‹ Complications pleuro-pulmonaires des oreillonsChapitre 13 sur 17 · PE EE · texte numérisé non relu

PE EE

OBsERvATION XXII (Due à l'obligeance de M. Devèze)

Oreillons et pleurésie

Etienne A... soldat au 122° régiment d'infanterie, entre à l'Hôpital Suburbain le 18 mars 1905.

Antécédents personnels. — Pas de maladie antérieure. Bon- : ne santé habituelle.

Antécédents hérédilaires. — Père et mère bien portants. Deux frères en bonne santé el une sœur morte à quinze mois probablement de gastro-entérite.

Début. — Le 17 mars, le malade se plaint d’une douleur vive au niveau de la région parotidienne gauche. Le lendemain, la tuméfaction de la glande apparaît et le côté droit est pris à son tour. T. 37°8. Langue saburrale.

L'évolution des ourles semble normale, lorsque le 21, au malin, le malade accuse un point de côté au niveau du mamelon à droite avec gêne de la respiration. Une toux sèche et quinteuse commence à apparaître et la température qui élait descendue à la normale, remonte brusquement à 38° le matin, et à 39°2 le soir.

A l'examen du poumon : on note en arrière et à droite de la malité douloureuse au tiers inférieur, une diminution notable du murmure vésiculaire ; les vibrations vocales sont diminuées. En même temps, léger souffle expirateur et quelques lrottements pleuraux. Pas de pectoriloquie aphone, pas d’égophonie ; mais la voix est un peu nasonnée.

Il y a là un peu de liquide interposé entre les deux feuillets de la plèvre du côté droit. |

SEP el

23 mars. — La douleur thoracique est moimdre. Le souffle pleurétique à disparu ; mais l'auscultation fait toujours entendre quelques frottements pleuraux et une diminution du murmure vésiculaire. La température est descendue à 37°2 le malin et à 37° le soir.

25 mars. — Toujours les mêmes signes à l’auscultation. La température est normale.

30 mars. — Aux poumons : de la submatité et de l’obscurilé respiratoire à la base droite. Les frottements pleuraux persistent, mais sont moins nombreux.

» avril. — Disparition complète des frottements. Le malade entre en convalescence. |

20 avril. — Le malade sort de l'hôpital ne conservant aucun reliquat de sa pleurite et part en congé de convalescence.

OBSERVATION XXIII Ferrand — France-Médicale, février 1889

Oreillons et pleurésie

Une dame, ayant dépassé la cinquantaine, est soignée pour des coliques hépatiques. Au bout de quelques jours, les crises hépatiques se continuant, la malade étant dans un état légèrement fébrile, apparurent les oreillons simples d'abord, doubles ensuite. Oreillons considérables et cependant médiocrement douloureux.

Deux ou trois jours après se produisait un épanchement pleural et bientôt la malade succombait à une crise de ca-

tarrhe suffoquant.

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