‹ Complications Pulmonaires Septiques Des Cardiaques: Leur Traitement Par L’Argent Colloïdal ÉlectriqueChapitre 9 sur 23 · TECHNIQUE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE

Alors que la plupart des auteurs utilisent de fortes doses d'argent colloïdal électrique (5 à 10 cc, parfois davantage) nous n’avons employé que de faibles doses. Les premières, en effet, produisent un état de choc et sont suivies d’une poussée thermique, souvent considérable. Ces doses devaient donc être écartées chez les cardiaques : elles accentuent les signes de défaillance du cœur.

Au contraire, les faibles doses sont toujours bien tolérées. Elles ne provoquent ni état de choc, ni poussée thermique brutale, ni phénomènes réactionnels sérieux.

Quelques précautions sont utiles à prendre : le malade sera à jeun depuis deux heures au moins. Il devra y demeurer les deux heures qui suivront l'injection intraveineuse.

On utilisera la voie veineuse, en employant des doses progressivement croissantes : 1/4 ce, 1/2, 3/4, 1 cc. d’Electrargol jusqu’à une dose de 2 ou 3 ce si la tolérance le permet.

À noter d’ailleurs, que faites par une main inhabile, en dehors de la veine, elles ne provoquent aucune réaction locale.

Les injections sont pratiquées quotidiennement ou à deux jours d'intervalle.

On fait ainsi de 8 à 12 injections suivant les cas. Avec cette technique, nous n’avons jamais observé d’accidents : deux fois seulement, nous avons noté une élévation thermique de plus de 1 degré centigrade, s’accompagnant d’une légère asthénie. Dans ces cas, nous avons diminué la dose et les malades ont ensuite parfaitement toléré le traitement.

Avant d'augmenter chacune des doses d’Electrargol, il est utile de se renseigner pour savoir si la dernière injection a produit de la fatigue, une légère élévation thermique. En cas de réponse affirmative il sera prudent de ne pas élever la dose.

L'argent colloïdal que nous avons employé a toujours été l’Electrargol des Laboratoires Clin.

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