V... Alice, 35 ans
Entre dans le service le 3 décembre 1921 pour fissure anale et troubles gastro-intestinaux .
Opérée d’appendicite en décembre 1905, sans drainage.
Un an et demi avant, avait présenté deux ou trois crises caractérisées par une douleur fixe au point de Mac Burney sur venant par crises accompagnées de nausées et de vomissements alimentaires.
Pas de fièvre dans l'intervalle, des signes de dyspepsie, digestions lentes, pénibles ; pas de crises douloureuses, seulement une sensation de pesanteur épigastrique et des brûlures une ou deux heures après le repas. Pas de vomissements mais des renvois aigres, du pyrosis, de la sialorrhée. On ne retrouve pas de signe d’entérite par l’interrogatoire : pas de constipation habituelle, pas de crises diarrhéiques.
Dans les antécédents rien à signaler.
Mariée depuis deux ans et demi.
Règles régulières, pas de pertes.
Ni grossesses, ni fausses couches.
Après l'intervention : :
La douleur au point de Mac Burney disparaît, sauf quelques élancements et une exagération passagère de la sensibilité locale.
Les signes de dyspepsie subsistent avec en plus de l’anorexie très marquée,non élective ; mais de nouveaux symptômes s'établissent progressivement.
De la constipation suivie de crises diarrhéiques. Les périodes de constipation durent deux, trois, cinq, huit jours ; elles s’accompagnent de ballonnement abdominal surtout marqué dans le flanc droit, avec nausées, renvois ; les essais d’alimentation prudente et exclusivement liquide sont suivis immédiatement de vomissements.
Pendant les périodes de constipation, migraine violente: la constipation résiste aux laxatifs mais à sa suite s’établissent des crises diarrhéiques douloureuses.
Ces douleurs débutent dans le flanc droit puis se généralisent à tout l'abdomen, d'abord vers l’ombilic puis dans la fosse iliaque gauche; elles s'accompagnent de borborygmes.
Selles diarrhéiques fétides sans fausses membranes,sans sable, ni sang.
A l'examen cicatrice longue de 9 à ro centimètres, large de 1.
Eventration partielle.
La cicatrice n’est pas douloureuse à la pression.
Mais la palpation provoque des points douloureux en dedans et au-dessous d’elle, la douleur provoquée est assez vive et détermine une contraction réflexe des droits avec irradiations vers l’angle côlique droit et l’ombilic,
Le côlon ascendant est peu douloureux à la pression.
A la palpation : cæcum spasmé un peu distendu, tympanisme localisé à la percussion. Clapotage cæcal six See et demie après l'ingestion d’une tasse de lait.
Malade amaigrie, pâle, très nerveuse, impressionnable, anxieuse, se plaint d’insomnie, asthénie profonde intellectuelle et physique.
Suc gastrique normal.
Examen radiologique (D' Gutmann). — Examen en position verticale, accolement fixe en canon de fusil jusqu'au delà de
Ja moitié droite du transverse des deux branches de l'angle côlique, douleur provoquée au delà du cæcum et en dedans du côlon ascendant surtout en dedans de d'angle côlique droit. Dans le décubitus dorsal le cæcum s'élève peu et les deux branches de l'angle côlique ne peuvent être dissociées. Pas de stase iléale.
Estomac hyperkinésique, Diagnostic. — Epiploïte probable ayant provoqué un accolementen canon de fusil de l’ascendant et du transverse. La malade sort de l'hôpital après l'examen. Elle devait revenir-pour subir une seconde intervention.
N'a plus donné deses nouvelles.
OssErvaTiON XLIV (Personnelle)
T... Marguerite, 4o ans.
Femme de ménage.
Entrée le 6 février 1922. ;
Opérée en 1913, novembre, d’appendicite chronique, d’emblée sans drainage, soulagement très net pendant six ans portant sur les douleurs de la fosse iliaque droite.
La constipation accusée par la malade n’a pas été sensiblement modifiée par l'intervention.
Etat actuel : cicatrice en très bon état à 2 centimètres en dedans de l’épine iliaque antéro-supérieure et actuellement souple et indolore.
On note des points douloureux nets à la pression entre l’ombilic et le tiers supérieur de cette cicatrice.
La douleur est plus vive lorsqu'on se rapproche de l’ombilic, cette douleur à l’ombilic est mtense et s'irradie en arrière vers la région postérieure vertébrale.
Fosse iliaque gauche peu douloureuse.
Côlon sigmoïde légèrement spasmé.
Pas de douleurs entre le rebord des fausses côtes droites et
l’ombilic. Dans la fosse iliaque droite on réveille un peu de gargouillement de clapotage cæcal vers 10 heures du matin (la malade n’a pris qu’une tasse de lait à 7 heures).
La région épigastrique est sensiblement tendue et un peu douloureuse, et d'autant plus, qu'on se rapproche de l’appendice xyphoïde. |
Signe de Rôowsing négatif.
Pas de signes gastriques nets.
Pas de douleurs à caractère horaire.
Au point de vue intestinal ne reste pas plus de deux jours sans aller à la selle,
Bon état général, quelques migraines. Anorexie, pas de vomissements.
Examen gynécoloqique. — Utérus très mobile en antéflexion normale.
Culs-de-sacs vaginaux indemnes.
Exploration de la région rénale négative.
L'examen radiologique pratiqué parle D' Gutmann ne donne aucun signe pouvant faire supposer une épiploïte chronique. Le cæcum est mobile. L’angle côlique droit normal. Mais le côlon transverse ptosé retombe dans le petit bassin,
Pas de stase iléale. Tous ces organes remontent bien dans l'examen en décubitus dorsal. z
Sur les conseils de Gutmann on préfère soumettre la malade à un traitement médical.
La malade n’a plus donné de ses nouvelles.
Osservarion XEV (Dr Desplas)
Inclusion de nerfs dans la cicatrice Fe
Mile L..., 29 ans.
Appendicectomie en août 1920 pour appendicite chronique. La paroi a été faite à la soie, dans tous ses plans (le cateut
avait déterminé chez d’autres malades des accidents de suppuration récents .
À la suite, disparition complète du syndrome appendiculaire, mais apparition des douleurs pariétales dont le point de départ . se trouve au niveau de la cicatrice ; ces douleurs s’accompagnent d’irradiations vers la ligne médiane, vers le pubis et vers la cuisse, douleurs très vives, sensation de brûlure avec élancements brusques et intenses,
À l’examen : cicatrice souple, mais sous la peau, au niveau du plan aponévrotique du grand oblique deux nodules correspondant à deux points faits à la soie. La palpation en ces points précis provoque une douleur très intense, avec les irradiations précitées.
En février 1922, nouvelle intervention sous la rachi. Incision de la cicatrice : on trouve sur l’aponévrose du grand obligue deux nodules cicatriciels englobant les soies. Résection de toute la bande aponévrotique intéressant les deux nodules. Les plans pariétaux sont anatomiquement distincts, le péritoine est libre.
Les suites opératoires se font sans incident, les douleurs ont
complètement disparu depuis la seconde intervention,
OgservarTION XLVI
(Service du professeur Gosset.)
Epiploïte chronique adhérente. — Cholécystite chronique :
Sœur S.,. -
Appendicectomie il y a seize ans pour appendicite chronique.
En raison de troubles douloureux survenus depuis plusieurs années et caractérisés par des douleurs intenses au niveau de la cicatrice et de la fosse iliaqué droite survenant par crises de plus en plus marquées, on décide l'intervention (1919).
On réincise au niveau de l'ancienne cicatrice en faisant une
longue incision que l’on prolonge jusqu’au rebord costal et on ouvre le péritoine eton va explorer la face profonde de la cicatrice dans toute sa moitié inférieure l’épiploon est très adhérent.
On libère ces adhérences qui coudent le côlon transverse et on résèque l’épiploon en le liant en huit paquets.
La terminaison de l'iléon est normale, mais la vésicule contient trois calculs dont un enclavé dans le canal cystique.
Bile blanche.
Cholécystectomie.
Guérison.