LES BALEINES
Bien qu'on ait beaucoup exagéré la taille des Mure ent leines, bien que ce mot emporte avec lui l’idée d'én vies être démesuré dans ses dimensions, toujours es@rrd de |
4 mobile Druche ( nix Étag ue chez » L'odor re asse:
vrai qu'il faut beaucoup rabattre de ces proporti colossales, résultat de contes populaires et de réd emplatiques, soigneusement enregistrées dans plupart de nos livres d'histoire naturelle, Les bal nes, les rorquals , et les cachalots, sont, il est v les plus grands des animaux que nous connoissio mais leur taille ne nous paroit aussi considéraient nié que par un sentiment de comparaison avec nodiier du m mêmes ; et les soixante à quatre-vingts pieds Qu par forment leurs dimensions les plus ordinaires sd; d'ai moins en rapport avec la vaste étendue des mean clai qu'ils habitent. que la longueur du brochet, eus ne p exemple, ne l'est avec les eaux douccs de nos pi" touve tes rivières. nine ce
Entièrement organisées pour la vie animale, pôles. paroissant pas jouir d'une grande plénitude des sed effet possédant des mœurs douces et timides, les balei@e'eloppe forment un genre qui ne renferme que deux espè@atile ; | avérées ; genre qui est caractérisé aux yeux des » cétac turalistes par uac large tête moins renflée en avSrlques que celle des cachalots, et dont les bords du pa r à SO! sont garnis de fanons minces et serrés, fibreux Se d'ur frangés à leurs bords. Ces caractères sont aussi € uve de venables aux rorquals ou baleinoptères, qui ont SA ileine nageoire dorsale dont les baleines sont complète Xeoire, privées, L'organisation de la bouche, les formes Ex à ten nérales du corps, les mœurs et le genre de nou ihary: ture, conviennent aussi bien aux baleinoptères qu la bale baleines ; mais ce quine permet pas de les réuni [pieds unes aux autres est, non pas la nageoire dor diges qui est un caractère sans importance, mais les ieurs € nombreux qui sillonnent le dessous du corps eux, rorquals. Ces plis, en effet, par un mécani me Les Fat vous est inconnu, doivent remplir des foncti mal arr étrangères aux habitudes des baleines. $
Les lames cornées ou fanons, qui remplacent
Campe
1 bouche des baleines les dents des autres cétacés, Mont frangés à leur extrémité de manière à former “une sorte de brosse, peu susceptible de comprimer “hriement une proie résistante ; aussi dit-on que la urriture principale des vraies baleines consiste en llusques mous et en petits poissons.
À La mâchoire supérieure, qui porte sur ses côtés 4 # fanons, est étroite en dessus , et s'élargit sur ses hrds, ou, mieux, a la forme d'un toitrenversé, La osseuse (!) présente un museau rétréci et allongé, » saillante ; aussi mprimé sur les côtés , et arqué d'avant en arrière Hats-Unis neles noi peu près en quart de cercle. Les fanons sont logés -fish. mrcelte courbure, ÿ adhérent par leur extrémité périeure, et descendent obliquement vers la màire inférieure, Une substance membrancuse et INES L. ure fixe chaque série de fanons dans la longue fosse ; “rcolaire du maxillaire, et les recouvre comme agéré la taille des Due gencive ; l'extrémité des fanons , qui esl eflilée s0es plus ou moins lines, se trouve lixée sur le nsions , toujours es Ë prd de la mâchoire inférieure par la langue qui est itre de ces proportidi amobile en dedans , et par les téuments de la populaires et de rédii wuche en dehors Le canal de l'évent, divisé en x étages, est bien plus incliné dans les baleines Dir chez les autres cétacés.
: L'odorat, chez les animaux de ce genre, paroit … assez développé, bien que quelques auteurs Dont nié son existence ; la vue elle-même, à en ju- Dr du moins par le volume de l'œil, doit être bien Bus parfaite qu'on ne l'a cru jusqu’à ce jour. M. Sco- Pnby d'ailleurs aflirme que les baleines voient dans au claire à de très grandes distances, et que ce Bus ne paroit être afoibli que lorsque ces animaux trouvent parcourir des espaces de mer colorés, Bnme cela arrive sur les hauts-fonds et après les bmpêtes. Le goûtest nul; il ne pourroit être perçu b effet par l'épiderme sec et parcheminacé qui mreloppeen totalité la langue, qu'on sait être imbbile ; les balcines d'ailleurs, comme tous les au D cétacés, avalent leur proie sans la mächer. lques physiologistes pensent que le sens du touder a son siége sous les aisselles, seule partie reue d'une peau moins épaisse; et l'on donne pour uve de cette opinion la sollicitude qu'ont parfois baleines femelles de serrer leurs petits sous leur xeoire, Ne seroit-ce pas plutôt un abri protecteur ea tendresse maternelle chercheroit à leur offrir ? pharyux etl'æsophage varient en grandeur ; celui h baleine franche est, dit-on, fort étroit; il a Ipieds, s'il faut s'en rapporter à Schneider. Le digestif présente, comme celui des marsouins, Sieurs cavités stomacales ; les reins, très volueux, sont aussi formés de globules agglomérés. les Patins donnoient le nom de balæna à un mal armé de dents, qui ne peut être le cétacé que
2 Dlest si facile d'e gigantesques céla émoire des caractèr arqués. Nous n'ajo que nous venons qu'une espèce de urs, vivent dans l'h et 70° degrés de lat e nous avons souve ment dès la premiè
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sur la vie animale, nde plénitude des sef s et timides, les balei ferme que deux esp térisé aux yeux des » moins renflée en av ont les bords du pa es et serrés, libreux aractères sont aussi € leinoptères, qui ont eines sont complète à bouche, les formes rs et le genre de nou aux baleinoptères qu met pas de les réuni as la nageoire do portance, mais les e dessous du corps , par un mécani me t remplir des fonct es baleines.
ns, qui remplacent
Camper, Cét.,p,1,4,5 et 6,
nous connoissons aujourd'hui sous le nom de baleine : tout porte à croire, cependant, qu'ils employoient ce mot balæna comme synonyme de cetus, et que leur mysticetus pourroit bien être la baleinoptère de la Méditerranée ; mais leurs indications sont si vagues, el ils ont employé si souvent ces noms pour désigner desanimaux qui n'ont aucune analogieentre eux, qu'on ne peut vraiment assurer qu'ils aient voulu désigner plutôt un cétacé qu'un grand squale, Nous croyons qu'il en est de même du nom phénicien de baal nun, ou roi de la mer, dont Bochart fait dériver celui de baleine , en en tirant la conclue sion que les Tyriens en faisoient la pêche,
Dans l'état actuel de la zoologie on ne peut reconnoitre que deux espèces de baleines , l’une du Nord et l'autre du Sud ; maison doit penser qu'ilen existe plusieurs autres encore inconnues, car M. Cuvier à trouvé des diflérences, qui ne peuvent dépendre que de caractères spécifiques, dans l'examen de diverses pièces osseuses déposées dans les collections publiques.
Au milieu des débris fossiles d'animaux de toutes sortes, qui gisent dans la couche superticielle du globe, comme le témoignage le plus irrécusable des bouleversements qui en ont agité la surface, les ossements des baleines sont aussi venus témoigner que, dans ces siècles reculés, les espèces, sans être plus grandes que celles d'aujourd'hui, vivoient alors dans des mers dont les fonds desséchés sont, dans le moment présent, couverts de cités. Ainsi des portions de squelettes de baleines ont été déterrées en Ecosse et en quelques autres lieux de l'Angleterre, M. Cortesi, de Plaisance, découvrit, en 1806, sur le flanc oriental du mont Pulgnasco, à environ six cents pieds au-dessus de Ja plaine, un squelette de rorqual. Les os qui le composoient étoient encore pour la plupart dans leur position naturelle, et de nombreuses coquilles marines leur servoient d'entourage. Ce savant observa encore, en 1816, un deuxième squelette de la même espèce qui étoit moins bien conservé que le premier, placé non loin de lui, dans un gisement beaucoup plus inférieur ; enfin, en 1779, ondéterrad'unecave, dans la rue Dauphine, à Paris, une portion considérable d'un crâre de baleine que le naturaliste Lamanon décrivit et figura dans le cühier de mai 1781 du Journal de l'hysique.
La plupart des peuples restés stationnaires dans l'enfance de la civilisation , ceux qui vivent dans les petites iles éparses dans l'Océanie, comme les habitants riverains des côtes maritimes, ont généralement introduit dans leur théogonie le culte des fétiches et des animaux qu'ils redoutent : le requin, le crocodile, et tant d'autres, en recoivent des offrandes arrachées par la peur; les baleines, par leur taille colossale, ont aussi eu part à leurs hommages
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superstitieux, et on les adoroit sur la côte d'Afrique, suivant Marmol. Les Nouveaux-Zélandois, séparés en tribus belliqueuses qui vivent sur deux iles australes, placées aux antipodes de la France, façonnent avec un très beau jade des dieux ou atouax qu’ils portent suspendus au cou; ils en fabriquent aussi leur casse-tête de combats et divers ornements qui servent à désigner le rang des guerriers. Ils sont dans la persuasion que ce jade est le squelette d'une baleine durci dans le sein dela terre, et queles volcans vomissent à la surface. Ce jade ne se trouve en effet que dans une seule des iles de la Nouvelle- Zélande , que les habitants ont nommée à cause de cela Tawaï poénammou, ce qui signilie l'ile du poisson qui produit le jade vert.
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