‹ Compléments de BuffonChapitre 619 sur 667 · LES PRIONS · texte numérisé non relu

LES PRIONS

Ont été séparés des pétrels, dont ils ont les allures, parce que les bords de leurs mandibules sont

(&, T. Wüilsonii, Ch. Bonap.,Syn., 367, esp. 308. Proc. pelagica, Wils.. pl. 60, t. VII, p. 90. Ch. Bonap:; Am., Ornith., t. VILL, p. 231, pl. 9.

(2\ P. leucomelas, Temm., pl. 587.

(3) P. tenuirostris , Temm., texte des pl. col.

(4) Puffinus 'nectris) fuliginosus, Kubl. Proc.,ll, 129.

(5) Pachyptila, Illig. Procellaria, Forstér.

garnis de lamelles nombreuses. La seule espèce conpue a été bien décrite par Buffon sous le nom de pétrel bleu, que Forster lui avoit donné; sa description a été reproduite par M. Temminck à la pl.525 (!) de ses figures d'oiseaux.

LES PÉLÉCANOIDES, PUFFINURES OÙ HALADROMES ().

Sont des palmipèdes bien voisins des pétrels, mais qui manquent de pouce. Leurs narines sont séparées dans le milieu, et ouvertes sur le bec, et nullement en tube comme celles des pétrels. Leurs jambes sont courtes et garnies d’aréoles. Buffon a décrit, d'après Forster, l'espèce type (3), qu’il nomme petit pélrel plongeur, et qu'il confond avec loiseau de tempête. Ce pélécanoïde se trouve au sud de la Nouvelle-Hollande et de la Nouvelle-Zélande.

On doit aussi placer dans ce genre le pétrel Bérard (#), de MM. Quoy et Gaimard, qu’on rencontre sur les côtes des iles Malouines. C’est un oiseau d’un noir assez pur sur le corps, d’un blane net sur le ventre, ayant les joues cendrées et les côtés de la poitrine noirâtres. Les pennes extérieures de la queue sont finement lisérées de blane. Le bec est noir, et les pieds sont glacés de gris. Sa longueur totale est d'environ huit pouces au plus.

Le puffinure de Garnot (°) paroît être la troisième espèce du geure. Cet oiseau vit par grandes troupes le long des côtes du Pérou. Il vole médiotrement bien , d’une manière précipitée et en rasant la mer; mais il préfère se tenir en repos sur la surface des eaux , et plouge très fréquemment à la manière des grèbes , sans doute pour saisir les petits poissons qui forment sa pâture.

M. Granot a décrit le puffinure qui porte son nom en ces termes:

« L'oiseau dont il est ici question semble tenir le milieu entre les pétrels, dont il a à peu près le bec et les pieds, et les grèbes, dont il a le port et l’habitude de plonger. C’est d’après ces considérations

.que je pense que le nom de grébi-pétrel pourroit lui convenir. Cet oiseau habite les parages entre Sangallan et Lima.

» De la grosseur du pétrel bleu, cet oiseau a, de

() Prion à bandeau, procellaria vittata, Gm. P. ÆForsterii, Lath.

(2) Pelecanoides, Lacép. Haladroma, Illig., puffina- Tia, Less.

(8) Procellaria urinatrix, Gm.

(4) P. Berardi, Quoy et Gaim., Ur., pl. 31. Haladroma Berardi, Temm., pl. 517.

(5) Puffinuria Garnotii, Less., Zool. de La Coq., pl. 46. Man.,t:1l, p. 393.

HISTOIRE NATURELLE

l'extrémité du bec à la queue, huit pouces et demi, Son plumage n'offre rien de brillant ; le brun noi: râtre du dessus du dos avec une teinte légèrement glacée de bleu, et tout le devant de son corps d’un blanc lustré, sont les deux couleurs pe, de Le dessous des ailes, ainsi que les flancs, sont d’un blanc grisâtre.

» La tête se rapproche un peu de celle du pétrel pélagique ; son bec articulé et crochu, comme celui des puflins, diffère de ce genre par l'ouverture des narines , qui, tournée en haut, a la forme d’un cœur de carte à jouer; une cloison contournée sépare les deux conduits nasaux : la couleur en est noire; les pieds palmés, sans pouce, présentent la même couleur, et sont très rapprochés de la queue, qui tient le milieu entre celle des pétrels et des grèbes.

» L'œil, situé un peu au-dessus du niveau de la commissure des mandibules, a l'iris rouge brun. Il a de longueur totale huit pouces six lignes. »

Page 1