C.. — Cæcum: Ë | we Ci. — Plans fibreux de la cicatrice
ns. F1. 5 (M... Marcelle)
pa La pièce est étalée et fixée ; même nomenclature que pour la planche précédente.
La douleur spontanée iliaque droite s'atténue, surtout les manifestations gastriques et parmi celles-ci les vomissements. L'état général se remonte. :
Mais, dix mois après, les crises gastriques réapparaissent durant huit à dix jours sans hématémèses avec un élément nouveau : douleur en barre sus-ombilicale, irradiant dans les flancs, droit et gauche, exacerbée par la station debout prolongée, la flexion du corps en avant. La malade doit interrompre tout travail. Constipation par crises de trois, quatre, cinq jours suivies de débâcles diarrhéiques. Légère élévation thermique au moment des crises.
Examen physique. — La cicatrice : 10 centimètres environ de longueur, déprimée, large de 2 centimètres, très pigmentée, adhérente aux plans profonds, très douloureuse à la pression. en dehors d’elle pas de points douloureux. En dedans, douleur provoquée très vive, dont l’intensité croît de bas en haut. Pas de points douloureux au niveau de l’angle côlique droit ni au point cystique. Points douloureux très nets dans la région épigastrique, avec contracture des droits. Clapotage gastrique à jeûn. La fosse iliaque est douloureuse, seulement à la pression profonde.
Etat général très atteint, amaigrissement ; perte des forces, les troubles de l’évacuation intestinale subsistent.
Examen hématologique. — Pas de lymphocytose.
23 décembre 1921.— Intervention du Dr Desplas. Rachianesthésie. Incision ovalaire circonscrivant la cicatrice. On incise l’'aponévrose du grand oblique et on arrive sur le transverse. On trouve le péritoine facilement en dehors de la cicatrice près de la crête iliaque et on entre d’emblée dans le péritoine sain. On rabat la cicatrice en dedans et on aperçoit, partant du cæcum le moignon appendiculaire, long de 2 centimètres, fixé au péri- ; toine pariélal. Un feuillet péritonéal à deux feuillets va du péritoine cicatriciel à la bande antérieure du cæcum : il englobe en
bas le moignon appendiculaire ; son bord supérieur est concave en haut et libre.
Derrière ce voile, l’épiploon adhère à la cicatrice et, plus bas, vient se fixer au cæcum et à la paroi abdominale antérieure. °
On pratique l’appendicectomie du moignon par section première de la base et enfouissement, On sectionne ensuite en péritoine sain le bord intérieur de la cicatrice. Cicatrice pariétale, moignon, sont réclinés en dehors et ne tiennent pius que par l’épiploon malade, qui adhère au côlon transverse et abaisse la région duodéno-pylorique. On détruit les adhérences qui l'unissent au cæcum, et on le résèque très haut en laissant adhérent à la cicatrice l épiploon ainsi extériorisé. Exploration de l’estomac, du pylore, de la vésicule, négative.
Reconstitution de la paroi en trois plans, un petit drain est laissé dans la région celluleuse propéritonéale,
Les suites ont été normales et favorables.
Les douleurs spontanées de la fosse iliaque droite ont progressivement disparu. Les manifestations gastriques, douloureuses, de même ; les vomissements alimentaires ne se sont espacés que plus lentement pour disparaître au moment où la malade a quitté l'hôpital, un mois environ après l'intervention.
OBsERvATION XXXV
Epiploïte probable. Stase intestinale. Syndrome gastrique
T... Anna, 34 ans.
: Appendicectomie le 21 février 1920.
La malade avait présenté une douleur sourde, permanente du côté droit. Exacerbations par crises, avec nausées et vomissements. Constipation, sans diarrhée.
A l'intervention, lésion très légère d’appendicite chronique.
Suites normales. Disparition de la douleur du flanc droit,
Abe
Depuis janvier, se surajoutent de la céphalée fronto-pariétale intense; constriction permanente avec troubles visuels, sensation de voile devant les yéux ; du vertige, de l'insomnie ; des troubles digestifs à type spécial, brûlures une demi-heure après les repas et durant une heure, douleurs épigastriques transfixiantes sans irradiations scapulaires accompagnées de nausées, de renvois acides et de vomissements alimentaires, bilieux au moment des règles.
La malade présente un état mental particulier (D' Alajouanine). Etat asthénique, psychique et physique : préoccupation de santé, de position, de situation (en partie justifiée), dépression consécutive, idées noires, pleurs, irritabilité extrême.
Sensations anormales. — Grincements dans le crâne; lourdeurs et vide de tête. En résumé, état de dépression avec asthénie, probablement sous la dépendance des troubles gastriques intestinaux.
Examen physique. — Malade en assez bon état, peu amaigrie. L’abdomen est légèrement balloné. Cicatrice parfaite presque invisible, de 8 centimètres environ de longueur ; aucun point douloureux précis en dedans d’elle. Pas de contraction musculaire, seulement endolorissement de la fosse iliaque.
Examen gynécologique. — Quatre enfants vivants. Rien à signaler.
Examen radioscopique (D' Gutmann). — Gros cæcum dou-
loureux. Angle côlique droit en canon de fusil, indécoliable, stase iléale. L’estomac est en écharpe, l'angle droit attiré en dedans. Le côlon ascendant et la moitié droite du. transverse gardent leur forme accolée dans l'examen en décubitus dorsal, Le cæcum remonte peu. Stase iléale sur plus de 20 centimètres. L’estomac garde sa forme en haltère, Pylore fixé.
La malade refuse l'intervention.
SYNDROME DUODÉNAL
OBservarion XXX VI (Inédite)
(Service du professeur Gosset.)
Epiploïle adhérente. — Péricôlite. — Péricholécystile