LES" FOUS
Que les Anglois appellent boobies ou oiseaux stupides, sont en effet célèbres par la confiance qu'ils témoignent envers l’homme, et qui leur est fatale. On les trouve répandus sur toutes les mers sans distinction, et chaque soir ils regagnent les rochers des côtes où ils nichent. Leur vol est horizontel, rapide ; et lorsqu'ils apercoivent leur proieils se précipitent sur elle, la tête draite et les ailes à demi pliées, en fer de flèche. Les jeunes sont abondamment recouverts d’un épais duvet blanc, et la livrée des adultes varie suivant les sexes et les saisons.
Nous avons distingué du fou de Bassan celui que les navigateurs appellent manche de velours (5), le
(«) P. cristatus, Less., Ornith., p. 602.
(2) P. conspicillatus, Muséum de Paris. Temm,, pl. col. 276.
(3) P. rufescens, Lath., Il, 58%. Ruppell., Afriq., pl. 24.
(4) Sulla, Briss. Dysporus, Illig. Horus, Vieill, P., L.
(GS, dactylatra, Less.,Zool. de la Coq, texte I,
manga do velado des Portugais. Son plumage est d’un blanc de neige, mais les ailes et laqueue sont noires. Le bec est corné, les tarses sont jaunes. Sa taille est moindre que eelle du fou de Bassan , quia un trait dénudé et longitudinal sous la gorge, tandis que l’espèce qui nous occupe a un demi-cercle de peau nue sur le gosier. La femelle est grise. Ceite espèce, très commune entre les tropiques, est surtout abondante sur l’île de l’Ascension.
Le fou brun (1), de l’enl. 975, est le cordonnier de la plupart des relations des navigateurs , et de Commerson entre autres.
Le gannet des Anglois est le fou de Bassan, sur l'anatomie duquel M. Owen a donné de bons détails (2. M. Ferrary (5, a fourni aussi des observations sur les mœurs de cet oiseau, que M. de Blainville (4) avoit étudié dans son organisation.