LES ALOUETTES DE MER OU PÉLIDNES
Dont le bec est un peu plus long que la tête, et dont les tarses n’ont pas de bordure aux doigts, le pouce étant aussi très petit, ne comprennent que la brunette , figurée enl. 852.
LES CORCOLIS ().
Ne diffèrent des alouettes de mer que par la légère courbure qui arque leur bec. Leur pouce est
(r) T. albescens, Temm., pl. #1, fig. 2. Calidris australis, Cuy.
2) T. minuta, Leisler. Temm., Man. Il, 624.
() T. pusilla, Yarrell., Journ. z001., ne IX, 85. Bull., XIVS 416:
(&) T. longirostra, Isis, t. XXI, p. 107. Bull., XV, 393.
(5) Pelidna, Cuv. Cinclus, Briss.
(6) Numenius, Lath,
HISTOIRE NATURELLE
rudimentaire. La seule espèce est le corcoli (1), qui est répandu sur les côtes d'Europe, dans l’Inde, au
cap de Bonne-Espérance, et qui est commun à Odessa et à Pondichéry.
LES SANDERLINGS ().
Autres petits oiseaux de ce groupe, ont le bec de la longueur de la tête, mince, droit; des tarses médiacres à doigts libres, mais sans aucun vestige de pouce. Le sanderling (3), la seule espèce du genre , est répandu dans les deux mondes.
LES ANARHINQUES (1.
Forment un genre très remarquable, qui a le bec assez long, recouvert de plumes à sa base jusque près des narines, lesquelles sont latérales, petites, linéaires, et qui s'ouvrent chacune dans une gouttière, se prolongeant sur le côté du bec, jusqu’audelà de sa première moitié. Les mandibules sont très aiguës, dirigées en haut, et déviées d’un côté vers leur pointe. Les jambes et les tarses sont médiocres ; les doigts assez longs, sans pouce; les premières phalanges, unies par une membrane, dont un prolongement borde le côté des autres phalanges. Les ailes dépassent la queue. Les rémiges vont en décroissant en longueur, à partir de la première, qui est la plus longue de toutes.
La seule espèce de ce groupe est l’anarhynque à front blanc’), qui a quelques rapports avec les pluviers, se rapproche surtout du sanderling par le port, la forme, la longueur des pieds, et même la couleur. Il ressemble beaucoup à une espèce de Porto- Rico, que l’on voit dans les galeries du Muséum. Il manque de pouce comme les sanderlings, mais il a de plus les doigts unis par une membrane. Son bec est plus long et pointu, au lieu d’être arrondi en forme de bouton à l’extrémité. Les mandibules sont très aiguës, déviées à droite, et dirigées vers le haut comme les avocettes; elles sont noires, et la supérieure a de chaque côté une rainure dans laquelle s'ouvrent les narines. Un duvet serré s’avance assez loin sur la base du bec.
Le dessus de la tête, le dos et les aïles sont d’un cendré clair ; le front seul est traversé par une bande blanche, et les grandes pennes alaires sont brunes.
(:) Scolopazx subarcuata, Gm.
(2) Arenaria, Briss. Bechst. Calidris, lllig.
(3) C. calidris, Gm. Vieill., Gal., pl. 234.
(4; Anarhyncus , Quoy et Gaim., Ast., p. 252
(5; À. frontalis, Quoy et Gaim., Ast., pl. #1, fig. 2, et texte, 252.
DES OISFAUX.
Tout le dessous du corps est d’un blanc assez pur. Le cendré des épaules s’avance un peu de chaque côté vers la poitrine, ce qui indique que cette partie du corps de l'oiseau peut prendre une teinte différente selon l’âge et les saisons. Les individus que nous avons observés varient assez peu. Celui que nous représentons étoit un jeune dont le sexe n’étoit pas encore caractérisé.
Les ailes sont longues, fortes et pointues ; la rémige extérieure est la plus longue de toutes, et les suivantes décroissent insensiblement. Les petites rémiges sont remarquablement longues et pointues. La queue est assez longue, arrondie, et pourvue de douze pennes.
Les pieds sont noirs ; le pouce manque entièrement. Les membranes qui unissent les doigts à leur base s'étendent jusqu’à la première phalange, et se continuent comme un petit ruban sur les parties latérales des autres phalanges. Les ongles sont pointus et en gouttières. Longueur totale du bout du bec à l'extrémité de la queue, six pouces deux lignes; longueur du bec, treize lignes; longueur du tarse, treize lignes ; longueur du grand doigt, un pouce.
Cet oiseau a les mœurs de tous ceux de sa famille. T1 habite les bords vaseux de la mér, et vit en troupes dans les canaux d’eau salée qui entourent la baie Chouraki à la Nouvelle-Zélande. Nos chasseurs en tuèrent plusieurs, qui avoient le bec recourbé en baut et dévié à droite. N’ayant pu les conserver tous à cause de leur mauvais état, nous nous sommes contenté de rapporter les mandibules pour montrer que ces organes, dans le seul individu que nous avons déposé au Muséum, sont bien dans leur état naturel, et non lé résultat d’un accident.
Le nom donné à ce genre rappelle la forme très remarquable du bec. I n’est, du reste, pas le seul dont le bec soit courbé supérieurement. Cette disposition est aussi, comme on sait, le caractère des avocettes et des sanderlings; et elle se retrouve parmi les oiseaux-mouches.
LES COMBATTANTS Machetes. Cuv.
La plupart des ornithologistes n’ont point séparé les combattants des maubèches (tringa), bien qu’Illiger les eût nommés actitis, et que dès 1752 Mœhring leur eût appliqué la dénomination de philomachus. Ce nom de combattant qu’on leur donne communément vient du grec pæynrhs, et découle de leurs habitudes toutes querelleuses. Ce sont des oiseaux dont le bec est déprimé, et se trouve parcouru par un long sillon nasal, bien qu’il ne dépasse pas la tête en longueur. Leur port est celui des maubèches,
et ils ont la palmure des doigts des pieds aussi développée que celle des chevaliers et des barges.
On n’en connoît qu’une espèce, dont le plumage varie singulièrement suivant les âges, les sexes et les saisons ; et cette espèce est le combattant, représenté dans les planches enluminées de Buffon sous les n° 505 et 506.
Le tringa gronovicensis de Latham est un jeune individu , figuré planche 181 de Lewin. Le tringa equestris est un chevalier, et le tringa littorea le chevalier varié.