‹ Compléments de BuffonChapitre 83 sur 667 · LES CHIONIS · texte numérisé non relu

LES CHIONIS

Chionis. Forsr.

Forster le premier (1) décrivit les chionis sous le nom que nous leur conservons. Plus tard Gmelin et Latham le changèrent en celui de vaginalis, que M. Dumont remplaça par la dénomination de coléoramphe (Dict. Sc. nat., tom. X, p. 35). La seule espèce que lon connoisse est un oiseau des plus remarquables, et qui a pour caractères : un bec fort, gros et dur, conico-convexe, comprimé sur les côtés, fléchi vers la pointe; la base de la mandibule supérieure à moitié recouverte par un fourreau de substance cornée, découpé en avant, et garni de sillons longitudinaux ; les narines sont placées au milieu du bec; les pieds sont médiocres et même assez courts ; les doigts sont à demi bordés d’un rudiment de membrane ou presque à demi palmés ; la face est nue, mamelonnée chez les adultes; les ailes sont éperonnées au poignet; la deuxième rémige se trouve être la plus longue.

Ce genre très caractérisé et singulièrement organisé ne se compose que d’une espèce à plumage d’une blancheur éblouissante, et à corps gros et massif, mentionnée depuis long-temps dans toutes les relations de voyages.

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