LES PÉLICANS
Ces grands oiseaux, qui portent sous leur bec un sac de peau éminemment dilatable , ont été asséz
(, Plotus,, Klein. Anhinga, Briss.
(:) P. melanogaster, Lath. Wils., pl. 74, fig. À et , Vieill., Gal., pl. 278.
(3) ARR Levaillanti , Temm., pl. 380.
() Pelecanus, L.
DES OISEAUX
mal distingués entre eux. Buffon cependant a donné l’histoire du p‘lican ordinaire, figuré enlum. 87, et celle du pélican brun, dont le mâle est représenté enl. 276.
On ne peut se refuser à distinguer des précédentes les trois espèces qui suivent. Le pélican huppé (1) habite la Sénégambie. L’occiput est recouvert de plumes étroites, longues et lancéolées. Son plumage est blanc pur, relevé par le noir des remiges. Les plumes du cou et du dos sont minces, effilées, nuancées d’une teinte soufre légère; les dernières ont leurs baguettes noires. Les tarses sont orangés. Cette espèce se distingue du pélican ordinaire par le front, dont les plumes sont arrêtées carrément, et par l’arête de la mandibule supérieure, qui est étroite à la pointe et large à la base. Le pélican à lunettes (?) provient des parages de la Nouyelle-Hollande. Il a le tour de l’œil nu, une bordure étroite, emplumée à la base du bec en dessus, le plumage blanc; mais les plumes qui revêtent le jabot sont étroites et jaunâtres. Les moyennes couvertures et la moitié postérieure de la queue sont noires. Les tarses sont orangés, mais la membrane interdigitale est noire.
Le pélican roussätre (3) a été tué sur les bords du Nilet dans le Massouah par le voyageur Ruppell. Son plumage est blanc, mais une teinte cannelle est répandue sur le dos. Toutes les plumes sont étroites et lancéolées. Sa poche membraneuse est sillonnée de stries verruqueuses, jaunes, et est de couleur violette à son fond. Ses tarses sont orangés.