‹ Complications De L'Appendicite Chronique Et Séquelles De L'AppendicectomieChapitre 10 sur 24 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

PATHOGÉNIE DES SÉQUELLES ; POST-OPÉRATOIRES DE L’'APPENDICITE CHRONIQUE

Les causes possibles de ces échecs ont fait l’objet de nombreux travaux. Les discussions ouvertes sur cette importante question n’ont pas reçu de sanctions définitives, et l’accord parait loin encore d’être fait.

En Allemagne et en Suisse, on a fait jouer dans les syndromes douloureux de la fosse iliaque un rôle prépondérant au cæcum, l’appendicite chronique n'étant le plus souvent qu’un élément très accessoire et négligeable pratiquement. |

En Angleterre et en Amérique, la stase intestinale chronique, liée à des malformations congénitales du

actus intestinal a surtout attiré l'attention des chirurgiens.

En France, sous l'impulsion de Walter et de ses élèves l’épiploïte chronique, complication fréquente de la côlite et de l’appendicite chronique et nécessitant à elle seule un traitement chirurgical direct, a pris une importance capitale.

Nous passerons en revue ces théories pathogéniques et nous verrons dans quelle mesure elles

peuvent s’accorder avec les constatations opératoires qui ont été relevées dans nos observations.

En 1908, Wilms, après Ilaussmann, frappé de.

la persistance des troubles douloureux après l’intervention pratiquée pour des appendicites chroniques à manifestations cliniques très atténuées (l'examen histologique n’ayant montré que des lésions anatomiques très légères) attribue la persistance des troubles douloureux à un état de mobilité exagéré du cæcum, lié à une longueur excessive de l’organe pouvant aller de 10 jusqu'à 15 centimètres. La fixation secondaire de ce cæcum par un procédé personnel, d'ailleurs compliqué, guérissait définitivement ces malades,

Au XLe Congrès allemand de Chirurgie de 1g11, Wilms élargit encore le débat. Pour cet auteur les troubles douloureux de la fosse iliaque droite étiquetés à tort appendicite chronique, peuvent être créés par une série de troubles très divers.

Par des adhérences péri-appendiculaires, péricæcales, péricôliques, produisant des liraillements des mésos au moment de la réplétion de l'intestin.

Par des mouvements de flexion ou de torsion du gros intestin se produisant au niveau du cæcum ou de la flexure sous-hépatique et entraînant ainsi une occlusion intestinale passagère.

Les anomalies désignées sous le nom de cæcum mobile, de typhlospasme, de typhlatonie, de typhlec-

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