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ainsi que les nageoires pectorales et caudales sont noirs ; la langue, le devant de la bouche et le ventre sont blancs; les paupières, le point d'union de la queue avec le corps et le dedans des pectorales ou les aisselles sont gris. M. Scoreshy a vu des baleines pies, et dit que les vieux individus ont plus de blanc et de gris que les adultes ordinaires. Les jeunes ont le dessous du corps d'un bleu pâle ou d'un gris bleuâtre.
La peau du corps est ridée très finement en dessus, tandis que celle de la queue et des nageoires pectorales est parfaitement lisse. L'épiderme , lorsqu'il est détaché du derme et qu'il a été desséché par le froid, ressemble parfaitement à du pirchemin. Le tissu muqueux des adultes a environ neuf lignes d'épaisseur sur ie corps, tandis que dans les jeunes il a près de deux pouces; mais il est plus mince sous les nageoires, sur les lèvres, et à la surface de la langue. Cette portion ües téguments conserve partout la coloration qui lui est propre, et paroit formée de fibres perpendiculaires : plus profondément s'étend un réseau membraneux blanc et coriace, dont on ne peut au juste apprécier l'épaisseur, parce qu'il se perd insensiblement avec le tissu aréolaire gorgé d'huile, mais on peut toutefois admettre qu’il ne dépasse pas trois lignes dans l’endroit de sa plus grande densité,
Sous la peau apparoît le tissu cellulaire graisseux,
u, comme les Anglois l'appellent, le blubber, qui enveloppe le corps entier : sa couleur est d’un blanc jaunâtre , ou jaune, ou même rouge. Dans les très jeunes animaux ce tissu graisseux est d’un blanc jaunâtre, tandis que chez les très vieux iloffre la teinte de la chair du saumon ; sa densité est moins grande que celle de l'eau; son épaisseur À l'entour du corps varie de huit, dix à vingt pouces, suivant les régions et suivant les baieines. Les lèvres forment autour des maxillaires deux épais bourrelets entièrement dus à ce tissu cellulaire graisseux, et chacune d'elles renferme un ou deux tonneaux de l'huile la plus pure; la langue, presque entièrement formée par une espèce particulière de graiss, ne donne que très peu d'huile; la partie musculaire en eflet n'occupe que le milieu et la base de cet organe ; l'intervalle des deux branches du maxillaire inférieur n'est aussi qu'une masse graisseuse où l'on aperçoit à peine quelques fibres de muscles. Tous les organes extérieurs de la baleine ne semblent être qu’un tissu cellulaire qui s'est glissé dans les interstices des tendons des nageoires et dans les cavités des os. L'huile es1 donc ainsi contenue dans les mailles du blubber, mailles qui paroissent dues à des aréoles membraneuses très résistantes, lesquelles se pressent et s'élargissent à mesure qu'elles s’approchent davantage de l’épiderme pour former ces couches éj.aisses et compactes qui lui sont sous-
HISTOIRE NATURELLE 4
muscle
jacentes. C'est par le moyen de la chaleur que l'huile BA à mou vo
est retirée du tissu adipeux ; elle s'écoule également
+ , lorsque la putréfaction a rompu les parois membra- ss neuses qui la tenoient renfermée. Declles-
Objet de grande valeur dans le commerce, l'huile sapin et les fanons sont les seules parties que les balei-@R Le L niers recherchent dans le cétacé dont nous nous oc-8 idégrs cupons. Ils en rejettent les chairs, et ce n'est que mr w” pour des usages hornés que les os de la mâchoire sell inférieure sont parfois utilisés, Le blubber dans son bngs d état de fraicheur n'a aucune odeur désagréable, ro
mais il n'en est pas de même vers le dernier terme ur lai
du voyage et au moment où le r .‘ ‘re va opérer son retour.
Les pêcheurs estiment que quatre tonneaux de tissu cellulaire graisseux en produisent généralement trois d'huile (!); celui des jeunes en fournit beaucoup moins. On cite des baleines qui ont
donné jusqu'à trente tonneaux d'huile pure, mais ! le pt celles dont on en retire vingt ne sont pas très rares. | pe: M. Sccresby a remarqué que la quantité d'huile | d qu'on pouvoit retirer d'une baleine correspondoit | — pl assez exactement à la longueur des plus grande | Le d lames de fanons, et il en a dressé la table suivante | que nous reproduisons : \ageo | Oneuc La ge FOBREE sh Lèvres ' De Huile = | Lure dt ti = | — Nous 2. d'organi Quoique ce petit table: de M. Scoresby s’éloign@ Mis ne peu des faits avérés, il ‘* parfois présenter quel @h ‘é de M ques exceptions; car on à vu une baleine dont les fa@n tes une nons avoient deux pieds et demi donner jusqu'à did Mein d'i tonneaux d'huile, tandis qu’une autre dont les lame@ * lansa, cornées de la bouche avoient douze pieds de long # la vé n'en a fourni que neuf; mais ce sont des cas acci@ L'ouie dentels qui n'infirment point la règle générale. l'organe Une grande baleine de soixante pieds de long at@ "lil en teint le poids énorme de soixante-dix tonneaux, efnssi la | les rapports des diverses parties sont pour le tiss@h"ience d cellulaire graisseux trente tonneaux; neuf ou didat'elle à pour les os de la tête, les fanons, les nageoires pechurire. I
torales et la queue ; et trente ou trente-deux pour | reste du squelette,
La chair des jeunes baleines est rouge et ne res semble pas mal, lorsqu'elle est cuite, à du bœ grossier ; celle des vieux individus »ct =ire et auss mauvaise que prisible. Une iminense épaisseur d
() Le tonneau d'huile est de 252 gallons anglois, 0 1008 litres de l'ancienne mesure de France.
| chaleur que l'huile s'écoule également les parois membrae commerce, l'huile rties que les baleidont nous nous ocirs,et ce n'est que :0s de la mâchoire Le blubber dans son odeur désagréable, rs le dernier terme ‘‘re va opérer son
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— muscles entoure le corps; la plupart sont destinés à
D mouvoir la rame puissante qui le termine et qui est
M mise en jeu par des masses de fibres tendineuses : D elles-ci sont recherchées par les Hollandois, qui les à emploient dans la fabrication de la colle forte.
- La plupart des pièces osseuses du squelette sont D creusées à leur intérieur de grandes cavités remplies 2 par un tissu médullaire qui donne une huile très Line; c'est à cause de cela que les os des mâchoires, 2 longs de vingt à vingt-cinq pieds, sont très souvent » conservés, parce que l'huile qui est renfermée dans » ur intérieur parvient à se faire jour à leur surface
… | Le plus long fanon. . ...... A Se 1 à | Longueur totale... 4... 17 »
D! — de la tête. . . ,...... ee 6 à »
| — de la mâchoire inférieure. . .... ...
J Fe de l'extrémité de la lêvre à la nagcoire. . 5 6 D |! — plus grande circonférence. . . , ..... 7 » : | Cireouférence du cou. . ...... Se 10 »
» | Vus grande circonférence, . .,,...... 12 » | Circonférence du balénas, . ..... Dress CE > | — près de la quiue. .......,.,.... 2 11 + | Nageoire, longueur, ,,,.....,,,.... 2 3 ÜÙ ———— largeur... 4... ‘ 1 3 Queue, longueur... 4...
—— largeur... se | Lèvres, longueur. ,,.,..,.... 5 4 9 -—— largenr. os | Produit de l'huile {tonneaux). . . ...... | | Sexe. .
Nous venors de passer en revue les particularités
2. d'organisation les plus saillantes de la baleine, et ous ne nous sommes pas écarté du récit circonstan- L té de M. Scoresby. Il en sera de même pour quelques unes des fonctions que cet observateur zélé et D plein d'instruction a présentées avec cette simplicité ke langage qui est le type de l'exactitude et le cachet
Lie la vérité.
» L'ouie n'ayant point de pavillon de l'oreille ou . l'organe de recueillement, ni même de canal audi-
= 1f,il en résulte une perception de sons très diflicile ;
D lussi la baleine paroît n'avoir pas la moindre con- Lrience de l'explosion d’une arme à feu, lors même nelle à lieu à la foible distance d'une longueur de Luvire, [l n'en est pas de même lorsque la mer, par Bin temps calme, est agitée par quelque cause que ce uit, la marche d’un navire entre autres ; la baleine n aperçoit aussitôt, s'en émeut, et fuit au plus ‘ie le danger qu’elle croit reconnoitre. Si l'audition obtuse et incomplète, la vue en revanche est fort me, puisqu'on ässure que les baleines s'apérçoilent à de grandes distances lorsque la mer est claire : is cette observation est-elle bien positive? et n’est- Pile pas contredite par le fait qu'à la surface de l’eau
Les dimensions des diverses parties de la baleine franche sont, d'après M. Scoresby :
Pieds. Pouces. |Pirds. Pouces. ! Pieds. Pouces
lorsque le navire balcinier quitte les parages froids pour entrer dans les zones tempérées. Lorsque toute l'huile en est exprimée, M. Scoresby assure que ces os, si compactes en apparence, surnagent ei peuvent flotter alors sur la surface de la mer : celluleux dans leur intérieur, ils sont en général enveloppés par une couche de phosphate calcaire très lisse, mais épaisse.
Sir Charles Giesecke, cité par M. Scoresby, ne compte aux parois osseuses du thorax que treize paires de côtes.
| l'ieds, Pouces.
Pieds. Pouce. | int Pouces
ÿ » 10 10 11 2 6 il 9 Os | 51 » | 5 « CE 52 S 6 16 » 15 6 19 » »
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elles ne voient presque pas, à moins qu'on ne puisse expliquer cette dernière circonstance par une trop grande abondance de rayons lumineux ?
Il est bien reconnu que tous les cétacés sont privés de la voix : le bruit qu'ils font entendre dépend de la gène de la respiration et de l'air violemment expulsé par les évents. M. Scoresby compare la vapeur pulmonaire, qui se dégage dans les grandes expirations, à des bouffées de fumée qui s'élèvent à plusieurs toises dans l’air. Lorsque les pêcheurs ont harponné une baleine, et que la blessure est profonde, il est facile de le reconnaitre, parce que le sang se mêle à l’air expiré, ou jaillit à flots par les orifices extérieurs desévents. La respiration ne s'exécute que quatre ou cinq fois dans une minute,
L'immense couche de graisse qui entoure le corps d'une baleine la rend beaucoup moins pesante que la masse d'eau qu’elle déplace, aussi peut-elle se tenir à la surface n'ayant en dehors de la ligne des eaux que les ouvertures extérieures des évents et la voûte de son large dos, sans avoir le moindrement besoin d’agiter ses nageoires; la partie que l’on en découvre ainsi, lorsqu’en nageant elle vient à la surface de la mer, n’est peut-être pas le vingtième de