LES APTÉRYX
Apteryx, SHAW.
De tous les oiseaux les aptéryx sont peut-être les plus bizarres par leurs formes Nous ne les connoissons que par la description qu’en a donnée Shaw, dans le tome XXIV du Naturalist's Miscellany, et dont il a publié la figure dans les planches 4057 et 1058. Les caractères par lesquels il indique ces oiseaux sont ainsi établis : le bec est long, grêle, très droit, et recouvert à sa base d’une espèce de cire; une rainure tubuleuse en occupe toute la longueur sur chaque côté, et sa pointe se renfle à l'extrémité en se recourbant un peu; les narines sont de forme linéaire, peu apparentes, et placées à la base de la mandibule supérieure; les ailes sont à l’état le plus rudimentaire garnies de quelques plumes peu apparentes, et terminées par un ongle recourbé; les pieds sont courts, épais, analogües à ceux des oiseaux gallinacés , fortement scutellés en avant et sur les doigts, qui sont au nombre de quatre, entièrement libres, et munis d’ongles acérés et robustes; le pouce est très court : la queue manque complétement.
Nul zoologue n'a revu la seule espèce qui compose ce genre depuis Shaw, dont la description et les figures ont été faites (en 1812) sur un individu apporté à Londres par le capitaine Barcley, commandant le vaisseau {a Providence, qui l’avoit pris à la Nouvelle-Zélande. C’est de cet oiseau, sans aucun doute, qu'un chef zélandois de la baie des Iles nous montra une peau mulilée, et qu’il nous décrivit d’une manière assez complète pour que nous l’ayons pris pour un casoar, dont on trouve l'indication dans notre Manuel d’ornithologie sous le nom d’émou-kivikivi.