LE SEM
Semnop
e douc est une anciennement fsac de Flacourt ‘ile de Madagas dividu que Buffo ilé, et ne présent es ‘:5ses, parce tremplacé la pea elle qui l'avoisit e, s'est servi de sous le nom de / roir le douc, le ho rme de lasiopyge et de rw», régio P supposée de nuc ernières annécs le es de la Cochinchi raclère, et que les doient des callosit 8, doue, quel que s exe, affecte dans intes qui sont pro] u de mammifères ee rapport, Sa face, » blanc pur des côt averse les tempes au noir qui couvrd sont d’un gris ve e poil est annelé d de blanc; les av:
noires, ainsi que d'un blanc pur; 1 les jambes d’un ro ue des couleurs à vivement opposées une apparence ext
aille la plus habitu
mia fômea, Linn :24; Buffon, pl. 4, hinching monkey e grand singe de animal , €Sp. 18 : le sect. 1, fig, 1 ; Shaw »Geoffroy, Ann, du cus hémeus, Desma Dictionn, des Scienc die, pl, 15, Üg.1:1 *in-4o, pi, 12,p. 38 M VI, p, 03
leur pelage , et lesdi
ples et & emnopithk >fondes ; dl }r et com lancent d n est act atteignent a 3 saisissenl, 1me d'éches ents derie
s sont poil y se bormil , très ali de se fans e soient tif et leur & les et d'u
dernier sit es que lest mi les semé au, lentdlt espèces al a, ont été »s, et sont uquel il . Horsiell. 1 t exclusive s grandes il pupes nom le marand# dant lente t de l'Inde pi du privilége M squ'il cuell mille fois ssurer del
d’une espètf prymnus, à èque. So tions que P peut-être is
LE SEMNOPITHÈQUE DOUC.
Semnopithecus nemœus (!).
> douce est une des espèces de quadrumanes le anciennement connues ; ce n’est point toutefois
fsac de Flacourt, ainsi que l’a pensé Erxleben,
‘ile de Madagascar ne nourrit point de singes. dividu que Buffon et Daubenton ont décrit étoit lé, et ne présentoit aucun vestige de callosités es ‘:sses, parce que dans la préparation on Lremplacé la peau endommagée de cette partie elle qui l'avoisinoit. Or Illiger, dans son Proe, s'est servi de ce caractère fugace pour étasous le nom de lasiopyga un genre destiné à voirle douc, le hocheur et le petit cynocéphal::. rme de lasiopyge fut forgé du grec Aécios, veet de rw, région anale, pour indiquer l’abe supposée de nudité sur les fesses. Mais dans ernières annécs les dépouilles nombreuses enes de la Cochinchine ont prouvé la fausseté de ractère, et que les singes du genre lasiopyge doient des callosités très évidentes sur les iss, douc, quel que soit son âge, quel que soit exe, affecte dans la coloration de son pelage intes qui sont propres à l'individu adulte. Il u de mammifères qui aient été plus favorisés re rapport. Sa face, d'un jaune mat, est relevée blanc pur des côtés de la tête, la raie rouge averse les tempes, le d ant du cou, et le au noir qui couvre le front. L'occiput et le sont d’un gris verdâtre résultant de ce que e poil est annelé de gris verdâtre , de jaunâde blanc; les avant-bras sont blancs; les noires, ainsi que les pieds ; le croupion et la d'un blanc pur; les fesses et les cuisses noiles jambes d’un rouge-brun fort vif. On conjue des couleurs aussi nettement tranchées, vivement opposées, donnent à l’habit de ce une apparence extraordinaire et peu com-
aille la plus habituelle du douc est de deux
} mianemæa, Linnæus, Gmelin : le douce, Scre-
24; Buffon, pl. 41, édit. in-4o, et pl. col. 256 : hinchina monxey, Pennant, Quadrupèdes, le grand singe de la Cochinchine, Brisson , animal , esp. 18 : le douc, Audebert : Singes , sect. 1, fig. 1 ; Shaw, Gen. Zoolog. : pygathrix »Geoffroy, Ann. du Mus. , t. XIX, p. 90 : cer- Cus nemœus, Desmarest, Mammiféres, sp. 11, Dictionn, des Scienc. natur., t, XX, p. 32; Endie, pl. 15, 6g. 4 : le douc , Fr. Cuvier, Mam- +in-4e, pl, 19, p. 38; G. Cuvier, Régne animal, édition, 4, 1, p. 93 ; Favorite, p. 3, Mammif.
pieds et quelques pouces, et la queue cest généraleë ment comprise dans ces dimensions pour dix-neuf à vingt pouces. Ses formes sont massives, ou du moins les membres sont proportionnés dans des rapports assez justes avec les autres parties du corps. C’est ainsi que les jambes et les bras sont robustes et moins grêles que chez les semnopithèques croo et cimepaye. Sa tête est arrondie et médiocre dans son volume; les orcilles sont nues et peu développées, les bras descendent jusqu'aux fesses; les doigts des mains sont longs, mais en revanche le pouce est très court ; la queue est arrondie, longue etgrêle. Les femelles ont un clitoris très saillant.
Si nous nous livrons à un examen détaillé des particularités qui distinguent cette belle espèce de singe, nous verrons que le brun qui teint le dessus de la tête est arrêté en avant par un bandeau brunroux. Les joues sont revêtues de poils très longs, déjetés en dehors , et d’un blanc légèrement teint de roussâtre; la gorge est d’un marron roux, les épaules sont noires, les avant-bras blanchâtres, les cuisses noires, les jambes d'un marron fort vif; les poils des avant-bras sont dirigés vers le poignet comme chez tous les singes qui vont suivre, et diffèrent en cela de ce qui a lieu chez les orangs ; la peau nue des surfaces palmaire et plantaire est de couleur noire, ainsi que le tour des yeux et la muqueuse des lèvres.
Le douc a son pelage assez serré sur les parties supérieures, et peu fourni sur l’abdomen, bien que les poils soient encore assez abondants sur cette partie.
Ce singe est, dit-on, insociable ; rien ne peut adoucir son humeur sombre et défiante, et les bons procédés n’ont point d’empire sur ses penchants. Il habite la Cochinchine, où il viten troupes, et aussi, à ce qu’il paroît, la presqu'ile de Malacca. Les collections publiques se sont enrichies, par les voyages modernes, de plusieurs de ses dépouilles.
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LE SEMNOPITHÈQUE ENTELLE.
Semnopithecus entellus. Fr. Cuv. (!).
M. Dufresne estle premier naturaliste qui ait distingué l’entelle comme espèce, et les attributs c-:porels de ce singe n’ont même été bien établis que dans ces derniers temps. D’assez grandes différences
(:) Simia entellus, Dufresne, Bull. de la Soc. philom.; Audebert, fam. 4, sect. 2, pl. 2 ; Screber, pl. 23 B : cercopithecus entellus, Geoffroy, Ann. du Mus. ,t. XIX, p. 95, esp. 10; Desmarest, Mammiféres, p. 59, esp. 29; Fr. Cuvier, Mammifères, in-4o, pl. 8 et 9, p. 30 et suiv. ; G. Cuvier, Régne animal, t. 1, p. 94, seconde édition.
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218 HISTOIRE NATURELLE
existent entre les jeunes individus et les vieux , et à son sujet M. Frédéric Cuvier s'exprime ainsi : « Pendant sa première jeunesse l’entelle a le muscau très peu saillant ; son front est assez large ct presque sur la même ligne que les autres partics de sa face ; le crâne et élevé, arrondi, et renferme un cerveau qui a les mêmes dimensions que lui. À ces traits organiques se joignent des qualités intellectuelles très étendues, une étonnante pénétration pour concevoir ce qui peut lui être agréable ou nuisible, d'où naît une grande facilité à s'apprivoiser par les bons traitements , et un penchant invincible à employer la ruse pour se procurer ce qu'il ne pourroit obtenir par la force, ou pour échapper à des dangers qu'il ne parviendroit pas à surmonter autrement, Au contraire l'entelle très adulte n’a plus de frent; son museau a acquis une proéminence considérable, et la convexité de son crâne ne nous présente plus que l'arc d’un grand cercle, tant la capacité cérébrale a diminué. Aussi ne trouve-t-on plus en lui les qualités si remarquables qu'il nous offroit auparavant ; l’apathie a remplacé la pénétration , le besoin de la solitude a succédé à la confiance, et la force supplée en grande partie à l'adresse. »
L'entelle, lorsqu'il se dresse sur les membres postérieurs, a jusqu'à trois pieds d'élévation , dimension que la queue dépasse aussi fréquemment. Sa tête est arrondie ; ses orcilles sont aplaties, minces, assez grandes, non rebordées; ses doigts sont très fendus, mais le pouce est court et comme tronqué. Les entelles ont un pelage composé de poils soyeux peu lisses, peu épais sur les parties supérieures, et assez rares sur les inférieures, bien que d'une bonne longueur. La face est noire ; et cette même couleur, à teinte légèrement violacée, se fait remarquer sur la peau nue des mains, des pieds, des callosités des fesses, et passe au bleuâtre sur les parties revêtues de poils. L'entelle est en général d’unblanc grisâtre qui varie au blond clair, et porte sur le front un bouqüet de poils noirs saillants, et sous la mâchoire inférieure une barbe qui s’avance en avant au lieu de prendre sur la gorge; une sorte de ligne roussâtre commence sur le dos et s’élargit sur les lombes; les poils des bras, d’abord gris près des épaules, se foncent en roussâtre, puis en brunâtre à mesure qu’on avance vers la main. Il en est à peu près de même des extrémités postérieures ; quant à la queue, elle est entièrement d’un gris roussâtre, et terminée par un petit bouquet pointu de poils cflilés.
Ce singe a l'iris brun-roux, et la pupille noire. Les vieux individus prennent à mesure qu’ils avancent en âge plus de vigueur dans le système musculaire, et leur pelage affecte une teinte blondegrisâtre à laquelle se joint sur le corps un mélange de noirâtre et de roux vif sur les côtés de la poi-
trine ; la queue enfin, de blanche qu'elle 4
couvre de poils noirâtres.
L'entelle est un des singes pour lequel les} ont le plus de vénération; ils croient ferme que dans son corps est renfermée, par suité métempsycose, l'âme de quelque prince chi son vivant. Le nom d’Houleman, qu'ils li nent, est celui de l’Hercule indien qui vohh gue dans l'antique Taprobane; et qui pour ps de son larcin fut condamné au feu, et eut kr brûlé. C’est de l’entelle qu'il est question morceau plein de fraîcheur que nous arm prunté à M. Alfred Duvaucel, et qui est in la page 169 de ce Supplément.
La patrie de ce semnopithèque est le Benpk!
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LE SEMNOPITHÈQUE CIMEPAY OU SIMPAI.
Semnopithecus melanophus (1),
Sir Raffles est le premier voyageur qui àià le semnopithèque que les Malais nomment nom que notre orthographe rend :ssez biem mot cimepaye. Ainsi s'exprime cet auteur: «(à ressemble assez au ching-kau par son ensal ses formes corporelles; mais il est un peu plu et d'une couleur toute différente, car il els brillant, mélangé de noir sur la tête, le def épaules. Tout le dessous du corps est blanc; et la face sont petites, et les poils qui les « divergent comme ceux du sèmia cristata, ai sur la tête une huppe longue et remarquibk posée de poils noirs qui s'étendent en toufsf joues en prenant une couleur fauve, puis bd tre ; le front, au-dessous de la huppe, «ti brillant ; la barbe est peu fournie ; les orbite,h et les oreilles, diffèrent peu par la forme di du ching-kau; la figure, nue et blouâtre, 4 rement ridée; la ligne faciale est droite el perpendiculaire ; les oreilles, la paume dem la plante des pieds, sont noires ; le pouce ds est fort court; les callosités sont larges età pées ; la queue, longue et roulée, a plus à pouces de longueur ; les poils en général slé doux et soyeux. »
À ces traits généraux et incomplets now# rons quelques détails plus minutieux. Let est communément long de quatre pieds st
() Desmarést, Mammiféres, p. 533 : sim plos, sir Raffles, Trans, Soc. Linn., t, 11 p. 245 : cimepaye, simia melanophos, Fr Mammifères, in-4s , pl. 7, p. 29; G. Cut antmal, t, 1, p. 94, seconde édition.
uré du somme!
ue, et dans ces « e pourdeux pied D allongés et grêll orps; mais les a:
très longs, et te Toutefois le po remonté, Les ore dées; la face est ti s et peu proémin renflées et que le abajoues n'existe osités des fesses 8 t lo pelage en de lustré et brillar ous et sur les part:
ies dénudées des d que la face, à l'ex qui sont couleur d dessous que d’une de longs poils en £ joues et sont coloré de la tête, longs e de diadème brun :
noirâtres, et les 1 que dénudé, ou de rares et mollets.
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uré du sommet de la tête à l'extrémité de la ue, et dans ces dimensions cette dernière partie e pourdeux pieds huit pouces. Les membres sont
R allongés et grêles relativement uux proportions
orps; mais les avant-bras et les jambes sont surtrès longs, et terminés par des doigts bien fen- Toutefois le pouce des mains est très court et remonté. Les oreilles sont larges, minces et non jées ; la face est très aplatie. Il a le nez garni de set peu proéminent, tandis que les pommettes renflées et que le front est notablement bombé. abajoues n'existent point; mais en revanche les osités des fesses sont amples et très apparentes. t lo pelage en dessus du corps est d’an rouge lustré et brillant, passant au blanc satiné en ous et sur les parties internes des membres. Les es dénudées des doigts sont d’un noir profond, j que la face, à l’exception des lèvres et du menqui sont couleur de chair : ce dernier n'est garni dessous que d’une très légère touffe de barbe; de longs poils en faisceaux divergents couvrent joues et sont colorés en roux vif, tandis que les de la tête, longs et ébouriffés , forment une esde diadème brun terminé de gris. Les oreilles noirâtres, et les yeux bruns ; le bas-ventre est que dénudé, ou du moins n’est revêtu que de rares et mollets.
e cimepaye habite l’île de Sumatra, où MM. Raf- Diard et Duvaucel, je découvrirent. Il paroît très commun dans les environs de la factorerie ncoolen ; quant à ses habitudes, elles nous sont plétement inconnues.
| SEMNOPITHÈQUE CROO OU LOTONG.
Semnopithecus comatus (1).
docteur Eschschotz, médecin et naturaliste du russe le Rurick, exécuta un voyage autour du de, sous les ordres du capitaine de Kotzebue, les années 1815 à 4818, et décrivit dans la reà du voyage le croo sous le nom de presbytis ala(?). Ce singe lui fut vendu vivant par les halsde Sumatra, lorsque le vaisseau russe cin-
marest, Mammiféres, sp. 816 : presbytis mi- * Bschschotz, Voyage autour du Monde de Kot- JL QE p. 353, avec une planche de crânes et la ‘simia maura, sir Raffles » Trans. Soc. Linn., ‘lecroo , semnopithecus comatus, Fr, Cuvier,
nniféres, in-4o, pl, 37, p. 11.
senre presbytis (nommé ainsi à cause de la resnce du croo avec une vieille femme coiffée d'un \iangulus facialis 600 gradum ; sacculi buc- MK; nates tyliis instructæ : cauda elongata ; pedes genu attingentes. Eschschotz, iS
gloit dans le détroit de la Sonde. L'individu décrit par ce voyageur avoit environ un pied et derni de longueur ; des poils épais, frisés, longs de deux pouces, blanc-jaunâtre à leur racine, et gris-bleuâtre à leur pointe, couvroient les parties supérieures du corps ; des poils plus allongés et de même couleur se trouvoient implantés en arrière sur la tête, et sembloient la coiffer d’un bonnet fourré, suivant l'expression de M. Eschschotz, sur l'avant duquel tranchoit une large raie noire, formée de poils longs de huit lignes, et qui occupait le front à partir du bord supérieur de l'orcille : un rebord jaunâtre isoloit ce bandeau noir des sourcils, qui étoient étroits, linéaires et noirs. L'oreille étoit rougeâtre, sans rebord, garnie de poils jaunâtres, et se terminoit en un lobe peu sensible ; la peau de la face étoit noirâtre, seulement les paupières conservoient une teinte tannée, et quelques petits poils blanchâtres apparoissoient sur les lèvres.
Les parties inférieures du :corps étoient peu velues ; et les poils, longs de deux pouces, souples dans leur longueur, étoient blancs. La queue, dépassant les dimensions du corps, étoit en dessus de couleur gris-bleuâtre comme le dos, jaune-grisâtre en dessous, et terminée par un pinceau de poils jaunes longs d’un pouce et demi. Les me.:bres antérieurs atteignoient presque les genoux, lorsque ce singe se dressoit sur ses jambes. Les bras étoient gris-blanchâtre, les avant-bras jaunûâtres, et le dos de la main, jusqu’à la dernière articulation des phalanges, brun-rougeâtre. Les doigts do la main, longs et grêles, contrastoient avec l'extrême brièveté du pouce , et se trouvoient recouverts par des ongles allongés, demi-cylindriques, légèrement recourbés à leur terminaison, de manière à simuler en quelque sorte la forme d’une griffe, excepté celui du pouce, qui étoit court, élevé, déprimé et arrondi sur son bord. La paume de la main étoit nue et rougeâtre. Une sorte de bourre lanugineuse, due à une plus grande rudesse de poils, se faisoit remarquer aux pieds de derrière. Les callosités des fesses étoient d’un jaune brunâtre.
De même que les autres semnopithèques le croo décrit par M. Eschschotz avoit les pommettes saillantes, le nez peu élevé, et l’angle facial très ouvert, puisqu'il mesuroit soixante degrés. Le crâne de cet individu étoit arrondi, sans traces de crêtes osseuses sur les sutures, et les mâchoires ne présentoient que vingt-huit dents. Les vertèbres existoient au nombre de sept cervicales, douze dorsales, trois pièces au sacrum, et vingt-huit coccygiennes. La poitrine avoit ses parois fermées par ses vraies côtes et par cinq fausses, les deux plus inférieures insé-
| rées au corps même des vertèbres correspondantes
et non à leurs apophyses transverses. Le sternum se trouvoit formé de cinq pièces osseuses.
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ff Tels sont les détails fournis par M. Eschschots sur un croo femelle et probablement très jeune. La figure encore inédite que ce naturaliste nous a montrée à Paris diffère toutefois, ainsi que la description, des renseignements donnés par sir Raffles, et du portrait qu’en a publié M. Fr. Cuvier d'après des individus conservés au Muséum. Aussi, pour mettre nos Jecteurs à même de se fixer sur cette question, rappellerons-nous ce qu'en disent ces deux auteurs.
Nous croyons qu’on doit retrouver le croo dans la description assez incomplète que donne sir Raffles de son simia maura ou lotong. Ainsi s'exprime à ce sujet l'écrivain anglois : « Le lotongqu'on trouve à Singapore et à Penang a ordinairement dix-huit ou vingt pouces de longueur, et douze ou treize de hauteur. La queue a de vingt à vingt-quatre pouces. Son pelage est noirâtre, excepté les bras, les jambes, et le sommet de la tête, qui sont teintés de grisâtre, parce que chaque poil noir est terminé de gris. Toutes les parties inférieures du corps et internes des membres sont garnies de poils moins abondants, mais blancs. Le devant du cou est blanchâtre ; la poitrine et les aisselles sont d’un gris très clair; les mains, les pieds et la face sont d’un noir intense; quelques poils soyeux revêtent les lèvres ; la barbe est peu fournie, et les poils de la tête se hérissent et forment une aigrette saillante; la tête ct la face ont peu de volume et d'étendue, et le nez, très aplati
* à son extrémité, s'ouvre en deux narines obliques.
Ce singe s’apprivoise très difficilement. »
Le croo, ainsi nommé sans doute par analogie avec son cri, et dont on trouve une bonne figure dans l'Histoire des Mammifères de M. Fr. Cuvier, et des individus bien conservés dans les galeries du Muséum, est de la taille de l’entelle. Son pelage, brun en dessus, se teint de noirâtre sur le front entre les oreilles et sur les épaules ; des poils roides et droits lui forment sur l’occiput une sorte d’aigrette terminée en pointe ; les joues, le menton, les flancs, les parties inférieures du corps et internes des membres, sont d’un blanc assez pur; la face et les oreilles sont noirâtres ; la queue, brune en dessus, blanche en dessous, es. terminée par un petit bouqêet de poils blancs.
Le croo habite l'ile de Sumatra; on le trouve aussi dans l’île de Java, suivant M. Temminck, et on l'y nomme silirt,
HISTOIRE NATURELLE
LE SEMNOPITHÈQUE PYRRHUS Semnopithecus pyrrhus (1).
Par ses formesextérieuresle pyrrhus sembk le passage des semnopithèques aux guenons:e même parmi les singes de cette dernière tri M. Geoffroy Saint-Hilaire l'avoit rangé, pour la première fois il fit connoître cette esnk moude savant. L'individu que décrivit le pro françois est au Muséum, et provenoit, ditw, Moluques. En 1824 le docteur Horsfield enp une figure dans ses Recherches zoologique l'île de Java, et le premier le classa parmi l4 nopithèques.
La description que M. Geoffroy Saint-Hix donnée d' l'individu qu’il nommoit guenon cite pour ses dimensions à peu près deux pis tre pouces pour le corps, et deux pieds deur} pour la queue. Son corps est peu svelle, ses sont grandes, ses bras robustes, et sa queue ld assez mince, ct égale à quelque point que œs son diamètre. Le pouce des mains étoit taire, et des poils recouvroient les autres jusqu’à la première phalange, tandis qu'aur le pouce étoit très développé, et que les doigtsé velus jusqu’à la racine des ongles. Ce qui ra animal remarquable est d’avoir le front etai recouverts de poils divergents très allongés,k tre presque nu, et le pelage en entier d'u doré, où quelques poils brunâtres apparoisa la queue, bien qu'une petite tache noire sed sur le devant des membres au niveau dek Tels sont les premiers documents qu'on ait dés sur cette espèce : toutcfois les proporii peu fortes qui avoient porté à en faire unegr ont bien pu tenir à la mauvaise préparation peau desséchée; et M. Horsfield, qui s'eta des caractères du pyrrhus, avoit en effet crif devoit le distinguer de la guenon dorée, diffère en outre par l'absence des taches noi genoux.
M. Horsfield a décrit le semnopithèquep avec assez de soin pour que nous croyions# en extraire les détails principaux qui le‘ nent{?). Par les couleurs qui teignent le cl
() Horsfleld , Zoolog. Research. , sepliémeli guenon dorée, cercopithecüs auratus, Geoffroy, du Mus.,t. XIX, p. 93; Desmarest, Man“ p. 56, esp. 44.
() Semnopithecus pyrrhus, Horsfeld, 200 search. : rufus nitore splendidé fulvo, peciort,? mine, artubus infrinseous, caudaque Wim pallidé flavis, he
RRHUS, 8 (1).
*hus semble « guenons;d ernière tri rangé, k re cette espi rivit le prof noit , dit-on,k rsfield en zoologique sa parmi le
y Saint-Hili oit guenon 8 deux pieis pieds deux?
svelle, seson | sa queue k joint que œ ns étoit les autres ndis qu'aux je les doigtsétt s. Ce qui ral le front etle} bg allongés,le entier d'u} »s apparoisseif e noire se 0 iveau de k ts qu'on at} les proporik faire une ge préparation th d, qui s’est t'en effet erif on dore, A g taches noi
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F'Tels son sur un crû La figure « montrée à } cription, di fles, et du d'après deg pour mettre cette questi ces deux au Nous cro:
la descriptié fles de son s à ce sujet lé à Singapore ou vingt pot hauteur. La Son pelage € et le somme parce que c Toutes les p des meinbre:
mais blancs.
poitrine et le mains, les p quelques poi est peu four!
et forment u ont peu de v ‘ à son extrém Ce singe s’ap Le croo, i avec son cri dans l’Histoi et des indivi du Muséum, brun en dess entre les orei et droits lui | grette termin flancs, les p4 des membres les oreilles sû sus, blanche!
bouqêet de pt Le croo hà aussi dans l’il on l'y nommé
| pallidé flavis,
STRESS 4 bio get y rtl10 a Semnopithecus pverhus ," # #4
(d'après Horsfielt
Pable' par Pourrat Fa Parur ,
lin: ;
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Sennopithecus Leucoprymnus (4e, t l'ublie par l'ouvrat Æ à l'art
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pres mfelblan : Tne araillas dant ln larme est arronmarquée à
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Malais, rend je, que tout ce ne soit, oser, la gue-
rivoise difiinguent une le rougeûtre core qu’il en ‘a buku, qui 3, et dont la
| DLANC.
QE
to a donnée { le moindre ât : c'est évient une gue- ;, parmi lesquoique avee
| es remar- | , Une longue , tandis que ds, sont peu | joignent un ‘un peu plus des oreilles il ; brun-jaune. h | nt aplatis au es doigts. Sa À :, de près de
très longs et ! Lt e, manquant !
la plante des | at sur le men- | bondamment
nc à la face qui est rosé ;
tatur. + cercole l'Acad. Cés.
t, XIT, 1825, H,p. 264,
e a quelques r re avant que:sc noir, Toutefoi rnes des mem tant dans l’inte llongé et assez remarquables p * RE qui composent Un je au toucher, et ci ente sur les parti se, affectant des de la tête, le fros ssant au jaune f membres.
r les flancs, def e une bandelette is, frisottés et d’u ainsi les poils long n'a point vu de es; mais celte pa ence d'âge, taille du pyrrhu e. Il habite l'ile ç toutefois on ne abitudes ni sur ses
net
ne tem Dante not +
LE SEMNO?
Semnopi
smnopithèque qu > sir Raffles a très alogue des collecti malra, n’est pas s ge ne nous est con sa description four Dôtre,
tdans les forêts rs des îles Malais érables, Son corn pissé par la queue el le dessus de la flancs sont d’un gr embres et sur la £ Que recouvrent « S{ brunâtre, et dd ir les joues pour fo ngues que la bark Par des sourcils » paupières blanch ne, s'aplatit vers l'4 en scissures ob]
la fascicularis, ne
e a quelques rapports avec le semnopithèque re avant que son pelage soit entièrement denoir. Toutefois le dessus du dos et les parties rnes des membres sont d’un fauve décidé et tant dans l'intensité de ses teintes ; son corps Ilongé et assez grêle, et ses extrémités surlout remarquables par leur minceur : la nature des | qui composent son pelage est d’être délicate, se au toucher, et comme soyeuse; et sa couleur ente sur les parties supérieures une teinte bruneke, affectant des reflets blond-doré sur le somde la tête, le front, la queue et les extrémités, ssant au jaune pâle sur le ventre et en dedans membres.
r les flancs, depuis la tête jusqu'aux lombes, e une handelette longitudinale de poils c'airks, frisottés et d’une grande délicatesse, qui séainsi les poils longs et allongés du dos. M. Horsn'a point vu de traces de tache noire sur les es; mais cette particularité peut tenir à une ence d'âge, taille du pyrrhus est celle du semnopithèque e. Il habite l’île de Java, où on le nomme lu- * toutefois on ne possède aucun détail ni sur abitudes ni sur ses mœurs.
LE SEMNOPITHÈQUE KRA.
Semnopithecus kra (1).
semnopithèque que les Malais nomment kra, > sir Raffles a très succinctement décrit dans alogue des collections qu’il a faites dans Pile matra, n’est pas sans analogie avec le croo; ge ne nous est connu que par ce qu’il en dit : sa description fournira-t-elle tous les éléments hôtre, i dans les forêts de l’île de Sumatra et sur urs des îles Malaises que le kra vit en troupes rables, Son corps, long de vingt pouces, passé par la queue ; du brun rougeâtre teint et le dessus de la tête, tandis que la queue flancs sont d’un gris qui s’éclaircit en dedans embres et sur la partie inférieure du corps; que recouvrent quelques poils courts grisst brunâtre, et des poils blanchâtres s’élèr les joues pour former des touffes beaucoup ngues que la barbe; ses yeux sont bruns, par des sourcils proéminents, et protégés s paupières blanches ; le nez, assez saillant à le, s'aplatit vers l'extrémité, où s'ouvrent les en scissures obliques; des abajoues sont
Ïa fascicularis, Raffles, Trans, Soc. Linn.,
assez visibles ; les oreilles, dont la forme est arrondie, présentent une pointe obtuse assez marquée à ‘leur sommet; les canines ont peu de longueur, et le pouce des mains est comme tronqué ; de larges callosités se dessinent sur les fesses.
Le nom de kra, que lui donnent les Malais, rend assez bien le cri de cette espèce de singe, que tout porte à croire nouvelle, à moins que ce ne soit, ainsi que nous sommes tenté de le supposer, la guenon à croupion blanc de M. Otto.
Sir Raffles rapporte que le kra s’apprivoise difficilement, et que les naturels en distinguent une variété à pelage plus blanc, et teint de rougeâtre sur le dos. Le même auteur ajoute encore qu'il en existe une race plus petite, nommée kra buku, qui n’a point de poils touffus sur les joues, et dont la taille atteint rarement douze pouces.