‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 489 sur 514 · ET DC ET · texte numérisé non relu

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longitudinal, avoit un pouce six lignes, et le vertical dix lignes; de sorte que ces diamètres étaient, avec ceux du globe de l'wil, le premier comme trois est à un, et le second comme un est à cinq. La cornée étoit peu convexe: à son insertion sur la sc'érotique elle offroit un petit cordon blanchâtre d'environ une ligne de large; sur sa surface interne, une membrane ou plutôt un enduit noirâtre assez semblable par sa couleur à la choroïde de l'homme, mais plus consistante, formoit un cercie de près d'un pouce de largeur. En râclant rette substance avec la lame d'un scalpel, on l'enlevoit facilement ; par conséquent le plus grand diamètre de la cornée susceptible de laisser passer les rayons lumineux se réduisoit à six lignes. L'iris étoit noir sur les deux faces; la pupille transversale comme dans les ruminauts ; la choroïde argentée et la rétine rougeàtre ; le cristallin avoit une forme arrondie, il pesoit quatre-vingt-deux grains ; son grand diamètre étoit de neuf lignes, et son axe de sept. La plus grande épaisseur de la sclérotique étoit d'un pouce, elle n'étoit que de onze lignes en laut et en bas ; elle diminuoit tellement à la partie antérieure, qu'à sa réunion avec la cornée elle étoit tout au plus d'une ligne. Ainsi le volume de l'œil, assez considérable extérieurement, ne produisoit qu'une cavité dont le plus grand diamètre, le longitudinal, n'avoit que deux pouces dix lignes, le vertical deux pouces cinq lignes et demie, et l'axe un pouce neuf lignes et demie, de sorte que son rapport au plus grand diamètre se trouvoit à peu près être comme sept est à onze.

» Ces baleines étoient assez communes vers le cap Horn à l’époque du voyage de Forster ; car ce naturaliste en vit plus de trente dans un jour auprès de son navire, qui, en lançant de l'eau, répandoient une odeur infecte.

» Lors du coup de vent que nous éprouvämes dans le détroit de Lemaire, nous passämes très près d'une baleine qui étoit morte et que nous reconnûmes, aux nombreux plis de son ventre, pour être de la même espèce. »

Les faits positifs sur lesquels on doit baser la connoissance exacte des cétacés sont si rares, que nous avons cru devoir, dans l'intérêt de la science , donner textuellement le résultat des observations de MM. Quoy et Gaimard. El ne nous seroit pas diflicile, en forçant tant soit peu les analogies comme les points de dissemiilance, d'en créer une espèce nouvelle. Ce n'est pas en effet le rorqual du Nord, puisque la mâchoire supérieure est plus longue que l'inférieure ; ce ne seroit pas non plus le rorqual du Sud , puisque la nageoire dorsale, au lieu d'être placée au-dessus des pectorales , se trouve bien plus déjetée «1 arrière ; car sa position est, dit-on , audessus de l'appareil génital. Mais ce premier carac-

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tère est-il rigoureusement exact? Ilest si facile d'e@eu bouc rer, lorsqu'en considérant ces gigantesques cétac@munt fra on confie le plus souvent à sa mémoire des caractèr@une sor qu'on se croit sûr d'avoir remarqués. Nous n'ajodbrieme terons donc rieu aux détails que nous venons dwurritt rapporter très au long, sinon qu'une espèce de mnollusi leinoptère, ou peut-être plusieurs, vivent dans l'h La m misphère sud, entre les 40° et 70° degrés de ladite fano tude, et que ces animaux , que nous avons souvenirs, c rencontrés, se distinguent aisément dès la premié htcosse vue par leur nageoire dorsale saillante ; aussi omprin baleiniers bretons et ceux des États-Unis ne les nor peu pr ment pas autrement que /inn-fish. ur cette

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