‹ Complications Pulmonaires Septiques Des Cardiaques: Leur Traitement Par L’Argent Colloïdal ÉlectriqueChapitre 12 sur 23 · RU NT · texte numérisé non relu

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Traitement. — A l’entrée : saignée de 200 gr., suivie d’une injection intraveineuse de 3/8 de mmgr. d’ouabaïne. Nous renouvelons cette injection le 10 et le 11.

Le malade est moins dyspnéique, cependant la fièvre et les signes pulmonaires persistent.

A dater du 13 novembre, on commence les injections intraveineuses d’electrargol, à doses croissantes de 1/4, 1/2, 1 cc. et même 2 cc. Les quatre premières injections sont pratiquées quotidiennement, les six dernières à deux jours d’intervalle.

Dès la huitième injection, la température est revenue à la normale et les signes pulmonaires ont disparu. La dyspnée est beaucoup moins vive. Cependant les arythmies persistent.

— On commence alors un traitement spécifique :

ire série de douze injections de cyanure d’hydrargyre. Après un repos de dix jours, on reprend le traitement.

2e série traitement mixte : novarsenobenzol à doses moyennes de 0,20, 0,30 sans dépasser 0,45, avec entre chaque injection de 914 un cyanure de mercure.

Les cures cardiotoniques d’entretien sont faites régulièrement.

— Le 12 janvier 1934, c’est-à-dire deux mois plus tard, l’électrocardiogramme est redevenu normal et le 28 de ce même mois le malade peut quitter le service.

— En février et au début de mars il reçoit une nouvelle série antispécifique.

— En avril, il rentre à nouveau à l'hôpital. Il présente une congestion pulmonaire droite. Matité de cette base, diminution des vibrations, présence de sous-crépitants en sont les principaux symptômes locaux. La température est à 3805, 390.

Traitement. — Deux injections intraveineuses de Digilanide (Digilalis lanata) à 4 cc. par injection sont pratiquées. Elles sont immédiatement suivies de huit injections intraveineuses d’Electrargol, jointes à la révulsion. Très rapidement les signes pulmonaires se sont amendés, ont disparu, tandis que la température revenait à la normale.

Les injections intraveineuses d’argent colloïdal sont sans action à la période d'état sur la pneumonie franche qui intervient parfois à titre d’épisode aigu chez les cardiaques. Mais elles sont utilisables au décours de la maladie, lorsque la défervescence se fait mal, que de petites oscillations thermiques persistent au delà du terme habituel; lorsque localement se développent dans les alvéoles pulmonaires de petits foyers de suppuration, avec expectoration purulente et prolongée. Sous l’action du traitement colloïdal, l'organisme réagit mieux, la résorption des noyaux de bronchoalvéolite s'achève, et la défervescence définitive apparaît bientôt. Il n’est pas rare dans ce cas de voir, à la suite des injections, des ascensions thermiques assez brusques, mais transitoires; elles ne sont pas défavorables et marquent les derniers combats de l’organisme avant la guérison.

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