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OBSERVATION XXIV In thèse de Greftié
Pleurésie dans la convalescence des oreillons
P... Jean, 21 ans, soldat au 31° de ligne, entre le 2 février à l’hôpital Saint-Martin. Les oreillons évoluent normalement en huit jours ; il ne reste plus de trace locale de la maladie : mais le malade se sent faible et fatigué. Le 20 février, il se déclare une pleurésie à gauche. La température ne revient à la normale que le 28 mars suivant : la pleurésie a-duré un mois.
OBsERvATION XXV Simonin. — Soc. méd. des hôpitaux, 1902
Oreillons et broncho-pleuro-pneumonie suivie d'empyème.— Guérison.
Cord... Pierre, 22 ans, soldat au 24° régiment d'infanterie, entre à l'infirmerie le 27 février 1902, pour parotidite gauche et orchite droite.
Le 27, il est évacué sur le Val-de-Grâce. Pas de fièvre, la parotide gauche a repris son volume normal. Le malade tousse un peu sans cracher ; rien à l’auscultation. Les jours suivants, la convalescence s'établit régulièrement. Le 14 mars (21° jour), violents frissons, point de côté sous-mammaire gau- Cho
15 mars. — T. 38°5. Dans la fosse sous-épineuse gauche, submatité, exagération des vibrations, bronchophonie, zone soufflante avec râles sous-crépitants.
16 mars. — T. 40°. Matité complète dans la fosse sous-épineuse. Broncho-égophonie, souffle simple, diminution de Ia sonorité dans la base et la fosse sous-épineuse. Skodisme sous-
ADN claviculaire ; espace de Traube intact, légère dyspnée, 28 respiralions. Toux assez rare. Quelques crachats visqueux, adhérents, peu aérés, rouillés, riches en pneumocoques. Pouls 120. Langue sèche, rôlie.
17 mars. — Mêmes signes pulmonaires. On diagnostique une pleurésie interlobaire gauche et on pratique une ponction aspiratrice qui amène 200 grammes d'un liquide légèrement louche, laissant déposer quelques grumeaux dans lesquels on trouve des pneumocoques 1solés.
19 mars. — T. 38° ; pouls à 100. Matité et diminution des vibrations dans la zone de l'interlobe gauche, broncho-égophonie. s
25 mars. — Point de côté, dyspnée. On trouve les signes indiscutables d’un épanchement de la grande cavité pleurale gauche. Pas de déviation du cœur. Une ponction faite en arrière ramène 300 grammes de liquide purulent.
5 avril. — On pratique la thoracotomie avec résection costale. Issue d’un flot de pus épais, verdâtre, avec quelques grumeaux fibrineux.
Le 12 avril, la fièvre a totalement disparu.
Le 21 mai, la cicatrisation est à peu près complète.
Le 20 juin, le malade sort de l'hôpital guéri. Le murmure vésiculaire est assourdi à la base gauche, les vibrations thoraciques légèrement diminuées.
OBSERvVATION XXVI Résumé. — /n thèse de Greffé, 1891
Pleurésie gauche dans la convalescence d'une orchite double, consécutive elle-même aux oreillons
P.4,248ns Pontet l'Hôpital Saint-Eloi, le 13 avril pour une orchile double, consécutive aux oreillons qu'il a eus au mois de février à Cambrai, Dans les premiers Jours de
Ra ve
mai, les deux affections testiculaires étaient en voie de résolution, mais le malade ne recouvrail point Fappélit, lorsque se déclara un point de côlé à gauche avec fièvre et oppression.
Le 15 mai, l'épanchement emplissait le côté gauche de la base au sommet ; le 17, commencement de résolution ; le 18 au soir, frisson qui dure un quart d'heure ; le 20, submatité au sommet, matité sur presque toute la hauteur ; le 22, la sonorité est revenue dans les deux tiers supérieurs. La résolution continue jusqu'au 25. Le 27, on constate une recrudescence de l’épanchement. Le 29, à midi, frisson violent, néanmoins les jours suivants, diminution graduelle de l’'épanchement.
Le 4 juin, frottement pleural jusque dans les parties inférieures du côté. Le 27 juin, submatité dans les deux tiers inférieurs, craquements pleuraux. Le 29 juin, sortie en convalescence.
RÉFLEXIONS
La pleurésie ourlienne est une des complications les plus rares que l’on puisse rencontrer au cours où dans la convalescence des oreillons. Les différentes statistiques que nous avons parcourues ne la mentionnent qu'exceplionnellement, Nous-même n'avons trouvé qu'un seul cas de cette affection dans une épidémie de deux cents malades. La plupart des auteurs estiment cette complication assez rare pour l'expliquer par une simple coïncidence et croient qu'il n’est pas possible de décrire encore la pleurésie ourlienne (Comby).
Cette complication que nous avons toujours vu apparaître lorsque la résolution des ourles était complète, a une symp-
tomalologie identique à celle des épanchements pleurétiques
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ordinaires et une évolution rapide, le pronostic restant toujours favorable. Cliniquement, on peut se trouver en présence tantôt d’une pleurésie avec peu ou pas de liquide (obs. XXII), tantôt d’un épanchement qui envahit tout le poumon et c'est la pleurésie séro-fibrineuse avec son évolution clinique ordinaire (obs. XXVT). Enfin, la pleurésie purulente, bien que très rare, a cependant élé signalée par Simonin (obs. XXV).
Parmi les quelques observations que nous avons pu recueillir et que nous rapportons, il en est une qui mérite d’être signalée tout particulièrement, c'est celle de Greffié (obs. XXVI). Il semble qu'il y ait eu dans ce cas des localisations successives de l'infection ourlienne, se manifestant d’abord par la tuméfaction parotidienne compliquée d’orchite bilatérale laquelle se résout, puis est remplacée par un épanchement pleural, dernière localisation de l'infection. Et si nous parlons de localisation, c’est pour bien insister sur ce fait, que, du moment qu'on admet la nature infectieuse des oreillons, cette maladie peut nous présenter toutes les manifestations possibles des infections générales.
Cependant, bien que toute maladie mfectieuse soit suscepible de se compliquer de pleurésie et qu'il soit dès lors permis d’assigner une origine ourlienne à scs épanchements survenant au cours des oreillons, il faut toujours craindre une lésion pulmonaire en voie d'évolution ou bien une lésion qui débute, surtout lorsqu'on se trouve en présence d’une pleurésie à forme sèche survenant chez un individu affaibli ou
même prédisposé.
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