‹ Compléments de BuffonChapitre 288 sur 667 · À J / CL » Æ · texte numérisé non relu

À J / CL » Æ

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DES OISEAUX

LES BAGADAIS.

Prionops. VIEIL.

Ne renferment qu’une espèce du Sénégal , appelée le Geoffroy (1) par Levaillant. Cet oiseau se distingue des autres pies-grièches, parce que son bec est emplumé à la base, et que ses côtés sont fortement comprimés ; ses paupières sont dentelées; des soies longues et dures garnissent la commissure du bec qui est noir, tandis que les tarses sont jaunes ; son plumage est varié de noir bleu et de blanc, et une huppe formée de plumes dressées surmonte la tête. On pense que le bagadais cherche dans la terre sa pâture, et qu’il emploie son bec pour en extraire les vers et les insectes qui s’y tiennent cachés.

LES DRONGOS °).

Sont le lien intermédiaire qui unit les pies-grièches aux gobe-mouches. Leur bec est échancré à la pointe, déprimé en dessus, mais comprimé sur les côtés, et à arête vive sur son profil ; leurs narines sont couvertes de plumes ; leurs jambes sont foibles: leur queue est entaillée ou profondément fourchue. Les drongos vivent en société sur les rivages d’Afrique et d'Asie. Toutes les espèces se réunissent par leur coloration, qui varie du noir bronzé au gris clair, et au blanc pur sous le corps. Levaillant dit que les espèces qu’il a observées au cap de Bonne- Espérance vivoient en société et se rassembloient au déclin du jour. 1] ajoute qu’elles étoient turbulentes et qu'elles poussoient des cris perçants. Leur nourriture con-iste en insectes et principalement en abeilles ; aussi ont-elles recu des colons le nom commun de bey vreter, ou de mangeuses d’abeilles. Les drongos nichent sur les arbres, et la femelle pond le plus ordinairement cinq œufs. Quelques espèces possèdent, à ce que l’on assure, un chant aussi mélodieux que celui du rossignol.

Buffon a décrit sous le nom de gobe-mouche huppé de Madagascar ($) le drongo, type du genre, et le plus anciennement connu ; et sous celui de choucas de Philippines (4, le drongup de Levaillant. Le pre-

(1) Levaill., Afriq., pl. 80 et 81; lanius plumatus , Shaw.; prionops Geoffroyi, Vieill., Gal., pl. 142.

() Edolius, Cuv.; dicrurus, Vieill. ; corvus , muscicapaet lanius, L. \

6) Lanius forficatus, L.; dicrurus cristatus, Vieill., Gal., pl. 141; Levaill., Af., pl. 166, enl. 189.

(:) Corvus balicassius , L.; moncdula philippensis, Briss.; Lev., pl. 173,

mier est de la côte de Malabar, et le second des îles Philippines. 4

Les autres espèces lui ont été inconnues.

41° Le drongo à moustaches (1) est entièrement noir bronzé; sa queue est foiblement échancrée ; d’épaisses soies roides et longues garnissent la base du bec ; du roux marque l'épaule. Cet oiseau paroit assez rare et habiter le pays des Caffres. Son cri peut être rendu par les syllabes ghi-err-grett.2 Le drongri (?) se trouve dans l’ile de Ceylan. Son plumage est uniformément d’un gris ardoisé assez égal, et sa queue est profondément fourchue, 5° Le diongri à vendre blanc (3) a été envoyé de Batavia. Il ressemble tellement à l'espèce précédente, qu’il semble n’en être qu’une modification de livrée. Gris ardoisé en dessus, il est d’un blanc pur en dessous. 4 Le dronyo fingah (?) se rencontre au Bengale. Buffon l’a décrit d’après Edwards, et l’a rangé parmi les piesgrièches. Sa queue, profondément fourchue, est terminée de blanc; le dessus du corps est coloré en noir brillant, avec des reflets bleus, verts ou purpurins, suivant les rayons lumineux ; le dessous du corps, à partir de la poitrine, est blanchâtre. 3° Le drongolon ($) est du cap de Bonne-Espérance. Il est entièrement noir, à reflets bleus ; son bec est plus long et plus mince que celui des autres espèces ; sa queue est fortement étagée et longue. 6° le drongo bronzé (f) habite aux alentours de Pondichéry, et paroît se retrouver sur divers autres points du Bengale. Il est noir, mais d’un noir qui chatoie en bleu ou en vert bronzé des plus éclatants; le ventre et les flancs sont d’un noir gris, sans reflets. 7° Le drongear () se trouve dans la Cafrerie. Il est noir et sa queue un peu échancrée.

MM. Quoy et Gaimard, dans sa partie zoologique du Voyage de l’Astrolabe, ont figuré, sous le nom de drongo à gros bec (8), une espèce de la Nouvelle- Guinée, longue de dix-huit pouces, ayant les deux pennes externes de la queue beaucoup plus longues que les autres, car elles mesurent onze pouces, et contournées en dedans et garnies de barbes très courtes tout le long du bord interne du rachis. Son bec

(") Levaill., Afr., pl. 169; Muscicapa divaricata, Licht., cat. 543.

(2) Lev., Afriq., pl. 170.

(G) Lev., Afriq., pl. 171.

() Lev., Afriq., pl. 172. Dicrirus cœrulescens, Vieill., Edw., pl. 46. Lanius cœrulescens , Gm.

(5: Lev., Afriq , pl 174 Dicrurus macrocercus, Vieill M. biloba, Licht., cat. n. 542.

(6) Lev., Afriq., pl. 176. Dicrurus æneus, Vieill.

(7) Muscicapa emarginata, Licht., n. 544. Levaill., Afriq. pl. 167.

(8) Edolius megarhynchus, Ast, texte, p. 184, pl. 6. E dolius intermedius, Less, Ornith.,-p. 380,

est épais; son plumage généralement d’un noir, à reflets verts métallisés.

Ce dernier oiseau fait le passage des espèces à queue profondément fourchue aux drongos, qui ont leurs rectrices externes prolongées en filets nus, puis dilatés et garnis de barbes à leur sommet. On ne connoît que deux espèces ainsi organisées. Le drongo à raquettes (1), qui vit sur la côte de Malabar, n’a point été inconnu à Buffon, qui en parle à la suite de sa description du drongo. Son plumage est en entier d’un noir brillant. M. Temminck en sépare le drongo à rames (?) qui en est bien voisin, et

-qu'on trouve dans les îles de Java et de Sumatra. Ce dernier a les rectrices égales, les deux externes exceptées, dont les palettes plus allongées ne présentent pas la forme de celles du drongo à raquettes. Celui-ci est plus robuste, à le bec plus fort, le plumage moins luisant que le drongo à rames. Ses dimensions sont de neuf pouces.

LES IRÈNES.

Jrena. Horsr.

” Sont de beaux oiseaux des grandes îles de la Sonde, dont le plumage est éclatant , et qui tiennent des drongos, bien qu'ils aient le port des merles. Leur bec est moyen, à arête assez vive, convexe en dessus, erochu et renflé en dessous. Les narines sont cachées par les plumes veloutées du front, et la commissure est garnie de soies abondantes et rigides. Les ailes sont pointues; la queue est rectiligne, et les tarses sont minces et grêles , ainsi que cela a lieu chez tous les oiseaux entomophages.

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