mu de plus en plus l'ouverture de la gueule, ce bn donna la facilité de couper les fanons à coups Puhuche.
Les vautours et tous les oiseaux de mer eurent
tot enlevé son épiderme excessivement mince Mdéchiquetérent sa peau. L'huile qui découloit Doutes ses blessures, répandue sur le rivage à x cents pas à la ronde, rendoit les rochers très Pants : le capitaine baleinier Horn, qui survint D ces entrefaites, en retira encore quelques bar- UE
En général ces cétacés ne sont pas très estimés Lause du peu d'épaisseur de leur lard et de l'exne vivacité de leurs mouvements, qui fait que Ju ne peut pas facilement s’en rendre maitre Voici seuls détails anatomiques que notre fâc'euse lion nous ait permis de recueillir sur cette ba- #mptère.
Sa longueur, prise de l'extrémité de la mâchoire rieure au bout de la queue, étoit de cinquante- Ps pieds quatre pouces. Les mâchoires avoient, l'extrémité à la commissure , neuf pieds six poula supérieure, un peu plus avancée que celle
d'en bas, portoit seule des fanons sur chaque côté de ses bords. Dans leur arrangement ils forment comme un V tronqué par la pointe : l'animal étant renversé, il représentoit assez bien le ber on berceau sur lequel est posé un vaisseau qu'on va lancer. La largeur et la longueur de ses fanons, vus en dehors de la gueule , allaient en décroissant à mesure qu'ils se rapprochoient du gosicr; leurs franges étoient en dedans : les plus longs avoient deux pieds six pouces et neuf pouces de largeur à la base,
» Le dessous du corps près de la queue étoit caréné ; le balenas sorti dans toute sa longueur, très pointu à son extrémité où étoit placé le méat urinaire , avoit cinq pieds neuf pouces de long et un pied de diamètre à sa base. En le coupant, ilen sortit du sang et beaucoup d'air.
» Les plis longitudinaux du ventre commencçoient au bout de la mâchoire et s'étendoient jusqu'à trois ou quatre pieds du nombril : le plus grand nombre se prolongroit par une ligne continue, pendant que d'autres se bifurquoient ; les bandelettes qu'ils formoient peu saillantes, larges d'un pouce et demi à deux pouces, étoient noirâtres au milieu avec un petit cordon plus clair sur les bords ; les interstices offroient une teinte rougetre,
« La longueur des nageoires pectorales étoit de six pieds trois pouces; la largeur de celles de la queue étoit de treize pieds. La dorsale, située à l'opposé du balenas, n’a pu être mesurée; nous nous sommes aperçus qu'elle se dirigeoit en arrière en formant un peu le croissant.
» L'œil, très peu apparent à l'extérieur placé à la commissure des mâchoires, étoit à peu près de la grosseur d’un boulet de six livres, et pesoit six hectogrammes, ou environ une livre et un cinquième. Le globe avoit une forme aplatie de la parüe antérieure à la postéricure; de sorte que son grand diamètre étoit à peu près dans le sens de la longueur du corps de l'animal : ce diamètre avoit quatre pouces six lignes; le vertical, quatre pouces seulement, et l'axe deux pouces neuf lignes. La <clérotique formoit extérieurement deux saillies aux extrémités de l'axe longitudinal à l'endroit d'insertion des muscles droits latéraux. À la partie postérieure, la sclérotique laissoit apercevoir un enfoncement considérable ovalaire dirigé dans le sens du grand diamètre, et où se trouvoit, mais non au milieu, un trou de la grosseur d'une forte plume à écrire, pour le passage du nerf optique ; de chaque côté, deux ouvertures obliques du calibre d’une plume de cygne donnoient accès à deux grosses artères, et, tout autour de l'entrée du nerf optique, vingt-six autres ouvertures plus ou moins grandes étoient destinées au même usage. Sur le devant, la cornée transparente présentuit une forme ovalaire, dont le grand diamètre, dirigé aussi dans le sens
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