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LE MOQUEUR CENDRÉ

A été décrit par M. Vieillot : c’est un oiseau de la Guyane et du Brésil, et l’individu que nous avons sous les yeux a été tué aux alentours de Monte-Video. Ce moqueur se rapproche singulièrement de l'espèce type de Saint-Domingue et des États-Unis. Sa longueur est de dix pouces. Ses formes sont élancées et minces. Le bec et les tarses sont noirs. Un gris cendré colore toutes les parties supérieures. Les ailes sont gris brun, mais ciliées de blanchâtre aux bords des couvertures et des rémiges secondaires ; cette teinte est peu nette. Ce liséré à peine marqué borde les pennes primaires ; et ce qui les distingue , c’est qu’elles sont échancrées sur leurs barbes externes, ce qui n’a pas lieu chez l’espèce précédente. La gorge et le haut du cou, en devant, est gris blanc. Les oreilles sont gris brun. La poitrine est grise roussâtre. Les flancs sont gris, et le milieu du ventre gris blanchâtre sale. Les rectrices sont longues, noires, terminées largement de blanc à leur sommet, celle du milieu exceptée.

Wilson a figuré sous le nom de cat-bird ou de turdus lividus () un moqueur qui est très commun pendant l’été dans le nord des Etats-Unis. Son plumage foncé en dessus et clair en dessous, du roux à la région anale. Le sinciput et la queue sont noirs. Celle-ci est arrondie à son extrémité.

M. Swainson (Birds of mex.) a ajouté à ce genre deux espèces qu’il nomme, l’une, orpheus curvirostris, ayant le plumage gris en dessus, blanchâtreen dessous, avec des taches sur la poitrine et sur le ventre, la région anale fauve, le bec long et recourbé, Cet oiseau habite le plateau du Mexique, et a neuf pouces de longueur. L'autre, orpheus cœrulescens, a le plumage bleuâtre, plus clair sur l’occiput et sur la poitrine, les oreilles et les côtés du cou noirs, Ce moqueur, dont le chant est harmonieux, habite, avec le précédent, le plateau du Mexique. Sa taille est identique.

«) Orpheus gilvus.N.Turdus gilvus, Vieill., Encycl., 678, Ois., Am. sept., t. II, pl. 68 bis.

(2) PI, 20, fig. 3. Muscicapa carolinensis:, L. T. felivoæ, Vieill.

L'orpheus m ruloides, que M. Swainson a décrit tout récemment dans la Faune du nord de l’Amérique, nous est inconnu.

Lichtenstein a parlé de trois merles ({) de Bahia et du Para, qui pourroient bien être des moqueurs.

LES PÉTROCINCLES ().

Ont pour type le merle de roche de Buffon (5); ils sont tous de l’ancien continent. Leur bec est robuste, droit, à arête légèrement recourbée, d’après M. Vigors, le créateur de ce genre. Leurs nérines basales sont arrondies, et en partie recouvertes de soies. Leurs ailes sont médiocres, la première rémige brève, la troisième la plus longue. Leurs pieds sont médiocres , assez robustes. Leur queue est courte et égale.

Trois espèces nouvelles de l'Inde ont été décrites dans ces derniers temps. Ce sont : 1° Le bec de cincle (*), des montagnes de l'Himalaya et du pays des Mabrattes, a les joues, le dos, les ailes et la queue noirs, une tache blanche sur l'aile; le thorax, le ventre et le croupion roux, le sinciput et l'épaule d’un blanc bleuâtre. Sa taille est de six pouces. 2 Le pandou (5) est du pays des Mahrattes. Il est bran bleuâtre, avec les épaules, les ailes et la queue Jrunes. Les yeux sont bruns. Sa taille est moindre que celle du merle solitaire d'Europe. Son vol est bas et rapide, et il se tient presque exclusivement dans les forêts épaisses des montagnes de Gates. 5° Le maal (5), gris brun sur le corps, blanc roussàtre en dessous; mais chaque plume frangée de brun. Le bas-ventre est roussâtre, rayé de brun noir. Il se tient presque exclusivement dans les petits buissons formés d'euphorbes et de pentagones des plaines rocailleuses du Dukhun. 4° Le picchion mexirain(), nous paroit être une espèce nouvelle, récemment découverte à la Vera-Crux par M. Adolphe Lesson, chirurgien de la marine royale. Cet oiseau a de longueur totale sept pouces et demi, et le hec entre dans ces dimensions pour dix à onze lignes. Son bec est noir, assez robuste, légèrement arqué, garni de quelques légères soies à la base, et sensiblement échancré à la pointe. Ses tarses, également

V) Turdus lividus, n. 447, T saturninus,n. 449: T. scolopaceus, n. 444. ;

) Petrocincla, Vig.; Zool., Journ. Turdus,L. Petrocossyphus , Boié.

6) Turdus saxatilis, L., enl. 562; et aussi les turdus cyanus, Gm., enl, 259, et manillensis, Gm , en]. 636. (#) Petrocinela cinclorhyncha, Vig., Proc., I, 172. (5) P. pandoo, Sykes, Proc , IN, 87.

(6) P. maal, ibid.

W) Petrodoma mexicanis, L, 1836,

HISTOIRE NATURELLE

noirs, ont leur pouce robuste, et terminé paf un ongle plus fort de moitié que ceux des doigts antérieurs. Ils sont recouverts en devant de larges scutelles lisses. Deux seules couleurs teignent la livrée de cet oiseau. Un brun noir pâle ou roussâtre recouvre toutes les parties supérieures, les ailes et les flancs. Ce brun sale est dû à ce que toutes les plumes sont brunes, mais finement frangées à leur sommet de roussâtre clair. Les rectrices sont égales, garnies de barbes rases et comme usées au sommet. Elles sont brunes, frangées de roux. Les ailes dépassent le croupion. La première rémige est courte, la deuxième moins longue que la troisième, et la quatrième qui sont les plus longues. Le devant du cou et le thorax de même que la ligne moyenne du ventre sont blancs.

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