EE EN
LE GIBBON OUNKO, Hylobates unko (t),
Sir Rafes est le premier auteur qui ait mentionné ce gibbon , d'une manière très vague il est vrai, en le regardant comme identique avec le gibbon à extrémités blanches ou s'mia lar de Linnœus. Son indication, que nous citons textuellement pour éviter toute réclamation, est en effet réduite à la phrase suivante : « On trouve dans la presqu’ile de Maiacca un gibbon plus petit que le siamang, qui est probablement le véritable simia lar. Sa taille ne dépasse pas deux pieds de hauteur; son pelage est entièrement noir, excepté autour de la figure, où règne un cercle blanc. Les Malais le nomment ungka tam, v
M. Fr. Cuvier, en décrivant l'ounko, crut également y reconnoître le grand gibbon de Buffon ou stmia lar de Linnæus. Les modifications de couleurs que présente la femelle lui inspirèrent seules quelques doutes; mais, ainsi que nous espérons l'avoir prouvé en parlant du gibbon à extrémités blanches, l’ounko forme une espèce nette et bien distincte que personne ne sera tenté de confondre avec le gibbon lar. Depuis M. Griffith a donné, dans son édition angloise du Règne animal, une excellente figure de l’ounko sous le nom de SMALLER GIBBON ou simia lar, minor. Peut-être seroit-il nécessaire de supprimer le nom d’ounko adopté par M. Fr. Cuvier, parce que ce mot malais, légèrement altéré, est un terme générique pour plusieurs espèces, et que rien n'embrouille plus la synonymie, surtout pour les voya-
(1) Simia lar, Raffles, Trans. Soc. Linn, , Lond., t. XII, p. 242 : l'ounko, hylobates lar, Fr. Cuvier, Mamniif., juin 1824; Dictionn. des Scienc. nat., t XXXVI, p. 289: smaller gibbon, simta lar, minor, Griffith, pl. orig., et p. 254 du Régn. anim., édit. mgl.: hylobates Rafflei, Geoffroy , Leçons sténogr., Ylteleçon, p. 34: simia concolor , Harlan, Journ. of the Acad. nat. Sc, Phil,, t, V, pl.9:l'ounro, Dory de Saint-Vincent, Déctione. class. , t, XII, p. 284.
HISTOIRE NATURELTE
geurs, que ces dénominations de pays devenu cifiques. Tel est aussi le motif qui nous a fait r le nom de wou-wou, que deux ou trois « trouveroient porter aujourd'hui.
Les siamangs , soit mâles et femelles, ont et le médius des pieds soudés : il paroît quece tère se retrouve également, mais chez les fe seulement des gibbons varié et ounko, Ce présente donc chez le mâle un pelage ent noir, excepté autour de la figure, où se desin cercle d'un blanc plus ou moins pur qui s sur les joues et sur les oreilles sous forme de épaisses et développées. Les mains, les pied, sage même, sont également d'un noir int femelle, un peu plus petite que le mâle, er ainsi par sa taille, ses doigts soudés, et « l'absence complète de l'encadrement blancdu qui est remplacé par deux traits blancs, lg peu apparents autour des yeux.
Tels sont au reste les détails dont nous redevable à M. Duvaucel,
« Notre troisième gibbon, que j'appelleraiw comme les Malais de Padang, est encore plu que le précédent, puisque depuis quinze mh matra nous n'avions jamais soupçonné son Au moment où je vous écris, j'en possède mille entière, le père, la mère et l'enfant, tués presque ensemble, J'en ai vu plusieuve absolument semblables : ainsi vous pouvet sur l'existence certaine de cette espèce,
» L'ounko est un peu moins grand quek wou (gibbon varié), auquel il ressemble tel sous presque tous les rapports qu'on ner guère entre eux d’autre différence que ds couleur. Il est tout couvert d’un poil long moins noir et moins brillant que celui du se rapprochant de celui du wou-wou pars dans certains endroits, par un léger refleth varie selon l'incidence de la lumière, et ah des reins et le dessus des cuisses d'un bu bien prononcé : il lui ressemble encore pif!
deau blanc:qui passe immédiatement au-d8 sourcils, et vient se perdre sur les côtés dant favoris blanchâtres, unis eux-mêmes al également blanc. La gorge n’est pas nue el comme dans le siamang, mais seulement f poils moins longs et moins fournis que ceux® tre. Au milieu de la poitrine du mâle est ut grise peu apparente et peut-être accidentellel dans les autres espèces , le scrotum est tl longs poils qui forment un pinceau légéremél sûtre au bout. Ainsi l’ounko tient étroll siamang par la nature et la couleur de sf au wou-wou par ses sourcils et ses favoris, sionomie et ses proportions, par l'absence guttural, et par l’upion de l’igdexz au mul
le seulement.
je citerai un
deux autres gil
La femelle de l'
le mâle, en dif blanes, Sa tête
traits blancs 4
entre sont peu
les et de la nu
une sorte de c:
les siamangs et
Ï n'est à beaucou
ous ne pouvon:
me une femelle
ttiguré par le di
ie des sciences
pl. 9) sous le noi
por (), Cependa
vague qu'on n
> manière précise
onduit à New-Yo
ovenoit de l'ile d
t que douze den:
uvoient encore c:
et animal, qu'on
vint à mourir. Sa ‘au talon, offroit
voit six pouces c
» les mains et ]
» Les cuisses cinq
x pouces deux li
ignes, le tronc dix OU Onze pouces d trois pouces, la pouces deux lignes poils, partout at
el noirs, épais et boire, et les callosi laires, Lorsque c téls de la main to arface unie Ja statio Paroissoit bien p +8 cordages, s'y a ant ses membres $; mais il march lans l'endroit où il Dût pour les fruits
la dysenterie qui
le nourriture. I] à docilité et l'intel]
POre pilis nigris Nudis; cute ni longissimis : can OMnino carentiby ” nentiore [2 et A Wii satyro Lin
s devenu us à fait re trois «
lles, ont roit que ce chez les le anko. Ce lage entit où se des pur quid s forme de s, les piedt, \ noir inte e môle, en dés, et sur nt blancdu | blancs, lég
dont nous
j'appeller st encore plu 8 quinze moi çonné son j'en possède et l'enfant, qu vu plusieur ous pourtzt } espèce, grand que k ressemble tel qu'on ne là ence que di n poil long a e celui du -wou pars léger redletl mière, et pri sses d'un br e encore pif!
ement au-06 les côtés dant x-mêmes al st pas nue ao seulement# nis que ceux® u mâle est ui accidentelle otum est t eau légèrentl
tient étroites uleur de #1F t ses favoris. fl par l'absent dex au mur"
Je seulement. Entre autres caractères ostéoloje citerai une quatorzième côte qui manque deux autres gibbons.
La femelle de l’ounko, sensiblement plus petite Je mâle, en diffère encore par l'absence des fablancs, Sa tête est toute noire, à l'exception de traits blancs autour des yeux. Sa poitrine et entre sont peu velus; mais les poils du dos, des les et de la nuque, sont fort longs, et lui forune sorte de crinière, Ce caractère existe aussi les siamangs et les wou-wous ; mais dans aucun ] n'est à beaucoup près aussi prononcé, »
ous ne pouvons nous dispenser de regarder me une femelle du gibbon ounko l'animal déttiguré par le docteur Harlan (Journal de l'Aie des sciences naturelles de Philadelphie, pl. 9) sous le nom de singe unicolore ou simia plor (*). Cependant la description de cet auteur vague qu'on ne peut aflirmer cette identité à manière précise. Le gibbon du docteur Harlan pnduit à New-York dans le mois de mai 4826, ovenoit de l'ile de Bornéo. Chaque maxillaire tque douze dents, et deux molaires latérales puvoient encore cachées dans leur alvéole lorsst animal, qu'on supposoit âgé à peine de deux vint à mourir. Sa taille, mesurée de l’occiput au talon, offroit deux pieds deux pouces. Le voit six pouces cinq lignes, l’avant-bras neuf s, les mains et les doigts cinq pouces quatre , les cuisses cinq pouces trois lignes, les jampouces deux lignes, le pied quatre pouces ignes, le tronc dix pouces quatre lignes, la tête pou onze pouces deux lignes, l’espace nu de la trois pouces, la circonférence de la poitrine pouces deux lignes, celle de la tête dix pouces. poils, partout abondamment serrés, étoient et noirs, épais et laineux ; la teinte de la peau poire, et les callosités des fesses seulement rutaires, Lorsque cet animal se tenoit debout, lets de la main touchoient presque le sol. Sur arface unie la station bipède lui étoit familière ; paroissoit bien plus habile pour grimper le es cordages , s’y accrocher avec ses pieds, en ant ses membres supérieurs comme des ba- ; Mais il marchoit à quatre pattes lorsqu'il dans l'endroit où il avoit l'habitude de dormir. jût pour les fruits étoit très vif, ct l’on a atla dysentcrie qui l’a fait périr à l'excès de ce de nourriture. Il avoit au reste, dit M. Hardocilité et l'intelligence qui caractérisent les
Drpore pilis nigris obtecto; facie, palmis, et
is nudis ; Cute nigro; palmis pentunguibus ; longissimis ; cauda, et sacculis buccarum ct 0Mnino carentibus ; natibus leviter callosis; ominentiore , et angulo faciali plus clevato Simia satyro Linnæi, (Harlan, )
orangs; il avoit surtout le goût le plus vif pour les insectes, et paroissoit se délecter avec les mouches, auxquelles il faisoit une chasse active.
En disséquant le cadavre de ce gibbon, on trouva dans l'abdomen des adhérences du péritoine, de l'épiploon et des intestins. Les glandes du mésentère ctoient tuméfites, et le péritoine étoit recouvert de tubercules ulcérés. Les muqueuses de l'estomac et du tube intestinal offroient les traces les plus évidentes de vives phlegmasies. Telles étoient les altérations pathologiques. Les particularités anatomiques d'organisation qui méritent le plus d'être citées étoient les suivantes : le foie, par sa forme comme par le nombre de ses lobes, ressembloit à celui de l'homme. L'appendice vermiforme étoit développé d'une manière remarquable. Le sternum n'étoit composé que de deux pièces. On comptoit vingt-cinq anneaux à la trachée-artère, quatorze côtes sur les parties latérales de la poitrine, sept vertèh:es cervicales, quatorze dorsales, cinq lombaires, «17 sacrées et cinq coccigiennes. Mais ce qui attira surtout l'attention de plusieurs médecins des Etats-Unis, et celle du docteur Harlan, fut un cas d'hermaphrodisme assez complet pour que cet auteur ait présenté une longue dissertation à ce sujet : nous la reproduirons pour que nos lecteurs puissent juger eux-mêmes de la réalité de ce phénomène anatomique. « L'hermaphrodisme, c'est-à-dire l'union sur un même individu des instrumer:ts de reproduction des deux sexes, ou la faculté de se féconder sans le secours d'aucun individu de sa propre espèce, paroît être en quelque sorte spécial aux végétaux : parmi les plantes, la dioécie de Linnæus est L:: seule qui ne soit par hermaphrodite. Plus l'animal se rapproche du règne végétal, plus sont fréquents et complets les exemples d'hermaphrodisme. I! est de deux sortes : dans l’une il est absolu, l'animal possédant en lui-même le pouvoir de la reproduction, commr: dans les coquilles bivalves, telles que l'huître ; dans les multivalves, comme le chiton, et dans les zoophytes, les holothuries, etc.; tandis que les coquilles univalves, au contraire, telles que l’hélice, la limnée, le pla: norbe, etc., bien qu’unissant les deux sexes, ont besoin de l’union de deux individus pour se féconder réciproquement. Les animaux de cette sorte sont proprement nommés androgynes. La disposition à l'hermaphrodisme est donc plus rare à mesure que nous avançons dans l'échelle de perfection ou plutôt vers une organisation plus compliquée, On dit que ces cas se rencontrent dans les ordres supérieurs d'animaux, et l’on doit , à peu d’exceptions près, les attribuer à une conformation vicieuse des organes de la génération et à un mélange des deux sexes, qui, suivant les observations de M. E. Home (!) et
(‘) Transactions philosophiques, 1799.
de M. John Hunter (!), sont plus souvent remarqués chez le tâureaäu que chez les autres mammifères; mais dans aucun câs ces auteurs n'ont trouvé l'ensemble des organes des deux sexes complet : quelques uns de ces organes manquoient où n'existsient qu'à l’état rudimentaire.
» Le fait qui approche le plus en perfection du sujet de la description actuelle est celui que rapporte Mascagni dans le Bulletin de la Facullé de méèdecine, 1814, p. 476, où il décrit un taureau avec les organes mâles joints à des ovaires, un utérus et un vagin; mais en place d’une vulve le vagin avoit son orifice dans l’urètre. IL y a aussi un autre cas à peu près semblable, décrit dans le Medical Repository, n° XLv, d’un homme de Lisbonne unissant les deux sexes avec l'apparence de la plus grande perfection. Le sujet avoit vingt-un ans, fut deux fois enceinte, et avorta du troisièine et au cinquième mois. Il est vrai que quoique le pénis et les testicules :xistassent, et même avec leurs conduits excréteurs, on ne s’en assura point par l’investigation anatomique. (Voyez Dictionnaire des sciences médicales, article Cas rares.)
» Ces observations démontrent du moins là possibilité de l'existence d'hermaphrodites complets, même dans les plus hautes classes des animaux. Celui qui est le sujet de cette description fournira peut-être une preuve nouvelle de l'existence de la réunion des deux sexes sur un même individu.
» Le pénis avoit environ un pouce de long, et étoit susceptible d’érection : il se terminoit comme à l'ordinaire par un gland, mais qui étoit imperforé ; une profonde rainure occupoit sa surface inférieure et ténoit lieu d’urètre, en s'étendant jusqu'aux deux tiers de la longueur du pénis, la portion qui restoit étant recouverte d’une membrane mince, diaphane, épidermoïque, fermant aussi l'orifice externe du vagin, en s'étendant sur la vulve. Le vagin étoit assez lärge, et se trouvoit sillonné par des raies transversales, des débris de nymphes, ct les lèvres étoient visibles à l'extérieur. Le méat urinaire s’ouvroit sous le pubis dans le vagin; l'urine devoit être dirigée le long du sillon du pénis par la membrane qui fermoit l'orifice du vagin ; le museau de tanche étoit environné par de petites glandes arrondies, l’orifice admettant une large sonde dans la cavité de l'utérus, organe qui parut parfait, avec tous ses appendices; les ligaments ronds et larges enveloppant des ovaires bien prononcés, et dans les rapports habituels (2).
(:) Observations sur certaines parties de l'économie animale, Londres,1792, ,
() Les organes mâles et femelles de la génération dans cet animal étoient aussi parfaits qu'ils pouvoient l'être dans un si jeune individu , etressembloient à ceux des autres orangs du même âge ; de petits œufs étoient visibles dans l'ovaire.
Le scrotum se trouvoit divisé en une pothe& que côté des grandes lèvres, à là base dun
revêtu de poils. Les testicules étoient plié quement sous la peau de l'aine à deux poues
symphyse du pubis, et paroissoient très cn
ment formés et même munis de leur épi Muülgré un examen minutieux on ne put d& de vésicules séminales, mais on crüt rex l'orifice des vaisseaux déférents dans une pal verture béante dans le vagin , au-dessus du nd naire. Malheureusement on sépara les teslieulà la dissection. » | M. Harlan, dans la supposition où les dettà
dont ce gibbon étoit porteur eussent été park
conformés, se demande si cet animal n'ett à se féconder lui-même après avoir brisé la mes placée dans le vagin. Mais, bien qu’en Améig
individu ait passé pour mâle, tout porleàcnié
ce n'étoit qu’une femelle dont le clitoris, ai
cela arrive fréquemment chez les singes, à
gement développé. On doit penser égalements une sorte de superfétation les organes mil pätfaitement simulés, ainsi qu’on en a int frappant par cette jeune fille que tout Paril voir ; mais, d’un autre côté, il est fort prob les testicules n’avoient nullement l’organisi time que ces organes ont chez les mâles, Di les cas cette observation neuve et intéresui un exemple de plus des aberrations où ds auxquels la nature se livre souvent en cd les espèces, mais bien seulement les tndiri
LE GIBBON HOOLOCH.
Hylobates hooloch. Ricu. Hanui(}
Le docteur Harlan a décrit sous le nom à bon hoolorh un grand singe observé dansle d’Assam, et ce nomt de hooloch paroît êtres lequel le désignent les habitants de la réf vit, Les détails fournis à son sujet par cr sont les suivants : l'individu figuré appatt#
() Description of4 species of Orang, from Us eastern province of British east India, latel} of Assam : Trans. am, phil, soc., vol. IV,nà
L Simia : Colour of the skin and hair deep bi nine teeth very long; a bând of whitish grey each eye. Motal lengt, about two feet six inches. rus eight inches ninetenths; radius nine inches from the beginning of the wrist to the endil six inches ; inferior extremities about thiriett the foot six inches. Habitat, Garrow-Hills, M probably extending into China helwetn 2 twenty-flve and twenty-soven degrecs norlb.
le, et avoit rough; à cec
t point de ce des jeunes qu
tifs.
e espèce habits Bux environs c e nord , et ses ité, l'affection pinent : les na ouye point au roitroit, à en :
it de cegibbon reille dans son ant, d’après À
, L'individu >, dont le flux 2 que rendoient , Son adresse à s à l'usage de 1 ns ses habitud t de matières i rendre par le » et trempoit quand il ressent boloch décrit pa ement de tempé ire beaucoup mc de gibbon de s ns de l’atmosphi nt des singes lar
color, soit par
u pelage, les p es poils, Il se ra par quelques uné ment par sa man le par beauco et les formes del Fe, Cuv. } et s'el bôsition des tac € ces deux espè anchées, Leurs 1
olochala peau d lier de cette coul ® poils grisâtre alle, Les poils q Pa très longs » € és, Les jeunes S VICUx , mais ils islique, c'est d’ ras beaucoup pl eux portions des Ongueur chez le eraiers est un br sur le dessus de
ne poche & base du pé oient placé leux pouté nt très con : leur épii ne put dé crüt re
ans une mit lessus du mé \ les testieul
à où les dent nt été park imal n'ett A brisé la mesk qu’en Améri it porteà e clitoris, ati es singes, dti r également rganes mêle on en à ün tt que tout Pari st fort pro nt l'organisii les mâles, Di a et intéresiil ations où dé avent en cri nt les indiridt
rôle, et avoit été conservé vivant par le doc-
rough; à cequ'il paroîtroit, la femelle ne dift point de ce dernier. Mais il n'en est pas de des jeunes qui possèdent quelques caractères
tifs.
» espèce habite principalement les monts Gar-
Bux environs de Goalpara , par 26 degrés de
> nord, etses mœurs sont remarquables par jté, l'affection et une teinte de mélancolie qui ninent : les naturels affirment que le hooloch rouve point au midi du royaume d’Assam.
roitroit, à en juger par quelques détails, que it de cegibbon qu’auroit parlétrès brièvement reille dans son Histoire des singes (p. 140), en ant, d’après M. Harwood, sous le nom de , L'individu dont il est question étoit une >, dont le flux menstruel couloit avec régulaque rendoient intéressante les plus aimables à, son adresse à se servir de divers ustensiles s à l'usage de l’homme, et une grande douns ses habitudes. Ce vouloch se nourrissoit et de matières végétales, poussoit un crique ui rendre par les syllabes yaa-hou, yaa-hou , et trempoit ses doigts dans l’eau, et les quand il ressentoit de la soif, etc., etc.
soloch décrit par le docteur Harlan, malgré ement de température de la latitude où il vit, ire beaucoup moins susceptible que les autres de gibbon de supporter sans accidents les ns de l'atmosphère. 11se distingue aussi parnt des singes lar', leucisca, agilis, syndacty-
ADncolor, soit par la taille, soit par la colo-
u pelage, les proportions du corps et les es poils. Il se rapproche du siamang de sir par quelques unes de ses habitudes, et plus ment par sa manière de boire; mais il en difle par beaucoup d'autres caractères. Il a et les formes de la femelle de l’ounko ( H.
F. Cuv.)}, et s'en éloigne par sa coloration position des taches ; mais ce sont surtout les e ces deux espèces qui présentent des difféanchées. Leurs mœurs d'ailleurs ne sont pas es.
oloch ala peau d’un noir profond. Le pelage lier de cette couleur, si l'on en excepteune Je poils grisâtres qui règne sur le front du ulte, Les poils qui recouvrent le dessus des ont très longs, et ceux de l’avant-bras sont és, Les jeunes ont à peu près la moitié dela 8 vieux , mais ils ont une particularité assez istique, c'est d’avoir proportionnellement bras beaucoup plus court que le bras, tandis deux portions des membres supérieurs sont longueur chez les père et mère : le pelage Eraiers est un brun noirâtre, avec des poils peur le dessus de la main et du pied, Quel-
ques poils grisâtres se montrent sur le dos, et dessinent une ligne qui s'étend sur le corps jusqu’au milieu du front. Enfin, le bandeau gris des adultes est chez les jeunes interrompu au milieu par des poils noirs. Ce singe est surtout remarquable par des canines très développées.
11 se pourroit que le hooloch fût identique avecle gibbon assez clairement mentionné par quelques vieux auteurs, Nieuhoff entres autres, sous le nom de févé , et vivant sur les frontières de la Chine dans le royaume de Gannore : singe qu’on dit (!) rare, ayant la forme humaine, les bras très longs, et le corps noir et velu.
Ce gibbon vit plus exclusivement sur les chaînes inférieures des montagnes, sans être organisé pour supporter les froids intenses des rangées des garrows à plus de 400 à 500 pieds de hauteur, Sa nourriture, dans l’état de liberté, consiste principalement en fruits abondants dans les Jungle: ou forêts marécageuses de cette contrée, en autres semences, et baies de l'arbre sacré des Indiens nommépapuitree, et aussi en jeunes pousses d'herbes, dont il suce le suc en rejetant le parenchyme indigeste. Ses mouvements sont rapides; et c’est avec la plus grande prestesse qu'on le voit gravir le tronc des palmiers, sauter de branches en branches, et fuir à travers les arbres des forêts. En domesticité, on peut le priver aisément, et alors il ne dédaigne pas ni les œufs, ni le café et le chocolat ; mais il a peu de goût pour les viandes cuites. Souvent M. Burough a vu l’individu qu’il possédoit en vie prendre un vase rempli de liquide avec ses mains, et boire en le portant à ses lèvres. Les aliments qu’il préférait consistoient en riz bouilli, en pain trempé dans du lait sucré, en bananes et oranges, et il ne dédaignoit même pas les insectes, surtout les araignées qu'il saisissoit avec adresse dans les fentes des murailles. De mémo que les Indiens qui ont horreur de la viande, ce singe manifestoit la plus vive antipathie pour la chair de bœuf ou de porc, bien qu'il ait essayé de manger du poisson frit. Doux par caractère, il sai sissoit toutes les occasions de manifester son affection pour son maître. Dès le matin, il lui rendoit visite cn poussant un son guttural twhou-whou-whou de contentement pendant plus de dix minutes ; puis il enlaçoit ses membres aux siens, et sembloit éprouver une vive satisfaction de ses caresses. Il le reconnoissoit à sa voix, et s’empressoit d’accourir à son appel. On ignore combien d'années peut vivre ce grand singe.
() Recueil des voyages, etc. Rouen, t. 3, p. 168.
LES SEMNOPITHÈQUES.
Semnopithecus. Fn.Cuv.
Les gibbons, que caractérisent principalement les proportions exagérées de leurs membres, tiennent à la fois des orangs, par la disposition de plusieurs de leurs parties, ct se lient aux guenons de l'Asie par les semnopithèques, sorte de singes que rendent remarquables des membres longs et minces sans doute, mais surtout une queue plus allongée encore que celle des macaques, et qu’ils portent assez ordinairement relevée sur le dos.
Ainsi par les traits de leur face, par les formes amaigries et grêles de leurs membres, par des callosités développées recouvrant les tubérosités de l’ischion, les semnopithèques s’unissent aux gibbons; mais leur longue queue les en distingue de prime abord , et annonce sous ce rapport un degré plus inférieur d’animalité, degré qu'attestent aussi quelques replis de la peau de la face, simulant des abajoues rudimentaires qu’on sait être propres à tant de singes plus grossiers.
Toutefois, bien que chez certaines espèces de semnopithèques ces caractères extérieurs soient distincts, ils ne sufliroient cependant pas pour les isoler nettement dans un cadre zoologique, puisqu'il se présenteroit des circonstances où quelques espèces de ces singes, par des proportions plus normales de leurs membres, viendroient à se confondre avec les macaques d’Asie, et même avec les gucnons d'Afrique. M. Frédéric Cuvier, l’auteur de ce geure, a donc dû se servir de caractères secondaires qu'il n’a pu puiser dans l’ensemble du système de la dentition , puisque les semnopithèques ont, comme les gibbons, trente-deux dents, mais qu'il a tirés des éminences qui hérissent la couronne des molaires ; ainsi la dernière mâchelière inférieure, au lieu d'avoir une couronne à peu près circulaire, présente au contraire cette partie allongée et terminée par un talon (1). Les diverses espèces de dents sont ainsi réparties aux deux maxillaires : le supérieur a quatre incisives, deux canines, quatre faus-
ses molaires, et six vraies; ce nombre de seize dents se trouve reproduit exactement dans le même ordre à la mâchoire inférieure. Les canines dépassent les incisives d’une manière notable, Les semnopithèques ont leur face aplatie et nue, le nez très peu saillant, des sourcils épais et dirigés en avant, ce qui est dû à un renflement assez
()Fr. Cuvier, des Dents, etc., pl. 5; et Mammiféres, édit, in-4o, pag. 27,
HISTOIRE NATURELLE
remarquable des crêtes sourcilières : leur pely généralement teint de vives couleurs, et Jedi gue éminemment sous ce rapport.
Avec leurs membres allongés, souples et on peut d'avance aflirmer que les semnopit
vivent dans les forêts les plus profondes: # |
trouvent dans les arbres un refuge sûr et com et que de branche en branche ils s’élancent dm milieu, pour lequel leur organisation est ac dée. Leurs longs bras en balancier atteigneia ment les rameaux, que leurs pieds saisisse s’y accrochent ou s'en servent comme d'& tandis que sur le sol leurs mouvements der gênés et gauches.
Les mœurs de ces singes ne nous sont poil nues; ce qu’en disent les auteurs se borwil peindre comme défiants, soucieux , très alt leur liberté, et peu susceptibles de se famia avec la captivité, à moins qu'ils ne soient tk nes. Leur humeur est irascible, et leur an sauvage. Vieux, ils sont intraitables et d'u gne méchanceté,
Les naturalistes de la fin du dernier sidi noissoient quatre espèces de singes que less clateurs placent aujourd’hui parmi les sem ques ; c'étoient le douc, le kahau, l'entdi maure.. Trois ou quatre autres espèces salé ques, les cimepaye, croo et kra, ont été vertes dans ces dernières années, et sont enrichir ce nouveau genre, auquel il ft contredit réunir le pyrrhus de M. Horsfiell.
Les semnopithèques habitent exclusive Asie, et principalement dans les grandes ii Malaisie. Lls se réunissent en troupes noni que redoutent les habitants par le maradf vastateur qui les suit; et cependant l'entd exemple, vénéré sur le continent de l'Inef sectateurs de Brama, y jouit du privilégti de ne jamais être troublé lorsqu'il cueilk fruits, pille leurs jardins : et mille fois k celui qu’une telle visite vient assurer dek tion des dieux !
M. Oito a publié l'anatomie d'une espètf nommée cercopithecus ? leucoprymnus, t très certainement un semnopithèque, SM permet d'apprécier les modifications que dé les viscères de ce singe, qui est peut-être ik avec le kra de sir Raffles.