OBSERVATION PREMIÈRE
(Due à l'obligeance de M. Devèze, interne du service)
Oreiilons. — Congestion pulmonaire.
Etienne P..., soldat au 122° régiment d'Infanterie, entre à l'hôpital Suburbain le 4 mai 1905 avec des ourles parotidiennes bilatérales. -
Antécédents personnels. — Jusqu'alors pas de maladie, excepté une grippe bénigne à l’âge de dix ans.
Antécédents héréditaires. — Père et mère bien Surlants, Deux frères en bonne santé.
Les oreillons semblent évoluer normalement et sans fièvre.
7 mai. — À 11 heures du matin, brusquement le malade est pris de frissons avec claquement des dents et le thermomètre accuse une température de 39°3. Une toux fréquente et quinteuse se déclare ; mais l’expectoration est nulle et on ne note pas de point de côté.
A l'examen du poumon, dans la fosse sous-épineuse droite, on trouve de la matité, les vibrations sont exagérées et on entend quelques râles sous-crépitants. À la base droite, on trouve de la submatité et de l'obscurité respiratoire. On prescrit une potion avec 1 gr. 50 d'ipéca.
8 mai. — La toux, toujours pénible, s'accompagne d’une expectoration abondante et de crachats adhérents, aérés avec quelques filets de sang.
9 mai. — La température tombe à 37°5 le soir. A l’auscultation, en arrière et à droite, submatité dans la fosse sous-
— 14 5 épineuse et matité à la base ; encore quelques râles souscrépitants. Respiration soufflante.
On diminue la dose d’ipéca. Application de ventouses sèches sur toute la partie malade et au bout de quelques jours, le malade part en congé de convalescence, complètement
guéri.