LIVRE VIS
LES PASSÉRIGALLES.
Les oiseaux rangés sous ce nom forment une famille assez naturelle , composée de diverses tribus distinctes entre elles, qui tiennent des gallinacés et des passereaux , et dont le lien intermédiaire est la famille des columbi-gallines ou pigeons. Dans les passérigalles le pouce est au niveau des autres doigts, et souvent il est versatile.
LES TALÉGALLES (1).
Ne se composent que d’une espèce que nous avons découverte dans les forêts de la Nouvelle-Guinée. C’est un oiseau entièrement noir, de la taille d’une poule commune, et présentant quelques unes des formes des talèves ou porphyrions unis à celles des
(:) Talegallus, Less., Man., t. II, p. 185. Zool. de la Cogquille, t. I, part. 2, p.715.
gallinacés. De là le mot hybride {alégalle, que nous avons forgé pour peindre cette doubleanalogie. Leurs caractères zoologiques , destinés à leur assigner leur rang dans les méthodes des natur listes, sont les suivants : le bec est très robuste, épais. de la longueur de la tête, comprimé en dessus , à mandibule supérieure convexe, entamanti les plumes du front. Les narines sont latérales, ovalaires, oblongues, percées dans une membrane élargie. La mandibule inférieure est moins haute, mais plus large que la supérieure, presque droite en dessous , obliquement taillée en bec de flûte à sa pointe, à bord lisses, à branches écartées à la base, et dont l’écartement est rempli par une membrane couverte de petites plumes. Les joues sont entièrement nues. La tête et le cou sont garuis de plumes à barbules simples; les ailes sont arrondies, médiocres. La première penne est très courte, la deuxième un peu plus longue , la troisième la plus longue de toutes ; les quatrième et cinquième diminuent de longueur après la troisième. La queue est assez longue, arrondie, composée de douze rectrices. Les tarses sont assez robustes, médiocrement longs, garnis de larges scutelles en devant. Les doigts sont assez longs, mais celui du milieu est le plus allongé, l’externe est le plus court; les trois de devant sont garnis à leur naissance d’un repli membraneux, plus large entre le doigt externe et le médian. Les ongles sont convexes, aplatis en dessous, légèrement recourbés et médiocrement robustes. Le pouce est long, appuyant en entier sur le sol, et terminé par un ongle également robuste.